Compte rendu d'atelier : Comment produire notre alimentation avec moins de pétrole ?
Intervenants :
Iker Elosegi : salarié d'EHLG (chambre d'agriculture du Pays Basque)
Jon HARLOUCHET, producteur de yaourt et lait cru, farine de maïs
Prise de parole d'Iker Elosegi (EHLG)
Réflexion et anticipation sur le manque futur du pétrole :
-
Qu'est ce qui utilise du pétrole en agriculture ?
-
1/3 énergie directe : essence pour le tracteur...
-
2/3 indirecte : pesticides, engrais, plastique...
(La fabrication d'1kg d'engrais azoté = 1,7 kg de pétrole environ : pour capter l'azote de l'air vers le sol = chimie très couteuse en énergie)
-
Comment en sommes nous venus là ?
Depuis les années 40-50 après guerre, on a fait le choix d'un nouveau modèle agricole, basé sur des nouveaux objectifs d'après guerre :
-
besoin d'importation... puis objectif européen d'autosuffisance .
-
Produire la matière première basique destinée à nourrir les villes, suite à un transfert de population de l'agriculture vers l'industrie.
Ainsi besoin d'augmenter la productivité
Ce modèle est largement remis en cause, et touche à ses limites visibles au travers ses effets néfastes sur l'environnement. Et biaisé par un pétrole trop peu cher.
-
différents modèles sont possibles :
-
pâturage ou non ? Pâturage = nourriture sur place (herbe= moins couteux en énergie= solaire) des animaux /ou élevage en intérieur avec apport nourriture, fumier...
-
Nombre de passage du tracteur : certains 5 ou 6 d'autres 2 ou 3 pour l'exemple du maïs
-
Utilisation d'engrais ou non ? engrais ou plantes comme légumineuses pour fixer l'azote de l'air.
Prise de parole de Jon (producteur bio):
-
Remet en cause la généralisation d'un système, d'un modèle figé appliqué à tous terrains. Plus d'adaptation aux ressources locales, sources potentielles d'énergie...Les semences sont étudiées en centre de recherche et on cherche à reproduire les conditions du centre sur le terrain.
-
Remise en cause des semences élaborées pour un système énergivore (pesticide, sol pauvre+engrais...)
-
Le principal frein à un changement de modèle : culturel !
Croyances erronées entretenues par un lobbing qui communique après des agriculteurs, un enseignement « dogme »
Matthieu Doray qui travaille sur des tests dans les Pays de la Loire visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre en agriculture. (cf « virage énergie climat »)
Principales sources d'émotion de gaz à effets de serre :
-
Méthane des vaches
-
Protoxide d'azote : lors dépôts d'engrais chimiques
Leur travail, leurs tests montrent vite que pour réduire de manière conséquente ces émissions il faut remettre en question le système même de mode de production.
-
Côté carburant, peu de différence entre AB et conventionnel
-
Coté intrants (indirecte) : pesticides, engrais = grosse différence possible en travaillant sur ce point.
L'utilisation des micro-organismes pour fertiliser le sol permet un stockage naturel du carbone atmosphérique vers fertilisation du terrain
(fertilité naturelle : au niveau mondial les sols utilisés pour l'agriculture pourrait recapter 60 à 80% des gaz à effets de serre émis par l'agriculture grâce à ces micros organismes)
Questions :
L'enseignement des future agriculteurs ?
Évolution mais encore beaucoup de chemin, encore très orienté vers modèle conventionnel et présente peu alternatives possibles.
La consommation ?
Les consommateurs orienteront les agriculteurs
Les chiffres sur coût d'énergie pour production de la viande basée sur modèle énergivore
Label pour bétail nourri semences paysannes ?
Pas d'existence actuelle, valorisation de ce travail par circuits courts = connaissance des pratiques de l'agriculteur

La mauvaise nouvelle, c’est
La mauvaise nouvelle, c’est que le nombre de personnes souffrant de la faim n’a pas diminué,parce que les richesses de la Terre sont loin d’être réparties équitablement...
recados para facebook
Poster un nouveau commentaire