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Mis à jour : il y a 50 min 28 sec

« Taxe Tobin à la française » : un grain de sable dans l'océan

jeu, 09/02/2012 - 08:44

Ainsi que le souhaitaient les grandes banques, la taxe prévue ne concernera pas les émetteurs des titres : ce seront les acheteurs des produits financiers qui paieront la taxe. Elle concernera seulement les entreprises dont le siège social est en France, et dont la capitalisation est supérieure à 1 milliard d'euros (une centaine environ). Les fonds spéculatifs, dont les sièges se situent souvent dans des paradis fiscaux (qui ont bien entendu été éradiqués par Sarkozy), peuvent trembler…

La taxe ne dissuadera même pas la centaine d'entreprises françaises concernées de se lancer dans des opérations spéculatives, vu le taux ridiculement faible prévu (0,01%) sur les pratiques les plus dangereuses (trading à haute-fréquence, vente à nu de CDS). Le projet voté au Sénat, et balayé d'un revers de la main par le gouvernement, mentionnait un taux de 0,1%. Concernant les ventes à nu, elles aussi taxées à 0,01% , le Parlement européen prévoyait tout simplement de les supprimer.

Enfin, les obligations et les opérations de change ne seront pas comprises dans l'assiette de la taxe…

On comprend ainsi comment le montant de la taxe Sarkozy ne dépasse pas les 1,1 milliards : trois fois moins que la taxe suisse, cinq fois moins que la taxe financière britannique (« stamp duty »), quatorze fois moins que celle du Brésil, et 16 fois moins que celle de Taïwan [1].

Ce droit de timbre boursier version Sarkozy n'aura donc aucun impact sur la spéculation. Son produit, destiné à réduire le déficit de l'Etat, ne servira pas à financer les politiques de solidarité et de préservation de la planète. Le gouvernement détourne ainsi, pour des raisons de marketing politique, une mesure qu'Attac a portée depuis sa création en 1998. Tobin pensait que sa taxe permettra de gripper les rouages de la spéculation… La taxe Sarkozy sera comme un grain de sable perdu dans l'océan.

Attac France,
A Paris, le 8 février 2012

Pour en savoir plus :

Le dossier d'Attac sur la Taxe sur les transactions financières : Désarmons les marchés ;

La brochure d'Attac : « Taxons la spéculation financière »

Catégories: Attac Planet

Rassemblement Syrie samedi 11 fév à Lausanne

jeu, 09/02/2012 - 08:36

Nous vous invitons à diffuser largement le tract d'appel ci-joint autour de vous, et bien sûr à participer au rassemblement.

Catégories: Attac Planet

Le CADTM dégrade la note du FMI

lun, 06/02/2012 - 07:34

Communiqué de presse
2 février par CADTM

Le Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde (CADTM) a décidé de dégrader la note du Fonds monétaire international (FMI) pour sa lourde responsabilité dans la détérioration des conditions de vie des populations dans les pays appliquant l'austérité qu'il impose au grand jour ou dicte en coulisses, la forte hausse du chômage, l'aggravation de la crise et l'augmentation de la dette publique des États appliquant ses recommandations injustes et contre-productives. Sa note passe donc de NNN à NON, avec perspective très négative…

Le FMI a été très actif dans les pays du Sud des années 1980 au milieu des années 2000 et a imposé des plans d'ajustement structurel au service des créanciers : réduction drastique des budgets sociaux, privatisations massives, libéralisation de l'économie, ouverture des marchés favorisant les multinationales au détriment des producteurs locaux. La potion a été très amère !

Totalement délégitimé par l'échec social de ces remèdes empoisonnés, le FMI s'est retrouvé au bord de la faillite en 2007-2008 parce que la plupart de ses principaux débiteurs l'avaient remboursé de manière anticipée pour se débarrasser de sa tutelle encombrante.

Avec l'éclatement de la crise actuelle, c'est en Europe que le FMI a fait son retour, grâce aux sommets du G20 qui l'ont remis au centre de l'échiquier international. Grèce, Irlande, Portugal, le FMI a multiplié ses interventions, acceptant de prêter des fonds aux pays en difficulté en contrepartie d'une austérité brutale et injuste.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'Europe est donc maintenant touchée mais, fort heureusement, les peuples ne se laissent pas faire. Même si le FMI compte mettre à profit ses 30 ans d'expériences inégalées dans le sauvetage des intérêts financiers privés au détriment des peuples, l'émergence de collectifs pour un audit citoyen de la dette publique dans de nombreux pays pousse le CADTM à dégrader la note du FMI et à lui adresser une solide mise en garde.

Souhaitons que toutes ces résistances citoyennes pour contrer cette institution de plus en plus impopulaire et illégitime nous incitent très prochainement à abaisser encore cette note…

Le CADTM revendique l'abolition immédiate du FMI et son remplacement par une institution radicalement différente, c'est-à-dire démocratique et centrée sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux.

Source : http://www.cadtm.org

Catégories: Attac Planet

FSM : Déclaration finale de l'Assemblée des mouvements sociaux

mar, 31/01/2012 - 16:27

Nous, peuples de tous les continents, réunis dans le cadre de l'Assemblée des mouvements sociaux tenue lors du Forum social thématique « Crise capitaliste - Justice sociale et environnementale », luttons contre une crise systémique qui se traduit par une crise économique, financière, politique, alimentaire et environnementale mettant en péril la survie même de l'humanité. La décolonisation des peuples opprimés et la confrontation avec l'impérialisme représentent le principal défi des mouvements sociaux dans le monde.

Nous nous réunissons ici, dans toute notre diversité, pour construire ensemble un agenda d'actions communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et tout type de discrimination et d'exploitation. C'est pourquoi nous réaffirmons nos axes communs de luttes, adoptés lors de notre Assemblée de Dakar en 2011. La lutte contre les transnationales, la lutte pour la justice climatique et pour la souveraineté alimentaire, la lutte pour l'élimination des violences faites aux femmes, la lutte pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, l'occupation et la militarisation de nos territoires.

Les peuples du monde entier subissent aujourd'hui l'aggravation d'une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, conglomérats médiatiques, institutions internationales et tous les gouvernements à leur service) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d'une politique interventionniste et néo-colonialiste. Guerres, occupations militaires, traités néo-libéraux de libre-échange et "mesures d'austérité" se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage et exploitent les ressources naturelles. Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délogements, l'endettement et les inégalités sociales.

La logique d'exclusion de ce modèle ne sert qu'à enrichir une petite élite, tant dans les pays du Nord que dans les pays du Sud, au détriment de la grande majorité de la population. La défense de la souveraineté et de l'auto-détermination des peuples, la justice économique, environnementale et de genre, sont les clés pour affronter et dépasser la crise, en consolidant le protagonisme d'un Etat libre des corporations et au services des peuples.

Le réchauffement global est le résultat du système capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières, les gouvernements et les organismes internationaux à son service, ne veulent pas réduire leur émission de gaz à effet de serre. A présent, ils tentent de nous imposer "l'économie verte" comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie. Nous rejetons toutes les fausses solutions à ces crises, tels que les agro-combustibles transgéniques, la géo-ingénierie et les marchés carbone, car ce ne sont là que les nouveaux déguisements du système. La tenue de la Conférence des Nations-unies Río+20, au mois de juin à Río de Janeiro, 20 ans après Rio 92, renforce la lutte pour la justice climatique en opposition au modèle de développement capitaliste. La tentative de "verdir" le capitalisme, s'accompagnant de nouveaux instruments de "l'économie verte", doit alerter les mouvements sociaux et leur permettre de durcir la résistance et d'être les protagonistes de la construction de véritables alternatives à la crise.

Nous dénonçons la violence faites aux femmes qui est exercée régulièrement comme un outil de contrôle de leurs vies et de leurs corps. De surcroît, nous luttons contre la recrudescence de leur exploitation au travail qui permet aux entreprises d'atténuer les impacts de la crise et de maintenir des marges de bénéfices constantes. Nous luttons contre le trafic des femmes et d'enfants, contre les relations forcées et les préjugés raciaux. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l'auto-détermination de genre et luttons contre l'homophobie et les violences sexistes.

Les puissances impérialistes utilisent des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde. Nous dénonçons le faux discours de défense des droits humains, qui souvent permet de justifier les occupations militaires. Nous nous prononçons contre la violation permanente des droits humains et démocratiques au Honduras, et plus particulièrement à Bajo Aguán, l'assassinat de syndicalistes et d'acteurs de la lutte sociale en Colombie, ainsi que le blocus criminel contre Cuba depuis 50 ans. Nous luttons pour la libération des 5 cubains emprisonnés illégalement aux Etats-Unis, l'occupation illégale des Iles Malouines par l'Angleterre, les tortures et les occupations militaires promues par les Etats-Unis et l'Otan en Libye et en Afghanistan. Nous dénonçons le processus de néo-colonisation et de militarisation à l'oeuvre sur le continent africain et la présence de l'Africom. Nous luttons également pour l'élimination de toutes les armes nucléaires et contre l'Otan.

Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des peuples du monde contre la logique prédatrice et néocoloniale des industries extractives et minières transnationales, en particulier avec la lutte du peuple de Famatina en Argentine. Nous dénonçons la criminalisation des mouvements sociaux. Le capitalisme a détruit la vie des personnes. Pour cette raison, de nombreuses luttes naissent chaque jour pour la justice sociale, afin d'éliminer les effets laissés par le colonialisme et pour que tous et toutes, nous ayons une qualité de vie digne. Chacune de ces luttes implique une bataille d'idées qui rend indispensable les actions pour la démocratisation des moyens de communication indépendants, contrôlés pour le moment par des conglomérats, et contre le contrôle privé de la propriété intellectuelle. Dans le même temps, le développement d'une communication indépendante doit accompagner notre processus d'émancipation. Engagés dans nos luttes historiques, nous défendons le travail décent et la réforme agraire et considérons que c'est le seul chemin vers l'économie familiale, paysanne et indigène, c'est un pas nécessaire pour accéder à la souveraineté alimentaire et la justice environnementale. Nous réaffirmons notre engagement dans la lutte pour la réforme urbaine comme instrument fondamental dans la construction de villes justes aux espaces démocratiques et participatifs. Nous défendons la construction d'une autre intégration, fondée sur la logique de la solidarité, et le renforcement de processus tels que l'Unasur et l'Alba. La lutte pour le soutien à l'éducation, la science et les technologies publiques, ainsi que pour la défense des savoirs traditionnels devient urgente à mesure que ces domaines sont livrés à la marchandisation et à la privatisation.

Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux étudiants chiliens, colombiens, portoricains et du monde entier qui continuent de défendre ce bien commun qu'est l'éducation. Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu'il n'y a pas d'issue possible au sein du système capitaliste. De grands défis sont inscrits au calendrier, ils exigent que nous articulions nos luttes et que nous nous mobilisions massivement.

Inspirés par l'histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des mouvements du « Printemps arabe », d'Occupy Wall Street, des Indignés et la lutte des indignés chiliens, l'Assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial. Nous devons contribuer à l'émancipation et à l'auto-détermination de nos peuples, en renforçant la lutte contre le capitalisme. Nous appelons tous et toutes à renforcer le poids de la Rencontre internationale des droits humains en solidarité avec le Honduras et à construire le Forum social de la Palestine libre, soutenant le mouvement mondial pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre l'Etat d'Israël et sa politique d'apartheid contre le peuple palestinien.

Prenons la rue à partir du 5 juin pour une grande journée de mobilisation mondiale contre le capitalisme. Nous appelons à impulser l'organisation, face à la Conférence Rio+20, du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs.

Oui, le temps présent est à la lutte, l'avenir est à nous !

Porto Alegre, le 28 janvier 2012, Assemblée des mouvements sociaux

Traduction : Guillaume Beaulande
Edition : Mémoire des luttes

Catégories: Attac Planet

Les mauvais calculs de Sarkozy

lun, 30/01/2012 - 16:20

En effet qui va payer la hausse de la TVA ? Pour l'essentiel, les consommateurs. Certes, le candidat-président s'est dit « prêt à prendre tous les paris » qu'il n'y aurait pas de hausses de prix. Malheureusement, il est vraisemblable que les entreprises en profitent pour améliorer leurs marges en ne baissant pas les prix hors taxes. Telle est sans doute l'intention des chefs d'entreprise ou du Medef, qui réclament depuis bien longtemps cette mesure à cor et à cri.

La TVA « sociale » réduira donc la consommation et aggravera la récession dans laquelle la France est engagée depuis quelques mois. C'est la première raison de la rejeter. La deuxième tient à son injustice : en augmentant la TVA, on réduit encore la progressivité du système fiscal. Car la TVA pèse plus lourdement sur les ménages populaires, qui consomment tout leur revenu, que sur les ménages aisés qui en épargnent une bonne partie.

Cette stratégie de TVA « sociale » s'inscrit dans la logique de dumping social et fiscal caractéristique de l'Union européenne et de la mondialisation néolibérale : or c'est précisément la course vers le bas des coûts salariaux qui entraîne l'Europe et son modèle social vers le gouffre. La hausse de TVA, déjà pratiquée en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, n'est qu'un volet des plans d'austérité qui sont en train d'enfoncer l'Europe dans la dépression.

Quant à la taxe sur les transactions financières, elle rapportera certes plus que le dérisoire impôt de Bourse, qu'avait supprimé le même Nicolas Sarkozy en 2008. Mais elle ne s'appliquera ni aux transactions sur les obligations, ni à celles sur les devises, et de façon marginale aux produits dérivés, qui sont surtout échangés à Londres et à Francfort. Le produit servira à combler les déficits et pas à financer les politiques de solidarité et de préservation de la planète : ce qui sera prélevé à la finance lui sera redistribué en intérêts de la dette publique. On est bien loin d'un projet crédible et efficace, qui suppose une réelle volonté de désarmer la finance et de redistribuer les richesses.

Attac France, le 30 janvier 2012

Catégories: Attac Planet

Procès Nestlégate : revue de presse

jeu, 26/01/2012 - 09:47
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RPT/Nestlé/Procès Nestlé-Attac: affrontement sur la portée de l ...

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Lausanne (awp/ats) - Les avocats se sont affrontés mercredi au procès Nestlé-Attac sur la portée réelle de l'infiltration de l'organisation altermondialiste. Atteinte illicite à la personnalité pour les uns, simple observation préventive justifiée par ...



Nestlé, ses taupes et Attac

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Attac réclame réparation après son espionnage

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Deux ans et demi après le classement du volet pénal de l'affaire d'espionnage d'Attac par Nestlé, la justice vaudoise se penche à nouveau sur le dossier. Neuf membres de la section vaudoise d'Attac se sont présentés mardi devant la Cour civile du ...


Nestlégate: les victimes témoignent

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En début d'audience, les neufs militants d'Attac qui avaient été espionnés par Securitas, sur mandat de Nestlé, ont expliqué brièvement en quoi l'affaire avait marqué un tournant dans leur vie. Par Laurent Grabet/Pom. Mis à jour à 10h51 10 Commentaires ...



Procès Attac contre Nestlé: «Une réparation, ce serait la moindre ...

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Début du procès civil dans l'affaire d'espionnage d'Attac par ...

TSR.ch - ‎24 janv. 2012‎

Après le non-lieu pénal prononcé en 2009, l'affaire de l'espionnage d'Attac par Securitas sur mandat de Nestlé passe mardi et mercredi devant la justice civile à Lausanne. Les altermondialistes demandent 27'000 francs de réparation morale et la ...



«Une réparation, ce serait la moindre des choses»

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Béatrice Schmid, coauteur du rapport «Attac contre l'empire Nestlé» devant le tribunal de Lausanne. (Keystone) La question du dommage véritablement subi par les militants altermondialistes est au cœur du procès civil intenté par Attac contre Nestlé et ...


Les altermondialistes espionnés par Nestlé réclament justice

Le Temps (Abonnement) - ‎Il y a 15 heures ‎

(KEYSTONE) Le procès civil contre Nestlé et Securitas pour atteinte à la personnalité des militants d'Attac a été marqué par le témoignage de «Sara Meylan», celle qui a infiltré le mouvement altermondialiste. Chez ses mandants, les témoignages n'ont ...


Attac contre Nestlé: le procès au civil

MediaPart - ‎23 janv. 2012‎

La justice civile suisse va juger mardi 24 et mercredi 25 janvier l'affaire d'espionnage d'Attac par Securitas pour le compte de Nestlé. Au pénal, un non-lieu a été prononcé en juillet 2009, le juge vaudois estimant la violation de la protection des ...


Nestlégate: une taupe refuse de se présenter au procès

Le Matin Online - ‎24 janv. 2012‎

Shinta Julliand, une des trois personnes mandatée par Nestlé pour espionner Attac de 2003 à 2008, ne se présentera pas au procès civil opposant l'association altermondialiste à la multinationale veveysane. Dans une lettre lue à l'instant par le ...


L'avocat d'Attac dénonce une intrusion dans la sphère privée

Tribune de Genève - ‎Il y a 16 heures ‎

Selon l'un de leurs avocats, les altermondialistes d'Attac infiltrés par Securita pour le compte de Nestlé ont été victimes d'une intrusion illicite dans leur sphère privée. Jean-Michel Dolivo, un des avocats des altermondialistes d'Attac, ...


Attac réclame réparation après son espionnage par Nestlé

Le Matin Online - ‎24 janv. 2012‎

L'affaire de l'espionnage d'Attac par Securitas sur mandat de Nestlé passe devant la justice civile à Lausanne. Les militants exigent entre autres d'être dédommagés. Deux ans et demi après le classement du volet pénal de l'affaire d'espionnage de ...


L'espionnage d'Attac par Nestlé jugé au civil

TSR.ch - ‎24 janv. 2012‎

Susan George, écrivaine franco-américaine, militante altermondialiste et présidente d'honneur d'Attac, lors de son arrivée au tribunal de Lausanne mardi. [Sandro Campardo - KEYSTONE] Quatre ans après la révélation de l'affaire, l'infiltration d'Attac ...


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Plädoyer für die Attac-Mitarbeiter

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Die Anwälte beider Seiten haben am Mittwoch im Zivilprozess um die Bespitzelung von Attac-Mitgliedern durch Nestlé und Securitas ihre Argumente dargelegt. Für die einen war es eine Persönlichkeitsverletzung, für die anderen eine einfache Observierung.


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Angst, Verunsicherung, Misstrauen: Die von Nestlé ausspionierten Globalisierungskritiker haben am Dienstag an einem Zivilprozess erzählt, wie sie seit ihrer Bespitzelung leiden. Im Auftrag von Nestlé hatte Securitas zwischen 2003 und 2005 bei Attac ...


Spitzel bei Attac eingeschleust

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Bespitzelung: Nestlé soll Attac 27'000 Franken Genugtuung bezahlen

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OccupyWef

jeu, 26/01/2012 - 08:51

Bravant le froid et la neige, les anti-WEF sont en moyenne une quarantaine à occuper le camp d'igloos, de jour comme de nuit, et plus de 200 d'entre eux sont attendus samedi pour une manifestation autorisée par les pouvoirs publics.

« Les conditions sont plutôt difficiles », reconnaît Laurent Moeri. « Moi-même j'ai en permanence les pieds gelés. » Les plus téméraires dorment dans les igloos mais les yourtes permettent de trouver un peu de chaleur pour la nuit. Et pour les repas, c'est un conteneur laissé à disposition par la commune de Davos qui fait office de cuisine.

Une présence remarquée

Ainsi, avec leur village d'igloos, les Occupy-WEF tiennent à se montrer présents malgré les entraves sécuritaires et à communiquer leurs points de vue. « Notre objectif est d'activer la démocratisation de la société pas seulement sur le plan politique, mais également au niveau économique. Les grandes banques narguent la démocratie. Il n'est pas normal que ceux qui solutionnent la crise soient ceux qui l'ont eux-mêmes créée », souligne David Roth.

« Les participants au WEF ont les moyens de faire que les choses changent dans le monde mais ce n'est tout simplement pas dans leur intérêt. Ce qui prime c'est le profit immédiat », note pour sa part Amadeus Thimann, un sympathisant d'Occupy-WEF qui reste toute la semaine dans le camp.

Une banderole géante

OccupyWEF a déployé mercredi au-dessus de Davos une banderole de 8 mètres sur 2, attachée à quatre ballons sondes météo, sur laquelle on pouvait lire "Hey WEF - Where are the other 6,9999 billion Leaders ?" ("Hé WEF - Où sont les 6,9999 milliards de leaders ?").

"OccupyWEF" entend protester contre la prétention du forum à trouver des solutions globales aux problèmes de la planète alors que seuls 20 "entrepreneurs sociaux" y participent, les autres venant de l'économie et de la politique.

Pour en savoir plus

Site web :http://occupywef.ch/
Facebook :http://www.facebook.com/OccupyWEF

Catégories: Attac Planet

Porto Alegre : un forum social dans la crise globale

mar, 24/01/2012 - 07:52

Rio+2 : Vers un sommet des peuples en juin 2012

Fonctionnant à travers de nombreux groupes thématiques et activités auto-organisées, ce forum a trois objectifs principaux :

- alimenter en propositions et analyses les débats et mobilisations qui sont en train de se nouer autour de la nouvelle Conférence des Nations-Unies pour un développement durable, dite Rio+20, qui se tiendra à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin 2012, pour ce faire différents groupe de travail vont se réunir les 25 et 26 janvier, sur la crise économique, les défis environnementaux, la crise des institutions internationales, etc., groupes qui poursuivront leurs travaux par échanges sur Internet jusqu'à Rio + 20,

- analyser le contexte de crise économique, financière et sociale qui touche aujourd'hui l'Europe et les États-Unis, dont les conséquences se feront ressentir dans le monde entier au cours des prochains mois ; cette crise multidimensionnelle avait été caractérisée, lors du Forum social mondial de Belem (2009) comme une « crise de civilisation », qui ébranle l'hégémonie du monde occidental,

- faire le lien entre la dynamique altermondialiste et les acteurs du cycle de mobilisations et de luttes de l'année 2011, qui, de la place Tahrir à Wall Street en passant par la Puerta Del Sol et les rues de Tunis, représente un approfondissement et un renouvellement du processus des forums sociaux.

Comme tous les Forum sociaux, le Forum thématique de Porto Alegre permettra à tous les mouvements qui le désirent d'y tenir des séminaires et groupes de travail, de même que se tiendront toute une série de Forum parallèles : Forum Science et Démocratie, Forum des autorités locales, Forum sur l'éducation, etc.

Le 28 janvier se tiendra une « Assemblée des mouvements sociaux », appelée par le Mouvement des Sans-Terre, la CUT, le grand syndicat brésilien, et la Marche mondiale des femmes. Cette assemblée devrait être l'occasion de préciser la position des mouvements sociaux avant la conférence Rio + 20 et de critiquer en particulier la promotion de « l'économie verte » qui est au cœur du document officiel de préparation de la conférence et qui n'est qu'une nouvelle tentative de « verdir » les politiques actuelles et de promouvoir les marchés (marché du carbone, marché des droits à polluer, etc.) comme la seule alternative possible à la crise environnementale.

Loin de l'essoufflement, le Forum social mondial s'affirme ainsi comme un espace à nul autre pareil, dédié à l'élaboration de propositions qui tiennent compte de l'urgence sociale sans renoncer à faire face à l'urgence écologique et climatique.

ATTAC France, ainsi qu'ATTAC Autriche, ATTAC Brésil et ATTAC Allemagne, participera au forum thématique de Porto Alegre, avec de nombreux mouvements venant de tous les continents. Pour plus d'information : http://www.fstematico2012.org.br/index.php?link=23&acao=Ver&id=91

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Communiqué : Procès civil dans l'affaire Nestlégate, 24 et 25 janvier 2012 : que décidera la justice vaudoise ?

mar, 17/01/2012 - 07:30

Une plainte pénale avait en effet été déposée, et une action civile ouverte simultanément, après la révélation par la Télévision suisse romande le 12 juin 2008 du mandat que NESTLE avait donné à la société de sécurité privée SECURITAS pour infiltrer et espionner des membres d'attac-Vaud qui se réunissaient pour rédiger un livre sur la multinationale suisse (« Attac contre l'empire Nestlé », 2004). Une espionne avait rejoint le groupe en automne 2003 sous la fausse identité de « Sara Meylan ». Cette dernière a assisté à des réunions organisées dans le domaine privé des sept auteur-e-s, s'est procuré un accès à des informations confidentielles concernant aussi des personnes tierces et a rédigé des rapports détaillés sur la tenue des réunions et sur les personnes présentes à l'attention de NESTLE. Sur le plan civil, il est reproché principalement à NESTLE et SECURITAS d'avoir violé les droits de la personnalité des auteur-e-s du livre précité et de l'association Attac elle-même. Sur le plan pénal, plusieurs infractions contre le domaine secret et privé entraient en ligne de compte.

Durant l'enquête pénale, les deux entreprises ont prétendu que l'espionnage avait pris fin avec le départ de « Sara Meylan » en juin 2004. Toutefois, le 26 septembre 2008, Attac a découvert et dénoncé une autre agente de SECURITAS/NESTLE au juge d'instruction. Celle-ci participait toujours – sous son vrai nom – aux réunions d'attac-Vaud en 2008. Suite à cette découverte, les deux entreprises ont affirmé que cette deuxième espionne ne leur avait plus transmis de rapports secrets après 2005.

La révélation de l'affaire Nestlégate en été 2008 a fait grand bruit, entraînant la condamnation politique des agissements des entreprises par 62 conseillers nationaux et 12 conseillers aux Etats dans un manifeste (www.suisse.attac.org/76-parlementaires-signent-un-appel,1958). Même la Conseillère fédérale à la tête du Département fédéral de justice et police, Eveline Widmer-Schlumpf, avait condamné ces pratiques d'infiltration.

NESTLE a essayé de défendre l'espionnage en évoquant des questions de sécurité en lien avec le sommet du G8 à Evian, justification d'autant plus absurde que « Sara Meylan » avait rejoint le groupe, par ailleurs pacifique, en septembre 2003, soit bien après la fin du sommet du G-8 (1-3 juin 2003). Le Président du Tribunal civil qualifie par ailleurs dans une ordonnance de mesures provisionnelles du 8 août 2008 l'espionnage d'attac d' « illicite » et constate déjà qu'il y avait bel et bien eu « violation de la sphère privée des membres d'ATTAC-Suisse requérants et de l'association elle-même ».

La procédure pénale s'est conclue par un non-lieu en juillet 2009. Le juge d'instruction Jacques Antenen, se fiant par ailleurs largement à l'argumentation de NESTLE et SECURITAS, a estimé que la seule infraction susceptible d'être poursuivie, à savoir une contravention à la loi fédérale sur la protection des données, tombait sous le délai de prescription de trois ans. Ceci malgré le fait que la deuxième agente de NESTLE et SECURITAS était toujours présente à Attac en 2008.

Les 24 et 25 janvier prochains va reprendre le procès civil ouvert en juin 2008. Le procès est public et représente donc une occasion unique pour faire la lumière sur les agissements de NESTLE et SECURITAS. De nombreux témoins sont appelés à la barre, en particulier les agentes de SECURITAS qui ont récolté les informations et établi des rapports secrets sur Attac et ses membres espionnés et les employés de NESTLE destinataires de ces rapports. Le procès a lieu au Tribunal d'arrondissement de Lausanne au Palais de justice de Montbenon, les mardi et mercredi 24 et 25 janvier 2012 de 9 à17h.

La veille du procès, le 23 janvier 2012 à 20h à la Salle des Vignerons au Buffet de la Gare de Lausanne, Attac Vaud organise une conférence publique avec l'une des parties au procès civil et écrivaine de renom, Susan George, sur la question « Leur crise et nos solutions ».

Historique de la procédure : http://www.suisse.attac.org/Nestlegate-le-point-sur-la et pour plus d'informations : http://www.suisse.attac.org/-Nestle-a-espionne-Attac-via-

Contacts : Béatrice Schmid, 076'5656799 ; Barbara Rimml, 079'2031772

Deutsche Version

Attac press statement (english)

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Nestlégate : le point sur la procédure

lun, 16/01/2012 - 09:14

I. LE POINT SUR LA PROCEDURE PENALE (terminée en juillet 2009)

En date du 20 juin 2008, ATTAC-Suisse ainsi que plusieurs de ses membres auteur-e-s de l'ouvrage collectif « attac contre l'empire NESTLE » paru en mai 2004 à Lausanne, ont déposé une plainte pénale auprès du juge d'instruction cantonal vaudois, pour violation des article du code pénal protégeant le domaine privé (art. 179ss CPS) et violation de la loi sur la protection des données (LPD), ce contre toute personne qui aurait agi contrairement au droit employée par les entreprises SECURITAS et NESTLE.

Pour rappel, cette procédure pénale fait suite à l'émission TEMPS PRESENT diffusée à la TSR le 12 juin 2008, « SECURITAS. Un privé qui vous surveille », révélant qu'une employée de l'entreprise SECURITAS avait infiltré sous la fausse identité de « Sara MEYLAN » le groupe des auteur-e-s du livre précité. Cette employée appartenait au service « Investigation Services » de l'entreprise SECURITAS. L'espionnage était mené pour le compte de l'entreprise NESTLE. Selon TEMPS PRESENT, l'espionne de SECURITAS avait pour mission de rédiger des rapports détaillés des réunions du groupe des auteur-e-s. Elle avait en effet participé à ses réunions, y compris au domicile des auteur-e-s. Elle avait eu accès, par le biais d'une liste restreinte d'adresses électroniques, à l'ensemble des recherches menées par les auteur-e-s, à leurs sources et leurs contacts tant en Suisse qu'à l'étranger. L'espionne de SECURITAS avait ainsi collecté des données à l'insu des auteur-e-s de l'ouvrage précité par irruption dans leur sphère privée, dans le but de leur transmission à NESTLE.

L'émission MISE AU POINT de la TSR du 7 septembre 2008 a ensuite révélé qu'une autre employée de SECURITAS avait infiltré d'autres organisations, depuis 2002 et jusqu'en 2005 au moins, sous la fausse identité de Shanti MULLER. Cette dernière est aussi devenue la supérieure de « Sara MEYLAN ».

Durant le déroulement de l'enquête, SECURITAS et NESTLE ont fortement minimisé l'activité d'espionnage, ne renseignant pas spontanément l'autorité pénale sur son ampleur, sur les moyens utilisés, sur ses résultats et sa durée.

Le 26 septembre 2008, les plaignant-e-s ont dénoncé au juge d'instruction l'existence une troisième espionne de SECURITAS, cette fois sous son vrai nom, encore active au sein d'ATTAC en 2008. NESTLE et SECURITAS avaient d'abord prétendu que l'espionnage avait cessé au départ de « Sarah MEYLAN » en juin 2004 ; à la découverte de l'activité de cette troisième agente, elles ont ensuite prétendu que leur espionne n'avait pas rédigé des rapports confidentiels sur les activités des plaignant-e-s au-delà de l'année 2005.

Se fiant totalement aux déclarations de SECURITAS et NESTLE, le juge d'instruction cantonal a rendu une première ordonnance de non-lieu en date du 12 février 2009. Cette ordonnance a été annulée par le Tribunal cantonal vaudois sur recours des plaignant-e-s. Dans son recours, ATTAC Suisse et ses membres ont dénoncé le fait que la bonne foi de ces entreprises n'a jamais été mise en doute par le Juge d'instruction cantonal, lequel s'est reposé quasi exclusivement sur leur collaboration pour établir les faits. Dans le cadre de la procédure de recours, le Ministère public a constaté lui aussi que l'instruction menée par le juge d'instruction cantonal avait été lacunaire, et que plusieurs éléments méritaient d'être instruits plus avant, notamment afin de déterminer la durée de l'espionnage et son résultat.

Après un bref complément d'enquête, le juge d'instruction cantonal a rendu une seconde ordonnance de non-lieu en date du 29 juillet 2009, estimant qu'il n'y avait pas de place pour l'application d'une quelconque infraction dans ce dossier : la seule infraction pouvant entrer en ligne de compte selon lui, à savoir la violation de la loi sur la protection des données, se prescrivant par 3 ans.

Vu les obstacles rencontrés dans l'établissement de la vérité, les plaignant-e-s ont renoncé à former un nouveau recours contre cette seconde ordonnance de non-lieu.

Le livre « Affaire classée » du journaliste Alec Feuz, paru en 2009 aux Editions d'En bas à Lausanne, fait une analyse scrupuleuse et lucide de l'enquête menée par le juge d'instruction cantonal.,

II. LE POINT SUR LA PROCEDURE CIVILE (toujours pendante)

1. En juin 2008, ATTAC-Suisse ainsi que plusieurs de ses membres auteur-e-s de l'ouvrage collectif « attac contre l'empire NESTLE » paru en mai 2004 à Lausanne, ont ouvert action (voir chiffres 2 et 3 ci-après) auprès du Président du Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne contre les entreprises SECURITAS et NESTLE, pour violation des articles du code civil protégeant la personnalité contre toute atteinte illicite (art. 28ss CCS) et violation de la loi sur la protection des données (LPD).

Cette procédure civile fait également suite à l'émission TEMPS PRESENT diffusée à la TSR le 12 juin 2008, « SECURITAS. Un privé qui vous surveille ».

2. En date du 20 juin 2008, ATTAC-Suisse et ses membres espionnés par SECURITAS pour le compte de NESTLE ont d'abord saisi le juge civil d'une requête de mesures provisionnelles visant à assurer la conservation des preuves et la confiscation de tous documents, enregistrements, photographies sous forme informatique, manuscrite ou sonore résultant de l'espionnage. Pour que sa requête fût admise, ATTAC-Suisse et ses membres espionnés devaient rendre vraisemblable une atteinte imminente ou actuelle à leurs droits de la personnalité. ATTAC-Suisse et ses membres espionnés devaient également rendre vraisemblable que le comportement de NESTLE et SECURITAS au 20 juin 2008 faisait craindre sérieusement une atteinte future à leurs droits de la personnalité.

Or cette requête de mesures provisionnelles a été rejetée le 8 août 2008. Le 9 avril 2009, le Président du Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne a communiqué aux parties la motivation de sa décision. En substance, le juge civil a estimé qu'ATTAC-Suisse et ses membres espionnés n'avaient pas établi, au 8 août 2008, la vraisemblance d'une atteinte imminente, actuelle ou future à leurs droits de la personnalité. Le juge civil a estimé cependant « qu'il est permis de douter que la production (des documents résultant de la récolte de données) de NESTLE SA soit complète ». Sur la base des rapports confidentiels produits par NESTLE, l'espionnage d'ATTAC a été qualifié d'« illicite » par le juge civil. Dans sa motivation, le juge civil a en effet déjà relevé qu'il y avait bel et bien eu « violation de la sphère privée des membres d'ATTAC-Suisse requérants et de l'association ellemême ».

3. En date du 30 juin 2008, ATTAC-Suisse et ses membres espionnés ont saisi le même juge civil d'une action civile au fond, prenant les conclusions suivantes :
- I. ordonner à NESTLE et SECURITAS de communiquer le résultat complet de la surveillance et de la récolte d'informations dont les auteur-e-s du livre « attac contre l'empire NESTLE » ainsi que l'association ATTAC-Suisse ont fait l'objet par irruption dans leur sphère privée, y compris les informations sur l'origine des informations et données récoltées ;
- II. ordonner à NESTLE et SECURITAS de communiquer le but de la surveillance et de la récolte d'informations en question ;
- III. constater que cette surveillance et cette récolte d'informations par NESTLE et SECURITAS est illicite ;- IV. constater que cette surveillance et cette récolte d'informations par NESTLE et SECURITAS constitue une atteinte illicite à la personnalité ;
- V. ordonner la restitution du résultat complet de la surveillance et de la récolte d'informations par NESTLE et SECURITAS ;
- VI. faire publier le jugement par voie de presse et aux frais de NESTLE et SECURITAS ;
- VII. condamner NESTLE et SECURITAS à verser aux auteur-e-s du livre précité ainsi qu'à l'association ATTAC-Suisse un montant total de Fr. 27'000.- [3'000.- par plaignant] à titre de réparation morale.

Cette procédure, émaillée de plusieurs incidents qui l'ont retardée, est toujours pendante. L'audience préliminaire a eu lieu le 3 juin 2009.

L'audience d'instruction et de jugement aura lieu les 24 et 25 janvier 2012 auprès du Tribunal civil d'arrondissement de Lausanne. De nombreux témoins seront entendus, en particulier les employées de SECURITAS qui ont récolté les informations et établi des rapports confidentiels sur ATTAC-Suisse et ses membres espionnés, ainsi que les employés de NESTLE destinataires de ces rapports.

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Conférence sur les forfaits fiscaux et l'évasion fiscale

lun, 16/01/2012 - 08:44

Organisé par La Gauche Vaud

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Bottled Life - Nestlé ou la vérité sur le commerce de l'eau

ven, 13/01/2012 - 17:29

Le journaliste Res Gehriger s'apprête à jeter un coup d'œil derrière les coulisses de ce marché qui brasse des milliards. Nestlé se rebiffe. La direction de l'entreprise considère que c'est le mauvais film au mauvais moment. Mais le journaliste ne baisse pas les bras. Il entame un voyage de prospection, concentrant ses recherches aux Etats-Unis, au Pakistan et au Nigéria. Ce périple dans le monde de l'eau en bouteille met en lumière l'attitude et les stratégies du plus puissant groupe agroalimentaire mondial.

Site internet du film : http://www.bottledlifefilm.com

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Faut-il taxer les flux financiers : débat avec Magali Orsini

ven, 13/01/2012 - 09:26

La taxe Tobin, ou taxe sur les transactions financières, est prônée par l'Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens (ATTAC) qui en a fait son fonds de commerce et qui est maintenant défendue par un président de droite, Nicolas Sarkozy. A quelques mois de l'élection présidentielle française, ce n'est sans doute pas désintéressé de sa part. Reste que cette fameuse taxe, qui paraissait irréaliste il y a quelques années encore, gagne des adeptes.

Débat dans le journal du matin de la RSR, jeudi 12 janvier 2012.

Télécharger au format mp3 (durée 13 minutes - 12.4 Mo) :

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L'Europe, dépendante des terres des autres

jeu, 12/01/2012 - 20:20

Source du texte : http://www.amisdelaterre.org/IMG/pd...

Le rapport d'étude établit l'empreinte globale en terres, liée à l'importation de produits agricoles et forestiers, de l'ensemble des pays de l'Union européenne, ainsi que d'autres pays parmi lesquels les Etats-Unis, l'Australie, l'Inde et le Brésil. Cette étude atteste que la valeur de cette empreinte est un bon indicateur du niveau d'appropriation des ressources naturelles. Elle met en évidence l'ampleur de la consommation européenne en la matière ainsi que sa dépendance vis-à-vis d'autres régions du monde. Cette recherche nous enseigne que :

· L'Europe est le continent le plus dépendant en « terres importées ».

· Six des dix pays qui « importent » le plus de terres sont européens – Allemagne, Royaume-Uni, Italie, France, Pays-Bas et Espagne. L'Allemagne et le Royaume-Uni important chacun plus de 80 millions d'hectares par an.

· La consommation européenne moyenne en terres est de 1,3 hectare par personne, alors qu'elle n'est que de 0,4 hectare par personne pour des pays comme la Chine et l'Inde.

· Environ 60 % des terres utilisées pour répondre à la demande européenne en produits agricoles et forestiers sont situées à l'extérieur du continent.

· On peut gager que la demande européenne en terres a encore augmenté depuis 2004, dernière année pour laquelle des données sont disponibles. On peut également gager qu'elle va continuer à augmenter, du fait de la demande croissante de l'Europe en énergies issues de la biomasse et en agro-carburants.

1. Introduction

L'Europe importe chaque année des quantités massives de denrées alimentaires et d'autres produits en provenance du reste du monde. On peut mesurer les quantités importées, mais à quelles surfaces en terres ces quantités correspondent-elles ? Quelles surfaces sont uniquement affectées à la production de ces denrées et produits ?

La présente note est un résumé des points saillants de la nouvelle étude menée sur l'emprise exercée sur les terres des autres pays du monde par l'Europe pour répondre à ses besoins en produits agricoles et forestiers.

La notion d'empreinte en terres qui est utilisée représente la somme des terres qu'un pays consacre à sa consommation domestique et de celles qu'il “emprunte” aux autres pays du fait de l'importation de produits comme les denrées alimentaires ou les vêtements, déduction faite de celles consacrées aux produits d'exportation.

La feuille de route « Pour une Europe efficace dans l'utilisation des ressources » de la Commission Européenne [1] a émis le souhait que la consommation globale en terres de l'Europe soit partie intégrante du tableau des indicateurs appelés à mesurer l'utilisation en ressources de l'Europe, répondant ainsi à une exigence des Amis de la Terre Europe et du SERI, qui avaient engagé l'Europe à mesurer son empreinte en terres, eau, carbone et matières premières [1].

L'étude montre que les niveaux élevés de consommation en Europe et l'appétit pour des produits, comme la viande, les produits laitiers, le bois et les autres produits forestiers, particulièrement exigeants en surfaces, hisse l'Europe sur la plus haute marche en termes d'empreinte en terres.

Le choix de la production pour l'exportation peut avoir des effets bénéfiques pour l'économie nationale, mais il peut également être synonyme d'accaparement des terres, de perte en biodiversité, de destruction des milieux de vie des populations locales, de mainmise sur les ressources naturelles. Qui plus est, les inégalités d'accès à la terre se traduisent directement par des inégalités en termes d'accès à la santé et de qualité de vie. Ces inégalités ne pourront être réduites sans s'attaquer à la surconsommation, au risque de voir s'accroître encore la pression sur les terres.

L'empreinte en terres permet de déterminer précisément la demande globale en terres (surfaces, usages) et peut donc être utilisée pour identifier comment l'Europe – ou d'autres régions riches – peut réduire ses « besoins » en terres. Réduire les besoins en terres est la seule manière de garantir un monde plus équitable, et riche de biodiversité.

Ce document est un résumé des résultats les plus remarquables pour l'Europe – pour les résultats des autres pays, se reporter au rapport complet : voir références.

2. Comment l'empreinte en terres est calculée

La méthodologie retenue dans cette étude pour le calcul de l'empreinte nationale en “terres” s'appuie sur une combinaison des données relatives à l'affectation des terres produites par la FAO et des données sur les échanges de produits issues du Global Trade Analysis Project (GTAP). Seules les données relatives à la production de denrées alimentaires et de produits forestiers sont retenues. Ainsi les terres dédiées aux activités minières ou industrielles ne sont pas prises en compte. Cette méthodologie attribue la surface de terres utilisée pour la production des biens au pays destinataire/consommateur final desdits biens. Elle tient compte des terres qui peuvent être “incorporées” aux produits (comme par exemple les terres utilisées pour produire le fourrage destiné au bétail, lui-même destiné à la consommation de viande) et évalue, pour un même produit, la répartition entre les terres utilisées dans le pays destinataire final et les terres utilisées dans d'autres pays. Ainsi, ce système peut mettre en évidence les transferts de production dans d'autres parties du monde. Les calculs ont été effectués pour les années 1997 et 2004, le GTAP ne disposant pas de données plus récentes.

Notons que l'empreinte peut également être calculée pour chaque produit pris individuellement, mais cela supposerait d'utiliser une autre méthode, en cherchant à déterminer quelles terres sont réellement dédiées à chaque produit.

3. Résultats de la recherche

L'ensemble des résultats des pays de l'Union européenne sont récapitulés dans le tableau 1. L'ensemble des résultats sont disponibles dans le rapport complet. Quelques points clés à retenir :

3.1 Une demande européenne élevée

L'Europe est la deuxième région la plus consommatrice en terres. Les Etats-Unis arrivent en première position avec une consommation de 900 millions d'hectares (Mha), suivis par l'Europe avec 640 Mha. Cela signifie que l'Europe utilise l'équivalent de 1.5 fois sa propre surface. Juste après l'Union Européenne viennent la Chine (500 Mha) puis la Russie et les anciens pays du bloc soviétique avec 330 Mha.

3.2 L'Europe dépendante de terres importées

Les pays européens les plus dépendants en terres importées sont l'Allemagne et le Royaume-Uni. Chacun importe environ 80 Mha, dont 10 en provenance d'autres pays d'Europe et 70 de pays hors Union Européenne. Dans les deux cas, ces importations sont liées à la production, sur ces terres considérées comme importées, d'aliments pour le bétail destiné à la consommation de viande. L'Europe est le continent le plus dépendant en terres importées afin de satisfaire ses hauts niveaux de consommation. En 2004, sur une demande globale pour l'Europe des 27 estimée à 640 millions d'hectares, 375 étaient importés d'en dehors de l'Union Européenne. En d'autres termes, 58 % des terres utilisées pour satisfaire les besoins européens sont des terres extraeuropéennes – en majorité de Chine, de la Fédération de Russie, du Brésil et d'Argentine (voir la figure).

3.3 Une utilisation des terres très inégalitaire

Un Européen consomme en moyenne 1.3 hectare (ha) tandis qu'un Chinois ou un Indien ne dépassent pas 0.4 ha. En moyenne, un citoyen européen consomme six fois plus de terres qu'un Bengladi. [2]

La demande européenne par personne a augmenté entre 1997 et 2004. Les Pays-Bas par exemple ont doublé leur consommation de terres en moins de dix ans. D'autres pays, comme la Finlande, le Luxembourg et l'Irlande, ont également connu des augmentations significatives de leur demande par personne.

Il est important de noter que les données les plus récentes utilisées datent de 2004, soit avant l'augmentation des importations en agro-carburants et biomasse ; ce qui laisse présager d'une nouvelle augmentation de l'empreinte européenne en terres.

4. Conclusions

Les Amis de la Terre Europe et le SERI ont mis en évidence de nouveaux éléments révélant la dépendance de l'Union Européenne tant vis-à-vis de l'utilisation de ses propres terres que de celles d'autres pays. L'Europe importe de larges surfaces de terres, et sa consommation par personne est plus importante que pour la plupart des autres pays du monde. Or, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards de personnes en 2050. Il ne sera pas possible de pourvoir équitablement aux besoins mondiaux, sans une réduction significative de l'empreinte européenne.

Mais la demande en terres ne cesse de croître. L'augmentation des revenus dans des pays comme la Chine et l'Inde tirent cette croissance de la demande, notamment en raison de la consommation accrue de viande. Dans le même temps, l'Europe et d'autres régions ont mis un coup d'accélérateur à leur demande en agro-carburants et biomasse pour la production d'énergie, sans prendre en considération les effets à en attendre quant à leur empreinte en terres.

L'empreinte en terres de l'Europe a des impacts économiques majeurs. Les produits pour lesquels le facteur terre est un facteur de production important vont voir leurs coûts de production s'accroître – ce qui est déjà le cas pour les produits de base. L'augmentation des besoins en terres se traduit par un phénomène d'accaparement des terres, qui aura également des impacts sur le coût des importations européennes, sans compter les conséquences économiques, sociales et environnementales considérables pour les pays concernés.

3. Recommandations

Pour des raisons économiques, sociales et environnementales, l'Union Européenne doit prendre des mesures urgentes afin de développer des politiques cohérentes à même d'évaluer et de diminuer son empreinte en terres.

L'Union Européenne devrait :

• Mettre au point une méthodologie standard pour mesurer son empreinte en terres et publier les données nécessaires à cette évaluation.

• Anticiper l'évolution de l'empreinte en terres de l'Europe en demandant aux Etats Membres de publier annuellement sa propre empreinte en terres.

• Utiliser la mesure de l'empreinte en terres dans les évaluations d'impact de l'Union Européenne et de ses Etats Membres pour permettre la mise en place de politiques susceptibles de réduire l'empreinte européenne et de prévenir toute augmentation dans les Etats Membres.

• Soutenir les acteurs économiques et de la chaîne d'approvisionnement de l'Europe en leur donnant accès à une méthodologie claire et aux conseils nécessaires pour mesurer l'empreinte en terres de leurs produits (ainsi que leur empreinte en matières premières, en carbone et en eau).

• Développer une politique qui vise à réduire l'utilisation des ressources. L'importation virtuelle de terres (et des autres ressources) a un réel coût financier. Considérant que le prix des ressources est appelé à augmenter, cela ferait sens pour l'industrie de mesurer l'étendue de son empreinte et de chercher à la réduire.

• Lancer de façon urgente un processus visant à fixer des objectifs de réduction de l'empreinte en terres. Il est clair que cette empreinte doit diminuer. Il est possible de déterminer un objectif d'ici 2013, comme cela est suggéré dans la Feuille de route “Pour une Europe efficace dans l'utilisation des ressources”. Cela rendra l'économie européenne plus résiliente et réduira les impacts de l'Europe sur le reste du monde.

Références

Pour plus d'informations, le rapport complet est disponible ici :

www.foeeurope.org/publicatio...

Pour plus d'informations sur le travail des Amis de la Terre Europe sur Ressources et Consommation, se reporter à

http://www.foeeurope.org/resources

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Nicolas Sarkozy et la taxe Tobin : chat avec Thomas Coutrot

jeu, 12/01/2012 - 09:05

Tomas Coutrot explique que projet de Sarkozy « semble se résumer à la réintroduction de l'impôt de Bourse ... que le même Sarkozy avait supprimé en 2008. »

« La taxe Tobin, elle, s'appliquerait à l'ensemble des transactions financières, et pas seulement aux transactions sur les actions. Elle toucherait en particulier les transactions sur les devises, sur les marchés des changes, et sur les produits dérivés. C'est à cette condition qu'elle pourrait avoir un impact régulateur et diminuer vraiment le volume de la spéculation. » (...) « L'argent pourrait aussi servir à alimenter des fonds de lutte contre le sida ou les objectifs de l'ONU du Millénaire pour le développement. »

En fin de compte, Thomas Coutrot explique que les propositions de Sarkozy se révèlent n'être qu'un « coup médiatique » : « Une taxe Tobin n'est véritablement concevable qu'au plan européen. »

Le chat complet peut être lu sur le site d'Attac France : http://www.france.attac.org/articles/la-taxe-tobin-nest-veritablement-concevable-quau-plan-europeen

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Six semaines de vacances pour tous

jeu, 12/01/2012 - 00:00

Sans surprise, le Conseil fédéral et le Parlement ont rejeté l'initiative. Dans ce pays, chaque progrès pour les travailleurs et travailleuses a été acquis de haute lutte ; il en sera de même pour allonger le temps de vacances pour toutes et tous.

Augmentation de la charge de travail

Avec la mutation structurelle de l'économie, la charge au travail a massivement augmenté. Une étude du SECO sur le stress réalisée en 2010 montre qu'un tiers des travailleurs et travailleuses souffrent de stress chronique. C'est 7% de plus qu'il y a dix ans. Le Seco estime les coûts de la charge de travail élevée et du stress à 10 milliards de francs par an. Ce chiffre est à mettre en comparaison avec les six milliards que coûterait une semaine de vacances supplémentaire.

Une revendication historique

La diminution du temps de travail est une revendication historique du mouvement ouvrier qui a été un peu délaissée ces dernières années. En effet, les dernières baisses du temps de travail ont parfois été combinées avec une diminution des salaires. Pour ceux et celles, toujours plus nombreux, qui travaillent à temps partiel, le seul résultat a été une diminution du revenu ! Les working poor voient aussi leur situation se détériorer.

Dans d'autres cas, la réduction du temps de travail s'est effectuée sans embauche complémentaire et a représenté une augmentation de la charge du travail : effectuer les mêmes tâches dans un temps plus court. Ces deux phénomènes expliquent en partie le peu d'importance accordée à cette question par les syndicats ces dernières années, alors que la poussée du chômage justifierait une meilleure répartition du travail entre tous et toutes.

La productivité augmente plus vite que les salaires

Une autre explication est à chercher dans la faiblesse du mouvement ouvrier à résister à la pression du patronat en faveur de la diminution du coût du travail. Une semaine de vacances supplémentaire ne représente pourtant qu'une diminution du temps de travail d'environ 2%. C'est une charge plus que supportable pour les entreprises.

Si on compare l'évolution de la productivité et celle du salaire moyen entre 1992 et 2007, on voit que la productivité a augmenté de 21,5% et les salaires de 4,3% ; les travailleurs et travailleuses produisent aujourd'hui pour le même salaire beaucoup plus qu'il y a 20 ans. Pendant des années, les actionnaires et les managers se sont accaparés les fruits de la croissance. Il est temps que les travailleurs et travailleuses bénéficient aussi de cette augmentation de productivité. Des vacances plus longues constituent une participation légitime des travailleurs aux progrès réalisés par la productivité ces dix à vingt dernières années.

Lechim

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Echec de la COP17 à Durban

mer, 11/01/2012 - 23:53

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Tour de Lorraine 2012

mer, 11/01/2012 - 23:47

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