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Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Mouvement d'éducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations… Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 10 000 membres et plus de 100 comités locaux.
Aktualisiert: vor 2 Stunden 3 Minuten

Conférence de presse commune : justice sociale et climatique !

vor 2 Stunden 30 Minuten

Samedi 8 décembre était orgnisée une conférence de presse commune devant la gare Saint-Lazare, à la suite de l'appel lancé dans le journal Libération, « Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer ».

Retrouvez le live Facebook d'Attac France ci-dessous.

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L'enfumage de Macron pour préserver les riches.

Mo, 10/12/2018 - 23:32

Alors que l'ensemble du pays est parcouru d'une puissante aspiration à plus de justice sociale et fiscale, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé, après trois semaines de silence, mais refuse de changer de cap.

Derrière quelques mesures « sociales » qui cachent un affaiblissement de la protection sociale et le refus d'une augmentation générale des salaires, Emmanuel Macron a surtout confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF, Flat tax, Exit tax, etc), son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) et la poursuite de la baisse des dépenses publiques au détriment de la présence et de la qualité des services publics.

Communiqué d'Attac France :
« Annonces de Macron : un enfumage pour préserver l'injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches »

Kategorien: Attac Planet

Annonces de Macron : un enfumage pour préserver l'injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches

Mo, 10/12/2018 - 23:09

Alors que l'ensemble du pays est parcouru d'une puissante aspiration à plus d'égalité sociale et fiscale, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé, après trois semaines de silence, mais refuse de changer de cap.

Derrière quelques mesures « sociales » qui cachent un affaiblissement de la protection sociale et le refus d'une augmentation générale des salaires, Emmanuel Macron a surtout confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF, Flat tax, etc), son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) et la poursuite de la baisse des dépenses publiques au détriment de la présence et de la qualité des services publics.

L'exécutif pense-t-il vraiment pouvoir se sortir d'une crise sociale et politique majeure en accélérant la mise en œuvre d'une politique largement rejetée dans le pays ?

Emmanuel Macron est toujours le Président des ultra-riches : il a fait le choix de préserver les intérêts des 1% les plus riches en ne revenant pas sur la suppression de l'ISF, l'allégement de l'Exit tax ou l'instauration de la Flat tax. Contrairement à ce qu'il prétend, l'exécutif n'a pas écouté les exigences populaires exprimées depuis des semaines en faveur de mesures fiscales plus redistributives : il maintient le cap d'une politique profondément inégalitaire et inefficace qui grève le budget de l'État.

L'annonce d'une hausse du SMIC de 100 euros est une véritable arnaque puisque le SMIC n'est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du SMIC. Le salaire perçu va augmenter via la hausse de la prime d'activité, qui était déjà dans les tuyaux. Magnifique tour de passe-passe que tente le Président. Plutôt que de faire financer les hausses de salaires par les entreprises, il fait payer les contribuables. La défiscalisation des heures supplémentaires profitera d'ailleurs aux salarié·e·s les mieux payé·e·s et qui ont la possibilité d'en faire. C'est par ailleurs des ressources en moins pour le budget de l'État. La désocialisation conduira mécaniquement à une fragilisation de notre système de protection sociale »

Les populations les plus en difficulté sont par ailleurs oubliées : aucune augmentation des minimas sociaux n'a été annoncée, tandis que les retraites ne sont toujours pas indexées sur le coût de la vie, une revendication exprimée depuis plusieurs semaines. Étudiant·e·s et lycéen·ne·s, mobilisé·e·s dans la rue et largement réprimé·e·s, sont complètement ignoré·e·s par l'exécutif.

Emmanuel Macron s'entête à poursuivre une politique qui consiste à basculer la fiscalité des entreprises sur les ménages et à préserver les intérêts acquis des multinationales (CICE, CIR, etc) et de leurs actionnaires ; alors que les investissements-climat des entreprises françaises stagnent depuis plusieurs années et pourraient même baisser en 2018, l'exécutif rate l'occasion de réorienter, par voie réglementaire et fiscale, les investissements privés vers la transition écologique et ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays qui sont reparties à la hausse

En refusant de réduire structurellement les inégalités fiscales et sociales dans le pays, Emmanuel Macron confirme avoir endossé son costume de « Président des riches » au détriment des intérêts des plus pauvres et plus précaires, mais également au détriment d'une politique de transition écologique chaque jour plus nécessaire. La baisse confirmée de la dépense publique ne pourra qu'aggraver la situation des services publics et de la protection sociale. La poursuite de son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) illustre le mépris et l'incompréhension du gouvernement envers les mobilisations en cours. De plus, Emmanuel Macron n'hésite pas à faire un appel du pied à l'extrême-droite sur la question de l'immigration pour tenter de détourner la colère sociale actuelle.

Le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées. Attac France appelle ses adhérent·e·s, et ses comités locaux à rester mobilisé·e·s et être présent·e·s dans les mobilisations des jours à venir, notamment le vendredi 14 à l'appel d'organisations syndicales et samedi 15 décembre à l'occasion de l'acte 5 du mouvement des « gilets jaunes », pour exiger plus de justice sociale, fiscale et écologique.

Crédits photo : Brice Le Gall

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Le 8 décembre nous étions dans la rue aux marches pour le climat et avec les gilets jaunes

Mo, 10/12/2018 - 18:24

Samedi 8 décembre, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour exprimer leur rejet de la politique menée par Emmanuel Macron et leur exigence de plus de justice sociale, fiscale et climatique.
En pleine COP24, les marches pour le climat, malgré les pressions et intimidations du Ministre de l'intérieur, de certains préfets et de plusieurs maires pour les annuler, se sont déroulées sans encombre et ont, à de nombreuses reprises, réussi à faire la jonction entre justice sociale et climatique. Souvent derrière le mot d'ordre « Fin du monde et fin de mois, même combat ».

Les comités locaux d'Attac se sont efforcés de faire le lien entre les mobilisations des « gilets jaunes » et les marches pour le climat.
Ce 8 décembre, date fixée il y a plusieurs semaines, plusieurs comités locaux d'Attac ont organisé des actions dans le cadre de la campagne #PasAvecNotreArgent afin d'interpeller sur la responsabilité des banques et du gouvernement dans l'aggravation des dérèglements climatiques. « L'argent pour la transition écologique et sociale existe », a-t-il été rappelé à cette occasion.

Vous retrouverez dans cet article un rapide tour d'horizon des mobilisations de ce samedi avec les retours (photos, articles de presse, compte-rendus) des comités locaux d'Attac.

Sommaire Aix-en-Provence

A la #MarchePourLeClimat à Aix en Provence, 1300 manifestant.e.s et une belle convergence avec les #GiletsJaunes pour affirmer le lien entre #JusticeSociale et #JusticeClimatique pic.twitter.com/zeY8BamITS

— Raphael Pradeau (@raphpradeau) 8 décembre 2018

En direct de la marche pour le climat à Aix-en-Provence https://t.co/bVqajBPLpL

— Attac France (@attac_fr) 8 décembre 2018

JPEG - 147.2 koArles

Très belle manifestation #Climat #8Decembre à Arles. Près de 600 personnes au pied des arènes. pic.twitter.com/7iBjv6M9ON

— Attac - Pays d'Arles (@Attac_Arles) 8 décembre 2018

Beauvais et Compiègne JPEG - 175 ko JPEG - 155.8 ko

« Des marches pour le climat à Beauvais et Compiègne malgré l'interdit », le Courrier picard.

« Nous nous sommes retrouvés à une centaine à la gare. Nous avions pris acte que la manifestation était interdite, raconte Thierry Patinet, président départemental d'Attac. D'un commun accord, nous nous sommes demandé pourquoi, nous n'irions pas manifester. Lire la suite

Dax

#IlEstEncoreTemps #8Decembre #MarchePourLeClimat @attac_fr A Dax dans les Landes, pas 2000, nous, loin de là, mais plus que d'habitude, on espère qu'on sera encore plus à la 3è pour faire chauffer le climat devant les banques en leur chantant qu'"on veut survivre" ! pic.twitter.com/z4RgrLRUre

— Attac Landes CôteSud (@AttacLandesCS) 8 décembre 2018

En Haute Savoie

« A travers le département, ils ont marché pour le climat », le dauphiné

La Roche-sur-Yon

« La Roche-sur-Yon. 300 personnes réunies pour le climat », Ouest France

Lannion Le Mans

« La marche pour le climat côte à côte avec les Gilets jaunes »

Lille Lyon

« Près de 10 000 personnes aujourd'hui à Lyon à la marche pour le climat et la justice sociale. Avec du vert du jaune du rouge....des citoyens des associations des syndicats et des partis politiques tratant et expliquant leurs positions , pas de drapeaux partisans.
Beaucoup de bruit tout au long de la marche : clochettes,casseroles, groupes musicaux dont cuivres. Et prises de parole dont celle d'Attac que nous avons portée au micro. Les nombreuses interventions appelaient à la convergence des luttes. »

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« Pas de transition écologique sans justice sociale. Ce samedi 8 décembre, une trentaine de militant·e·s d'Attac ont organisé une action de désobéissance civile à Mâcon. Ils sont allés nettoyer symboliquement les agences de la Société générale, de BNP Paribas et du Crédit agricole du financement des énergies fossiles. La trentaine de militant·e·s a rejoint le rendez-vous de la marche climat sur l'esplanade Lamartine et c'est à près de 80 que les manifestants sont allés nettoyer les agences bancaires.

Ils ont défilé dans les rues de Mâcon au son de : Financer les énergies fossiles #Pas avec notre argent ! Pas de justice climatique sans justice sociale ! Pas de justice sociale sans transition écologique ! »

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« Manche. 1 130 marcheurs pour le climat », Ouest France

Marseille Metz

A #Metz aujourd'hui.#MarchePourLeClimat#ClimateAlarm #PasAvecNotreArgent@attac_fr pic.twitter.com/5fw4O4yTxo

— Attac Moselle (@AttacMoselle) 8 décembre 2018

#MarchePourLeClimat #metz #attac @AttacMoselle pic.twitter.com/d5I9PSfgIC

— Lycoris (@RougeLycoris) 8 décembre 2018

Attac colle des slogans sur la vitrine de la société générale place de la république #metz #MarchePourLeClimat pic.twitter.com/gfWhulqhtm

— Rémy (@remloup) 8 décembre 2018

MontélimarNantes

Aujourd'hui à #Nantes un collectif composé d'associations, syndicats et partis politiques ont convergé avec la #MarchePourLeClimat puis les #GiletsJaunes !
Justice #sociale et #climatique ,même combat ! ????✊ pic.twitter.com/Sq7CfI7kJ8

— Attac 44 (@44Attac) 8 décembre 2018

Nîmesà Paris

La journée a débuté par une conférence de presse commune devant la gare Saint-Lazare, à la suite de l'appel lancé dans le journal Libération, « Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer »

Le journal de 8h de France culture, du dimanche 9 décembre, France culture

Le live de l'Humanité pendant la « marche climat »

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Fin du monde et fins de mois, pour nous, c'est le même combat

Sa, 08/12/2018 - 19:21

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi partout en France pour exprimer leur colère commune contre l'injustice fiscale, l'injustice sociale et l'injustice écologique. Cette colère s'exprime aussi contre la surdité d'un gouvernement incapable de répondre, en même temps, à la fin du monde et aux fins de mois, sans les opposer. Les gilets jaunes ont montré la voie : la confrontation et la ténacité de la mobilisation citoyenne a conduit l'exécutif à abandonner des mesures injustes et inefficaces. Pour obtenir un changement de cap, il nous faut enfoncer le clou, tout.es ensemble !

Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France, « nous nous félicitons de voir qu'il y ait autant de villes, de villages et de moments où les gilets jaunes, les gilets verts et les sans gilet se sont retrouvés, ensemble pour exprimer leur détermination contre un exécutif jusqu'ici incapable de répondre à la colère sociale et aux impératifs écologiques. La jonction observée aujourd'hui est un fait politique majeur et doit conduire Emmanuel Macron à changer de cap ».

« Malgré les intimidations et appels à ne pas manifester, totalement injustifiés, le mouvement citoyen pour la justice climatique n'est pas rayé de la carte, constate Maxime Combes, porte-parole d'Attac sur les questions climatiques. Il a au contraire démontré sa volonté de rester mobilisé dans la rue contre des politiques libérales et productivistes qui nous conduisent dans le mur. L'écologie de marché d'Emmanuel Macron, injuste et inefficace, est désavouée. Ne pas changer de cap serait une folie : les politiques menées contre "la fin du monde" doivent améliorer les "fins de mois" du plus grand nombre ».

A l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac rappelle que « la transition écologique ne peut pas se faire sur le dos des ménages les plus modestes : pas de transition sans justice sociale a-t-il été rappelé lors des nombreuses actions de désobéissance civile organisée ce samedi 8 décembre dans plusieurs villes de France, pour exiger que les banques privées et la Caisses des dépôts et consignations désinvestissent enfin des énergies fossiles et financent la transition écologique. L'argent pour la justice sociale et écologique existe ».

Attac France poursuivra son action pour obtenir le rétablissement de l'ISF, l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et une véritable politique contre l'évasion fiscale pour répondre à l'injustice fiscale. La revalorisation du SMIC, des retraites et des minimas sociaux, ainsi que l'égalité salariale hommes femmes doivent être décidés immédiatement pour répondre à la justice sociale. Enfin, taxer les pollueurs industriels jusqu'ici largement exonérés, faire refluer les investissements dans les énergies fossiles et développer les services publics, transports et activités économiques de proximité sont les voies à suivre pour répondre à l'injustice écologique.

Photo : www.bricelegall.com

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De l'argent pour la transition écologique, il y en a !

Sa, 08/12/2018 - 11:27

Ce samedi 8 décembre, à 11h, 50 militant·e·s d'Attac ont occupé l'agence BNP Paribas d'Aix-en-Provence (13) et mené une action devant le Crédit agricole (fermé exceptionnellement).

En ce jour de mobilisation des gilets jaunes et de marches pour le climat, Attac a souhaité affirmer que la nécessaire transition écologique ne peut se faire sans justice sociale et justice fiscale. Le gouvernement dit chercher des milliards d'euros pour financer la transition écologique ? Par cette action de désobéissance civile, Attac montre que cet argent existe !

Les banques financent massivement les énergies fossiles, responsables des émissions de gaz à effet de serre. De récents rapports d'Oxfam et des Amis de la Terre [1] montrent que, depuis la COP 21, BNP-Paribas et Crédit agricole ont réduit leurs financements des énergies renouvelables et ont augmenté les financements des énergies fossiles ; ce sont les deux banques françaises les plus impliquées dans le financement du charbon, gaz et pétrole. Attac demande au gouvernement de contraindre les banques à adopter des financements responsables : plus un euro de plus ne doit aller aux énergies fossiles !

Les militant·e·s dénoncent en particulier l'utilisation qui est faite par les banques de l'épargne du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), dans le cadre de la campagne nationale #PasAvecNotreArgent, à l'initiative d'Attac France et de 350.org, qui a déjà recueilli plus de 15 000 soutiens sur une pétition en ligne [2].
24 millions de français détiennent un LDDS, cette épargne est collectée à hauteur de 60% par la Caisse des Dépôts et Consignations et 40% par les banques privées. Pour les banques privées, 80% de cet argent est fléché vers le financement des PME, qu'elles aient des activités soutenables ou pas, 10% vers les travaux d'économies d'énergie dans les bâtiments anciens et 10% dont nous ne connaissons pas l'utilisation. Malgré nos demandes [3], BNP-Paribas et Crédit agricole sont incapables de nous garantir que l'épargne collectée sur les LDDS ne sert pas à financer des projets destructeurs du climat [4]. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a lui-même reconnu le 27 novembre, à l'occasion du Climate Finance Day, qu'il y avait « un peu tromperie sur la marchandise » sur le LDDS [5]. Attac demande au gouvernement de modifier la réglementation pour que 100 % de l'argent collecté sur les LDDS finance la transition écologique.

Attac rappelle enfin que les banques sont un rouage essentiel de l'industrie de l'évasion fiscale, qui représente chaque année en France un manque à gagner pour les caisses de l'État d'au moins 60 milliards d'euros. BNP-Paribas et Crédit agricole sont particulièrement impliquées dans ce scandale, puisqu'elles ont respectivement créé 782 et 1005 sociétés offshore dans les paradis fiscaux [6].

Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac France, a expliqué au cours de cette action qu'« à l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, Attac veut mettre en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques. La transition écologique ne peut pas se faire sur le dos des pauvres : pas de transition sans justice sociale ! »

[1] https://www.oxfamfrance.org/rapports/banques-francaises-les-fossiles-raflent-la-mise/ et http://www.amisdelaterre.org/Rapport-trois-ans-apres-la-COP21-les-banques-francaises-financent-toujours-plus.html

[2] https://france.zerofossile.org/ldds/

[3] https://france.attac.org/IMG/pdf/tablo.pdf

[4] https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/350-org-et-attac-ecrivent-aux-banques-au-sujet-du-ldds

[5] https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/assez-d-incantations-nous-passerons-a-l-action-lors-de-la-cop24

[6] https://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp-opening-vaults-eu-banks-tax-havens-270317-fr.pdf

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Offre d'emploi : Communication et développement de la communauté des adhérent·e·s et donateur·trice·s (CDD janvier-juin 2019).

Fr, 07/12/2018 - 15:36

Communication et développement de la communauté des adhérent·e·s et donateur·trice·s (CDD janvier-juin 2019).

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Offre de stage “Appui aux campagnes” : février-août 2019

Fr, 07/12/2018 - 15:31

L'association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne (Attac) a été créée en 1998
et compte aujourd'hui en France près de 10 000 adhérent·e·s et une centaine de comités locaux. Elle fait
partie d'un réseau international présent dans une trentaine de pays. Association altermondialiste
d'éducation populaire, Attac s'engage pour un désarmement de la finance et pour des alternatives
solidaires et écologiques.

Contexte du poste :
L'association Attac recherche un·e stagiaire qui rejoindra son équipe salariée en appui à la coordination des
mobilisations et actions mises en oeuvre dans le cadre des campagnes de l'association. Attac porte des
campagnes sur les enjeux de la finance, de l'écologie, des accords de libre-échange, des questions
sociales et internationales. Ces campagnes sont menées sur le terrain par les comités locaux et militant·e·s
d'Attac qui diffusent des outils et mettent en oeuvre les actions.
En 2019, Attac sera investie sur plusieurs campagnes dont : campagne “Des droits pour les peuples, pas
pour les multinationales” (évasion fiscale, traité contraignant, accords de libre-échange) ; campagne à
l'occasion des élections européennes ; mobilisation contre le projet de réforme des retraites ; mobilisation
dans la perspective du Sommet du G7 à Biarritz fin août.

Activités principales du·de la stagiaire :
En lien avec les membres de l'équipe et les animateur·trice·s des espaces thématiques, le/la stagiaire aura
notamment pour mission :

  • de participer à l'organisation des actions et mobilisations définies dans le cadre des campagnes de l'association et d'appuyer l'organisation d'événements au niveau national ;
  • de contribuer à l'élaboration et à la diffusion des outils de campagne (kit militant, tracts, brochures, mails d'information, etc.) ;
  • de contribuer à la communication web sur les campagnes (alimentation site et réseaux sociaux) ;
  • d'appuyer l'organisation d'activités par les comités locaux et militant·e·s dans le cadre des campagnes : événements, actions, diffusion d'outils, formations, mobilisation et recherche d'intervenants, valorisation et partage d'expériences, réponse aux sollicitations.

Profil :
Ce stage est proposé à des étudiant·e·s de niveau Master 1 ou 2 dans les domaines
suivants : communication/évènementiel, gestion de projet, sciences politiques, relations internationales.
Qualités et compétences attendues :

  • intérêt pour les grandes questions portées par l'association,
  • motivation pour le travail en milieu associatif
  • formation et/ou expérience dans l'organisation d'évènements et/ou la communication
  • très bonnes qualités rédactionnelles
  • bonne culture des réseaux sociaux, si possible connaissance de l'outil web Spip
  • autonomie, capacité d'initiative, sens de l'organisation et goût du travail en équipe

Conditions :
Convention de stage obligatoire. Durée du stage : février à fin août 2019 (6 à 7 mois)
Indemnité : 600 euros/mois + remboursement de 50% de la carte de transport + tickets restaurant
Lieu : siège d'Attac (Paris 11e).
CV et lettre de motivation à envoyer jusqu'au 16 décembre 2018 à recrutement@attac.org

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Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer

Fr, 07/12/2018 - 12:05

A l'initiative d'Attac et de la Fondation Copernic, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur·es, universitaires ou artistes appellent à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.
Tribune publiée dans le journal Libération.

Le mouvement des gilets jaunes met dans le débat public l'ensemble de la politique sociale du gouvernement. Plus largement ce sont les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies qui sont en cause. Fins de mois de plus en plus difficiles, précarisation toujours accrue du travail, injustice fiscale, logements chers, conditions de vie qui se détériorent, telle est la situation subie par la majorité de la population. Ce qui touche en particulier les femmes, très nombreuses à se mobiliser dans ce mouvement. Dans le même temps, l'évasion fiscale n'a jamais été aussi importante et les plus riches se sont vus offrir de multiples allègements d'impôts : suppression de l'ISF, flat tax de 30 % pour les revenus du capital qui ne sont plus soumis à l'impôt progressif, baisse de l'impôt sur les sociétés… Dans ces conditions, l'augmentation des taxes sur les carburants est apparue comme « la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ».

En dépit d'une tentative de mainmise de l'extrême droite sur le mouvement, celui-ci se caractérise par son auto-organisation horizontale et pose l'exigence d'une démocratie réelle contre une présidence autoritaire et méprisante. A l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, ce mouvement met également en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques : les plus grands pollueurs sont exonérés de tout effort, les principales causes du réchauffement climatique ne sont pas traitées, la casse des services publics et des commerces de proximité et l'étalement urbain se poursuivent, les alternatives en matière de transport en commun ne sont pas développées. Le modèle du logement social en France est en mis en péril par sa marchandisation au profit des grands groupes privés. Dans ces conditions, ce n'est certainement pas aux classes moyennes et populaires de payer la transition écologique.

La politique du gouvernement ne répond ni à la colère sociale ni aux impératifs écologiques. Le gouvernement laisse les multinationales et les lobbys productivistes n'en faire qu'à leur tête en privilégiant toujours plus leur intérêt propre et celui de leurs actionnaires au détriment du plus grand nombre et de l'avenir de la planète. Pendant des jours, le gouvernement a campé sur une posture intransigeante, refusant le moindre geste et clamant qu'il maintenait le cap et ce, malgré le fait qu'une énorme majorité de la population soutenait ce mouvement. Cette attitude a entraîné une exaspération croissante qui a conduit à des actes de violence dont le gouvernement pouvait espérer tirer parti. Cela n'a pas été le cas et le soutien de la population est resté massif.

Le gouvernement vient d'annoncer, entre autres, le gel, puis l'annulation de l'augmentation des taxes sur les carburants. C'est un premier recul mais c'est trop peu, trop tard, car c'est de toute la politique sociale et de ses conséquences économiques et écologiques qu'il faut discuter. Alors même que la jeunesse a décidé de se mettre en mouvement pour contester les choix éducatifs du pouvoir, c'est un changement de cap qu'il faut imposer. Pour commencer, il faut répondre aux revendications syndicales en augmentant le SMIC et en revenant sur le plafonnement de l'augmentation des retraites à 0,3%, rétablir l'ISF et taxer les multinationales, dont Total, les GAFA et les banques qui financent les énergies fossiles pour investir massivement dans l'isolation thermique des bâtiments et les énergies renouvelables.

C'est pourquoi, les soussigné.es, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur.es, universitaires, artistes, etc., soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Ils appellent la population à se mobiliser pour imposer une politique qui permette de mieux vivre, et à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.

Signataires :
  • Christophe Aguiton – membre d'Attac
  • Verveine Angeli – Solidaires
  • Cathy Apourceau-Poly – sénatrice PCF, Pas-de-Calais
  • Eliane Assassi – sénatrice, présidente du groupe CRCE
  • Antoine Atthalin – militant altermondialiste
  • Didier Aubé – Solidaires
  • Clémentine Autain – députée France Insoumise
  • Geneviève Azam – économiste, ancienne porte-parole d'Attac
  • Emmanuel Aze – porte-parole Confédération paysanne 47
  • Albena Azmanova – University of Kent, Brussels
  • Marinette Bache – conseillère de Paris, présidente de Résistance Sociale
  • Daniel Bachet – sociologue
  • Marie-Hélène Bacquet - politiste
  • Sebastien Bailleul – délégué général du CRID
  • Jacqueline Balsan – présidente du MNCP
  • Louis-Marie Barnier – sociologue du travail, conseil scientifique d'Attac
  • Francine Bavay – écologie sociale
  • Emmanuelle Becker – conseillère de Paris PCF
  • Esther Benbassa – sénatrice de Paris EELV
  • Nicolas Benies – économiste
  • Ugo Bernalicis – député France Insoumise
  • Sophie Béroud – politiste
  • Eric Berr – économiste atterré
  • Jacques Berthelot – économiste
  • Olivier Besancenot – porte-parole du NPA
  • Eric Beynel – co-délégué général Solidaires
  • Jacques Bidet – philosophe
  • Martine Billard – ancienne députée écologiste, oratrice nationale France Insoumise
  • Philippe Blanchet – universitaire, Rennes
  • Catherine Bloch-London – sociologue
  • Éric Bocquet – sénateur du Nord, PCF
  • Frédéric Bodin – Solidaires
  • Julien Boeldieu – syndicaliste CGT
  • Jérôme Bonnard – Solidaires
  • Claire Bornais – syndicaliste FSU
  • Hadrien Bortot – membre du Conseil National du PCF
  • Nicole Borvo Cohen-Séat – sénatrice honoraire
  • Paul Bouffartigue – directeur de recherche, CNRS
  • Edith Boulanger porte-parole du Mouvement de la Paix
  • Ali Boulayoune – sociologue
  • Philippe Boursier – professeur de SES, membre de la Fondation Copernic
  • Omar Brixi – médecin et enseignant en santé publique
  • Ian Brossat – adjoint de Paris, PCF
  • Céline Brulin – sénatrice de seine maritime, PCF
  • Alain Bruneel – député du Nord, PCF
  • Mireille Bruyère – économiste atterrée
  • Marie-George Buffet – députée de Seine-Saint-Denis, PCF
  • Laurent Cadreils – syndicaliste FSU
  • Claude Calame – historien, conseil scientifique d'Attac
  • Sílvia Capanema – conseillère départementale vice-présidente de Seine-Saint-Denis, historienne
  • Jean-Claude Chailley – secrétaire général de Résistance Sociale
  • Patrick Chamoiseau – écrivain
  • Vincent Charbonnier – syndicaliste SNESUP-FSU
  • Léo Charles – économiste
  • André Chassaigne – député Puy de Dôme, président du groupe GDR
  • Pascal Cherki – conseiller de Paris, Génération.s
  • Stéphanie Chevrier – éditrice
  • Patrick Cingolani – sociologue
  • Laurence de Cock – historienne, Fondation Copernic
  • Laurence Cohen – sénatrice Val de Marne, PCF
  • Patrice Cohen-Séat – président honoraire d'Espaces-Marx
  • Pierre-Yves Collombat – sénateur du Var
  • Maxime Combes – membre d'Attac
  • Eric Coquerel – député France insoumise et co-coordinateur du PG
  • Alexis Corbière – député France Insoumise
  • Sergio Coronado – militant écologiste
  • Jacques Cossart – économiste
  • Eric Coquerel – député France Insoumise et co-coordinateur du PG
  • Alain Couderc – militant AC !
  • Annick Coupé – secrétaire générale d'Attac
  • Pierre Cours-Salies – sociologue
  • Thomas Coutrot – économiste, ancien porte-parole d'Attac
  • Robert Crémieux – revue partage
  • Alexis Cukier – philosophe, université de Poitiers
  • Cécile Cukierman – sénatrice de la Loire, PCF
  • Alain Damasio – écrivain
  • Christian De Montlibert – sociologue
  • Christian Delarue – fonctionnaire d'État, syndicaliste CGT
  • Christine Delphy – sociologue
  • Pierre Dhareville – député des Bouche du Rhône, PCF
  • Cyril Dion – auteur, réalisateur
  • Emmanuel Dockes – professeur de droit
  • Jean-Michel Drevon – institut de recherche de la FSU
  • Clémence Dubois - porte-parole de 350.org France
  • Vincent Dubois – professeur de science politique, université de Strasbourg
  • François Dubreuil – EELV, Unis pour le climat
  • Olivier Dubuquoy – géographe, militant écologiste
  • Jean-Paul Dufregne – député de l'Allier, PCF
  • Cédric Durand – économiste
  • Simon Duteil – Solidaires
  • Stéphane Enjalran – Solidaires
  • Jean Baptiste Eyraud – porte parole du DAL
  • Colin Falconer – militant d'Ensemble
  • Patrick Farbiaz – écologie sociale
  • Didier Fassin – professeur de sciences sociales, Institut d'étude avancée, Princeton
  • Elsa Faucillon – députée des Hauts-de-Seine, PCF
  • Sélyne Ferrero – militante féministe
  • Caroline Fiat – députée France Insoumise
  • Gérard Filoche – membre de la Gauche Démocratique & Sociale
  • David Flacher – économiste, porte-parole du Mouvement Utopia
  • Fabrice Flipo – membre conseil scientifique d'Attac
  • Fanny Gaillanne – conseillère de Paris
  • Nicolas Galepides – secrétaire général Sud PTT
  • Yves-Jean Gallas – Mouvement de la Paix
  • Jean-Louis Galmiche – Solidaires
  • Isabelle Garo – enseignante
  • Pascal Gassiot – activiste
  • Alain Gaulon – universitaire, président de la fédération CNL du Val-de-Marne
  • Fabien Gay – sénateur de la Seine-Saint-Denis, PCF
  • Vincent Gay – syndicaliste Snesup-FSu
  • Bertrand Geay – sociologue
  • Didier Gelot – économiste, Fondation Copernic
  • Frédérick Genevée – historien
  • Susan George – présidente d'honneur d'Attac
  • Karl Ghazi – syndicaliste CGT
  • Vanessa Ghiati – conseillère régionale IDF, PCF - Front de Gauche
  • Jérome Gleizes – enseignant université Paris 13, EELV
  • Cécile Gondard-Lalanne – co-déléguée général Solidaires
  • Guillaume Gontard – sénateur de l'Isère, EELV
  • Pierre-Henri Gouyon – professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle
  • Michelle Greaume – sénatrice du Nord, PCF
  • Murielle Guilbert – Solidaires
  • Victoire Guillonneau - chargée d'organisation à 350.org France
  • Janette Habel – politologue, coprésidente de la Fondation Copernic
  • Nicolas Haeringer – chargé de campagne 350.org
  • Jean-Marie Harribey – co-président du conseil scientifique d'Attac et économiste atterré
  • Marie Haye – syndicaliste FSU
  • Ingrid Hayes – historienne
  • Odile Henry – sociologue
  • Anne Hessel – Nouvelle Donne
  • Hervé Heurtebize – syndicaliste FSU
  • Pamela Hocini – animatrice Espace des Luttes LFI
  • Robert Injey – membre du conseil national du PCF
  • Lucien Jallamion – République et Socialisme
  • Kévin Jean – président de Sciences Citoyennes
  • Fanny Jedlicki – sociologue
  • Esther Jeffers – économiste, co-présidente du conseil scientifique d'Attac
  • Florence Johsua – politiste, Université Paris Nanterre, membre de la Fondation Copernic
  • Anne Jollet – historienne, maîtresse de conférences à l'université de Poitiers
  • Isaac Joshua – économiste membre du conseil scientifique d'Attac et de la Fondation Copernic
  • Samy Joshua – universitaire
  • Marianne Journiac – République et Socialisme
  • Sébastien Jumel – député de Seine Maritime, PCF
  • Philippe Juraver – orateur national LFI, co-coordinateur Espace des Luttes LFI
  • Emma Justum – DIEM25
  • Fadi Kassem – pour le PRCF
  • Pierre Khalfa – économiste, Fondation Copernic
  • Michel Kokoreff – sociologue
  • Isabelle Krzywkowski – universitaire
  • L'1consolable – chanteur
  • Bastien Lachaud – député France Insoumise
  • Marie Lacoste – secrétaire du MNCP
  • Bernard Lacroix – politiste
  • Romain Ladent – militant associatif
  • Jean Lafont – mouvement écolo
  • Rose-Marie Lagrave – sociologue
  • Elie Lambert – Solidaires
  • Sandra Laugier – professeure de philosophie, Paris 1, Institut Universitaire de France
  • Pierre Laurent – sénateur de Paris, PCF
  • Michel Larive – député France Insoumise
  • Mathilde Larrère – historienne, membre de la Fondation Copernic
  • Pierre Laurent – sénateur PCF
  • Hervé Le Crosnier – éditeur
  • Patrick Le Hyaric – directeur de l'Humanité, député européen, PCF- GUE
  • Yann Le Lann – président d'Espaces Marx
  • Serge Le Quéau – membre du conseil scientifique d'Attac, membre de l'Union syndicale des Côtes d'Armor
  • Catherine Leclercq – sociologue
  • Jean-Paul Lecoq – député de Seine Maritime, PCF
  • Clément Lefevre – syndicaliste FSU
  • Remi Lefebvre – politiste
  • Sarah Legrain – secrétaire nationale du PG et membre de la Fondation Copernic
  • Arnaud Lelache – co-président Nouvelle Donne
  • Paul Lemonnier – FSU
  • Elliot Lepers – directeur de l'ONG le mouvement
  • Marie-Noëlle Lienemann – sénatrice de Paris
  • Daniel Linhart – sociologue
  • Pierre Lucot – membre du bureau national du mouvement Utopia
  • Frédéric Lordon – économiste
  • Elise Lowy – sociologue, mouvement écolo
  • Nicole Lozano – co-présidente Nouvelle Donne
  • Laurence Lyonnais – Ensemble Insoumis, candidate sur la liste Europe Insoumise
  • Pascal Maillard – syndicaliste FSU
  • Jean Malifaud – syndicaliste SNESUP-FSU
  • Jean-Claude Mamet – Ensemble !
  • Marc Mangenot – économiste, responsable associatif
  • Sophia Mappa – professeure honoraire, psychanalyste et consultante internationale
  • Jean-Christophe Marcel – sociologue
  • Myriam Martin – Ensemble, élue régionale France Insoumise
  • Gaëlle Martinez – Solidaires
  • Philippe Martinez – secrétaire général de la CGT
  • Christiane Marty – féministe, chercheuse
  • Gustave Massiah – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Sonia Masson – comédienne
  • Jean-Luc Mélenchon – député France Insoumise
  • Marilza de Melo Foucher – économiste et journaliste
  • Georges Menahem – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Roland Mérieux – Ensemble !
  • Julian Mischi – sociologue
  • Claire Monod – coordinatrice nationale Génération.s
  • Bénédicte Monville – conseillère régionale Île-de-France
  • Corinne Morel-Darleux – militante écosocialiste, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes
  • Frank Mouly – membre de la direction du PCF
  • Émilie Moutsis – artiste plasticienne
  • Erik Neveu – politiste
  • Evelyne Ngo – Solidaires
  • Roland Nivet – porte-parole du Mouvement de la Paix
  • Gérard Noiriel – historien
  • Alain Obadia – président de la fondation Gabriel Péri
  • Danièle Obono – députée France Insoumise
  • Pierre Ouzoulias – sénateur des Hauts-de-Seine, PCF
  • Ugo Palheta – sociologue et maître de conférences à l'université de Lille
  • Guillaume Pastureau – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Mathilde Panot – députée France Insoumise
  • Sébastien Peigney – Solidaires
  • Willy Pelletier – sociologue, membre de la Fondation Copernic
  • Stephane Peu – député de la Seine-Saint-Denis, PCF
  • Guillaume Pigeard de Gurbert – professeur de philosophie
  • Michel Pinçon – sociologue
  • Monique Pinçon-Charlot – sociologue
  • Carl Pivet – militant AC !
  • Dominique Plihon – porte-parole d'Attac
  • Emmanuel Poilane – président du CRID
  • Matthieu Ponchel – collectif Climat Social
  • Jean-François Ponsot – économiste atterré, professeur à l'université de Grenoble
  • Véronique Ponvert – syndicaliste FSU
  • Véronique Poulain – Solidaires
  • Christine Poupin – porte-parole du NPA
  • Philippe Poutou – porte-parole du NPA
  • Raphaël Pradeau – porte-parole d'Attac
  • Loïc Prud'homme – député France Insoumise
  • Christine Prunaud – sénatrice Côtes-D'Armor, PCF
  • Romain Pudal – sociologue
  • Serge Quadruppani – écrivain
  • Adrien Quatennens – député France Insoumise
  • Guillaume Quintin – animateur Espace des Luttes LFI
  • Josep Rafanell i Orra – psychologue et psychothérapeute
  • Christophe Ramaux – économiste
  • Jean-Hugues Ratenon – député France Insoumise
  • Philippe Reig – République et Socialisme
  • Emmanuel Renault – enseignant de philosophie, Université Paris Nanterre
  • Muriel Ressiguier – députée France Insoumise
  • Michelle Riot-Sarcey – historienne
  • Jean Rochard – producteur de musique
  • Daniel Rome – enseignant, militant altermondialiste
  • Roberto Romero – Responsable National du secteur international de Génération.s
  • Cécile Ropiteaux – syndicaliste FSU
  • Sabine Rosset – directrice de BLOOM
  • Fabien Roussel – secrétaire national du PCF, député du Nord
  • Sabine Rubin – député France Insoumise
  • François Ruffin – député France Insoumise
  • Jean-Michel Ruiz – conseiller régional IDF, PCF - Front de Gauche
  • Gilles Sabatier – membre d'Attac
  • Jean-Claude Salomon – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Catherine Samary – économiste altermondialiste
  • Diogo Sardinha – philosophe, ancien président du Collège international de philosophie
  • Pascal Savoldelli – sénateur du Val-de-Marne, PCF
  • Luc Schaffauser – syndicaliste CGT, République et Socialisme
  • Jean-Christophe Sellin – secrétaire national du PG et conseiller régional Occitanie
  • Nicolas Sembel – sociologue
  • Guillaume Sibertin-Blanc – professeur des universités, Paris 8
  • Denis Sieffert – Politis
  • Corine Siergé – APEIS
  • Cécile Sihouette – Ensemble !
  • Johanna Silva – membre du collectif La Fête à Macron
  • Patrick Simon – démographe
  • Danielle Simonnet – co-coordinatrice du PG et conseillère de Paris
  • Yves Sintomer – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Francis Sitel – Ensemble !
  • Philippe Sultan – membre de la Fondation Copernic
  • Bénédicte Taurine – députée France Insoumise
  • Jacques Testart – directeur honoraire de recherches à l'Inserm
  • Michel Thomas – professeur honoraire de médecine interne
  • Eric Thouzeau – conseiller régional de la Gauche démocratique et sociale (GDS)
  • Michel Thomas – professeur honoraire de médecine interne
  • Jean Tosti – professeur de lettres
  • Eric Toussaint – historien, politologue, porte-parole international du CADTM
  • Aurélie Trouvé – porte-parole d'Attac
  • Victor Vauquois – Partager c'est sympa
  • Christophe Ventura – rédacteur en chef de Mémoire des luttes et chercheur en relations internationales
  • Marie-Pierre Vieu – députée européenne PCF, Gauche Unie Européenne
  • Philippe Villechalane – APEIS
  • Emmanuel Vire – secrétaire général du SNJ-CGT
  • Christophe Voillot – syndicaliste Snesup-FSU
  • Louis Weber – syndicaliste, éditeur
  • Hubert Wulfranc – député de la Seine Maritime
  • Youlie Yamamoto – membre du collectif La Fête à Macron
  • Sophie Zafari – syndicaliste, FSU
  • Laurent Zappi – syndicaliste, FSU
  • Malika Zediri – APEIS

Crédit photo : Brice Le Gall

Kategorien: Attac Planet

Manger bio c'est bien, en finir avec les fermes usines c'est encore mieux !

Mi, 05/12/2018 - 19:37

Pour la justice sociale et le climat : mobilisations #ClimateAlarm le 8 décembre. Des manifestations ont eu lieu dans toute la France les 8 septembre et 13 octobre derniers, à l'appel de citoyen·ne·s, réseaux, mouvements, ou associations. Une nouvelle journée de manifestation aura lieu le samedi 8 décembre. Plus de 130 événements sont déjà répertoriés en France et à l'étranger. Cette mobilisation se prépare dans un contexte national particulier : la mobilisation des « gilets jaunes » contre l'augmentation des taxes sur le carburant et plus globalement contre la politique du gouvernement Macron, les injustices fiscales et leurs conséquences sur le pouvoir d'achat. Les gilets jaunes expriment, avant tout, les difficultés de vivre quand se cumulent les coûts croissants du transport pour toutes celles et ceux contraints de prendre leur voiture pour travailler ou accéder aux services publics, la hausse du prix du gaz, la baisse des aides au logement, l'augmentation de la CSG ou la baisse des pensions des retraité·e·s. Ils pointent également l'hypocrisie gouvernementale : en 2019, sur les 37 milliards de recettes des taxes sur les carburants seuls un peu plus de 7 milliards d'euros seront affectés à la transition écologique. Cette mobilisation se prépare aussi dans un contexte international particulier puisqu'au même moment aura lieu la COP24 (24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), organisée cette fois-ci en Pologne. Cette COP sera l'occasion de faire un triste bilan des engagements climatiques nationaux pris lors de la COP 21 à Paris : pas assez ambitieuses, trop lentes à se mettre en oeuvre, pas financées, les politiques climatiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. La société civile doit sonner l'alarme climatique pour dénoncer le dramatique retard pris par les États pour contenir le réchauffement climatique. Elle doit faire pression sur les gouvernements pour qu'une transition juste pour les peuples et la planète soit enfin mise en œuvre. Pour Attac, le 8 décembre marque aussi une nouvelle étape de la campagne #PasAvecNotreArgent : nous souhaitons mener des dizaines d'actions de désobéissance civile partout en France pendant la #COP24 pour exiger que l'argent du livret de développement durable et solidaire (LDDS) ne puisse plus contribuer à la destruction de la planète et à l'aggravation du réchauffement climatique.

Kategorien: Attac Planet

On veut faire cette jonction entre mouvements sociaux et mouvements écologistes

Mi, 05/12/2018 - 19:34

Le moratoire sur la taxe sur les carburants c'est trop peu, trop tard !

Aujourd'hui ce qu'exprime le mouvement des gilets jaunes ça va bien au delà. C'est une remise à plat de la politique sociale, fiscale et écologique du gouvernement. C'est cesser les politiques néolibérales qu'Emmanuel Macron a monté à un niveau exceptionnel. C'est cesser ces politiques là !

Donc son moratoire sur la taxe sur les carburants c'est « peanuts » à côté de ce que réclame les gilets jaunes.
Je pense en particulier à l'augmentation du SMIC à 1300€, je pense au fait qu'on n'ait pas de retraite en dessous de 1200€.
Tout ça c'est des revendications des gilets jaunes.
Je pense à tout ce qu'ils expriment autour des services publics,
c'est autant de revendications que les syndicats, qu'Attac, et d'autres portent depuis longtemps.

Nous on est très heureux que cette colère sociale l'exprime aujourd'hui
et ce qu'on va essayer de faire samedi c'est de faire vraiment le lien entre transition écologique et sociale.
Ne pas laisser le gouvernement nous diviser entre d'un côté les « écolos » et de l'autre les mouvements sociaux.

Il y a vraiment un lien entre les deux, évidemment eux ce qui leur fait peur : c'est la jonction !
Nous cette jonction on veut la faire, on veut faire cette jonction entre mouvements sociaux et mouvements écologistes.
Parce que c'est une même colère qui aujourd'hui est exprimée face à ces politiques néolibérales d'Emmanuel Macron et des gouvernements successifs depuis maintenant plusieurs dizaines d'années.

#GiletsJaunes #ClimateAlarm #JusticeFiscale

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L'exécutif refuse de changer de cap : il ne prend pas la mesure de l'urgence sociale et écologique

Di, 04/12/2018 - 14:40

Depuis plusieurs semaines, un profond sentiment d'injustice s'exprime dans tout le pays à travers le mouvement des « gilets jaunes ». Là où un changement de cap était attendu, l'exécutif ne propose que des suspensions temporaires de mesures impopulaires qui ne résoudront ni la situation des plus fragiles ni n'agiront efficacement face à l'urgence climatique. Là où des décisions fortes et courageuses étaient nécessaires pour réduire les inégalités, améliorer la situation des plus pauvres et plus précaires tout en donnant plus d'ambition à une politique écologique qui en manque cruellement, l'exécutif se limite à reporter toutes les décisions importantes après les élections européennes, comme s'il était possible d'enjamber la situation présente et ignorer la réalité du quotidien de nos concitoyens.

Le refus de donner un coup de pouce au SMIC ou d'augmenter les minima sociaux est une gifle assénée à toutes celles et tous ceux qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. La majorité En Marche a fait de même envers les retraités ce lundi en votant sans sourciller le projet de loi de financement de la sécurité sociale et donc en écartant toute possibilité d'indexer à nouveau les pensions de retraite sur l'inflation. L'exécutif n'a clairement pas pris la mesure de la colère sociale qui s'exprime dans le pays.

Que Bruno Le Maire et Edouard Philippe essaient de réduire la mobilisation des gilets jaunes à une aspiration poujadiste à « moins d'impôts » indique le peu de considération qu'ils peuvent avoir envers ces centaines de milliers de personnes qui se mobilisent contre la politique fiscale inégalitaire, injuste et inefficace du gouvernement. N'ont-ils pas entendu les appels à supprimer les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF), aux détenteurs de capitaux (Flat tax) ou aux multinationales (CICE) afin d'améliorer la situation des plus précaires et de financer les services publics toujours plus éloignés des lieux de vie ? Croient-ils que saborder le projet de taxe européenne sur les transactions financières et qu'entériner une taxation des GAFA bien moins ambitieuse que prévue est de nature à "calmer" le sentiment d'injustice fiscale qui parcourt le pays ?

Une telle surdité et une telle intransigeance confinent à la provocation. On ne dirige pas un pays comme on dirige une start-up, où l'on pourrait suspendre une mobilisation sociale d'ampleur avec quelques mesures temporaires et une concertation dont les contours n'ont pas été précisés. Obligé de concéder quelques mesurettes sous la pression des mobilisations en cours, le gouvernement tente d'éteindre un incendie avec des arrosoirs percés : il est peu probable qu'il y parvienne ainsi.

Emmanuel Macron et son gouvernement ne répondent ni à la colère sociale ni à l'urgence climatique. Alors que la COP24 s'est ouverte en Pologne, le gouvernement vient en effet de réduire son ambition en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, prévoyant d'augmenter les émissions de CO2 de 6% de plus que les objectifs annoncés sur les cinq prochaines années. Où est donc l'ambition climatique, pourtant assénée régulièrement ces dernières semaines pour justifier une fiscalité carbone inefficace et injuste ? Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de basculer les hausses de la taxe carbone sur les sites industriels les plus polluants du pays et qui en sont aujourd'hui largement exonérés [1] ?

Pour Attac, ces politiques injustes socialement et écologiquement doivent être combattues avec la même détermination. Face à l'intransigeance d'Emmanuel Macron et de son gouvernement qui refusent de changer de politique, Attac appelle ses sympathisant·e·s, ses adhérent·e·s et ses comités locaux à renforcer les mobilisations actuelles, à faire connaître ses analyses et ses propositions et à être dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique et quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.

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Photo : https://www.bricelegall.com" class='spip_out' rel='external'>Brice Le Gall

[1] Basculer la fiscalité carbone sur les entreprises les plus polluantes et jusqu'ici largement exonérées

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TRIBUNE. « Sonnons l'alarme climatique » : plus de 60 associations appellent à se mobiliser pour une transition écologique « plus ambitieuse et plus juste »

Di, 04/12/2018 - 12:59

Dans une tribune publiée lundi en exclusivité sur franceinfo, plusieurs dizaines d'associations et d'ONG disent souhaiter « contribuer à l'amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste ».

« Faire sonner l'alarme climatique » : tel est le but de cette tribune, dont la publication coïncide avec l'ouverture de la COP24, en Pologne. Pour les signataires, une soixantaine d'associations, dont Attac, la Fondation pour la Nature et l'Homme présidée par Audrey Pulvar et Oxfam France, représentée par Cécile Duflot, « il est encore temps d'agir » pour « engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l'urgence climatique ». Ils s'expriment alors que doit avoir lieu une marche mondiale pour le climat, samedi 8 décembre, après le succès des marches du 8 septembre et du 13 octobre derniers.

Le 8 décembre, sonnons l'alarme climatique. Associations et syndicats s'engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

En décembre 2015, alors que les chefs d'États célébraient la signature de l'Accord de Paris, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l'insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. Trois ans après, le compte n'y est toujours pas et nous n'avons pas le luxe d'attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

« L'inefficacité de la politique des petits pas d'Emmanuel Macron est évidente »

Si la prise de conscience individuelle et les petits changements du quotidien constituent un premier pas, ceux-ci ne doivent pas faire oublier l'urgence d'un changement de cap des politiques publiques. Le dernier rapport du GIEC est clair : si les pays veulent respecter leurs engagements en matière de climat, ils doivent laisser les combustibles fossiles dans le sol et réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.

En décembre 2017, lors du One Planet Summit, organisé par Emmanuel Macron, nous nous étions rassemblés pour rappeler que « Pas un euro de plus » ne devait aller aux énergies fossiles. Un an après, le message n'a pas été écouté. L'inefficacité de la politique des petits pas d'Emmanuel Macron est évidente, surtout quand elle ignore la dure réalité quotidienne des plus pauvres, s'accompagne de mesures fiscales favorables aux plus riches et refuse de faire payer les plus gros responsables des dérèglements climatiques. La hausse du prix des carburants est l'une des mesures nécessaires pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Mais celle-ci ne pourra être prise au sérieux si elle ne répond pas aux enjeux de justices sociale et fiscale grâce notamment à une redistribution des recettes de la taxe dans la transition et des mesures d'accompagnement pour celles et ceux qui n'ont d'autres choix que de prendre leur voiture pour se déplacer. C'est ce que montre en grande partie la colère exprimée par les « gilets jaunes ».

« Il est encore temps d'agir »

Le silence gêné d'Emmanuel Macron face aux catastrophes climatiques en cascade de l'été 2018, la démission de Nicolas Hulot ou encore le rapport du GIEC ont provoqué une vague de mobilisation citoyenne pour le climat sans précédent. Plus de 130 000 personnes ont marché pour le climat les 8 septembre et 13 octobre derniers dans toute la France. Qu'elles soient locales ou nationales, petites ou grandes, chaque jour de nouvelles mobilisations, initiatives et actions se dessinent ici et là. Leur succès dépend de leur spontanéité et de leur créativité mais aussi de leur capacité à rassembler des milliers de personnes, des dizaines d'organisations, mouvements et réseaux pour rappeler l'urgence et dire haut et fort qu'il est encore temps d'agir. Les marches du 8 décembre prochain s'inscrivent à nouveau dans cette démarche.

Nos organisations soutiennent cette dynamique qui participe à la construction d'un nouveau rapport de forces avec les décideurs publics. Nous souhaitons contribuer à l'amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l'urgence climatique.

Il est encore temps d'agir pour :

  • réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui ne laisse personne de côté partout dans le monde
  • accélérer la transition dans les territoires, dans la production d'énergies renouvelables locales, dans les transports, dans l'habitat
  • favoriser la création de millions d'emplois pour le climat et accompagner socialement les nécessaires mutations industrielles
  • faire payer les véritables responsables et refuser les fausses solutions comme le nucléaire ou la géoingénierie

Plus de 120 marches le 8 décembre prochain

Le 8 décembre, en pleine COP 24, plus de 120 marches sont déjà prévues en France et l'étranger pour faire sonner l'alarme climatique. Cette mobilisation sera riche de la diversité des citoyen.ne.s, organisations, réseaux et mouvements qui s'y impliqueront. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre constat à rejoindre les marches.

Liste des signataires :

Alain Duez, L'âge de faire - Alexandra Lutz, CliMates - Alfredo Pena-Vega, GlobalYouthClimatePact - Anne-Laure Paty, Zero Waste France - Audrey Pulvar, Fondation pour la Nature et l'Homme - Aurélie Trouvé, Attac France - Bastien Sibille, Mobicoop - Benoît Faucheux, CCFD-Terre Solidaire - Bernadette Groison, FSU - Birthe Pedersen, ActionAid France - Peuples Solidaires - Camille Charbonnière, Ende Gelaende Paris - Cécile Duflot, Oxfam France - Claire Hédon, ATD Quart Monde - Clémence Dubois, 350.org - Clotilde Bato, SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires - Damien Deville, AYYA - Diallo Koundenecoun, Droits Ici et Là-bas - Dominique Soeur, TODESOL - Elliot Lepers, Le mouvement - Emmanuel Poilane, CRID - Emmanuel Soulias, Enercoop - Eric Beynel, Union syndicale Solidaires - Florent Compain, Les Amis de la Terre France - Héloïse Chiron, Résistance à l'agression publicitaire - Ibrahim Mbamoko, Carre Geo & Environnement France - Jean-François Julliard, Greenpeace France - Jean-François Quantin, MRAP - Jean-Louis Marolleau, Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Jean-Pierre Crémoux, Les Amis du Monde Diplomatique - Jérémie Chomette, France Libertés - Julie Potier, Bio Consom'Acteurs - Julie Stoll, Commerce Equitable France - Kévin Jean, Sciences citoyennes - Laure Pascarel, Utopia - Loïs Mallet, REFEDD - Marie Toussaint, Notre affaire à tous - Mohammed Bazza, IDD - Monique Dental, Réseau Féministe « Ruptures » - Nathalie Péré-Marzano, Emmaüs International - Olivier Dubuquoy, ZEA - Pierre Khalfa, Fondation Copernic - Romain Flament, Unis-Terre - Ruvie Gambia, Etudiants et Developpement - Sabine Rosset, Bloom - Sissoko Anzoumane, Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants - Stéphen Kerckhove, Agir pour l'Environnement - Txetx Etcheverry, Bizi - Agora des habitants de la terre - Alternatiba -ANV-COP 21 - Archipel citoyen des Jours heureux - Assemblée des Citoyens du monde - ASSO Solidaires - Citizen for climates - Demain en mains - Dialogues en humanité - Energie Partagée - FAIR[e] - Fondation ELYX - Institut des futurs souhaitables - Nature Rights - Réseau Action Climat - Réseau Sortir du Nucléaire - RÏSE Réseau international pour l'innovation sociale et écologique

Kategorien: Attac Planet

Tou·te·s dans la rue le 8 décembre ! #GiletsJaunes #ClimateAlarm #RevancheLyceenne

Di, 04/12/2018 - 12:54

« La colère des #GiletsJaunes est pleinement justifiée. Il y a un sentiment profond d'injustice sociale, fiscale et écologique dans ce pays ! »

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Pas de justice climatique sans justice sociale - Pas de justice sociale sans transition écologique

Di, 04/12/2018 - 11:33

Alors que 2018 est la 4e année la plus chaude jamais enregistrée, les représentant·e·s des États réunis en Pologne pour le sommet international sur le climat (COP24) nous préparent une hausse du climat de plus de 3,5 ° avant la fin du siècle.
Le réchauffement climatique, c'est ici et maintenant !

Après les marches de septembre et octobre, sonnons l'alarme climatique le 8 décembre !

Nos colères sont multiples
En France, la politique d'Emmanuel Macron ne répond ni à la colère des gilets jaunes ni à l'appel urgent des citoyens pour une politique climatique à la hauteur de l'urgence !
Injuste sur le plan social, sa politique ne s'en prend pas aux premiers responsables des changements climatiques : les banques qui financent les industries fossiles, les multinationales qui poursuivent l'exploitation des terres et des ressources, l'agrobusiness qui détruit les sols, les compagnies de transport qui mettent toujours plus de marchandises sur les routes…

Les gilets jaunes expriment, avant tout, les difficultés de vivre et pointent l'hypocrisie gouvernementale : en 2019, sur les 37 milliards de recettes des taxes sur les carburants seuls 7 milliards d'euros seront affectés à la transition écologique. Cette politique économique et fiscale est profondément inégalitaire et injuste.

Basculer la fiscalité carbone sur les entreprises les plus polluantes

A court terme une mesure permettrait de répondre aux enjeux climatiques et sociaux. Attac propose un basculement de la fiscalité carbone sur les entreprises les plus polluantes, jusqu'ici largement exonérées de toute fiscalité carbone contraignante, et un moratoire sur toute nouvelle augmentation de la fiscalité carbone en direction des ménages, artisans et petites entreprises.

Avec ou sans gilet jaune, Attac appelle aux mobilisations du 8 décembre, pour :

• faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique dans le financement de la transition (sobriété énergétique et production d'énergie renouvelable) ;
• augmenter les mécanismes d'aide pour les ménages modestes et rénover les logements pour supprimer toutes les passoires thermiques ;
• soutenir le développement d'une agriculture locale et biologique ;
• renforcer les services publics et les commerces de proximité ;
• favoriser la création massive d'emplois liés à la transition
• développer les réseaux de transports en commun sur tout le territoire
• encourager le transport ferroviaire et les mobilités non polluantes
• en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles

Financer ce changement de cap, c'est possible !

• en mettant en place des taxes dissuasives sur les premiers responsables du changement climatique : les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui les financent ;
• en stoppant le financement des fausses solutions ( nucléaire ou géo-ingénierie) ;
• en taxant fortement les transports aériens et maritimes ;
• en stoppant le développement de nouvelles zones commerciales et de grands projets inutiles et imposés ;
• en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières ;
• en rétablissant l'ISF et en récupérant l'argent détourné par les évadés fiscaux.

Photo : https://www.bricelegall.com

Kategorien: Attac Planet

Attac repeint la façade de la Caisse des Dépôts : Le LDDS ne doit plus financer la destruction du climat

So, 02/12/2018 - 13:14

Ce dimanche 2 décembre, jour de lancement de la COP 24, 50 militant·e·s d'Attac ont redécoré à leur manière la façade de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) à Paris. Les militant·e·s dénonçaient l'utilisation qui est faite par la CDC de l'épargne populaire, dans le cadre de la campagne nationale #PasAvecNotreArgent, à l'initiative d'Attac France et de 350.org [1].

Ils ont recouvert la façade vitrée avec du liquide noir, posé une vague noire sur le sol, déroulé une banderole « Les petits pas ça ne suffit pas » et collé des affiches dénonçant les investissements de la CDC dans des projets toxiques pour les peuples et la planète. En échos à la mobilisation pour le climat qui se prépare le 8 décembre (#ClimateAlarm) les militants ont également fait retentir « l'alarme climatique » par un concert de casseroles.

24 millions de personnes détiennent un Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). La Caisse des Dépôts et Consignations collecte au moins 60% de la totalité de cette épargne, tandis que les banques privées peuvent en conserver jusqu'à 40% [2]. Si la CDC s'est récemment engagée à désinvestir du charbon [3], elle continue à investir dans des projets climaticides qui concourent à aggraver notre dépendance aux énergies fossiles. Pourtant placée sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales ainsi que des activités concurrentielles.

Pour Dominique Plihon, porte-parole d'Attac : « la CDC est incapable de nous garantir que l'intégralité de l'épargne collectée sur les LDDS ne sert pas à financer des projets destructeurs du climat. C'est un scandale. Le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est explicite : pour contenir le réchauffement climatique à 1,5 ° C, nous devons renoncer à explorer de nouveaux gisements de charbon, de pétrole et de gaz. »

Clemence Dubois, de 350.org complète : « Avec l'accélération des dérèglements climatiques, nous n'avons plus la possibilité d'attendre. Il est urgent d'arrêter de financer les industries fossiles pour que le carbone reste où il doit être : dans le sol. A ce jour, rien ne garantit aux épargnant·e·s que la totalité de leur épargne finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l'empreinte climatique. Cela entre en totale contradiction non seulement avec l'impératif climatique, mais aussi avec le label « développement durable et solidaire » mis en avant. »

Bruno Le Maire l'a lui-même reconnu le 27 novembre, à l'occasion du Climate Finance Day, considérant qu'il y avait « un peu tromperie sur la marchandise » sur le LDDS. Le Ministre de l'économie et des finances a indiqué qu'il voulait s'assurer que l'usage de l'argent placé par les épargnants français dans les LDDS « aille exclusivement à des investissements verts ». [4]

Assez de paroles, nous voulons des actes : Attac France et 350.org demandent au gouvernement et au parlement de mettre en place une réglementation contraignante pour que cesse ce scandale financier et climatique. Pour répondre aux attentes de la très grande majorité des français·e·s, Emmanuel Macron devrait reconnaître l'échec de ses choix politiques et amorcer une profond changement de cap déclarant un état d'urgence sociale, fiscale et climatique.

[1] Plus d'informations sur https://france.zerofossile.org/ldds/. La campagne a déjà recueilli plus de 15 000 soutiens via une pétition en ligne.

[2] Où va l'argent du LDDS, explications en un scéma

[3] La CDC annonce un désinvestissement du charbon - première victoire de la campagne Pas Avec Notre Argent

[4] Assez d'incantations, nous passerons à l'action lors de la COP24

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Climate Finance day : Comment verdir la finance mondiale ?

Sa, 01/12/2018 - 13:39

Dominique Plihon, porte-parole d'Attac France était l'invité de France 24 pour parler du Climate Finance Day, de la finance verte, de la prochaine COP 24, et des actions d'Attac dans le cadre de la campagne #PasAvecNotreArgent.

Climate Finance day : Comment verdir la finance Mondiale ?

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Les pays du G20 financent et organisent l'aggravation du réchauffement climatique

Sa, 01/12/2018 - 11:50

Réunis pour deux jours en Argentine, les chefs d'État ou de gouvernement des vingt pays les plus puissants de la planète sont mis à l'index : le G20, à lui tout seul, est en train d'entériner un réchauffement climatique supérieur à 3,2°C. A quelques jours de la COP24, les plus grands criminels du climat sont donc connus : ils sont 20. Et ils sont réunis à Buenos Aires.

Intoxiqués aux énergies fossiles et à la recherche de la croissance économique à tout prix, les pays du G20 représentent à eux seuls 80% de la consommation d'énergie dans le monde – et 78% des émissions de C02 – pour à peine 60% de la population mondiale. Le rapport publié par le PNUE en début de semaine est clair : les pays du G20 pris collectivement « ne sont pas sur la bonne voie » pour atteindre les objectifs qu'ils se sont eux-mêmes fixés pour 2030. Parmi les cancres on peut compter les États-Unis ou l'Arabie Saoudite, bien sûr, mais également le Canada et l'Union européenne qui se présentent pourtant bien souvent comme les « Champions du climat ».

Dans la réalité, il n'en est rien. Le G20, en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, ressemble à une classe de cancres. Mettre à l'index Donald Trump et les États-Unis, comme cela est fait habituellement, est donc trompeur. C'est oublier que dans une classe de cancres, même le meilleur d'entre eux, reste un cancre. Ainsi, l'Union européenne, loin de l'image qu'elle souhaite donner d'elle-même, n'est pas en mesure de garantir que ses objectifs pour 2030 seront atteints. Et au sein de l'Union européenne, la France est loin d'être exemplaire, quoiqu'en disent les défenseurs du nucléaire dans le mix électrique du pays : ses émissions n'ont-elles pas augmenté de 3,2 % en 2017 par rapport à 2016 (contre une augmentation de 1,8% pour l'UE) ?

Ils sont 20. Ce sont 20 criminels du climat.

Il faut dire que les énergies fossiles représentent toujours 82% du mix énergétique des pays du G20, rappelle un deuxième rapport, publié par Climate Transparency. Des énergies fossiles largement subventionnées puisque les pays du G20 leur ont accordé 147 milliards de dollars en 2016 contre 75 milliards de dollars en 2007. Soit 96% d'augmentation ! La France n'est pas en reste avec 5,8 milliards de dollars. Les pays du G20 financent donc allègrement l'aggravation du réchauffement climatique. Tranquillement. Et en totale contradiction avec l'engagement pris en 2009 lors du 20 de Pittsbrugh, et renouvelé régulièrement depuis, qui consistait à supprimer ces subventions ou aides déguisés. Il n'en est rien. Au contraire.

Selon ce rapport, les émissions de gaz à effet de serre sont donc repartis à la hausse dans 15 des 20 pays du G20, les éloignant progressivement et irrémédiablement d'une trajectoire conforme aux objectifs de 2°C – et idéalement 1,5°C – pris dans le cadre de l'Accord de Paris. Rendons-nous compte : un objectif de réduction de 80% des émissions entre 2005 et 2050 – le minimum requis pour les pays riches – exige une réduction annuelle constante d'environ 3,5% par an durant cette période. Les pays du G20 en sont très éloignés et ils nous conduisent à eux tous seuls, sur un réchauffement climatique supérieur à 3,2°C.

Du théâtre pour sauver les apparences

Alors que les chefs d'État des pays du G20 devraient donc TOUS être mis à l'index pour leurs piètres résultats en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, les commentateurs et principaux médias devraient nous réserver la mise en scène habituelle : d'un côté, les bons chefs d'État, ceux qui veulent que la lutte contre les dérèglements climatiques apparaisse dans le communiqué final et, de l'autre, celui, ou peut-être ceux, qui n'en voudront pas. Une scène identique à celle du G20 d'Hambourg l'année passée, ou à celles des G7 en Italie (2017) et au Canada (2018). Pour quel résultat ? Aucun, puisque les émissions de gaz à effet de serre de la plupart de ces pays ont augmenté en 2017.

Faut-il d'ailleurs faire la liste des G7 et des G20 qui ont pris des engagements en matière de lutte contre les dérèglements climatiques ? Le G8 de l'Aquila en 2009 n'avait-il pas annoncé en faire une priorité majeure, quelques mois avant l'échec de la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique ? Tous ces engagements, répétés année après année, peuvent être repris et analysés : aucun n'a été suivi d'effet et les pays du G20, pris dans leur globalité, sont les principaux responsables de l'aggravation des dérèglements climatiques.

Il y aura pourtant des commentateurs pour se féliciter, qu'en marge du G20 à Buenos Aires, quelques pays, autour de la France et de l'Union européenne, auront réaffirmé leur détermination à lutter contre le réchauffement climatique. Les mêmes commentateurs se féliciteront également d'un communiqué où le G19 (G20 moins États-Unis) mettra peut-être à distance Donald Trump sur le commerce international, renouvelant un soutien inconditionnel à la libéralisation du commerce. Sans même se rendre compte de l'incongruité d'une telle prise de position face à l'urgence climatique nourrie par cette libéralisation à outrance menée depuis plus de trente ans.

Un profond schisme de réalité entre urgence climatique et globalisation libérale

Relocaliser les circuits de production et de consommation, réduire les transports internationaux de marchandises, taxer le kérosène et le fioul lourd utilisés pour motoriser cette mondialisation des échanges, supprimer les règles de l'OMC qui aujourd'hui limitent les politiques de transitions énergétique adaptées aux territoires, défendre une agriculture paysanne et bio au détriment des politiques d'agro-exportations, … sont quelques-unes des mesures indispensables du point de vue de l'urgence climatique, mais qui, malheureusement, ne trouveront pas place dans le communiqué final du G20.

Autant de propositions qui sont également bien souvent en contradiction avec les règles de l'OMC et la pratique de son organisme de règlement des différends (ORD) qu'Emmanuel Macron veut pourtant renforcer, plutôt que rénover à l'aune de l'impératif climatique, pour défendre une globalisation des échanges mise à mal par les saillies de Donald Trump. Malheureusement, trop rares sont les commentateurs à mettre en exergue cette contradiction, comme si l'on pouvait résoudre la crise climatique tout en continuant à vouloir approfondir la globalisation néolibérale.

Trop rares seront également les commentateurs pour suggérer une troisième voie qui puisse se positionner, en même temps, contre le repli identitaire de Donald Trump et contre une globalisation désastreuse qu'Emmanuel Macron défend, et en faveur de régulations qui fassent enfin primer l'urgence climatique, les droits sociaux, les droits humains, la protection de la biodiversité, sur le Business as usual. Voilà qui serait révolutionnaire et à la hauteur des enjeux.

Mais ce n'est pas à l'ordre du jour du G20. Ce G20 où siègent 20 criminels du climat, bien trop occupés à préserver les intérêts de leurs multinationales respectives dans la mondialisation néolibérale pour mettre en œuvre des politiques efficaces en matière de lutte contre les réchauffements climatiques.

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Chroniques du contre G20

Fr, 30/11/2018 - 13:09

Retrouvez dans cet article des photos, vidéos et compte-rendus des activités auxquelles participent des membres d'Attac France dans le cadre du contre-sommet organisé par la « confluencia fuera G20-FMI » en opposition à l'organisation du G20 à Buenos Aires en Argentine.

  • Interview de Marta Music, membre de l'espace de travail « mobilisations internationales » d'Attac France :

Canal Abierto :

journal TPA Noticias :

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média Taz :

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