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Le 13 juin, toutes et tous dans la rue

De puissantes journées de manifestation et de grève ont eu lieu ces derniers mois en France et dans plusieurs autres pays européens. Cependant, ces mobilisations n'ont entraîné aucun infléchissement réel des politiques gouvernementales en France, en Europe, ou au plan international.

Et pendant ce temps-là, la crise continue :

- Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, 150 000 en meurent chaque jour ; cette crise alimentaire a été renforcée par la spéculation sur les produits alimentaires, des augmentations des prix de l'énergie...

- Le nombre de chômeurs monte en flèche dans tous les pays développés... En France les politiques sociales et fiscales demeurent, avec les mêmes objectifs gouvernementaux : travailler plus pour qui travaille, faire accepter à ceux et celles qui sont au chômage n'importe quel emploi, mal rémunéré, à temps partiel, avec la menace de suppression des indemnités de chômage.

Pas de justice sociale, des inégalités croissantes parmi les populations et entre les peuples, pas de volonté de redresser la dégradation de l'environnement qui pénalise les plus pauvres... cela veut dire qu'il n'y pas de changement fondamental de politique. Certes, on a fait semblant de s'attaquer aux paradis fiscaux, de lutter pour une plus grande transparence des marchés ; on a même repris les idées d'Attac en évoquant une taxe à instaurer sur les transactions de change pour aider au développement... mais tout cela est d'une faiblesse intolérable au vu des problèmes.

Ne pas payer la crise, c'est une chose qui est déjà bien...

Cela veut dire qu'il faut refuser que celle-ci soit l'occasion de nouvelles remises en cause des droits, et d'une dégradation plus importante de la situation de ceux et celles qui travaillent, des chômeurs, chômeuses, des retraités et pas des retraitées ? JMH. qui sont au chômage ou à la retraite.

... mais il faut aussi mettre le système hors d'état de recommencer

- De quelle reprise est-il question pour demain ou après-demain ? Celle qui va permettre de réaliser des nouveaux profits gigantesques sur les marchés ? d'accroître les inégalités sociales dès que stock-options et parachutes dorés seront à nouveau légitimes ?

- Nous ne voulons pas non plus que revienne une croissance économique qui ne connait n'a en vue qu'une forme de richesse produite, celle qui rapporte, et que nous avons critiquée depuis des années car elle ne tient compte ni des besoins sociaux, ni des nécessités écologiques.

Pour Attac la crise doit être l'occasion de rompre avec les anciennes politiques :

- établir un revenu minimum et un revenu maximum,

- mettre en place une fiscalité qui permette de répondre à l'ensemble des besoins sociaux,

- contrôler les capitaux pour empêcher ceux-ci d'échapper aux impôts et de favoriser le dumping fiscal, pour bloquer l'évasion fiscale et le dumping fiscal

- engager un développement basé d'abord sur les besoins sociaux et écologiques, ce qui implique des reconversions et une relocalisation des emplois.

Nos mobilisations communes dans cette période doivent être l'occasion de revendiquer et de débattre ensemble sur ces enjeux fondamentaux.

Au-delà de cette journée, Attac participera, souvent avec d'autres associations à différentes plusieurs initiatives cet été :

- manifestations contre les paradis fiscaux en Suisse, à Monaco, en Andorre au moment du passage du Tour de France ;

- AlterTour pour une planète "sans dopages" ;

- manifestation mobilisations entre le premier et le 9 aout contre le projet d'aéroportavec le "camp climat" à Notre-Dame des Landes en Loire-Atlantique (semaine de résistance et camp climat)

lancement d'une campagne "Changez de banque" parce que nous ne sommes pas prisonniers des établissements financiers qui ont conduit à la situation présente.

 

vive moi!

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