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Comité consultatif TAFTA : la société civile en colère

News from Attac France - 4 hours 7 min ago

Ce mardi 24 février, les autorités françaises [1] ont envoyé à l'ensemble des euro-députés de l'hexagone une note de recommandation concernant la résolution TAFTA qui sera examinée par le Parlement Européen dans les semaines à venir. Cette note fuitée livre des informations inédites sur la position du gouvernement et recommande en particulier de ne pas suivre la position de rejet de l'ISDS du rapporteur socialiste Bernd Lange.

Le gouvernement français semble prêt à tout pour sauver l'ISDS en l'aménageant de réformes mineures, et persiste dans un double discours. Il œuvre activement à une amélioration de façade de l'ISDS afin de maintenir ce mécanisme dans les négociations. La note communiquée ce mardi aux eurodéputés français confirme ces manœuvres : alors que la résolution étudiée par le Parlement européen penche en faveur d'un rejet du mécanisme, les autorités françaises conseillent aux parlementaires d'« adopter une approche plus prudente sur ce sujet délicat ». En d'autres termes, le gouvernement demande, en toute discrétion, aux parlementaires français à Strasbourg d'affaiblir la position, déjà bien timide, du rapporteur social-démocrate allemand Bernd Lange.

Cette même note montre également que le gouvernement français pousse à un travail plus ambitieux sur la coopération réglementaire, qui pourrait concerner les régulations et réglementations infra-fédérales et infra-communautaires, projet sur lequel plusieurs de nos organisations ont déjà exprimé de multiples inquiétudes. Enfin, en dépit des ravages causés par la crise financière de 2008, le gouvernement demande l'inclusion des services financiers dans l'accord transatlantique.

En contradiction avec la majorité parlementaire et le PS, ces nouveaux éléments témoignent d'un décalage effarant entre le verbiage et les actes du gouvernement, et témoignent de dysfonctionnements démocratiques majeurs.

Nos organisations ont intégré le collège Société civile du « Comité de suivi stratégique » en se voyant promettre consultation et dialogue par M. Fekl. Elles n'ont pourtant jamais été informées de ce revirement du gouvernement, et n'ont pas été consultées sur d'éventuelles propositions alternatives. Faut-il en conclure que les promesses de M. Fekl ont déjà fait long feu ?

Nos organisations, associations et syndicats membres du Comité de suivi stratégique, s'estiment abusées par l'ensemble du processus « consultatif » mis en place par le gouvernement concernant l'Accord transatlantique. Elles considèrent désormais devoir réexaminer leur participation au dit-Comité et se concerteront dans les jours qui viennent pour déterminer la meilleure réponse à apporter.

Signataires : AITEC, Attac France, Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, Union Syndicale Solidaires

Photo : Elias Sh, licence Creative Commons BY-NC-SA 2.0.

[1] via le Secrétariat général des Affaires européennes (SGAE)

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Le gouvernement français défend l'arbitrage privé au service des multinationales

News from Attac France - 8 hours 12 min ago

Ce mardi 24 février, les euro-députés français ont reçu une note de recommandation sur le TAFTA. Elle concerne la résolution sur l'accord transatlantique qui sera examinée par le Parlement Européen dans les semaines à venir [1].

Cette note fuitée livre des informations inédites sur la position du gouvernement et recommande en particulier de ne pas suivre la position de rejet de l'ISDS du rapporteur socialiste Bernd Langue.

Le gouvernement français prêt à tout pour sauver l'ISDS ?

Lors d'une réunion au sommet à Madrid samedi, les sociaux-démocrates européens se sont accordés pour sanctuariser le système de règlement des différends investisseur-État (ISDS) - en clair : pas de rejet mais des réformes mineures. Pour parfaire la blague, le gouvernement français a salué cette nouvelle reculade comme une grande victoire de la diplomatie française. Un communiqué de la majorité, au titre mensonger [2], illustre ce double discours : critiques de façade du mécanisme face au rejet largement exprimé dans l'opinion publique [3] mais travail en souterrain pour s'assurer de son maintien dans les négociations.

La note communiquée ce mardi aux eurodéputés français confirme ces manœuvres : alors que la résolution étudiée par le Parlement Européen penche en faveur d'un rejet du mécanisme, les autorités françaises conseillent aux parlementaires d'"adopter une approche plus prudente sur ce sujet délicat". En d'autres termes, le gouvernement demande aux parlementaires d'affaiblir la position, déjà bien timide, du rapporteur social démocrate allemand Bernd Langue.

Le gouvernement français appelle également dans cette note à favoriser un travail plus ambitieux sur la coopération réglementaire, sur laquelle nous avons déjà exprimé de multiples inquiétudes [4].

Enfin, en dépit des ravages causés par la crise financière de 2008, le gouvernement demande l'inclusion des services financiers dans l'accord transatlantique.

Un décalage effarant entre les actes du gouvernement et les préoccupations des populations

Ces nouveaux éléments témoignent d'un décalage effarant entre les actes du gouvernement et les préoccupations des populations, alors que l'Initiative Citoyenne Européenne lancée à l'automne dernier vient de dépasser les 1 500 000 signatures.

Le collectif Stop TAFTA dénonce l'attitude méprisante du gouvernement français et particulièrement la duplicité et la fausseté du secrétaire d'État au commerce extérieur, Matthias Fekl. Nous réaffirmons notre opposition aux négociations en cours et appelons à se mobiliser massivement lors de la journée d'action internationale du 18 avril contre les traités des multinationales [5].

[1] https://www.collectifstopTAFTA.org/...

[2] http://www.parti-socialiste.fr/communiques/les-socialistes-europeens-disent-non-au-mecanisme-darbitrage-investisseursetats

[3] Voir notre communiqué «  https://www.collectifstopTAFTA.org/...  » et «  https://www.collectifstopTAFTA.org/...  ».

[4] https://www.collectifstopTAFTA.org/....

[5] https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/journee-internationale-d-action-18" class='spip_url spip_out'>[Journée internationale d'action....

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El TTIP o cómo venderle tu alma al diablo

News from Attac Spain - 9 hours 13 min ago

Ekaitz CancelaDiagonal

greensefaEs tan obvio que incluso parece ofensivo decirlo, pero el Tratado de Libre Comercio (TTIP) que negocian en secreto Estados Unidos y la Unión Europea es poco más que otro montón de papeles con el único objetivo de sellar, más aun, el sistema en el que estamos inmersos. Ese en el que las multinacionales manejan los hilos. Ese que a veces deja titulares como “sólo 85 personas poseen la misma riqueza que la mitad más pobre de la humanidad”, según Oxfam. Ese en el que unos lo tienen todo y otros nada.

Cada vez que los negociadores del Tratado se ponen de acuerdo en alguna nueva normativa venden su alma a un diablo que se manifiesta en forma de capitalismo. Desde la cooperación regulatoria, que pretende otorgar barra libre a los poderes económicos, hasta el ISDS, que permite a las multinacionales denunciar a los Estados cuando sus regulaciones les perjudican. En ocasiones es el poder, otras es el dinero que reportará este negocio a los intereses privados; ambas para los más afortunados, que verán cómo su mercado se cederá traspasando una vez más las líneas rojas de lo ético y moral. La pregunta es hasta cuándo.

El retroceso en los derechos, que especialmente vivirán los europeos si se firma el TTIP, no es baladí. Un Tratado más, que sigue el camino de acabar con muchos de los avances conseguidos tras años de enfrentamientos militares en forma de Guerras Mundiales, pero con bastante menos estruendo. Ahora ya nadie hace ruido, o así lo demuestran los 560 encuentros a puerta cerrada que la Comisión de Comercio tuvo con 298stakeholders que representan los intereses de los lobbies industriales.

Ahora la guerras por el poder mundial se deciden en los despachos de Washington y Bruselas, no en las trincheras. Los soldados no sirven a una patria, sino al interés de una multinacional. O al conjunto de ellas. Los combatientes ya no se camuflan entre los bosques, ahora se sirven de la opacidad de las instituciones para operar sin tapujos. Ya no existen las emboscadas, sino las reuniones a puerta cerrada, los desayunos “informativos” o las puertas giratorias.

Pero si hay algo que no cambia es la propaganda, tal y como Joseph Goebbels la inventó. O como años después la redefinió Bernays: “Una manipulación consciente de las opiniones de las masas”. La desinformación sobre las consecuencias en el interés público del Tratado, así como el silencio mediático con los sectores más críticos a éste se contraponen con la difusión de panfletos propagandísticos por parte de los lobbies y la Comisión.

Claro, que las comparaciones son odiosas y la no concreción peligrosa. El TTIP no acaba con vidas, sino que crea empleo. Eso dicen las farmacéuticas que cabildean para que la extensión de sus patentes impida el acceso a alternativas genéricas a las miles de personas que mueren esperando un medicamento. O como cuando hablan de proteger los servicios públicos, y los Gobiernos entienden que quién mejor para gestionarlos que aquellos que jamás escucharlo hablar de cosas como la salud y la cobertura universal. Eso que ahora es algo de interés general podría pasar a ser una mercancía como cualquier otra.

Tampoco hablamos de un genocidio consciente, racista e indiscriminado. Pero entenderán que especular con los alimentos es una constante en esto del libre comercio, y que si el precio del kilo de maíz sube, miles de personas que ni tienen televisión, ni forma de salir en ella, pasarán a engrosar la inmunizada cifra de los 805 millones de hambrientos. Daños colaterales, pensarán los que lo piensen. “Los bancos son indispensables para que el capitalismo funcione, los hambrientos no”

El nuevo Tratado de Libre Comercio será un nuevo éxito para afianzar el sistema establecido. Un logro de las multinacionales, que lejos de conformase con los millonarios beneficios que cada año duplican los de años anteriores buscan que su poder no tenga vuelta atrás, que la firma de acuerdos internacionales les proteja para siempre de vivir en sus pieles algo parecido a la igualdad: su mayor enemigo.

“Una mentira repetida mil veces se convierte en realidad”, debieron pensar en la Comisión Europea los amantes de Goebbles cuando repetían el mantra de proteger los servicios públicos momentos antes de reunirse con los lobbistas industriales en secreto. O cuando saltan desde su despacho en lo más alto de Bruselas al de las multinacionales. Ahí, en la famosa Rue de la Loi, la calle en la que se encuentra el edificio de decisión más importante de Europa, junto el cual los grupos de presión han levantado sus campamentos, que no trincheras.

Y es que al contrario que en las guerras, ya no hablamos de enemigos, sino de amigos, que en el mejor de los casos comparten cervezas, o suben a sus redes sociales los desayunos que tienen con los grupos de interés industriales antes de partir hacia la mesa de negociaciones del TTIP. Con un café y un croissant acompañan uno de los innumerables informes que explican los beneficios del idílico escenario que presentan las multinacionales.

Pero hay que ir más allá de los cientos de diablos que frecuentan las paredes azul celeste de la Comisión para ver la luz. Detrás de los cientos de federaciones y organizaciones paraguas que representan los intereses de miles de empresas privadas y multinacionales se atisba un único objetivo: ampliar el poder de los ya todopoderosos.

El TTIP no es un solo un tratado, es el triunfo de un sistema en el que los interés del 99% se diluyen entre ese 1% que acapara su riqueza. Es un documento que no sólo firma por ese bien sonado escenario de abolir las barreras comerciales, sino que busca afianzar aún más las cuerdas del tinglado industrial en el que las multinacionales han vivido durante lustros y asegurar que así siga siendo eternamente.

Twitter: @ecanrog

Foto: Greensefa

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Hollande aux Philippines : « Assez de discours et de photos avec paillettes, on veut des actes »

News from Attac France - 10 hours 1 min ago

En compagnie de quelques stars, dont Marion Cotillard, François Hollande se rend aux Philippines, pays dévasté par les conséquences des dérèglements climatiques. Opportunité saisie par les groupes et mouvements philippins se battant pour la justice climatique d'exiger du Président français que ses engagements soient à la hauteur de l'urgence climatique et sociale et ne restent pas sans suite ! Le déplacement de François Hollande aux Philippines « ne doit pas se transformer en un nouveau fiasco de promesses et de déclarations non suivies d'effets ». Ce ne doit pas être « un simple coup de pub » disent-ils.

Alors que l'Union européenne a rendu publique sa feuille de route pour Paris 2015, une feuille de route qui n'est pas à la hauteur des enjeux, nous nous associons, avec les Amis de la Terre et la Confédération paysanne, aux mouvements philippins qui exigent que « les politiques nationales et internationales du gouvernement français en matière d'énergie » soient en adéquation avec les obligations françaises de lutte contre les dérèglements climatiques. Assez de discours et de photos avec paillettes, nous voulons des actes tangibles et cohérents avec une transition écologique, juste et démocratique !

Déclaration de mouvements sociaux et de la société civile à l'occasion du déplacement de François Hollande aux Philippines.

La visite de François Hollande, les 26 et 27 février, met de nouveau les Philippines sous le feu des projecteurs internationaux à propos du changement climatique. Nous, les mouvements groupes et organisations de la société civile philippine nous saisissons de cette occasion pour rappeler à la France et aux gouvernements des autres pays développés leur responsabilité historique et actuelle en matière de dérèglements climatiques, ainsi que leurs obligations envers les peuples du Sud et leurs propres citoyens. C'est l'occasion pour nous de réitérer nos demandes d'actions justes et suffisamment ambitieuses afin de rester en deçà de 1,5 °C d'augmentation de la température globale et afin d'éviter un changement climatique catastrophique.

Les présidents Hollande et Aquino ont prévu de lancer « un appel de Manille pour le climat ». Afin que cette déclaration ait du sens pour le peuple philippin et pour les populations vulnérables de la planète, elle doit transcrire : 1) un engagement commun pour ne pas dépasser le budget carbone qui permet de rester en deçà de 1,5 °C de réchauffement global, 2) un partage équitable de l'effort nécessaire qu'impose le respect de ce budget carbone sur la base des principes de responsabilité historique et de la capacité d'agir respective des pays, 3) le déblocage par la France des financements climat pour les pays en développement comme les Philippines visant à financer l'atténuation, l'adaptation et les pertes et dommages, 4) le transfert de technologies sur la base des principes énoncés dans la convention climat de l'ONU, 5) l'utilisation par le gouvernement philippin de ces financements climat pour leurs objectifs avérés et non pas pour les intérêts des élites philippines. Ce déplacement « climat » du Président français, mettant en avant des « personnalités », ne doit pas se transformer en un nouveau fiasco de promesses et de déclarations non suivies d'effets : il ne doit pas se révéler être un simple coup de publicité. C'est le moment d'exprimer nos revendications justes et légitimes envers à la fois le gouvernement français et le gouvernement philippin, afin qu'ils s'acquittent de leurs obligations et responsabilités respectives envers les populations les plus vulnérables.

Nous exigeons que le gouvernement français pousse l'Union européenne (UE) à mettre en œuvre une politique climatique ambitieuse correspondant à la juste part que l'UE doit entreprendre pour rester dans le cadre du budget carbone des 1,5 °C, sur la base de ses responsabilités historiques et capacités actuelles. Ces actions doivent inclure 1) la réduction maximale des émissions domestiques sans avoir recours à de dangereuses pratiques de géo-ingéniérie ; 2) le financement d'actions d'atténuation au Sud pour atteindre le niveau d'obligation de réduction de l'UE, à savoir, la partie qui ne peut plus être réalisée au niveau domestique. Nous rejetons les mécanismes de marché utilisés pour compenser les obligations de réduction d'émissions. Nous demandons en outre que la France arrête ses investissements dans le charbon, via les agences de crédit à l'exportation, et abandonne immédiatement son soutien aux énergies sales.

Les politiques nationales et internationales du gouvernement français en matière d'énergie et de combustibles fossiles ne correspondent absolument pas à sa posture d'avocat plaidant en faveur de la lutte internationale contre le changement climatique.

Nous demandons également que le président Hollande fasse en sorte que son engagement de novembre 2014 visant à mettre fin à toutes les formes de soutien financier au charbon soit mis en œuvre immédiatement, notamment via la COFACE, l'agence française de crédit à l'exportation. Nous exigeons également que le gouvernement français défende avec détermination la fin de tous les soutiens au charbon délivrés par les agences de crédit à l'exportation des pays membres de l'OCDE. La consommation de charbon représente 40 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Il n'y a tout simplement pas de place pour de nouveaux projets de centrales au charbon si nous voulons maintenir le réchauffement climatique en dessous des 1,5 degrés.

Nous exigeons de la France et des autres pays développés qu'ils respectent pleinement leurs obligations de financement-climat envers les pays du Sud et les populations de la planète. L'engagement français d'un milliard de dollars pour le Fonds vert pour le climat de l'ONU est loin d'être suffisant. Dans le cas des Philippines, l'un des nombreux pays en développement, un seul super-typhon, le typhon Haiyan, a occasionné des dizaines de milliards de dollars de dégâts.

Enfin, nous exigeons du gouvernement philippin qu'il soit cohérent dans son engagement de lutte contre le changement climatique. Alors que les Philippines ont peu contribué au réchauffement climatique et que ses émissions de gaz à effet de serre ne représentent que 0,31 % des émissions mondiales totales, le pays suit pourtant un chemin de « développement » qui est fortement dépendant des énergies fossiles, et qui est orienté vers une croissance qui se fait au détriment des populations et de la planète. Pour rester dans le cadre de notre juste part du budget carbone mondial, le gouvernement philippin doit mener de façon déterminée le pays dans une transition vers les énergies renouvelables et vers un système énergétique propre pour les populations, comme le moyen de mettre en œuvre un système économique juste et soutenable. Nous exigeons du gouvernement des Philippines qu'il abandonne les 59 nouvelles centrales électriques au charbon qu'il envisage de construire et les projets dits de « développement » qui exacerbent la vulnérabilité des plus pauvres aux catastrophes et aux conditions météorologiques extrêmes. Nous exigeons qu'il entreprenne des programmes sérieux et systématiques d'adaptation et de renforcement de la résilience des bâtiments. Nous exigeons que le gouvernement philippin s'engage clairement et fermement dans la lutte visant à obtenir le respect des obligations climatiques des gouvernements des pays développés.

La France et tous les gouvernements doivent satisfaire leurs obligations en matière de climat !
Nous voulons la justice climatique maintenant !

Signé par Des groupes philippins
  • Philippine Movement for Climate Justice (PMCJ)
  • Alyansa Tigil Mina (ATM)
  • Focus on the Global South (FGS)
  • Sanlakas
  • Kongreso ng Pagkakaisa ng Maralitang Lunsod (KPML)
  • Our Rivers Our Life
  • Philippine Alliance of Human Rights Advocates (PAHRA)
  • Gitib Inc.
  • Health Care Without Harm Asia
Des groupes français
  • Attac France
  • Amis de la Terre France
  • Confédération paysanne
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En defensa de la juventud: ¿quién pasa de la política?

News from Attac Spain - 13 hours 12 min ago

Feli Mateo – ATTAC Navarra-Nafarroa

Participar en el activismo social en manifestaciones, concentraciones, actos de protesta o reivindicaciones se ha convertido en sinónimo de ser mayor. Charlas, debates o reuniones militantes se convierten en foros cuya media en muchas ocasiones supera los 50 años, y es  excepcional ver alguien menor de 30. Podría una pensar que la reivindicación de hoy la estamos protagonizando las mismas gentes que gritábamos, en los últimos años del franquismo, por democracia y libertad.

Pero no podemos precipitarnos y caer en la tentación del juicio rápido, que solo nos sirve para perder la esperanza y, además, estigmatizar injustamente al sector joven, quizás el más agredido y expulsado. Me explico.

Desde los años noventa, la pedagogía prima la eficiencia y el esfuerzo individual. Se exige competir en un mundo donde solo medra quien es mejor que el resto. Todas las estrategias que se fomentan son personales, no colectivas. Y no se discute este sistema pues según el discurso dominante es el único posible. ¿Alguien se acuerda de la asignatura de “Educación para la Ciudadanía”? Quizás fue el único intento, tímido, de promover en la comunidad educativa una cultura crítica y responsable con la sociedad. Tan tímido fue que pronto fue retirado del currículum. No se quiere formar personas críticas: se educan piezas diseñadas para su engarce perfecto en el engranaje neoliberal.

Y luego, cuando termina la etapa educativa, llegamos a la laboral. O más bien, a la de la ausencia de labor. Alguien que está en paro no se moviliza: se ocupa primero por asegurarse un futuro. Y, si tiene éxito en su búsqueda se ve en la tesitura de aceptar condiciones de semiesclavitud, o tener que emigrar. Ninguna de las dos contribuye a la movilización.

Además, ¿quién se va a movilizar al lado de esta clase política? La corrupción, los conchabeos entre multinacionales y representantes públicos, los debates gritones y carentes de argumentos… nuestra juventud está demasiado bien preparada como para integrarse en un sistema corrupto.

Y, encima, si protestas te criminalizan. La ley mordaza es solo otro paso más en su intento de convertir a la sociedad en un rebaño.

¿Explica todo esto por qué no se moviliza la juventud? Podría. Fácil no es, en todo caso, que se movilicen. Pero es que aún y todo, encuentran sus vías de expresión. Por ejemplo, en el voluntariado social, una rama menos ruidosa pero imprescindible. O en la elección de sus planes de estudios: el 50% de las matriculaciones de la universidad son en carreras sociales pese a que solo cuentan con el 37% de las ofertas de empleo.

Y también en otras formas de lucha. Porque las personas mayores tendemos a creer que no hay nada más allá de las manifestaciones y charlas. Pero deberíamos darnos un garbeo por ese nuevo mundo llamado redes sociales, que se ha impuesto como vía de comunicación alternativa a los grandes medios. Podríamos pararnos a escuchar a los raperos políticamente comprometidos que, sin pelos en la lengua, suenan por las esquinas. O valorar su capacidad de convocatoria al reivindicar otras cuestiones como la defensa de los animales o el movimiento ocupa. Esas otras vías están consiguiendo un gran cambio cultural, y ahí es donde la gente joven transgrede un mundo creado para dóciles.

Hay un reto pendiente: aunar los modos de lucha antiguos con los viejos. Debemos habilitar espacios donde se escuche a la juventud, donde hablen con voz propia en la sociedad política. La América hispana también nos lleva la delantera en este aspecto. La plataforma Juventud con voz, la agenda para la participación de la juventud, y el pacto que en octubre de 2013 firmaron 22 países de América Latina y Caribe son formas de empoderamiento. También en el Reino Unido hay  propuestas interesantes que buscan la integración cívica y social de la juventud a través de su implicación en la comunidad. Y en Australia, donde se da gran importancia a la educación cívica de los jóvenes y a la vinculación de ciudadanía y democracia. Ejemplos hay de lugares donde juventud y resto no van por separado: solo hay que conocer sus sendas, y seguirlas.

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Creación monetaria y la crisis en Europa

News from Attac Spain - 15 hours 12 min ago
Alejandro Nadal – Consejo Científico de ATTAC España

Las negociaciones entre el equipo del nuevo gobierno griego y los miembros del eurogrupo llegaron al punto de no retorno. El gobierno de Syriza podría doblegarse mañana y aceptar las condiciones impuestas por el eurogrupo. Pero podría resistir. Se agotaría el tiempo para pedir una prórroga del plan de rescate y su absurdo programa de austeridad. Grecia iniciaría su salida del euro.

Los ministros de finanzas de Alemania y Holanda, Schäuble y Dijsselbloem (hoy jefe del eurogrupo), han sido claros: los bancos prestaron a los griegos los ahorros de los demás y ahora hay que pagar esa deuda. Pero esa postura se sustenta en una teoría macroeconómica equivocada y en un análisis erróneo sobre el funcionamiento de los bancos. Nos referimos a la teoría sobre fondos prestables y al análisis que atribuye a los bancos el simple papel de intermediarios entre ahorradores y demandantes de capitales.

Utilicemos la narrativa siguiente. En una economía hay gente que es paciente y hay gente impaciente. Los primeros ahorran y los segundos toman prestados esos ahorros para sus proyectos (de consumo e inversión). Los ahorros se convierten en fondos prestables: hay unas entidades, llamadas bancos, que fungen como intermediarios entre esos dos grupos de personas. La tasa de interés se determina en el mercado de esos fondos prestables.

Todo esto suena lógico, pero es falso.

De acuerdo con esa visión macroeconómica, el crédito para realizar inversiones está constreñido por el ahorro. El ahorro es lo que queda cuando al ingreso le quitamos el consumo. Entre menos consumo, más ahorro. Sin ahorro, los fondos prestables serían cero y no habría crédito. Esta idea de que el ahorro sirve para financiar la inversión conlleva la noción de que cuando hay más ahorro aumenta la oferta de crédito. Los textos introductorios de Krugman y Mankiw, utilizados en cientos de universidades, transmiten esta falsa historia.

La visión sobre la crisis en Europa que abrazan Schäuble y Dijsselbloem está basada en esta teoría. Los bancos de la eurozona habrían llevado el exceso de ahorro de países como Alemania y Holanda a países con déficit de ahorro, como Grecia.

Pero el análisis de la evolución de activos y pasivos transfronterizos de los bancos en la eurozona entre 1997 y 2011 revela una expansión inusitada del crédito que no tiene nada que ver con el ahorro en Europa. Los datos del Banco Internacional de Pagos muestran que en 2002 los activos de los bancos de la eurozona en operaciones transfronterizas ascendían a unos 2 billones (millones de millones) de euros. Cinco años después, en 2008, esos activos transfronterizos habían alcanzado la prodigiosa cifra de 10 billones de euros. ¡Un incremento de 500 por ciento! Esos activos, cabe recordar, representan entre otras cosas los préstamos que realizan los bancos (los préstamos se inscriben como activos en la contabilidad del banco porque los prestatarios deberán rembolsarlos).

¿Cómo se comparan las operaciones transfronterizas de los bancos con el PIB y el ahorro nacional de los países de la eurozona? Las cuentas nacionales en Europa indican que el PIB de los 18 países de la eurozona en 2008 ascendió a 9.5 billones de euros. ¿O sea que los activos (préstamos) transfronterizos de los bancos ese año fueron superiores al PIB de los países de la eurozona? Algo está muy mal en esa teoría que ve en los ahorros la fuente del crédito.

La realidad es que los bancos comerciales privados y públicos tienen la capacidad de crear moneda de la nada. Es una verdad que prefiere ignorarse porque es la fuente de poder de banqueros y financieros. Pero el fenómeno de la creación monetaria es evidente y es lo que permite el funcionamiento de una economía capitalista.

Los bancos de la eurozona, en especial aquellos que tenían ventajas de escala y reputación, se encontraron con una gran oportunidad al momento de consumarse la unión monetaria. El mercado de países de la cuenca del Mediterráneo les ofrecía terreno virgen para sus operaciones: no sólo había una misma referencia monetaria, sino que las reglas macroeconómicas (Tratado de Maastricht) aseguraban baja inflación. Enviaron a sus agentes más aguerridos a promover sus créditos y se encontraron con un público ávido de crédito barato. El resultado está en las cifras mencionadas arriba. La superabundancia de crédito entre 2000 y 2009 es el resultado de estas operaciones de los bancos.

La crisis proviene del exceso de crédito generado por la voracidad de los bancos de la eurozona. De aquí se transformó en una crisis de deuda soberana y el siguiente paso fue trasladar la carga de la deuda a los pueblos de los países deficitarios. Pero la irresponsabilidad de los bancos comerciales privados en la génesis de la deuda no puede ser ignorada.

Syriza tiene razón al rechazar el sacrificio del pueblo griego en el altar de la austeridad fiscal. Veremos si las élites en el viejo continente comprenden que el alma de Europa no puede perderse en un mundo en el que la creación monetaria está en manos privadas y es guiada por el afán de lucro.

Twitter: @anadaloficial

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¿Cuánto dinero le debe Grecia a España?

News from Attac Spain - 15 hours 13 min ago

Eduardo Garzón – Consejo Científico de ATTAC España

Artículo publicado en colaboración con Carlos Martínez Núñez – Consejo Científico de ATTAC España, en Fundación por Europa de los Ciudadanos

En los últimos días varios representantes políticos han opinado sobre la cantidad de dinero que tiene en juego el Estado español en Grecia, a tenor de la posibilidad de que el gobierno griego consiga reestructurar su deuda pública o aplicar alguna quita parcial. En particular, el portavoz del PP en la Eurocámara, Esteban González Pons, hizo la siguiente declaración: “Los españoles les prestamos 26.000 millones, y yo no soy partidario de perdonárselos; que nos los devuelvan, porque nosotros también los necesitamos”. Por su parte, el ministro de economía Luis de Guindos afirmó lo siguiente: “Hay 26.000 millones de euros prestados y España tiene que velar por ese dinero, que es de todos los españoles. Yo creo que cualquier político responsable lo que quiere es que ese dinero se recupere”. Por último, el ministro de Asuntos Exteriores, José Manuel García Margallo, sostuvo que si España no hubiese prestado 32.744 millones de euros a Grecia podrían haber aumentado “las prestaciones un 50% o aumentar las pensiones un 38%”.

En primer lugar, y tal como se puede observar, las cifras que facilitaron estos dirigentes no coinciden; un propósito de este documento es explicar a qué se deben estas diferencias. En segundo lugar, algunas de sus afirmaciones son directamente falsas; el segundo propósito de documento es explicar de forma asequible y sencilla por qué lo son. Veamos.

-En mayo de 2010 el Eurogrupo propuso que todas las economías del euro prestaran dinero al Estado griego, que ya atravesaba grandes dificultades de financiación. Todos los países aceptaron la propuesta menos Eslovaquia. Portugal e Irlanda se retiraron del programa cuando pidieron su propio rescate. El Estado español terminó prestando a Grecia 6.659,48 millones de euros en correspondencia por su peso en la Eurozona. La deuda pública española aumentó en esa cantidad. Cuando transcurra el plazo acordado (en torno a 16 años), el Estado español verá de vuelta ese dinero. Si Grecia realiza una quita parcial a esos préstamos (algo que ya no pretende el gobierno de Syriza), el Estado español no vería de vuelta todo el dinero, pero sí una parte. Sólo en el caso extrañamente raro y altamente improbable de que Grecia realizara una quita total a todos esos préstamos, España no recuperaría ni un euro de esos 6.659,48 millones.

-Durante los dos próximos años el Banco Central Europeo estuvo comprando deuda pública griega (por lo tanto, la deuda pública española no aumentó ni un euro). Cuando transcurra el plazo de vencimiento de esos títulos de deuda, el Banco Central Europeo recibirá el dinero que utilizó en las compras (España no recibirá nada). Si Grecia realiza una quita parcial a esos títulos (algo que ya no pretende el gobierno de Syriza), el BCE no vería de vuelta todo el dinero, y España tendría que asumir pérdidas por la parte correspondiente. Sólo en el caso extrañamente raro y altamente improbable de que Grecia realizara una quita total a todos esos títulos, España tendría que asumir pérdidas por 2.587 millones de euros (en correspondencia a su participación en el capital del BCE).

-Dos años más tarde, en mayo de 2012 el Eurogrupo decidió que el Fondo Europeo de Estabilidad Financiera gestionara las nuevas ayudas a Grecia. Este organismo logró que los inversores privados prestaran dinero a Grecia haciendo que los Estados europeos avalaran los préstamos. España avaló la cantidad de 18.113 millones de euros, y por lo tanto su deuda pública no aumentó nada. Cuando transcurra el plazo acordado (en torno a 30 años), Grecia devolverá el dinero a los inversores privados (España no recibirá nada). Si Grecia realiza una quita parcial a esos títulos (algo que ya no pretende el gobierno de Syriza), el Estado español tendría que pagar parte de esa cantidad no devuelta. Sólo en el caso extrañamente raro y altamente improbable de que Grecia realizara una quita total a todos esos títulos, España tendría que pagar 18.113 millones de euros.

La suma de las tres cantidades que perdería el Estado español en ese muy improbable y absurdo caso alcanza los 27.359,48 millones de euros, que es el volumen al que se refirieron de forma aproximada tanto Luis de Guindos como Esteban Pons. Lo importante es entender que sus afirmaciones no hacen honor a la realidad por varios motivos: en primer lugar, es absurdo situarse en ese hipotético caso que nadie considera, que es el de que Grecia haga una quita total a toda la deuda que afecta a España (y más aún sabiendo que el gobierno de Syriza ha abandonado esa posibilidad). En segundo lugar, incluso aunque la quita total tuviese lugar, España no “recuperaría todo ese dinero” (como dicen los citados responsables políticos) porque, tal y como se ha explicado, buena parte del dinero se lo devolverá Grecia al BCE y a los inversores privados, no a España.

Con respecto a la cifra (superior) que facilitó el ministro Margallo hay que entender que sumó cantidades que no debería haberlo hecho en ningún caso. A esos 26.000 millones de euros el ministro añadió los aproximadamente 6.000 millones de euros que se registran en el sistema interbancario europeo Target2 (esta cantidad cambia cada día). Pero se trata de un error importante, porque esa cantidad no es deuda del Estado griego frente al español ni se lo parece. En el sistema Target2 se anota todo el dinero que sale de un país de la zona euro hacia otro. El dinero puede salir porque se haya producido un préstamo entre Estados o por muchos otros motivos. La forma de anotar una salida se representa en el “pasivo” del banco central del país en cuestión, y esto es lo que Margallo o sus asesores han confundido como “deuda”. Por ejemplo, cuando un ciudadano griego saca el dinero de su banco (porque teme la quiebra del banco o por cualquier otra razón) y lo deposita en un banco español, en el sistema interbancario se anota una “deuda” del Banco de Grecia frente al Banco de España. Al mismo tiempo también se anota una “deuda” por la misma cantidad del banco español frente al ciudadano griego. Pero son sólo anotaciones contables; no es que el Estado español le haya prestado dinero al griego.

La perversa intención de manipular los datos para sembrar el miedo (y el odio) es evidente en este último caso, pero también se desprende lo mismo de las afirmaciones del ministro de economía y del portavoz del PP en la Eurocámara. Sus afirmaciones son incorrectas y su análisis no es riguroso: no tiene sentido remarcar lo que España perdería en un hipotético caso extremo que difícilmente ocurrirá, y mucho menos manipular los mensajes para que dé la impresión de que si Grecia cumple sus compromisos veríamos aumentar las arcas públicas en cantidades importantes. El interés de estos representantes políticos por situar a la ciudadanía frente a la posición del nuevo gobierno griego salta a la vista.

Saque de Esquina

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Manif-action du 23 février à Montréal, entrevue à Dutrizac

Attac Québec - Wed, 25/02/2015 - 14:00

Des militantEs d'ATTAC-Québec ont participé à la manif-action du 23 février dernier à Montréal. Claude Vaillancourt, président de l'association, y a pris la parole devant la banque HSBC, interpellant le gouvernement Couillard au sujet de la lutte contre l'évasion fiscale et de la nécessité de rétablir la taxe sur le capital des institutions financières. Lire le communiqué de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, à l'initiative de la Semaine d'actions dérangeantes en cours. Claude Vaillancourt a fait part des préoccupations et propositions d'ATTAC-Québec à l'émission de Benoît Dutrizac. Écouter l'extrait. La Coalition propose 10 milliards $ de solutions, le Québec a les moyens de faire autrement !

Photos : Samuel Montigné, André Querry

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Alemania sólo busca su otra Europa

News from Attac Spain - Wed, 25/02/2015 - 13:00

Juan Torres López – Consejo Científico de ATTAC España

Los medios de comunicación y los centros de poder económico y político de Europa tratan de hacer creer que las dificultades para llegar a un acuerdo con Grecia provienen de las exigencias y de las malas prácticas de este país y que es la posición del nuevo gobierno heleno lo que justifica que sea tratado con intransigencia por sus socios europeos, con Alemania a la cabeza.

Lo cierto es, sin embargo, que Grecia ha cumplido a rajatabla las imposiciones de la troika pero que éstas se han mostrado como un completo fracaso para recuperar la economía, disminuir la deuda y mejorar la vida de las personas, lo que justificaría que se iniciara un camino diferente. Además, lo que está planteando el nuevo gobierno no es sino tratar de encontrar fórmulas que permitan hacer frente a estos problemas de una manera más efectiva y no haciendo oídos sordos a los compromisos anteriores sino replanteándolos. Y a ello se une que lo que necesita Grecia para salir adelante es un montante de recursos o una generosidad de los demás realmente ínfimos si se comparan con los que se han dedicado hasta ahora a los bancos o incluso a economías mucho más prósperas como la alemana. Tanto es así, que hasta alguien tan poco sospechoso de simpatías con Syriza como el presidente Obama ha manifestado que lo razonable sería no presionar tanto a Grecia y ayudarle a recobrar el crecimiento para que pueda salir de su situación.

Por eso creo que lo necesario para entender la intransigencia de la señora Merkel  y de sus aliados no es mirar tanto a Grecia sino precisamente a Alemania y a lo que viene sucediendo con su economía en los últimos tiempos.

A menudo los europeos no somos conscientes de que Alemania no es para nosotros un socio más, una especie de hermano mayor más grande y poderoso. No. Alemania es mucho más que eso. Alemania es la cuarta potencia mundial, tras Estados Unidos, Japón y China, y, sobre todo, es la segunda economía exportadora del mundo. Es decir, es una economía gigantesca, en consecuencia obligada a pensar principalmente en sí misma, y que necesita permanentemente de los mercados exteriores, lo que significa que ha de condicionar cualquier otra de sus estrategias a disfrutar de una posición adecuada (es decir, de ventaja) en el entorno en el que actúa. En los últimos diez años, prácticamente la mitad del crecimiento de su economía ha dependido de sus exportaciones netas. Y creo que es en esa naturaleza de la economía alemana donde hay que encontrar la razón de la intransigencia con la que viene imponiendo sus intereses en la Unión Europea y ahora frente a Grecia.

En ese sentido, hay tres factores que en esos momentos están influyendo decisivamente en la estrategia alemana.

En primer lugar, que el comercio mundial se está resintiendo fuertemente y no solo con carácter coyuntural. Según un estudio reciente de economistas del FMI y del Banco Mundial (Slow trade), en 2012-2013 creció menos de la mitad que en los 20 años anteriores y por debajo de lo que crece la economía mundial, lo que no había ocurrido en las últimas cuatro décadas. Eso significa que las economías exportadoras, como la alemana, van a tener en los años venideros muchas dificultades para lograr los mismos ritmos de crecimiento que en etapas anteriores.

En segundo lugar, hay que tener en cuenta que las exportaciones alemanas están cambiando de destino en los últimos años. En 1990, el 50% de ellas se destinaba a los países que ahora forman la zona euro y en 2014 solo el 40%. El crecimiento medio anual registrado en sus exportaciones a la Eurozona desde el año 2000 (4,5%) es justamente la mitad del aumento de las destinadas a otras zonas como Europa central (9%) o Asia (10%). Alemania, por tanto, está empezando a tener otros socios comerciales preferentes.

En tercer lugar, hay que considerar también que la propia situación interna de la economía alemana está cambiando. Otro artículo publicado en diciembre pasado por el departamento de investigación del Banco Nacional de París (BNP) Paribas (Inflexible Allemagne) mostraba al respecto que, además de problemas futuros por la caída en el comercio internacional, Alemania se encuentra ante dos retos internos de gran envergadura. El primero, el envejecimiento creciente de su población, que la ha convertido en el segundo país del mundo (tras Japón) con más porcentaje de población mayor de 65 años, el 21% —por cierto, por haber dificultado mucho la compatibilidad entre la maternidad y el desarrollo de la carrera profesional de las mujeres—. Algo que puede producir, entre otras cosas, una caída muy fuerte en su tasa de ahorro interno en los próximos años.

Además de eso, Alemania viene descuidando en los últimos años la inversión interna —la privada ha caído 7 puntos en los últimos 20 años y la dedicada a infraestructuras públicas es un 30% menor que la media de la OCDE—, lo que hace que hoy día presente unas carencias muy importantes. Según este estudio del BNP Paribas, la brecha acumulada de 1999 a 2012 entre la tasa de inversión observada y la óptima supondría un 40% del PIB. Y a eso se añade que al haber dedicado los excedentes obtenidos en las últimas décadas a inversión exterior —en gran parte para financiar burbujas especulativas en otros países— ha descuidado su renta interior, lo que también ha provocado que la tasa de pobreza alcanzara un nuevo récord en 2013: afectaba al 16,1% del total de la población, al 69% de los desempleados, al 35,2% de los monoparentales y al 5,7% de los niños y niñas.

Lo que está ocurriendo, por tanto, es que el futuro para Alemania no será tan halagüeño, que no le resultará tan fácil obtener excedentes exteriores, que su focos de interés comercial van a dejar de estar en sus socios del euro —a los que parece que ya ha exprimido del todo—, y que va a tener que dedicar mucha más atención que hasta ahora a sus problemas y demandas de inversión internas.

Alemania no va a tomar la iniciativa para romper el actual statu quo del euro porque eso se vería como una agresión en toda regla al proyecto europeo. Pero sí va a imponer con más rigidez que nunca condiciones frente a los terceros que ya no considera socios de interés o de preferencia. Y no le importará, por tanto, apretar la soga hasta que no les quede otro remedio que rendirse o autoexcluirse del euro. Alemania ya mira sobre todo a un nuevo eje europeo de referencia con Francia y Polonia. Es por eso que no esperan buenos tiempos dentro del euro a países como Grecia, España, Portugal, Chipre o incluso Italia. Lo sensato sería que todos ellos se empezaran a plantear si se conforman con ser invitados de piedra o simples comparsas de un euro diseñado en favor de Alemania o si tienen en común algo más que ser despreciados por esta gran potencia.

Artículo publicado en Público.es

Ganas de escribir

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Entrevista a Carlos Martínez en EMA RTV

News from Attac Spain - Wed, 25/02/2015 - 09:00

22-M: “Junto al paro, está la falta de crédito fluido y justo para pymes, autónomos, familias y el sector agrario, que no recibe la atención necesaria”, Carlos Martínez, integrante de ATTAC Andalucía.

La economía social y la agricultura son dos sectores que pueden ser la salida de la crisis en Andalucía y las bases para un nuevo modelo económico y productivo. Así lo cree Carlos Martínez, integrante de la organización ATTAC por una economía diferente. Recuerda que pese a todo, el margen es escaso teniendo presente las imposiciones que llegan desde Europa y el Gobierno central. Por ello, Carlos Martínez insiste que no se engañe al electorado con promesas que no se pueden cumplir. Desde ATTAC destacan el papel de la banca pública como instrumento para la recuperación real de la economía y la reactivación de las pequeñas y medianas empresas y proyectos en Andalucía.

Entrevista a Carlos Martínez

Enlace al archivo de sonido de la entrevista.

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Attac Jerez: Conferencia de Juan Torres López

News from Attac Spain - Wed, 25/02/2015 - 07:02

El lunes 3 de Marzo, a las 18,30 h. en el Salón de Actos (edif. Despachos y Seminarios) del Campus de La Univ. de Cádiz en Jerez de la Frontera, Juan Torres, Miembro del Consejo Científico de AATAC España, catedrático de Economía Aplicada de la Universidad de Málaga, hablará de:

“Andalucía en una nueva encrucijada. Perspectivas y alternativas económicas”

juantorresjerez

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España: “Recuperación”, un insulto para quienes sufren la crisis

News from Attac Spain - Wed, 25/02/2015 - 07:00

Xavier Caño Tamayo – ATTAC Madrid

Hace unos días, en el Museo Guggenheim de Bilbao, en una reunión de poderosos de la economía nacional e internacional, Mariano Rajoy, presidente del gobierno español y del PP, proclamó la salida de la crisis, la recuperación de España y la vuelta al crecimiento. El anuncio fue jaleado por representantes del FMI, OCDE, Comisión Europea, Eurogrupo y medios de persuasión al servicio del sistema y antes denominados medios informativos.

Sin embargo, contra tan onanista auto complacencia, autobombo y discurso triunfal se alza la tozudez de los hechos, que desmontan incluso los más sofisticados juegos malabares con macro cifras económicas. ¿Por qué ahora el anuncio solemne de esa nunca vista recuperación? Porque habrá cinco elecciones en 2015 en el Reino de España. En Andalucía, municipales, autonómicas, en Catalunya y de diputados. Por eso nos venden esa descarada ficción económica, porque entramos en tiempo electoral. Para quienes se aferran al régimen bipartidista podrido cada vez más antisocial y antidemocrático, tiempo de engaño, de embuste, de exageración, de camuflaje, de disfraz, de manipulación… En ese contexto cabe ubicar la reunión del Guggenheim y sus delirantes conclusiones.

Pero lo cierto es que no hay recuperación. Ni en pintura. Para la mayoría de población lo que hay es menos empleo, más inseguro, de peor calidad y con salarios más bajos. Al inicio de 2009 había 19 millones y medio de empleados y empleadas que cotizaban a la seguridad social y hoy la población activa solo es poco más de 16 millones setecientos mil puestos de trabajo. Sin embargo, la población general apenas ha disminuido un millón. Por tanto ha descendido el empleo.

Cuando el PP ganó las elecciones hace tres años, la protección del desempleo era 67%, pero hoy solo es 57%. El empleo es más precario, como demuestra que los contratos de jornada completa solo son 8% del total. Eso es un hecho. Aunque tal vez la recuperación la vean las élites en el más de medio millón de desahucios habidos en este país. O quizás esa recuperación sea la expulsión de vecinos de sus viviendas sociales en Madrid porque el ayuntamiento las ha vendido a un fondo buitre. O acaso vean la recuperación en los servicios de urgencias sanitarias hacinados, incluso con pacientes en camas por los pasillos, porque esos servicios han quedado desmantelados tras los abundantes despidos de personal… Y la lista sigue.

Aunque tal vez la recuperación sea más visible para la gran patronal en los miles de contratos-basura de la contrarreforma laboral del gobierno. Contratos por los que se trabajan treinta horas semanales por 400 euros mensuales. O consideran recuperación que haya contratados de 24 horas, despedidos y vuelta a contratar días después para ser despedidos de nuevo a las 24 horas… Todo ese trampantojo de precariedad ha generado una nueva categoría social: trabajadores pobres. Personas con empleo que necesitan ayuda para poder comer los últimos días del mes, no pueden poner la calefacción y han de vivir y dormir envueltos en abrigos y mantas. Pobreza energética lo llaman. Esa pobreza, según la Organización Mundial de la Salud, causa 7.000 muertos en invierno en España. Personas por debajo del umbral de la pobreza que, según informa Cáritas, ya son en España más de una quinta parte de población de los que casi tres millones no tienen techo o habitan en viviendas indignas. Además de que esa ciudadanía en riesgo de pobreza no cesa de aumentar. Vivir en riesgo de pobreza es no poder comer proteínas (carne, pollo, pescado) por lo menos cada tres días, no poder tener calefacción en casa, no tener lavadora ni teléfono y no disponer de unos pocos euros para gastos imprevistos, entre otras carencias graves.

Lo ha resumido el profesor José María Mella. En España, hay una caída incesante de salarios, empleo precario generalizado, pobreza desconocida desde hace tiempo, acusada discriminación de la mujer, alta desnutrición infantil, hambre, elevado fracaso escolar, reducción de inversión pública en educación y tasa de paro del 55% en jóvenes de 15 a 29 años. Pero hay aumento incesante de rentas del capital, mientras los salarios se reducen a 400 o 600 euros al mes, hay más de dos millones y medio de parados de larga duración y en 1.800.000 de familias nadie tiene trabajo…

¿Recuperación? ¿Crecimiento? Pretender que existen es insultar a la ciudadanía.

 

Periodista y escritor Twitter: @xcanotamayo Xacata Artículo publicado en ALAI, América Latina en Movimiento
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Oui à une commission spéciale sur les paradis fiscaux

Attac Québec - Wed, 25/02/2015 - 01:00

Le collectif Échec aux paradis fiscaux salue la décision de la Commission des finances publiques de se saisir d'un mandat d'initiative sur l'enjeu des paradis fiscaux tel que demandé par le député de Rousseau, Nicolas Marceau. Cette commission spéciale constitue une étape logique dans la lutte contre l'évasion fiscale. Plus de détails restent à venir afin d'en évaluer l'ambition. Dans le texte qui suit, rédigé avant la confirmation de cette commission, le collectif pointe bien ce qui doit y être abordé.

Les paradis fiscaux coûtent cher aux contribuables québécois. Chaque année, des sommes phénoménales échappent au gouvernement parce que des entreprises du Québec et des concitoyens fortunés contournent en toute impunité nos lois sur l'impôt par le biais des paradis fiscaux. Les pertes de recettes fiscales se comptent par centaines de millions de dollars.

Le 11 février dernier, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, a demandé au ministre des Finances, Carlos Leitão, de créer une commission spéciale sur les paradis fiscaux. L'objectif est double : faire la lumière sur les pratiques de l'évasion fiscale internationale au Québec et évaluer les méthodes qu'emploie Revenu Québec pour s'y attaquer. Nous appuyons sans réserve cette initiative. Nous pensons qu'une telle commission constitue un point de départ logique dans la lutte contre l'évitement fiscal et l'évasion fiscale au Québec.

Nous ne comprenons pas l'hésitation du ministre des Finances. En chambre, M. Carlos Leitão a d'abord reconnu la gravité du problème et s'est dit prêt à étudier la proposition. Puis, quelques instants plus tard, il a semblé faire marche arrière en déclarant qu'une telle commission n'était pas nécessaire. Selon lui, Revenu Québec dispose de tous les outils nécessaires pour faire face à cette problématique. Nous ne partageons pas l'avis du ministre.

Dans une étude parue en 2012, le chercheur Alain Deneault a démontré les limites inhérentes aux méthodes de Revenu Québec. La lutte à l'évasion fiscale de l'Agence vise essentiellement le marché au noir et les activités de contrebande. Elle ne s'attaque pas aux stratégies d'évitement fiscal international des multinationales. Quant au programme de divulgation volontaire de revenu Québec, il ne fait tout simplement pas le poids. En 2013-2014, l'Agence a récupéré 60,7 millions de dollars à l'aide de ce programme, une somme certes non négligeable, mais nettement insuffisante compte tenu de l'importance des pertes fiscales liées aux paradis fiscaux. La lutte doit donc monter d'un cran et le Québec doit devenir un chef de file sur cette question.

Les récents scandales financiers révélés au grand jour dans le cadre des « LuxLeaks » et « SwissLeaks » ont eu pour effet de mettre en évidence l'ampleur et l'étendue du problème des paradis fiscaux. Mais ces révélations ne sont que la pointe de l'iceberg. Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faudrait d'abord dresser un portrait juste de la situation et évaluer les pertes fiscales. Depuis plusieurs années, le collectif Échec aux paradis fiscaux demande au gouvernement d'agir en ce sens. Mais jusqu'ici, il a toujours refusé de le faire.

Les conséquences de l'évasion fiscale et de l'évitement fiscal sont insoutenables. Comme ailleurs dans le monde, les gouvernements imposent ici des régimes d'austérité de plus en plus durs sous prétexte qu'il n'y a plus d'argent pour les services publics et les programmes sociaux. Pendant que des entreprises et des personnes du Québec dissimulent leurs profits ou leur fortune à l'étranger, c'est l'ensemble de la population qui en subit les conséquences et en assume les frais sous forme de réduction ou de tarification de service. Le gouvernement du Québec a le devoir, aujourd'hui, de faire la lumière sur ces pratiques afin de s'assurer que chacun acquitte sa juste part d'impôt.

C'est pourquoi nous demandons au ministre Leitão de donner suite à la demande du député de Rousseau. Cette commission spéciale sur les paradis fiscaux est plus que jamais nécessaire.

*Carolle Dubé, présidente, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
Claude Vaillancourt, président, ATTAC-Québec
François Vaudreuil, président, Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
Louise Chabot, présidente, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Daniel Boyer, président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Alexis Tremblay, président, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
Jonathan Bouchard, président, Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)
Lucie Martineau, présidente-générale, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP)
France Latreille, directrice, Union des consommateurs
Alain Deneault, chercheur, Réseau pour la justice fiscale/Québec

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Le libre-échange, dans l'angle mort de l'austérité

Attac Québec - Tue, 24/02/2015 - 15:53

ATTAC-Québec a signé cette lettre ouverte collective initiée par le RQIC.

« Si la crise de 2008 nous a rappelé une chose, c'est que les dynamiques mondiales peuvent avoir des effets profonds sur nos sociétés. Est-on assez vigilant quant aux changements que provoque la mondialisation débridée des marchés ? Mesure-t-on adéquatement la portée des mesures qui la favorisent et leur impact structurant sur notre avenir ? Nous avons maintes fois mis en lumière les enjeux soulevés par les accords de libre-échange, à commencer par le manque total de transparence dans lequel ils sont négociés. Mais les obligations propres à ces accords demeurent largement dans l'angle mort alors que leur conjonction avec les mesures d'austérité actuelles nous semble explosive, pour au moins trois raisons. » Lire la suite sur le site de Presse-toi à gauche et de L'Aut'journal.

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El ataque del Gobierno de Rajoy al pueblo griego (y al español)

News from Attac Spain - Tue, 24/02/2015 - 13:00

Vicenç Navarro – Consejo Científico de ATTAC España

El desastre al cual nos han llevado en Europa la aplicación de las políticas neoliberales impuestas a las distintas naciones y pueblos de los países de la Eurozona por parte de partidos gobernantes de sensibilidad conservadora como la democracia cristiana, o por parte de partidos liberales o partidos de tradición socialdemócrata que hicieron suyo el socioliberalismo imperante (abandonando cualquier vocación transformadora que hubieran tenido) explica que hayan surgido movimientos contestatarios de protesta, portadores de visiones y propuestas distintas, cuando no opuestas, a las dominantes. Algunos de estos movimientos son claramente de izquierdas que, o bien nuevos o reciclados de partidos existentes, representan una esperanza de cambio que está canalizando el gran enfado de las clases populares (que constituyen la mayoría de la población) en estos países, y que han alcanzado unos niveles de apoyo popular que los establishments financieros y económicos que instrumentalizan los poderes políticos y mediáticos de tales países han considerado alarmantes, tal y como ocurre en España. Y lo que más les ha asustado es que, lejos de la imagen del revolucionario bolchevique dispuesto a tomar el Palacio de Invierno, estos movimientos son movimientos pacíficos, no violentos, que exigen democracias denunciando el régimen llamado democrático surgido en el caso español de una Transición inmodélica de la dictadura a la democracia, por sus enormes limitaciones y por el abusivo control que se ha hecho de las instituciones llamadas representativas por parte de aquellos poderes financieros, económicos y mediáticos. Tales movimientos han sido exitosos en desenmascarar el discurso oficial supuestamente democrático, que contrasta tan claramente con sus prácticas y políticas públicas, de claro corte antidemocrático. En este contexto, exigir democracia real es una demanda revolucionaria hoy en estos países, incluyendo España.

Predeciblemente, tales establishments han respondido con una enorme agresividad (sin precedentes desde la revuelta militar y la represión que le siguió en el año 1936) que no tiene límites, en sus manipulaciones, mentiras y falsedades. Ejemplos hay miles de ellos. El Presidente Rajoy, jefe de un partido profundamente afectado por la corrupción, continuador de la derecha que controlaban los aparatos del Estado dictatorial, alarmaba hace unos días a la población, presentando estos movimientos contestatarios prodemocráticos como portadores de valores peligrosos subrayando que “no podemos volver a las ideas que fueron liquidadas cuando cayó el muro de Berlín”, presentándoles como proponentes del régimen soviético que había existido al este de tal muro. La desvergüenza de tal personaje no tiene límites, pues seguro que sabe que las demandas de tales movimientos distan mucho, y en realidad son opuestas, a las que se dieron en aquella parte del continente europeo.

Lo que ocurre es que las fuerzas dominantes en Europa, desde la Sra. Merkel al Sr. Rajoy, han sido responsables de unas políticas que han dañado enormemente el bienestar de la población, y los movimientos populares que están surgiendo, desde Syriza en Grecia a Podemos en España, desean interrumpir tales políticas, realizadas todas ellas sin mandato popular, para, a través de nuevas instituciones auténticamente democráticas, permitir el desarrollo de propuestas de orientación socialdemócratas, olvidadas y abandonadas por los partidos que llevan tal nombre, bajo el argumento de que el desarrollo de tales políticas era y es imposible de realizar en el mundo actual. Así, el Presidente Zapatero congeló las pensiones para ahorrar 1.500 millones de euros, cuando podría haber conseguido ahorrar mucho más eliminando la bajada del impuesto de patrimonio, con lo cual hubiera conseguido 2.100 millones de euros. Y el Presidente Rajoy recortó 6.000 millones de euros de la sanidad pública española para pagar la deuda cuando podría haber conseguido casi la misma cantidad revirtiendo la bajada de impuestos de las empresas que facturan más de 140 millones de euros al año (que representan el 0,18% del total de empresas), consiguiendo así una cantidad semejante. Presentar estas alternativas como bolcheviques habla mucho del presentador y de su capacidad de falsificar la realidad.

El argumento que aduce la imposibilidad de estas políticas de corte socialdemócrata es político y no económico o financiero. Este último discurso se utiliza para ocultar el primero. En realidad, muchas de las políticas propuestas se están realizando en varios países.

La división entre los pueblos como su estrategia

Una manera de que tales establishments conservadores y liberales se perpetúen y reproduzcan es intentando dividir a las clases populares, utilizando un nacionalismo excluyente que sitúa a unos ciudadanos en contra de otros. El gobierno Rajoy está utilizando una visión nacionalista españolista que excluye cualquier visión plurinacional del Estado español, presentándose como los únicos defensores de la “patria”, un mensaje que contrasta con sus comportamientos de docilidad (antipatriótica) hacia aquellos intereses extranjeros que, en defensa de sus propios intereses, están dañando profundamente el bienestar de los españoles. Es vergonzoso que se hayan convertido en los máximos defensores de las medidas de austeridad impuestas con gran dureza y mezquindad al pueblo griego (y al español) por presiones del establishment alemán (ver “El ataque frontal del gobierno alemán y el BCE a Grecia”, Público, 18.02.15).

Este comportamiento se ha reproducido en intentar crear un enfrentamiento entre las clases populares españolas (los pensionistas y los parados, en concreto) y las griegas. Hemos visto estos días, de nuevo, al Presidente Rajoy, a los Ministros Montoro, de Guindos y al Sr. Margallo, repitiendo que los pensionistas y los parados han visto recortar sus beneficios para que España pudiera ayudar a la población griega en un acto de solidaridad que el gobierno Syriza griego violaría si el gobierno griego dejara de retornar el dinero que fue prestado por los pensionistas y por las personas en paro en España al pueblo griego. El nivel de sinvergonzonería alcanza unos niveles que no se había visto desde tiempos de la dictadura. Por desgracia, el economista de El País, el Sr. ­­­­­­­­­­­­­­­Díez, asesor del señor Zapatero, añadió su voz a tal argumentario: “la quita supondría una pérdida de unos 400 euros para cada ciudadano alemán y unos 300 euros para cada ciudadano español” (“El avispero griego”, El País 12.01.15).

La falsedad del argumentario neoliberal

La impresión de que los pensionistas y los parados tienen reducida su cobertura y beneficios porque el Estado le ha prestado dinero al pueblo griego, implica que, en el presupuesto del Estado español, ha habido un ítem de 26.000 millones de euros (la cantidad supuestamente prestada) que se han utilizado para prestarlos a los ciudadanos griegos a fin de que puedan atender a sus necesidades, a costa de no subir las pensiones (que podrían haberse subido un 38% según Margallo, en caso de que no hubiera habido tal transferencia). Esto no es cierto. Es una falsedad y es imposible que el Sr. Margallo y todos los otros ministros previamente citados no lo supieran. Es condición para ser Presidente y Ministro conocer un mínimo las cuentas del Estado. Y aun cuando el nivel de exigencia para tales Ministros del gobierno popular no es muy alto, seguro que saben que ello no es cierto.

En realidad, la gran mayoría de estos fondos son bonos públicos del Estado español, asignados por el Fondo Europeo de Estabilidad Financiera que facilitaron que el Estado griego pudiera pagar las deudas, consecuencia, en parte, del rescate a los bancos tanto griegos como alemanes, franceses y españoles en su famoso rescate del 2011 y 2012 que, por cierto, aumentó enormemente la deuda pública griega. También estos y otros fondos fueron utilizados como avales para que fueran utilizados por empresas, incluyendo españolas, en su negocio en Grecia. Estos bonos y avales, por cierto, generan beneficios al Estado español y a sus compradores.

Es más, el Estado español, bajo el mandato del Sr. Rajoy, de los Ministros Montoro, de Guindos y el Sr. Margallo, ha apoyado el gasto de millones de euros para rescatar el sistema bancario español. Según datos del Banco de España de más de 61.000 millones de euros de fondos públicos aportados desde 2009 para la reestructuración del sistema financiero español, hasta la fecha no se han recuperado ni 2.000 millones. Y el Fondo de Reestructuración Ordenada Bancaria (FROB), la entidad pública creada exclusivamente para rescatar la banca privada española, ha admitido haber perdido ya más de 37.000 millones de euros.

Con este dinero podrían haberse subido las pensiones y aumentado la cobertura del paro. Las palabras de todos estos personajes no son más que un intento de manipulación fallida. Y lo más ofensivo de todo esto es la bajeza de intentar enfrentar a españoles y griegos recurriendo al sufrimiento de tantos hogares en España que se encuentran en una precariedad sin precedentes por culpa única y exclusivamente de las políticas austericidas implementadas y promovidas por el gobierno del que forman parte.

En base a esta experiencia, que el gobierno popular se presente como salvador de la población griega, a costa de la población española, es una falsedad como un templo. Han movido cielo y tierra para apoyar al gobierno alemán en su dureza y mezquindad, negando el respiro que pedía Syriza para poder atender el desastre humano que las políticas neoliberales promovidas por Merkel y Rajoy han impuesto en aquel país. Estas políticas alcanzaron niveles de crueldad, en un caso de terrorismo financiero, dificultando a la vez que pudieran también cambiarse las políticas de austeridad en Grecia.

Una última observación. Sería importante que los dirigentes del gobierno popular conocieran mejor los sistemas públicos que están destruyendo. Cuando Margallo indicó que con los 26.000 millones supuestamente prestados a Grecia “se podría haber aumentado un 38% las pensiones públicas” muestra su grado de ignorancia. El gasto en pensiones según el presupuesto de 2015 es de 131.658 millones de euros. Un 38% más de esta cantidad (la sugerida por el ministro) son 50.030 millones más, no 26.000 millones como él indica. ¿Qué no conoce el presupuesto del gobierno?

Catedrático de Políticas Públicas. Universidad Pompeu Fabra, y Profesor de Public Policy. The Johns Hopkins University

Artículo publicado en Público.es
vnavarro.org

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TAFTA : Six raisons pour lesquelles l'arbitrage d'investissement n'est pas réformable

News from Attac France - Tue, 24/02/2015 - 11:55

Alors que le 8e cycle de négociations de l'accord transatlantique s'est achevé la semaine dernière à Bruxelles, le volet « Investissement » du traité reste écarté des pourparlers.

En cause : les polémiques violentes qu'il suscite dans toute l'Union européenne, et les réserves plus ou moins explicites – et mouvantes selon l'interlocuteur - qu'il a engendrées de la part d'un certain nombre d'États membres de l'Union européenne, au premier rang desquels la France et l'Allemagne.

Rappel des enjeux

L'Union européenne (UE) souhaite inclure dans son accord avec les États-Unis (TAFTA) un mécanisme de règlement des différends Investisseur-État, déjà présent dans l'accord finalisé avec le Canada (CETA), et qu'elle croit susceptible de favoriser l'investissement étranger dans l'espace communautaire. Ce type de mécanisme existe déjà dans la plupart des accords bilatéraux d'investissement signés par de nombreux pays membres de l'UE et dans les accords de libre-échange conclus par les USA.

Les risques sont pourtant innombrables, à la fois pour des raisons substantielles et procédurales. Les citoyens, par centaines de milliers, s'emploient à le faire savoir à la Direction générale (DG) du Commerce, à la Commissaire Malmström et à leurs gouvernements depuis le lancement des négociations.

Confrontée aux critiques de la société civile et d'une partie de la communauté des experts du droit international, la DG Commerce a lancé une consultation publique au printemps 2014, qui s'est soldée par un résultat désastreux pour elle : 97% des participants ont exigé le retraitde ce mécanisme de l'accord [1].
 
En réponse [2], les équipes de C. Malmström se sont accrochées à des propositions de réforme exclusivement techniques – déjà incluses dans la consultation –, espérant ainsi convaincre l'opinion publique de l'innocuité de l'ISDS (Investor-State Dispute Settlement, utilisé pour nommer les mécanismes d'arbitrage d'investissement).

La France, par la voix de son Secrétaire d'État au commerce extérieur, M. Fekl, s'est associée à ces propositions et entend désormais « explorer méthodiquement toutes les options » [3], en privilégiant quatre directions dégagées à Bruxelles :

  • l'éthique et la déontologie des arbitres : il s'agit ici de recycler la proposition déjà faite dans la consultation publique, qui consiste principalement à soumettre les arbitres à un code de conduite (non contraignant bien entendu, faute d'instance de supervision indépendante) et à créer un répertoire des arbitres jugés compétents et probes.
  • la création d'un mécanisme d'appel et de supervision des décisions. Cette préoccupation répond à plusieurs manquements colossaux dans le système d'arbitrage d'investissement, en particulier l'absence de mécanisme d'appel des décisions rendues, une complète aberration qui piétine un principe élémentaire de la justice.
  • l'articulation des panels d'arbitrage avec les tribunaux nationaux. L'accord CETA propose aux investisseurs et aux États divisés par un différend de faire l'effort (facultatif bien entendu) de chercher des solutions auprès des juridictions nationales, et dans tous les cas de renoncer à cumuler les deux voies de contentieux (la moindre des choses, et la règle pour n'importe quel justiciable).
  • la protection du droit des États à réguler : l'arbitrage d'investissement positionne en effet les intérêts des entreprises au même plan que l'intérêt général. Les dispositions contenues dans l'accord UE-Canada minimisent, sous forme de liste « négative », les cas de figure qui pourront justifier qu'une collectivité publique légifère au détriment de la protection de l'investisseur. C'est une difficulté majeure, sur lesquelles la DG Commerce n'a pas pour l'heure fait de propositions précises et plus ambitieuses que celles du texte de CETA.

Incontestablement, aucun accord de libre-échange ou d'investissement ne saurait être acceptable tant que ces questions n'auront pas été résolues. Pour autant leur résolution ne suffira pas à rendre CETA ou TAFTA présentable, et le Secrétaire d'État au Commerce extérieur, lui-même magistrat, en est très certainement le premier averti.
En effet aucune des réformes envisagées pour l'heure ne corrige les défaillances inhérentes au système. Voici pourquoi.

[1] http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2015/january/tradoc_153044.pdf

[2] http://trade.ec.europa.eu/doclib/press/index.cfm?id=1234

[3] Séance publique au Sénat, Mardi 3 février 2015,
http://www.senat.fr/seances/s201502/s20150203/s20150203008.html#orat6

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Recevez gratuitement des kits anti requins pour la journée du 7 mars

News from Attac France - Tue, 24/02/2015 - 11:55

La date du lancement officiel de la campagne anti-requins se rapproche. Cette année, nous poursuivons la traque de BNP Paribas et nous avons placé deux nouveaux requins dans notre collimateur : Total et Sofiprotéol-Avril. On ne présente plus Total, champion toutes catégories de la pollution et de l'évasion fiscale. En revanche, les méfaits de Sofiprotéol-Avril, premier groupe agro-industriel français, méritent d'être mieux connus. Pour vous mobiliser, vous pouvez commander gratuitement un « kit pour l'action » 2015.

Un kit pour l'action comprend :

  • 10 kits anti-requins 2015 sous forme de livret de 24 pages ;
  • 30 autocollants (10 par requin).

Pour recevoir, un kit, c'est très simple, il vous suffit de prendre 30 secondes pour renseigner votre adresse sur le site « lesrequins.org ».

À ce jour, plus de 7 000 kits ont déjà été financés, c'est bien mais pas suffisant ! N'hésitez pas à participer au financement des kits.

Dès samedi 7 mars, nous comptons sur la participation d'un maximum de monde pour contraindre nos cibles à répondre à nos exigences et amplifier la dynamique de succès de cette campagne. Sortir du fatalisme, montrer qu'on peut faire plier les puissants, l'enjeu est majeur pour redonner de l'espoir et du pouvoir d'agir aux citoyen⋅ne⋅s.

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8 mars 2015, journée internationale des luttes des femmes

News from Attac France - Tue, 24/02/2015 - 11:55

La Marche mondiale des femmes (MMF) est un mouvement mondial d'actions féministes œuvrant pour éliminer les causes qui sont à l'origine de la pauvreté et des violences envers les femmes

Présentes dans 54 pays, les membres de la MMF se mettent en marche tous les 5 ans, en organisant des actions collectives en France et dans le monde. Cette année, la marche durera du 8 mars au 17 octobre (voir les informations complémentaires sur le site de la Marche mondiale des femmes).

Un des 5 thèmes de la Marche 2015 est « Souveraineté alimentaire et Justice climatique  ». Les semences seront le symbole commun de cette 4e action internationale de la MMF, en ce sens qu'elles évoquent notre combat pour le plus basique des biens communs, le droit de choisir ce que l'on plante et ce que l'on mange [1]. La Marche dénoncera les conséquences désastreuses de la privatisation des terres, de la monoculture et de l'exploitation irresponsable des ressources par les transnationales. Elle se donne pour ambition de lutter contre l'exploitation et de construire des alternatives.

Ce que vous pouvez faire
  • Nous vous proposons, en soutien aux luttes des femmes, de planter des semences dans les jardins partagés ou privés, ou sur vos balcons, et de partager cette action en prenant une photo que vous enverrez en selfie. Exemples à consulter sur cette page : https://marchemondialedesfemmes2015....
  • Rejoignez la manifestation nationale à Paris, le dimanche 8 mars, à partir de 14 h 30, place de la République. Nous ferons collectivement une plantation à notre arrivée sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris. https://marchemondialedesfemmes2015....

Des actions collectives et manifestations ont également lieu dans plusieurs villes en France : [2]

En espérant que vous serez partant⋅e⋅s pour ce moment d'action féministe et de soutien à nos luttes.
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous resterons en marche !

[1] https://marchemondialedesfemmes2015...

[2] https://marchemondialedesfemmes2015...

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Droit des investisseurs dans TAFTA : ces voix que la Commission ne veut pas entendre

News from Attac France - Tue, 24/02/2015 - 11:07

Avec un mépris flagrant pour la démocratie, la Commission européenne a balayé du revers de la main les réponses critiques de milliers d'Européens à la consultation publique sur les droits accordés aux investisseurs dans la proposition d'accord commercial entre l'Union Européenne et les États-Unis. Le Corporate Europe Observatory les a passées en revue dans leur diversité.

Face à l'opposition croissante aux droits accordés aux investisseurs étrangers dans la proposition d'accord commercial entre l'UE et les États-Unis, la Commission européenne a organisé une consultation publique l'été dernier sur le chapitre investissement des négociations transatlantiques [1]. Les dispositions prévues dans ce chapitre permettraient aux entreprises d'attaquer en justice les gouvernements devant des « tribunaux » d'arbitrage privé [2], y compris pour des mesures de santé publique et de protection de l'environnement qui porteraient atteinte à leurs profits.

Près de 150 000 personnes ont répondu à cette consultation – un record – montrant l'intérêt de l'opinion publique pour ce sujet. La grande majorité des réponses s'opposent au recours à ces tribunaux. Les détracteurs de l'ISDS sont issus de groupes divers, avec des champs expertises variés : citoyens, associations, syndicats, voire entreprises et personnalités politiques.

En janvier 2015, la Commission a publié les résultats de la consultation. Elle a admis un « scepticisme énorme » [3] vis-à-vis des droits accordés aux entreprises dans le TAFTA. Mais elle a également annoncé qu'elle n'abandonnerait pas le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS en anglais), en dépit du fait qu'il soit très controversé. Au contraire, la Commission souhaite poursuivre son plan d'action de « réforme » du système, fixé avant même la tenue de la consultation.

Cet objectif correspond au souhait des multinationales [4] de relégitimer l'ISDS. Il s'agirait de réformer à la marge l'ISDS en offrant, par exemple, plus de transparence ou en accélérant les procédures, mais sans toucher au cœur du problème : l'établissement de droits excessifs à la protection de la propriété privée, et d'une justice privée mise en œuvre par des « arbitres » à gages pour faire respecter ces droits. Ce système ouvrirait des possibilités considérables pour les investisseurs de porter atteinte aux décisions démocratiques.

La Commission, certains think tanks et une partie des médias ont essayé de justifier ce mépris flagrant des résultats de la consultation. La commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström a insisté sur le fait que ce n'était qu'une consultation, « pas un référendum » [5]. Frederic Erixon, du think tank ultra-libéral ECIPE s'est plaint que « le débat public n'a pas apporté grand chose aux discussions en cours [sic]] » [6] – suggérant que la Commission avait raison de l'ignorer. « Les réponses montrent une compréhension superficielle de ce qu'est l'ISDS, ce qui n'invite pas la Commission à les prendre en compte » a expliqué Erixon [7]. Le journal European Voice a suggéré que les réponses coordonnées de la société civile ne devraient pas être prises en compte sérieusement, affirmant que « la consultation [...]] a généré des questions significatives sur l'importance que les institutions et les politiciens de l'UE devraient attacher aux résultats d'une consultation dominée par des groupes de mobilisation de masse. » [8]

Pourtant, un examen attentif des réponses à la consultation publiées par la Commission révèle une réalité bien plus nuancée [9]. L'opposition à l'ISDS dans le TTIP provient d'un ensemble large et varié de répondants dont les critiques sont tout à fait précises. Voici dix aspects à noter sur les réponses que la Commission Européenne se refuse de considérer.

Plus de 97% des répondants rejettent l'ISDS dans le TAFTA

Une majorité écrasante (plus de 97%) des contributions rejettent l'ISDS dans le TTIP et dans d'autres accords de commerce de l'UE comme l'Accord Economique et Commercial Global (AECG, CETA en anglais), un accord déjà conclu avec le Canada. Des groupes d'intérêt public et plusieurs députés européens ont souligné que cela démontre qu'il « n'y a de place pour aucune autre conclusion, l'ISDS devrait être exclu de ce type d'accord commercial » [10].

Les entreprises aussi s'opposent à l'ISDS dans le TAFTA

Alors que la majorité des grandes entreprises qui ont contribué à la consultation sont de fervents soutiens de l'ISDS dans le TAFTA, des voix discordantes se font entendre. Par exemple, l'association allemande d'entreprises de taille moyenne (Bundesverband mittelständische Wirtschaft) considère l'ISDS dans le TAFTA comme « inutile  » et le « rejette strictement » car les dispositions proposées « sont discriminatoires envers les entreprises de taille moyenne, portent atteinte à l'État de droit et vont donc à l'encontre des intérêts des États Membres de l'UE ».

La Fédération Française de Télécoms, qui regroupe des entreprises telles que SFR, Orange, Bouygues Telecom, et Verizon, a indiqué à la Commission qu'il « n'y a pas de besoin clair de ce mécanisme pour protéger les investissements des entreprises françaises et européennes » et que « des recours domestiques sont préférables… tandis que l'arbitrage international pose problème vis à vis du droit de l'Union Européenne et des États à réguler » (les contributions peuvent être trouvées en ligne à travers la fonction « recherche » sur le site de la Commission [11]).

Des représentants élus et des gouvernements disent non à l'ISDS

Des parlements, institutions parlementaires et des gouvernements locaux se sont exprimés contre l'ISDS dans le TAFTA dans la consultation. Cela inclut par exemple la Commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale française, le gouvernement et le parlement de la région allemande de Bavière aux mains des Conservateurs (Bayerische Staatsregierung & Bayerischer Landtag) et l'Association autrichienne des Villes et Municipalités (Österreichischer Städtebund) qui représente les intérêts de 252 gouvernements locaux en Autriche. Le parlement de Bavière conseille en particulier vivement à la Commission de ne pas seulement prendre en compte les résultats de la consultation dans les négociations du TAFTA, mais également dans l'accord AECG (CETA).

120 universitaires rejettent l'approche de l'UE sur l'ISDS

Un groupe de 120 experts universitaires en droit du commerce et de l'investissement, droit européen, droit international et des droits de l'homme, droit constitutionnel, droit privé, politique économique et d'autres domaines, provenant d'universités éminentes en Europe et dans le monde se sont exprimés contre l'approche de l'UE sur l'ISDS dans le TAFTA. Leurs arguments est que « l'arbitrage investisseur-État donne des avantages structurels injustifiés aux investisseurs étrangers et pose un risque de fausser le marché aux dépends des entreprises nationales. »

Les institutions et les entreprises publiques critiquent l'ISDS dans le TAFTA

La critique de l'ISDS dans le TAFTA est forte au sein des entreprises publiques et des autres entités publiques. Pour les télévisions publiques allemandes ARD et ZDF, par exemple, l'ISDS dans le TAFTA « n'est pas une option » (traduction de CEO). L'association européenne des services d'eau et d'assainissement de propriété publique (Aqua Publica Europea) considère que « le recours à l'ISDS n'améliore pas, en aucune façon, les flux d'investissement entre les États-Unis et l'UE, il pourrait créer des conditions discriminatoires pour les entreprises domestiques et, par dessus tout, peut mener à une limitation du droit des États à décider de l'organisation des fournisseurs de services publics ».

Les syndicats sont unis contre l'ISDS

Le mouvement syndical est remarquablement uni dans son opposition à l'ISDS dans le TAFTA. Certains syndicats comme le syndicat allemand des travailleurs de la métallurgie (IG Metall) et le Congrès des Syndicats (TUC) du Royaume-Uni rejettent même l'ISDS dans tous les accords de commerce et d'investissement. Alors qu'elle prend note des propositions de la Commission d'améliorer le système de protection des investissements, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) déclare que « ce n'est pas un chemin approprié  » et affirme qu'« un nouveau départ » est nécessaire « plutôt que de réformer le système actuel ».

La CES considère également qu'« il est peu probable que l'exclusion du chapitre de protection des investissements dans le TAFTA entraverait considérablement la réforme du système. De fait, exclure la protection de l'investissement du TAFTA pourrait même avoir un effet positif sur ces réformes, car cela indiquerait que les chapitres de protection des investissements ne sont pas toujours ni la meilleure ni la seule solution. »

Un refus vigoureux des associations d'intérêt général

Des grands groupements européens d'associations d'intérêt général tels que le Bureau Européen pour l'Environnement (BEE), l'Organisation Européenne de Consommateurs BEUC et European Digital Rights initiative (EDRi) ont exprimé un refus des plus vigoureux de l'ISDS dans le TAFTA. Par exemple, le BEE, la plus grande fédération d'organisations de protection de l'environnement d'Europe, avec plus de 140 organisations membres, « s'oppose fortement à l'inclusion de l'ISDS dans le TAFTA et demande que la Commission l'enlève de la table des négociations ».

EDRi, qui représente 33 associations pour la protection des droits des internautes, la défense de la vie privée et des droits civiques dans 19 pays européens, a déclaré que « la Commission européenne doit exclure l'ISDS de tous les accords de commerce, et dans le cas présent du TAFTA, car ce n'est à la fois pas nécessaire et nuisible à la démocratie, aux droits de l'homme et à l'État de droit. »

La moitié des conseillers de la Commission rejettent l'ISDS dans le TAFTA

En janvier 2014, la Commission Européenne a créé un groupe de 14 experts, pour la conseiller sur les accords de commerce UE-États-Unis – « pour s'assurer que le futur TAFTA… soit bénéfique pour tous les citoyens en l'Europe », comme elle l'indique [12]. Les 7 membres du groupe qui ne proviennent pas de grandes entreprises, syndicats, associations de protection de l'environnement, des consommateurs et de la santé, ont rejeté l'ISDS dans le TAFTA dans leur réponse à la consultation de la Commission.

Déception et frustration à propos de l'approche de la consultation

La frustration exprimée par GMB, un des plus grands syndicats du Royaume Uni, est représentative des nombreuses réponses critiquant l'approche de la consultation : « GMB est consterné que la Commission de l'UE ait restreint la consultation sur l'ISDS au TAFTA et qu'elle ait faussé les questions, demandant seulement quel type d'ISDS devrait être dans le TAFTA plutôt que de demander si un tel mécanisme devrait faire partie de l'accord… Malgré la pression publique croissante contre l'ISDS qui a poussé la Commission de l'UE à lancer cette consultation, elle a échoué car elle n'a pas mis en place un processus de consultation sérieux et impartial. C'est irrespectueux pour les personnes qui ont répondu ».

Un universitaire spécialiste du droit de l'investissement a écrit [13] : « Des collègues qui ont des preuves considérables et pertinentes ont décidé de ne pas participer à la consultation car la question essentielle n'était pas posée ». Les personnes interrogées ont également critiqué la nature technique des questions et le fait que les échantillons de textes légaux soient seulement disponibles en anglais, et fragmentés. Aucune réflexion sur ces critiques n'est disponible dans le rapport [14] de la Commission sur la consultation.

Des critiques précises du programme de réforme de la Commission

Malgré la frustration due à la nature technique et biaisée de la consultation, beaucoup de critiques de l'ISDS ont répondu en détail, avec une attention et une expertise remarquables. Cela inclut les réponses provenant des actions en ligne, qui d'après la Commission, forment la majorité des contributions. La proposition de code de conduite pour les arbitres amenés à trancher les différends entre investisseurs et États est un exemple de question technique ayant reçu beaucoup de réponses détaillées de la part des critiques de l'ISDS.

Des organisations telles que l'Association Autrichienne de l'Economie Sociale et Publique (Verband der öffentlichen Wirtschaft und Gemeinwirtschaft Österreichs) a expliqué longuement pourquoi cette approche est « conceptuellement incorrecte » (traduction de CEO). De plus, 120 universitaires ont déclaré que « même avec le code de conduite le plus robuste, l'absence de garanties institutionnelles d'indépendance judiciaire nuit fondamentalement à l'argument de neutralité et d'impartialité de l'arbitrage entre investisseurs et États. »

Malgré tout, la Commission annonce dans son rapport [15] sur la consultation, que « la proposition pour un code de conduite pour les arbitres ISDS est accueillie positivement par une majorité de groupements d'associations, un nombre important d'ONGs et plusieurs syndicats, associations d'entreprises, entreprises et cabinets de consultants. »

Qui la Commission écoute-t-elle ?

Dans sa contribution à la consultation, le syndicat britannique GMB avertit que « l'inclusion de l'ISDS dans le TTIP [...]] semble déjà acquise » pour la Commission Européenne. GMB appelle la Commission à prendre en compte le nombre considérable de réponses qui rejetteront certainement l'ISDS dans le TAFTA et à agir en conséquence.

Hélas, ce n'est pas ce qu'a fait la Commission. Dans un mépris flagrant pour la démocratie, elle a balayé du revers de la main l'expression des milliers de personnes opposées aux droits excessifs pour les investisseurs étrangers dans le TAFTA, faisant avancer son programme de « réforme » d'un système irréformable, tenu pour acquis avant même la tenue de la consultation...

Si ce n'est pas ce que les Européens veulent, qui donc la Commission écoute-t-elle ? Qui sont ces 1 ou 2 % des répondants qui soutiennent la Commission dans cette consultation ? Nous allons étudier cette question et nous vous donnerons bientôt un aperçu des projets des grandes entreprises pour l'ISDS dans le TAFTA.

Photo : Jemma D, licence Creative Commons CC BY-NC-ND 2.0.

[1] http://trade.ec.europa.eu/consultations/index.cfm?consul_id=179

[2] http://corporateeurope.org/international-trade/2014/04/still-not-loving-isds-10-reasons-oppose-investors-super-rights-eu-trade

[3] http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-3201_en.htm

[4] http://corporateeurope.org/international-trade/2014/07/commission-isds-reform-plan-echo-chamber-business-views

[5] http://www.euractiv.com/sections/trade-society/isds-decision-delayed-end-ttip-talks-311234

[6] http://www.ecipe.org/blog/eu-isds-failed-consultation/

[7] http://europolitics.info/external-affairs/consultation-delivers-negative-orchestrated-feedback-isds

[8] http://www.europeanvoice.com/article/protesters-dominate-consultation-on-us-investment/

[9] http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?userstate=DisplayPublishedResults&form=ISDS

[10] http://www.transportenvironment.org/press/heed-citizens%E2%80%99-calls-drop-investor-protection-ttip-say-commission-advisors

[11] http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?userstate=DisplayPublishedResults&form=ISDS

[12] http://trade.ec.europa.eu/doclib/press/index.cfm?id=1019

[13] http://eu-secretdeals.info/upload/2014/07/Van-Harten_Comments-id2466688.pdf

[14] http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2015/january/tradoc_153044.pdf

[15] http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2015/january/tradoc_153044.pdf

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“Todos los partidos están interesados en la Renta Básica hasta que llegan al Gobierno”

News from Attac Spain - Tue, 24/02/2015 - 09:00

Por Siscu Baiges, periodista catalán.
Entrevista a Daniel Reventós

6527Daniel Raventós dedicó su tesis doctoral a la Renta Básica. La presentó en 1998 y desde entonces viene defendiendo que esta renta es una buena propuesta para construir una sociedad donde las personas no vivan angustiadas por la falta de trabajo remunerado o ingresos.
En los últimos tiempos, coincidiendo con la pérdida de puestos de trabajo y de capacidad adquisitiva de millones de ciudadanos, la idea de una Renta Básica Universal va ganando adeptos. ¿Ha llegado la hora de la verdad? ¿Verá hecha realidad, finalmente, este economista, editor de la publicación “sinpermiso.info”, su aspiración tras veinte años de lucha?

¿Ha cambiado mucho el sentido, la propuesta de Renta Básica, a lo largo de estos veinte años? La idea es exactamente la misma. El concepto es único. No hay diferentes concepciones. Hay diferentes formas de financiarla. Hay diferentes filosofías políticas detrás, que la justifican de forma diferente. Es una asignación monetaria incondicional a toda la población. Después podemos hablar de cantidades, de restricciones, de cómo se financia…

Hay confusiones, eso sí. Por ejemplo, los estatutos de Extremadura y Andalucía hablan de “renta básica” pero su definición es exactamente igual que la del Estatuto de Cataluña, que habla de “renta garantizada de ciudadanía”. Otros estatutos hablan de “salario social” o de “renta mínima de inserción”. Todos son subsidios condicionados. Para los pobres, para gente que no llega a un determinado nivel de renta. Y esta es precisamente una virtud de la Renta Básica que incluso han visto incluso algunos críticos: la Renta Básica es una propuesta mejor para paliar la pobreza que los subsidios directamente dirigidos a los pobres.

Ahora se habla más que nunca de “Renta Básica”. En muchos países. ¿Es la vez que estamos más cerca de que algún Estado la apruebe y la ponga en marcha?

Como debate público, el lugar del mundo donde está más extendido está aquí. Hace dos o tres años, había dos organizaciones políticas suficientemente importantes Bildu y Anova – que defendían la Renta Básica abiertamente, tal y como la defiendo yo. También Equo la defiende. Pero el tema se ha disparado cuando, en las últimas elecciones al Parlamento europeo, “Podemos” la defendió con un redactado absolutamente coincidente con nuestra propuesta. Eran sólo cuatro líneas pero redactadas por personas que habían estudiado la cuestión y donde se hablaba de una Renta Básica, universal para toda la población, financiada mediante una reforma del IRPF y la lucha contra el fraude fiscal. Impecable. Yo no lo hubiera redactado mejor.
Otros partidos hablaban de algo parecido pero mezclaban conceptos. Había una cierta confusión en sus programas.

Podemos, sin embargo, ha suavizado su propuesta en el borrador de política económica elaborado por los economistas Vicenç Navarro y Juan Torres López.
Los que hace años que somos partidarios de la Renta Básica sabemos que estas dos personas siempre han sido contrarias a la Renta Básica. Son doctrinalmente enemigos.
¿Por qué?
Porque siguen pensando que el pleno empleo es la alternativa. No se han dado cuenta que el capitalismo actual no es el de antes de la crisis y menos el del “paraíso socialdemócrata” post bélico de los años 40, 50 y 60. He coincidido media docena de veces con Vicenç Navarro, en actos diversos, y le he desmentido personalmente sus miedos. Él piensa que la Renta Básica puede ser un instrumento para atacar el estado del bienestar. Esto dependerá de cómo se financie. Nuestra propuesta no toca ni un céntimo de euro de ningún servicio público tradicional del Estado del bienestar. Es más, en un ejercicio de realismo no tocamos ni un céntimo de euro del presupuesto de la Casa Real española o del Ministerio de Defensa. Que se podría tocar, perfectamente.
De hecho, estamos hablando de un borrador de programa económico. Quizás las bases de “Podemos” quieran recuperar la propuesta de Renta Básica que se presentó a las elecciones europeas.

Me consta que la retirada de la propuesta inicial de Renta Básica ha creado mucho desánimo en algunos círculos de “Podemos”. Tenían mucha esperanza en esta propuesta y estaba muy extendida dentro de la organización. He dado media docena de charlas y tengo previstas media docena más organizadas por círculos de “Podemos” de todo el Reino de España en las próximas semanas. Yo se la explico. No soy de “Podemos” y los veo desanimados porque daban por hecho que el partido defendería la Renta Básica.

Ya hace tiempo que está en marcha una iniciativa legislativa popular por una Renta Básica en España.

Esta ILP nace antes que “Podemos”. Presenta dos fases. La primera para ayudar a la gente más necesitada y después, una Renta Básica. Todos los que han estudiado esta cuestión saben que hay medidas que aparentemente te aproximan a la Renta Básica pero que, en la práctica, te pueden alejar de ella. Tampoco hablan de cómo se financiará. Si hubieran pedido mi opinión habría sido contrario a que se planteara de ese modo.

De todos modos, si llega la ILP al Congreso, tendrán que discutirla…
Si la ILP recoge las firmas necesarias, el Congreso está obligado a admitirla a trámite. Puede hacer lo que quiera. Recortarla, discutirla, deformarla completamente… ¡O mejorarla!
Este Congreso seguro que no. El que viene no lo sé, pero éste seguro que no la mejoraría. El Parlamento de Cataluña está discutiendo la Renta Garantizada de Ciudadanía que firmaron más de 120.000 personas

Aquí se aprovechó que el Estatuto de Autonomía habla de una Renta Garantizada de Ciudadanía y que el Parlamento debe desarrollar la legislación que la haga posible. En este sentido, en Cataluña se han hecho bien las cosas. Se aprovechó esta puerta legal. ¿Se hubiera podido ser más ambicioso? Claro, pero ahora mejor no entrar en ese debate.
Una puerta abierta que, sin embargo, como decía, puede alejar la Renta Básica.

Hay medidas que tienen los tradicionales defectos de los subsidios condicionados. Si dices que es un camino hacia la Renta Básica, algunos de los defectos que se puedan constatar pueden perjudicarla. Mucha gente, de forma honesta, ve defectos a la Renta Básica cuando, en realidad, está pensando en defectos de los subsidios condicionados.
Por ejemplo, la trampa de la pobreza. Se asocia desde hace muchos años a subsidios que están condicionados a no recibir otra fuente de ingresos. Si recibes el subsidio de paro, excepto en algunas situaciones limitadas y extrañas, no puedes tener, además, un salario normal y corriente. Cuando una persona está recibiendo el subsidio de paro y le ofrecen un trabajo con un sueldo bajo y por sólo tres o cuatro meses puede tener la tentación de no aceptarlo o pactar con el empresario cobrarlo en negro. Esta disyuntiva no existe con la Renta Básica. Al ser universal es compatible con otras fuentes de renta. El efecto disuasorio para buscar trabajo queda suprimido; o mucho más que con un subsidio condicionado.

Se han hecho estudios sobre el coste de una Renta Básica actual en el Reino de España. ¿Qué resultados dan?
Hemos publicado un avance que se puede ver en (http://www.sinpermiso.info/textos/index.php?id=7535) y ahora publicaremos todos los detalles, probablemente en forma de libro. La idea que sale es clarísima: es perfectamente posible financiar una Renta Básica. Hemos dispuesto de casi dos millones de declaraciones de IRPF de 2010, excepto de la comunidad autónoma vasca y navarra. Mediante una serie de reformas, se puede financiar una Renta Básica para toda la población adulta del Reino de España menos este par de comunidades de 7.500 euros al año, que es el umbral de la pobreza, y una quinta parte para los menores de 18 años.

Hemos hecho los cálculos con una recaudación igual que la actual. Queríamos que la propuesta fuera neutra fiscalmente en este sentido: no desviamos recursos hacia la Renta Básica. Muchos economistas, la mayoría de derechas, multiplican los 7.500 euros por el número de habitantes del Reino de España y dicen que es una barbaridad. Pero explicamos por activa y por pasiva que hay muchos gastos actuales que no se harían con la Renta Básica. Todos los subsidios y prestaciones públicas inferiores a la Renta Básica desaparecen. Y los que son superiores no desaparecen pero se complementan.

Si una persona está recibiendo una pensión de 1.500 euros al mes, se queda con los 1.500: 650 de la Renta Básica y 850 como pensión. La persona que recibe un subsidio o pensión de 400, pasará de 400 a 650 euros. Nuestra propuesta supone una gran redistribución de la renta de los sectores más ricos al resto de la población: gana más del 70 por ciento de la población menos rica. Pedro Sánchez preguntó a “Podemos” de dónde sacaría los 160.000 millones de euros para la Renta Básica que defendía.

Se le debe decir que primero entienda de qué va la cosa y que hable después. Los diputados, los políticos que hacen estas afirmaciones deberían saber de qué hablan. Entre otras cosas, cobran del presupuesto público y es justo exigirles que no hablen por hablar. Y mucho menos admisible aún es que muestren su ignorancia haciendo además demagogia.

Está claro que más que tener un problema, Pedro Sánchez es él mismo un problema. La cosa va mucho más lejos que esta tontería de los 160.000 euros. Recientemente también dijo en referencia a Cataluña: “Es esencialmente antidemocrático que un Estado se secesione”. Uno se pregunta: ¿es más democrático no llegar ni a consultar a este pueblo? Pero en fin, dejémoslo estar.
Pedro Sánchez tiene muchos economistas cerca. No le han pedido a usted que les explique su propuesta.

Todos están interesados antes de llegar al gobierno. El PSC, antes de conseguir el gobierno de la Generalitat, nos invitó a miembros de la Red de Renta Básica a algunas jornadas, incluso. Entonces todo era maravilloso. Una vez en el gobierno… Hay que decir, sin embargo, que hay muchos militantes del PSOE que están a favor de la Renta Básica.
No parece que el PSOE piense incluir la Renta Básica en sus programas electorales.
La Renta Básica es una medida de higiene pública. No es una propuesta radical como algunos despistados dicen. Sólo pretende que todo el mundo tenga la existencia material garantizada. Todas las políticas económicas que se han aplicado en este país han sido, con pocas excepciones, en beneficio de la minoría más rica. Lo muestran las estadísticas de distribución de la renta. Después de la crisis, especialmente después de las medidas que impuso Rodríguez Zapatero en mayo de 2010, que suponen su suicidio político, esta desigualdad aumenta. Y el Gobierno del PP todavía lo agrava más.

La Renta Básica sería, por una vez, componente de una política diferente.
¿Por qué ningún país del mundo ha optado por una Renta Básica?
Si la mayor parte del mundo ha optado por las minorías ricas es muy normal que no lo hagan por una Renta Básica. Pero maticemos. Alaska tiene Renta Básica desde hace unos 25 años. Desde mediados de los años ochenta, por una serie de casualidades, toda persona residente en Alaska, con una cierta antigüedad, recibe una Renta Básica independientemente de cualquier otra circunstancia. Estamos hablando de cantidades pequeñas. La vez que se han llevado más han sido 2.400 o 2.500 dólares anuales. Esto quiere decir que una familia de cinco miembros ha recibido 13.000 o 14.000 dólares, que no es para tirar cohetes pero tampoco es poco. E independientemente del sistema fiscal. No es financiación pública. Tienen una fundación que depende sobre todo del petróleo y reparte sus beneficios entre toda la población. Los beneficios oscilan. La Renta Básica ha sido de 2.500 dólares unos años y otros, inferior a 1.600 dólares. Los resultados han sido bastante buenos. Tenemos el caso de la ciudad de México donde hay no una renta básica pero sí una pensión general básica para todas las personas de más de 68 años, con unos resultados fantásticos. Primero, la derecha se oponía. Ahora, ni se atreven.

¿Y en países como Ecuador o Venezuela, con gobiernos de izquierda?
Hay partidarios pero la Renta Básica es una propuesta todavía relativamente desconocida. Aquí, desde que Podemos la ha introducido hay muchísima gente que habla de ella, sobre todo si lo comparamos con hace un año.
El sufragio universal no existía en ningún lado hasta que no se puso en marcha en un país. O el matrimonio entre personas del mismo sexo. O la eutanasia.
En el Parlamento catalán había diputados que se oponían al matrimonio entre personas del mismo sexo con el argumento de que no existía en ningún país. Y luego como que son decisiones que producen efectos positivos, se consolidan. Incluso, el PP no lo ha echado atrás.

En la Unión Europea, ¿tiene sentido que se ponga en marcha una Renta Básica en un solo país?
La zona donde sería fantástico que se aplicara es en la Unión Europea pero no me imagino a Angela Merkel aceptándola. Hay que empezar por donde se pueda. Ha habido experiencias que se han ido copiando de unos países europeos a otros. Las rentas mínimas de inserción, con todas sus limitaciones, que se han ido poniendo en funcionamiento en todas las comunidades españolas, se iniciaron en Francia. Era una experiencia relativamente nueva y la primera en copiarla fue la comunidad vasca. Ahora, con nombres diferentes, existe en todas las comunidades.

¿Se podría aplicar una Renta Básica sólo en Cataluña?
No. Se podría hacer con un supuesto que era lo que hicimos en nuestro proyecto de financiación ahora hará más de un año (http://www.sinpermiso.info/articulos/ficheros/RBnoinerte.pdf): que nos quedemos con todo del IRPF. El problema es político. Pero no económico. Ahora Cataluña se queda el 50% del IRPF.
Un argumento a favor de los independentistas.
O independientes o con todos los recursos fiscales.

La Renta Básica ¿es de derechas o de izquierdas?
Estar a favor de una Renta Básica no define si una persona es de derechas o de izquierdas. El mismo Milton Friedman pedía un impuesto negativo sobre la renta, que se parecía mucho a la Renta Básica, a cambio de suprimir algunas ventajas del estado del bienestar.
La diferencia está en cómo se financia. Si recortas el estado del bienestar para financiar una Renta Básica aplicas una propuesta de derechas. Si, en cambio, haces una gran redistribución de riqueza para financiarla, es de izquierdas. Hay gente con la que políticamente estoy de acuerdo y discrepamos en la Renta Básica y hay gente que está a favor de la Renta Básica pero con la que no coincido nada políticamente. Y otra con la que no daría ni un paso…

Otra crítica: Si se aplica la Renta Básica en Cataluña todo el mundo querrá venir a vivir aquí. Es lo que se dijo cuándo la comunidad vasca fue la primera en aprobar una renta mínima de inserción (¡que por razones largas de explicar se llamó entonces Renta Básica!). Se quedaron con el nombre pero no con el concepto. Los riojanos podrían ir perfectamente a cobrarla. Pero no pasó nada. Trasladarte a otro lugar sólo para conseguir una renta de este tipo tiene más costes que beneficios. No la recibes el primer día. Tienes que estar unos meses empadronado antes de cobrarla. Hay que cumplir una serie de condiciones.

Usted dice que la Renta Básica acabará con el efecto disciplinador de la fuerza de trabajo.
El economista Michal Kalecki decía que cuanto más nos apartamos del pleno empleo más aumenta el efecto disciplinador de la fuerza de trabajo. La gente cuando ve que las posibilidades de perder el puesto de trabajo son muy grandes está mucho más dispuesta a aceptar recortes en las condiciones laborales, no sólo monetarias, a trabajar más, a tener menos vacaciones… Esto lo vemos mucho ahora. La alternativa de quedarse sin trabajo siempre es peor.

Kalecki decía que, por supuesto, el capital está interesado en que toda la gente tenga poder adquisitivo suficiente para comprar mercancías pero es superior su preferencia por el efecto disciplinador que supone que la gente desocupada esté predispuesta a aceptar condiciones precarias de trabajo.

Una Renta Básica rompería este efecto disciplinador porque tienes un mínimo vital. Cuando determinamos esta cantidad de 7.500 euros anuales estamos jugando con el criterio de la pobreza. Una persona que recibe esta cantidad ya no es técnicamente pobre. No vivirá en la abundancia pero no aceptará cualquier trabajo con la pasividad o necesidad que lo haría sin la Renta Básica. Además, hay un incremento de la capacidad negociadora de los trabajadores. No es lo mismo quedarse en la calle sin un euro, que hacerlo con 650 euros mensuales. No aceptarán trabajar por 700 euros en unas condiciones laborales miserables si tienen 650 garantizados.

¿Y los trabajos duros, desagradables que nadie quiere hacer?
Que desaparezcan. Sería uno de los grandes efectos de la Renta Básica. Cuando estamos hablando de trabajos duros, desagradables, tenemos que pensar que con una Renta Básica habría la tendencia indiscutible a subir los sueldos para hacerlas atractivos. Y habría otros trabajos, de salarios bastante elevados, que la gente estaría dispuesto a hacer aunque los bajaran. El salario de un profesor de universidad podría bajar un poco. A la inmensa mayoría de los profesores les gusta su trabajo. Tiene un cierto prestigio y hay que tener en cuenta que hay gente muy vanidosa…

Es indiscutible que una Renta Básica haría a la gente mucho más libre para redistribuir su tiempo en los tres tipos de trabajo. Sigue habiendo la confusión entre trabajo y empleo. Empleo es el trabajo con remuneración monetaria. Pero se puede trabajar para satisfacción propia, por solidaridad, por militancia … de forma voluntaria. También está el trabajo doméstico.

Una de las grandes ventajas de la Renta Básica es que, frente a la ocupación, revaloriza los otros dos tipos de trabajo. Otra cosa es que no aumenten el Producto Interior Bruto. Pero como muchos otros han estudiado: este PIB que tenemos merece ser cambiado en su composición en muchos sentidos.

La sociedad no estaría tan obsesionada con las cifras del paro.
La Renta Básica puede arreglar lo que puede arreglar. Ella sola no resuelve todos los problemas. Hay especialistas en la Renta Básica que la vinculan con el reparto del trabajo, con la reducción de las horas de trabajo. Yo no cuento todo un programa de política económica, sino una sola medida. Pero, efectivamente, en mi opinión, la Renta Básica sería una de las medidas importantísimas de otra política económica.

Tantos años después de empezar este combate, ¿cree que un día verá como algún país pone en práctica la Renta Básica?
Dependerá, como siempre, de cómo lo vea una parte importante de la población. Es significativo que es mucho más conocida popularmente ahora que hace un año o un año y medio y con mucho más apoyo. A través de la red mucha gente, de todo tipo, ve que la Renta Básica resuelve muchos problemas de forma inmediata. Por eso molesta a la derecha y a una cierta izquierda “carcamalística”.

Sería una medida casi inmediata (insisto: casi inmediata) para asegurar la existencia material de toda la población. Lo he dicho en pocas palabras pero sería una realidad que, evidentemente, remueve muchas cosas. Unos por interés, otros por pusilanimidad y aún otros por incomprensión (sin negar que hay gente que efectivamente tiene diferencias de principio) constatan que es una propuesta no exenta de polémica. ¡Y cuál no en una sociedad tan desigual como la nuestra! Quienes controlan el sistema financiero no están muy interesados en el éxito de la Renta Básica. Ni en la Renta Básica ni en nada que suponga mejorar la situación de una parte de la población que no es estrictamente rica. Esto ha ocurrido históricamente con todo. Cuando se discutían las vacaciones pagadas de los trabajadores, los empresarios decían que se alcoholizarían. Fue el Frente Popular quien las implantó en Francia.

El salario mínimo interprofesional fue muy criticado por la patronal. Como ahora. Intentan que se suprima con excusas tan peregrinas como que muchos jóvenes no pueden trabajar porque las empresas no pueden ofrecer un salario inferior al salario mínimo interprofesional. ¿La conclusión es hacer trabajo esclavo? Poco interesante para la mayoría de la población…

Alemania acaba de implantar el salario mínimo con una oposición frontal de su empresariado y a regañadientes de la propia canciller.
El presente, como es normal, nos afecta más que el pasado. Hace un año o un año y medio si nos hubiéramos planteado que Syriza podía ganar las elecciones en Grecia o Podemos en el Reino de España nos habría parecido imposible.

Es aquella frase del novelista Arthur Clarke: Toda nueva y buena idea pasa por tres fases. La primera es: Imposible, no me hable de tonterías . La segunda es: Se puede hacer, pero hay cosas más importantes que hacer . Y la tercera: Ya hace tiempo que venía diciendo que era interesante . (Versión en catalán: http://www.eldiario.es/catalunyaplural/Daniel-Raventos-Renda-Basica-Govern_0_353815506.html)

Daniel Raventós (1958) es profesor de la Facultad de Economía y Empresa de la Universidad de Barcelona, miembro del Comité de Redacción de SinPermiso y presidente de la Red Renta Básica. Es miembro del Comité Científico de ATTAC. Su último libro es ¿Qué es la Renta Básica? Preguntas (y respuestas) más frecuentes (El Viejo Topo, 2012).

Publicado en Bitácora

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