La spéculation financière, cache sexe du mythe de la croissance économique infinie
Nous sommes à la croisée des chemins. Le capitalisme et la finance prédatrice sont en train de mener l'humanité à sa perte, détruisant son milieu de vie, ses moyens de subsistance et ses équilibres sociaux.
Mais la résistance s'organise. Comme le dit Naomi Klein, nous sommes en train de devenir de plus en plus résistants aux multiples chocs que nous infligent les capitalistes, pour tenter de nous faire ingurgiter leurs remèdes néo-libéraux. Nous sommes également de plus en plus lucides par rapport aux limites et aux dangers du capitalisme mondialisé, instruits par les leçons de l'histoire récente. La crise économique et financière sans précédent que nous subissons est ainsi le désaveu le plus criant d'un modèle économique à bout de souffle, qui épuise les populations et les ressources naturelles mondiales, dans une fuite en avant suicidaire.
Malgré tout, les « élites » dirigeantes continuent, comme si de rien n'était, d'entonner leur sempiternelle ode à la croissance économique, désormais verdâtre. La croissance économique infinie dans un monde physique fini, tel est le paradoxe présenté comme solution à tous les maux, alors qu'il est au contraire à l'origine de toutes les crises. Cet étrange paradoxe a la vie dure, car il se justifie en grande partie par l'existence des énormes profits virtuels de la spéculation financière. Ces profits faramineux, générés par le grand casino boursier mondial, laissent en effet planer l'illusion de l'existence d'une économie capitaliste « hors-sol », complètement déconnectée de l'exploitation industrielle des ressources naturelles et de la pollution massive de la biosphère. Or il n'en est rien : chaque dollar virtuel arraché par les armées de traders sur les champs de bataille informatiques de la spéculation se paie au prix fort dans le monde réel, en termes de dilapidation des ressources naturelles, de pollution et de désastres sociaux.
Il nous faut lutter pour faire infuser ces idées dans l'intelligence collective et battre en brèche l'idéologie capitaliste toxique et dépassée. Pour celà, il nous faudra plus que jamais continuer à remettre au goût du jour le mot d'ordre du Conseil National de la Résistance : « résister c'est créer, créer c'est résister ».

N´oublions pas la dette de
N´oublions pas la dette de chaque pays qui gonfle de jour en jour. Elle dépasse le revenu mensuel des travailleurs. Personne ne veux la payer ni les riches ni les responsables politiques ni les masses. La grèce n´est qu ´un signe d´alarme à nous tous, il faut agir si cela est encore possible?
LES RETRAITES DU FUTUR Serait
LES RETRAITES DU FUTUR
Serait il possible d' autoriser les fonds collectifs de redistribution des retraites de faire "'travailler" cette valeur monnaitaire a disposition? pour accroitre selon l accroissement des populations le fond de depart.Creant la necessité minimale pour LES ETRES HUMAINS (les animaux aussi peu etre mais faut voir!)
Comment se fait il qu une banque nationnale ayant cette ideologie n existe pas oU plus?
POURRAIT ELLE ENSUITE DEVENIR MONDIALE POUR QU UN JOUR UN SEMBLANT D EGALITE VOIT LE JOUR AVANT QUE L ON NE DISPARAISSE
POURRAIT ON REFLECHIR EN CE SENS SIMPLEMENT SANS UTOPIES
Tout le monde y va de son
Tout le monde y va de son étalage de chiffres incommensurables à côté du budget, quand il existe, de l'homosapiens ordinaire. Le seul moyen d'éradiquer toutes les injustices (belle utopie réalisable), c'est la prise des pouvoirs par les cartésiens humanistes, altruistes, de conscience pure, de moralité irréprochable et inébranlable, amoureux sincères des hommes et de la Terre qui les porte. Rien à voir avec les propos nauséabonds et racistes, xénophobes et autres sentencieux. A quand l'apothéose de ce qui s'appelle l'utopie qui elle, au moins, est fondamentalement légitime ?
Ci-Aprés, un petit aperçu du
Ci-Aprés, un petit aperçu du dernier billet de JEAN PEYRELEVADE sur son Blog "LA REFONDATION DU CAPITALISME"
Soyez nombreux à lui apporterr la contradiction!
"Ce petit billet d’actualité est consacré à la réforme à venir du régime des retraites, qui se prête particulièrement bien aux débordements démagogiques.
Tous les raisonnements, toutes les prises de position sont certes recevables. On peut légitimement proposer un recul de l’âge officiel du départ en retraite comme ce fut le cas dans la plupart des pays industrialisés ; ou encore l’allongement des durées de cotisation ouvrant droit à une pleine pension ; ou à l’inverse le retour aux 37 ans et demi portées à 41 par la réforme Fillon de 2003 ; la poursuite de l’indexation sur les prix ; le rétablissement de l’indexation sur les salaires ou, au contraire, la supression de toute indexation ; l’alignement sur des bases identiques des régimes de retraite de la fonction publique et du privé ou, à l’opposé, le maintien des différences ; la hausse des cotisations payées par les entreprises ou bien celle de la seule part salariale et de la CSG.
Tous les raisonnements sont admissibles et méritent débat. Sous une condition incontournable : que les données dont on se sert, que les chiffres qui fondent telle ou telle proposition ne soient pas volontairement trafiqués. De ce point de vue, je voudrais épingler deux publications récentes qui, ce n’est pas un hasard, sont toutes deux issues de la mouvance dite anticapitaliste. Ce qui me gêne n’est pas le contenu de leurs propositions (je les trouve criticables mais leurs auteurs ont le droit de les défendre) mais la manipulation des chiffres sur lesquels elles reposent. Cette technique, intellectuellement malhonnête, semble devenir habituelle. S’agirait-il, avec l’amalgame et la disqualification de l’adversaire, de répéter une figure classique et historiquement bien connue de la dialectique révolutionnaire ?
La première publication est de Pierre Khalfa, membre du conseil scientifique d’ATTAC, dans Le Monde du 13 février dernier. “Augmentons les cotisations patronales” propose-t-il. Pourquoi pas, si les entreprises jouissent d’un excédent de ressources ou d’une rentabilité excessive ? Tel est effectivement son raisonnement.
“La solution au financement des retraites existe (…). Elle consiste à mettre un terme à la baisse de la part salariale (10 points en vingt ans) dans la valeur ajoutée et à accompagner l’évolution démographique par un relèvement progressif des cotisations sociales.”
Ces chiffres sont tout simplement faux, ce qui ruine le raisonnement. Dix points de moins en vingt ans ? Je me reporte à ma bible portative, qui est l’annexe statistique, établie par l’INSEE, au projet de loi de finances (année 2010 - p15). La part de la rémunération des salariés dans la valeur ajoutée des sociétés non financières au prix de base est égale à 65,1% en 2008 et à 65,3% en 1988. Sans commentaires (je me suis déjà longuement exprimé sur ce sujet, à propos du partage des richesses. Je ne souhaite pas ressasser).
De même est fausse, même si c’est dans de moindres proportions, une incidence secondaire qui laisse penser que la rentabilité des entreprises françaises est excessive. Continuons la citation :”le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du Comité d’Orientation des Retraites de 2007 à un point de PIB en 2020 (…). Un point de PIB supplémentaire correspondait en 2007 à 10% des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières”. Ce qui veut dire, si on lit bien, que les dividendes versés aux dits actionnaires sont égaux à 10% du PIB.
Les dividendes nets versés en 2007 par les sociétés non financières à leurs actionnaires étaient effectivement depuis plusieurs années en forte augmentation : ils atteignaient 8% (et non pas 10) de la valeur ajoutée brute des sociétés non financières (et non pas du PIB). Leur montant (76,6 milliards d’euros) rapporté au PIB (1890 milliards d’euros) en représente 4% et non pas 10. Pierre Khalfa se trompe ici (excusez du peu) du simple au double, et même encore plus."
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