Mon voisin s'appelle Mad Max
Libération, 12/10/10 : 9 heures Les salariés de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) lancent les manœuvres pour arrêter la production. L'arrêt complet des installations prendra entre vingt-quatre et quarante-huit heures selon les unités. La grève avec arrêt de la production de carburant, reconductible par assemblée générale à compter de ce mardi matin, a été votée par les salariés du site le 9 octobre.
Toutes les raffineries de Total en France sont touchées, du débrayage symbolique d'une heure au blocage. Dans cinq des six raffineries, entre 50 et 80% du personnel posté ont cessé le travail.
Libération, 13/10/10 : Le groupe Total a annoncé mercredi qu’il allait arrêter ses six raffineries françaises en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites lancé mardi.
Le Monde, 14/10/10 : "(...) derrière la réforme des retraites, dockers et salariés des raffineries sont tous fortement inquiets pour l'avenir de leurs filiales respectives. Les premiers sont engagés dans un long bras de fer pour lutter contre la réforme portuaire, les seconds voient s'assombrir depuis des mois les perspectives des activités pétrolières en France, symbolisées par les turpitudes entourant l'avenir de la raffinerie Total de Dunkerque. Et pour tous, le projet de loi sur les retraites "est le bouchon qu'a fait sauter l'accumulation de la peur et des rancœurs, mêlant risques du chômage, conditions de travail et problèmes de salaires", résume-t-on à la Fédération Chimie Energie CFDT (FCE-CFDT).
Le Monde, 14/10/10 : Onze des douze raffineries françaises sont en cours d'arrêt en raison de la grève, dont les six du groupe Total. (...) Deux autres raffineries autour de l'étang de Berre, dans le sud de la France, sont affectées. (Voir note carte de la situation des raffineries). Certains terminaux, dont ceux de Fos-sur-Mer et de Montoir-de-Bretagne, sont bloqués.
Libération, 14/10/10 : «Nous avons ce qu'il faut pour au moins un mois» si les automobilistes ne font pas d'achats de précaution, a ajouté Bussereau [ministre des transports].
Selon Alexandre de Benoist [délégué général de l'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP).], les stocks commerciaux des industriels représentent environ huit jours d'approvisionnement. Au-delà, il faudra recourir aux stocks stratégiques de pétrole, selon lui.
Le Monde, 14/10/10 : "De toute façon, s'il dégainent les stocks stratégiques à l'échelle nationale, les grévistes se mettront à bloquer en masse les dépôts de carburants : ça ne changera rien", commente-t-on à la FCE-CFDT, pour qui tout "ne fait que commencer".
Un collègue, à la pause café à mon boulot, 14/10/10 : "Mon voisin a vu une flaque par terre, au niveau de son réservoir d'essence, ce matin. Quelqu'un a fait un trou à la perceuse dans son réservoir pour récupérer l'essence. Et il y a fait pareil à 3-4 voitures dans la rue..."


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