Le directeur général Pascal Lamy ouvrira la septième Conférence ministérielle de l’ OMC en disant : « L’unité fait la force ».
À la suite d’une manifestation mouvementée samedi passé à Genève, qui a été interrompue par des débordements, on démarre aujourd’hui la septième Conférence ministérielle de l’OMC. Vous pouvez voir quelques photos en cliquant sur le lien suivant :
http://www.flickr.com/photos/tni/sets/72157622896646142/
À la différence des Conférences ministérielles de l’OMC précédentes à Hong Kong (2005) et à Cancun (2003) celle-ci est beaucoup plus consciencieuse. On ressent que l’OMC est touché par la crise.
Depuis de nombreuses années, la Ronda de Doha n’aboutit à rien et cela ne va pas beaucoup changer avec cette Conférence de l’OMC. Alors que dans les années précédentes les pays membres de l’UE demandaient à leurs Ministres d’assister à cette Conférence pour surveiller le Commissaire de l’UE, cette fois-ci beaucoup ont envoyé des personnalités moins importantes. Le Ministre de l’économie canadien arrive brièvement pour la cérémonie et repart à nouveau demain.
Dans quelques minutes Pascal Lamy, PDG de l’OMC, va inaugurer la Conférence Ministérielle en commençant son discours par « L’unité fait la force ». Une fois encore il va expliquer que l’OMC et particulièrement les négociations du round de Doha sont la solution pour les crises économique, climatique, financières et pour la famine. Son objectif est de terminer cette Conférence ministérielle avec une déclaration politique des intentions des membres de l’OMC et en finir avec les négociations du round de Doha en 2010.
Nous, militants et représentants de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile, nous sommes ici en grand nombre, et nous maintenons notre position. Chaque jour, on réalise des actions qui montrent que l’OMC est la cause des crises. Notre principale critique est que si on en finit avec les négociations du round de Doha, par exemple, les gouvernements pourraient continuer avec la dérégularisation des marchés financiers ( les services financiers ont été libéralisés par le AGCS) et ainsi faire le contraire de ce qui devraient être obligés de faire. Ce phénomène a déjà donné ses premiers fruits. Depuis, Pascal Lamy essaye de prouver que la libéralisation des services financiers dans le cadre de l’AGCS n’a rien à voir avec la dérégularisation.

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