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EDITO - Préparons la rentrée militante à l'Université d'Été des Mouvements Sociaux et des Solidarités : du 24 au 28 août 2021 à Nantes !

News from Attac France - Wed, 18/08/2021 - 17:55

La crise sanitaire liée au COVID sanitaire qui a éclaté est aussi la crise d'un système. Elle a révélé la mise à mal des services publics et notamment de l'hôpital et du système de santé. Les enseignant·es ont été livrés à eux-mêmes avec trop peu de moyens pour répondre correctement aux besoins des élèves et des étudiant·es durant les périodes de confinement. La recherche publique délaissée depuis des années au profit des labos privés n'a pu répondre aux besoins découlant de cette pandémie.

Un système qui a cassé les services publics, conduisant à des dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées avec des hôpitaux publics en meilleur état, laissant les enseignant·es gérer avec trop peu de moyens, empêchant la recherche publique de mieux pouvoir prévenir et répondre à cette pandémie… Un système qui a laissé la main aux multinationales pour décider de nos vies, y compris pour définir qui peut bénéficier d'un vaccin, quand et à quel prix.
Un système qui a augmenté les inégalités sociales et internationales, laissant la crise frapper en particulier les plus pauvres, les populations les plus fragilisées, les premier·es de corvée et le monde du travail…
La crise a révélé à quel point le capitalisme, productiviste et néolibéral, dans lequel règne toujours le patriarcat et des racismes systémiques, est destructeur de l'humanité, du vivant et de la planète.

En France, la crise sanitaire a été l'occasion, pour le gouvernement, non pas d'un changement de cap pourtant indispensable au « jour d'après », mais d'un approfondissement des politiques néolibérales et de son néolibéralisme autoritaire.
Les libertés publiques ont été encore davantage étouffées, avec une série de décisions et lois liberticides, de celle sur la « sécurité globale » à celle sur les « séparatismes ».
Alors que les plus riches et les entreprises du CAC 40 ont vu leurs richesses augmenter pendant l'année 2020, il s'agit une fois encore de faire payer cette crise non pas aux plus riches mais aux chômeurs et chômeuses, et retraité·es, et globalement au monde du travail.

Heureusement, des solidarités locales et internationales se sont multipliées.
Les mobilisations sociales et écologiques avaient été stoppées, coupées en plein vol quand la crise sanitaire a explosé (manifestations féministes, mobilisations contre la réforme des retraites, marches pour le climat…).
Mais petit à petit, nos mouvements réoccupent l'espace public… petit à petit, nous retrouvons la joie de militer et l'espoir d'une transformation écologique, solidaire et démocratique du monde.

L'année dernière, à cause des contraintes sanitaires, l'Université d'Été des mouvements sociaux n'avait pu avoir lieu.
Mais cette année, nous avons rendez-vous à Nantes.
Elle va enfin se tenir ! Ce sera un moment essentiel pour nous retrouver enfin physiquement et non plus derrière nos écrans. Pour aborder ces grands enjeux du moment, nous informer, nous former, échanger, converger, construire des mobilisations, reprendre espoir, faire la fête... parce que le changement passe par la vitalité militante et intellectuelle de nos collectifs.
Cette Université d'été sera ainsi particulièrement vigilante et proactive contre toute forme d'oppression et accueillante pour tou·tes.

Plus de 1500 personnes sont attendues du 24 au 28 août pour participer à près de 200 activités : on y retrouve des temps forts communs ; plus d'une centaine d'ateliers, séminaires, modules de formation ; des activités culturelles, festives et conviviales, en soirée notamment ; des visites et rencontres « hors-les-murs » à la découverte des acteurs et actrices du territoire qui nous accueille ; des réunions de réseaux et espaces collectifs prévus sur des temps spécifiques.
Plus de 440 associations, syndicats, collectifs se sont mobilisés ensemble pour construire ensemble cet événement.

Cette UE sera aussi placée sous le sceau des émancipations et de l'internationalisme.
Elle accueillera donc des représentant·es de luttes actuelles venus de différents pays à travers le monde : des représentant·e·s zapatistes, kurdes, des peuples premiers des Amériques ou encore des mouvements en lutte d'Afrique contribueront ainsi à apporter une lecture internationaliste, solidaire et plus globale aux grands enjeux de notre temps.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour ce moment clé pour préparer la rentrée militante et les mobilisations à venir !

Programme complet :
https://s.42l.fr/ProgrammeUEMS

Inscriptions :
https://s.42l.fr/InscriptionUEMS

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Editorial sur l'Université d'été des Mouvements Sociaux et des Solidarités : du 24 au 28 août 2021 à Nantes

News from Attac France - Wed, 18/08/2021 - 17:24

La crise sanitaire liée au COVID sanitaire qui a éclaté est aussi la crise d'un système. Elle a révélé la mise à mal des services publics et notamment de l'hôpital et du système de santé. Les enseignant·es ont été livrés à eux-mêmes avec trop peu de moyens pour répondre correctement aux besoins des élèves et des étudiant·es durant les périodes de confinement. La recherche publique délaissée depuis des années au profit des labos privés n'a pu répondre aux besoins découlant de cette pandémie.

Un système qui a cassé les services publics, conduisant à des dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées avec des hôpitaux publics en meilleur état, laissant les enseignant·es gérer avec trop peu de moyens, empêchant la recherche publique de mieux pouvoir prévenir et répondre à cette pandémie… Un système qui a laissé la main aux multinationales pour décider de nos vies, y compris pour définir qui peut bénéficier d'un vaccin, quand et à quel prix.
Un système qui a augmenté les inégalités sociales et internationales, laissant la crise frapper en particulier les plus pauvres, les populations les plus fragilisées, les premier·es de corvée et le monde du travail…
La crise a révélé à quel point le capitalisme, productiviste et néolibéral, dans lequel règne toujours le patriarcat et des racismes systémiques, est destructeur de l'humanité, du vivant et de la planète.

En France, la crise sanitaire a été l'occasion, pour le gouvernement, non pas d'un changement de cap pourtant indispensable au « jour d'après », mais d'un approfondissement des politiques néolibérales et de son néolibéralisme autoritaire.
Les libertés publiques ont été encore davantage étouffées, avec une série de décisions et lois liberticides, de celle sur la « sécurité globale » à celle sur les « séparatismes ».
Alors que les plus riches et les entreprises du CAC 40 ont vu leurs richesses augmenter pendant l'année 2020, il s'agit une fois encore de faire payer cette crise non pas aux plus riches, dont la richesse a pourtant explosé, mais aux chômeurs et chômeuses, et retraité·es, et globalement au monde du travail.

Heureusement, des solidarités locales et internationales se sont multipliées.
Les mobilisations sociales et écologiques avaient été stoppées, coupées en plein vol quand la crise sanitaire a explosé (manifestations féministes, mobilisations contre la réforme des retraites, marches pour le climat…).
Mais petit à petit, nos mouvements réoccupent l'espace public … petit à petit, nous retrouvons la joie de militer et l'espoir d'une transformation écologique, solidaire et démocratique du monde.

L'année dernière, à cause des contraintes sanitaires, l'Université d'Été des mouvements sociaux n'avait pu avoir lieu.
Mais cette année, nous avons rendez-vous à Nantes.
Enfin, elle se tient ! Ce sera un moment essentiel pour nous retrouver enfin physiquement et non plus derrière nos écrans. Pour aborder ces grands enjeux du moment, nous informer, nous former, échanger, converger, construire des mobilisations, reprendre espoir, faire la fête... parce que le changement passe par la vitalité militante et intellectuelle de nos collectifs.
Cette Université d'été sera ainsi particulièrement vigilante et proactive contre toute forme d'oppression et accueillante pour tou·tes.

Plus de 1500 personnes sont attendues du 24 au 28 août pour participer à près de 200 activités : on y retrouve des temps forts communs ; plus d'une centaine d'ateliers, séminaires, modules de formation ; des activités culturelles, festives et conviviales, en soirée notamment ; des visites et rencontres « hors-les-murs » à la découverte des acteurs et actrices du territoire qui nous accueille ; des réunions de réseaux et espaces collectifs prévus sur des temps spécifiques.
Plus de 440 associations, syndicats, collectifs se sont mobilisés ensemble pour construire ensemble cet événement.

Cette UE sera aussi placée sous le sceau des émancipations et de l'internationalisme.
Elle accueillera donc des représentant·es de luttes actuelles venus de différents pays à travers le monde : des représentant·e·s zapatistes, kurdes, des peuples premiers des Amériques ou encore des mouvements en lutte d'Afrique contribueront ainsi à apporter une lecture internationaliste, solidaire et plus globale aux grands enjeux de notre temps.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour ce moment clé pour préparer la rentrée militante et les mobilisations à venir !

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Nouveau rapport du GIEC : à quelques semaines de la COP26, l'urgence absolue de ruptures politiques, écologiques et sociales

News from Attac France - Mon, 09/08/2021 - 11:37

Alors que les records de chaleur, les catastrophes climatiques, les incendies, se multiplient aux quatre coins du globe, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publie le premier volet de son sixième rapport, sept ans après le dernier. Le bilan est dramatique et sans équivoque. La planète devrait atteindre 1,5°C de réchauffement à l'horizon 2030, 10 années plus tôt que prévu (déjà 1,1°C en moyenne sur les 10 dernières années par rapport à 1850). A moins de réductions immédiates, rapides et à grande échelle de nos émissions de gaz à effet de serre, limiter le réchauffement climatique à 1,5°C (accord de Paris) sera impossible.

Un consensus scientifique est également établi pour la première fois : 100 % du réchauffement climatique est dû aux activités humaines, réchauffement rapide qui se généralise et s'intensifie. Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac : "A quelques mois de la COP26, ce rapport interpelle avant tout les gouvernements des pays riches, dont l'inaction climatique devient, plus que jamais, criminelle".

C'est le cas de la France : en février dernier, le tribunal administratif de Paris a conclu que l'État a commis une "faute" en ne respectant pas ses engagements de réduction des gaz à effet de serre. Puis en juin, le Haut Conseil pour le Climat estimait que « les efforts actuels sont insuffisants pour garantir l'atteinte des objectifs de 2030 ». Et pourtant, la loi climat adoptée en mai dernier est une loi au rabais, qui a exclu toutes les propositions ambitieuses de la Convention citoyenne pour le climat (CCC). Le gouvernement français, comme ceux des autres pays riches, refuse d'agir suffisamment pour tenir ses engagements (-40 % d'émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, sachant que l'Union européenne vient d'adopter une trajectoire de -55 %, elle-même insuffisante pour rester sous la barre des + 1,5°C).

A l'annonce du rapport, le secrétaire général de l'ONU appelle les pays à "mettre un terme aux nouvelles explorations et production d'énergies fossiles et déplacer les subventions aux énergies fossiles vers les renouvelables". Pour Attac, la crise écologique nécessite des ruptures en matière de politiques publiques : arrêt de toute subvention aux énergies fossiles, conditionnalité écologique de toute aide publique, planification et reprise en main du secteur bancaire pour guider l'investissement dans la transition écologique, taxation des sites industriels les plus polluants, reprise des propositions de la CCC, augmentation forte des financements à destination des pays pauvres qui sont les premiers impactés par le réchauffement climatique...

Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac, "urgences écologiques et sociales nécessitent des mesures radicales : c'est le sens des 25 propositions récemment formulées par des dizaines d'organisations syndicales et associatives, pour répondre en même temps aux crises sociale et écologique".

Illustration : Ende Gelände Climate activists blocked a giant digger shutting down one of Europe's biggest opencast lignite mines by Break Free from Fossil Fuels is licensed under CC BY 2.0

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[Revue de presse] Action au siège de LVMH et à la Samaritaine ! [Liste non-exhaustive]

News from Attac France - Fri, 06/08/2021 - 15:10

Sommaire

Vidéo de l'actionAction : gouache sur la Samaritaine et banderole géante sur siège de LVMH Vidéo « C'est la gouache » en réponse aux grandes indignations pour un peu de gouache sur les vitrines des #ProfiteursDeLaCrise



En FranceLibération

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https://www.liberation.fr/checknews/anne-hidalgo-a-t-elle-demande-la-dissolution-de-lunef-et-dattac-20210709_AM6A7K5U7FAIHEP6Q3APVSXJV4/?redirected=1

Médiapart

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L'Obs

https://www.nouvelobs.com/economie/20210703.OBS46068/la-samaritaine-recouverte-de-peinture-noire-par-des-militants-d-attac.html

L'Humanité

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https://www.humanite.fr/inegalites-contre-lenrichissement-des-milliardaires-attac-repeint-la-samaritaine-713334]

Blast

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Arrêt sur images

https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/je-suis-alle-a-la-samaritaine-cest-cheap

Le point

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Challenges

https://www.challenges.fr/economie/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires_771942

L'Express

https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires_2154213.html

La Depeche

https://www.ladepeche.fr/2021/07/03/paris-la-samaritaine-et-le-siege-de-lvmh-pris-pour-cible-par-lassociation-attac-9649198.php

Yahoo France

RMC

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BFM

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Nice Matin

https://www.nicematin.com/social/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires-699629

20 minutes

https://www.20minutes.fr/paris/3076811-20210704-samaritaine-attac-peint-noir-vitrines-grand-magasin-denoncer-milliardaires

TV5 Monde

https://information.tv5monde.com/info/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires-415531

Capital

https://www.capital.fr/entreprises-marches/indignation-apres-les-degradations-de-la-samaritaine-par-des-militants-dattac-1408491

Le Figaro

https://www.lefigaro.fr/societes/la-samaritaine-et-le-siege-de-lvmh-pris-pour-cible-par-l-association-attac-20210703

France Info

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Europe 1

https://www.europe1.fr/politique/emmanuelle-wargon-ce-gouvernement-a-un-meilleur-bilan-social-que-francois-hollande-4055940

Huffingtonpost

https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-samaritaine-et-le-siege-de-lvmh-vises-par-une-action-coup-de-poing-dattac_fr_60e01341e4b068186f4fa192

SudOuest

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La Voix du Nord

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Le Parisien

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Atlantico

https://atlantico.fr/article/pepite/la-samaritaine-et-le-siege-de-lvmh-ont-ete-pris-pour-cible-par-l-association-attac

RT

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Fashion Network

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Boursorama

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires-43549105817f8dc690a06399ca746229

Là-bas si j'y suis

https://la-bas.org/la-bas-magazine/la-bas-express/attac-contre-le-gang-des-profiteurs

Acrimed

https://www.acrimed.org/Attaque-a-la-gouache-de-la-Samaritaine-des

Stratégies

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ABC bourse

https://www.abcbourse.com/marches/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires_538086

Fortuneo Banque

https://bourse.fortuneo.fr/actualites/attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-denoncer-les-milliardaires-9085431

Regards

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Jean-Marc Morandini

https://www.jeanmarcmorandini.com/article-466406-les-militants-de-l-association-attac-ont-badigeonne-de-peinture-le-batiment-tout-neuf-de-la-samaritaine-a-paris-et-ont-installe-une-banderole-geante-video.html

A l'international


RFI

https://www.rfi.fr/en/france/20210703-attac-activists-give-black-marks-to-lvmh-and-other-shameless-billionaires

France 24


https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210703-attac-peint-en-noir-la-samaritaine-pour-d%C3%A9noncer-les-milliardaires

Blue News, Suisse

https://www.bluewin.ch/fr/infos/economie/le-nombre-de-milliardaires-fran-ais-a-augment-pendant-la-pand-mie-787761.html

Le Matin, Suisse

https://www.lematin.ch/story/les-milliardaires-se-sont-enrichis-pendant-la-pandemie-704680832219

Reuters, International

https://www.reuters.com/article/uk-france-protest-attac-lvmh/activists-spray-black-paint-over-arnaults-la-samaritaine-store-idUKKCN2E90C9

London News Today, Royaume-Uni

https://londonnewstime.com/attac-protests-lvmhs-la-samaritaine-store/336711/

Luxe, Corée

https://luxe.co/post/159182

Vinoturismorioja, Espagne

https://vinoturismorioja.com/militantes-de-atak-marcan-a-la-mujer-samaritana-y-colocan-una-pancarta-video-rt-en-frances/

Antena 3, Roumanie

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Protothema, Grèce

https://www.protothema.gr/world/article/1139779/gallia-aktivistes-erixan-mauri-bogia-sto-katastima-la-samaritaine-tou-megistana-bernar-arno/

Algérie 9, Algérie

https://algerie9.com/argent-sale-des-militants-dattac-taguent-la-samaritaine-et-deploient-une-banderole-video

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En sammanfallande länk

News from Attac Sweden - Sat, 24/07/2021 - 11:18

Människan har en biologisk drift i att lyda. Det börjar redan vid de tidigaste åren där föräldrarna agerar ledare. Det här främjar både barnens utveckling och stimulans. Människan behöver med andra ord ha någonting att lyda under för att överhuvudtaget kunna hantera ett liv på denna planet.

Vi är alla individer i en kollektiv värld och den politiska sfären är något som, ibland omedvetet, tidigt påverkar oss på flera plan. Det är helt enkelt något vi alla mer eller mindre har inom oss, vilket på sikt också avspeglar sig i flera avseenden.

Den totala entreprenören

Politik är ett begrepp som är svårt att egentligen ge en entydig definition på. Det finns ett flertal aspekter att ta hänsyn till när ämnet i fråga lyfts. Det finns med i alla avseenden av livet, vilket på gott och ont påverkar oss på diverse sätt.

Politik byggs upp av tankar, känslor och reflektioner. Det är när dessa omsätts från teori till praktik som politik i sin renaste form kan uppstå. Det spelar egentligen ingen roll vad det handlar om. Den stora frågan förblir oftast vem eller vilka som bär ansvaret för en handling. Det politiska spektrumet baseras ofta på en struktur där denna fråga inte ska behöva ställas. Det här kan beroende på system och uppbyggnad se ut på en rad olika sätt där egentligen alla sätt är bra utom de dåliga. Inte sällan är det också just det här som ofta blir problemet.

Det här kan exempelvis jämföras med en aktör på byggmarknaden där densamme står för hela delen av ett projekt. På samma sätt arbetar Magnusson advokatbyrå för att täcka alla klienters behov. De har även en internationell förankring där arbetet ofta sammanfaller med det politiska landskapet.

Drömmarnas teater

I grunden handlar politik om en slags styrning där samhällsmedborgare ska följa de lagar och beslut som tas. Politikens toppskikt innehåller inte sällan regering, riksdag, domstolar och andra makthavande organ. Dessa har i sin tur underliggande myndigheter där själva vardagen utspelas. Huruvida det här fungerar i praktiken är aldrig hugget i sten. Det finns en mängd olika sätt över hur ett samhälle styrs samt ser ut. Det finns heller aldrig några garantier på hållbarhet i systemet.

Det fascinerande med politik är att det precis som mycket annat är betydligt enklare i tanke än vad det är i handling. Det cirkulerar ständigt goda idéer men som vid minsta motgång förhåller sig bräckliga.

Åter igen går det tillbaka till vardagslivet. Eftersom ingen människa är den andra lik kommer det heller aldrig finnas ett enhetligt system där gemene man förenas i ett politiskt faktum.

Hand i hand med politiken går även de omkringliggande sociala, ekonomiska, kulturella och religiösa faktorerna som ständigt präglar våra liv.

Det är även viktigt att i första hand komma ihåg oliktänkande som någonting bra. Det skapar frågor om hur någonting är, bör eller ska vara förskaffat och kan på samma gång även ge såväl inspiration som motivation.

Politiken står alltid inför ständiga utmaningar och en balans bör hittas för att ett jämviktsläge överhuvudtaget ska kunna uppnås.

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Sindicalismo y lucha contra el cambio climático

News from Attac Spain - Sun, 15/12/2019 - 19:30

publico

EVA GARCÍA SEMPERE

Más de 3.000 millones de personas asalariadas en el mundo. A pesar de la que tasa de afiliación sindical está disminuyendo en términos globales en los últimos años, así como la densidad sindical y existe una elevada preocupación por el envejecimiento de sus miembros, lo cierto es que siguen representando en general las mayores organizaciones de masa en sus países.  En la mayor central sindical del mundo, creada en 2005, se representa a 168 millones de trabajadores de 154 países. En España, con una tasa de afiliación bastante baja, solo una central sindical (CCOO; datos de 2015) tiene más de 900.000 miembros, lo que sigue siendo, de lejos, el mayor espacio de coordinación y organización de las trabajadoras de nuestro país.

Es innegable que el movimiento obrero ha de incorporarse a la lucha contra el cambio climático si queremos que los retos sean asumidos por la mayoría de las personas trabajadoras. Y si queremos que sea más fácil la transición a un necesario  nuevo modelo social, laboral y económico. Porque, en esencia, los propios sindicatos (al menos los de clase) deberían ser los principales motores del movimiento contra la emergencia climática: pocas, muy pocas luchas serán más materiales y más de clase que la lucha contra el cambio climático y, en general, la lucha contra los grandes problemas ambientales.

Sin embargo,  la realidad es tozuda: en términos generales los sindicatos han llegado tarde a las luchas ambientales y con numerosas contradicciones en su seno. Probablemente la propia diversidad ideológica de la afiliación, el hecho incontestable de que la afiliación es considerablemente mayor en sectores industriales “tradicionales” que en los nuevos yacimientos de empleo, los problemas urgentes de acceso a empleo o la falta de formación en materia ambiental han tenido mucho que ver. Pero también, y esto es clave, que no termina de darse el paso a hacerse las preguntas correctas: no es sólo quién y cómo se produce, sino también para qué, a costa de qué y quién y en interés de quién.

Porque en un contexto de disminución de recursos fundamentales para la vida, desde las tierras raras tan necesarias para hacer el cambio tecnológico hacia un sistema más renovable y eficiente ambientalmente, hasta el agua o el suelo fértil, de lo que “toca” hablar es de quién, cómo, cuánto y cuándo se va a decrecer.

Y en este sentido, el papel del movimiento obrero y, por tanto, de las organizaciones que lo representan y aglutinan, ha de pasar de ser tímidos observadores del cumplimiento de la legislación ambiental a ser elementos centrales en la elaboración de programas y políticas de producción: planificación democrática de la producción, ni más ni menos.

No bastan (no solo, quiero decir) medidas que corrijan las formas de producción insostenibles, ni cambios en el sistema energético hacia energías renovables, ni mejorar los sistemas de gestión de residuos, si todo el modelo no se redefine: debemos avanzar hacia otro modelo de producción basado en las necesidades sociales y ambientales y no en los beneficios económicos de unos pocos.

Y ha de hacerse sin dejar a nadie atrás. Dicho de otra manera: transición justa con justicia climática.

Es evidente que para las grandes fortunas y multinacionales su principal objetivo es el beneficio económico, no el beneficio social o ambiental. Y a ello fiarán todas sus actuaciones. No importan cuánta responsabilidad social corporativa o cuántas campañas pidiendo responsabilidad individual a sus consumidores propongan: el mercado nunca garantizará derechos y tratará, por todos los medios, de generalizar el mensaje de que la responsabilidad siempre es del individuo que no hace lo suficiente. Y esto ha de quedar grabado a fuego en el ADN de los sindicatos: quien nos trajo a esta situación, quien no ha dudado nunca en comprometer nuestra salud y la del planeta, no gestionará la transición ecológica para la mayoría.

El movimiento obrero, especialmente de los países más vulnerables, ha venido acercándose a  otros movimientos sociales y ambientales con fuerza. Muy reseñable ha sido la alianza fraguada durante años de oposición a los tratados de libre comercio, tan devastadores para las comunidades y el espacio que habitan. Y es lógico, si tenemos en cuenta que es allí donde las multinacionales campan más a sus anchas, sin respetar derechos laborales, ambientales ni sociales: esquilman recursos, contaminan suelos, agua y aire y provocan desplazamientos masivos de población.

Hambre y enfermedad provocadas de manera directa por el mercado y sus prácticas devastadoras del medio ambiente.

Pero, sin irnos tan lejos, en nuestro propio país empiezan a ser más que evidentes y preocupantes los efectos del cambio climático.

Cada verano sufrimos más y más intensas olas de calor, que elevan las temperaturas a niveles insufribles. También el efecto contrario, con olas de frío polar que, de la misma manera que las olas de calor, han provocado numerosas muertes directas o indirectas, consecuencia de agravarse distintos problemas de salud previos. No olvidemos que, tal como advertía un estudio en el que participó el CSIC y que fue presentado el pasado año, “si las temperaturas aumentasen de manera global entre 3 y 4 grados, en lugar del 1,5 recomendado por el Acuerdo de París, la mortalidad por calor ascendería entre el 0,73 y el 8,86%» “En el caso de España los datos muestran un aumento de entre el 3,27 y el 6,29%”. Escalofriante. Y profundamente injusto en sus efectos: no, no sufren de la misma manera las olas de calor o los episodios de frío siberiano quien vive en la calle que quien tiene un techo, quien puede pagar facturas astronómicas en aire acondicionado/calefacción que quien no puede hacerlo. La clase, siempre es la clase social.

Por otra parte, tal como se señalaba desde la Organización Mundial de Alergia «el cambio climático, conjuntamente con el estilo de vida urbano, la contaminación y el estrés, están haciendo de las enfermedades alérgicas la mayor epidemia no infecciosa del siglo XXI”.

Los impactos en materia laboral vienen también anunciándose. Desde ISTAS-CCOO llevan tiempo advirtiendo de la necesidad de luchar contra el cambio climático, así como de la urgencia de adoptar medidas de adaptación a sus efectos, para evitar que se agraven riesgos laborales existentes y hacer frente a los nuevos.

Las ocupaciones al aire libre (sector primario, servicios como limpieza y cuidado de jardines, funcionarios que desempeñan sus tareas en el exterior o la construcción) son mucho más vulnerables a los periodos de temperaturas extremas: golpes de calor, cansancio extremo, exposición a la contaminación del aire y riesgo químico.

Asimismo, los trabajadores del sector primario tienen mayor riesgo de sufrir infecciones por distintos vectores. Y, dado que el aumento y virulencia de plagas es un hecho, la exposición a pesticidas para combatirlos también incrementará el riesgo de intoxicación.

Y atención, porque serán precisamente los colectivos más precarizados, con menos derechos y con condiciones laborales más desreguladas quienes con mayor virulencia lo sufrirán. Falsos autónomos como los “riders”, trabajadores de la construcción sin contrato, guías turísticos, temporeras  o repartidores de publicidad son carne de cañón para estar entre los primeros que sufrirán el agravamiento de las condiciones ambientales.

De nuevo, los más vulnerables al cambio climático serán trabajadores precarizados que, posiblemente, no puedan ni demandar medidas de vigilancia y prevención. Este mismo verano ha sido dramático en cuanto a muertes laborales asociadas a efectos climáticos.

A pesar de esta realidad que conocen y, en muchos casos, tratan de combatir las centrales sindicales, lo cierto es que siguen ancladas en un discurso cortoplacista. Queda mucho por avanzar para dejar atrás de una vez por todas el enfrentamiento dentro de la clase trabajadora que nos diseñó el capital: no, no existe contradicción entre empleo y medio ambiente. Dejemos de alimentarlo.

No será posible ningún empleo, ningún futuro, sin un medio ambiente que lo sustente, sin los recursos necesarios para garantizar una vida digna.

Por tanto, los sindicatos han de tomar las riendas, formar a su propia afiliación y dar un paso valiente: no solo hay gestionar las pequeñas parcelas de sensibilización, hay que gestionar la transición ecológica con justicia social y climática.

Han de incorporarse como voz propia y vinculante al diseño, ejecución y evaluación de las políticas productivas, con mirada larga, sabiendo que determinados sectores productivos están condenados a las desaparición si queremos sobrevivir como sociedad. Pero garantizando que se ponen en marcha los procesos de reconversión necesaria para que nadie quede atrás, para que no se mueran territorios enteros y para que las siguientes generaciones tengan una oportunidad.

Richard Trumka, representante de uno de los sindicatos más críticos con el Green New Deal y cuyas posiciones han sido utilizadas y aireadas por el Partido Republicano para sustentara su infame negacionismo, dio una clave durante el Global Climate Action Summit en 2018 que deberían recordar cada vez que se habla de la necesidad de emprender medidas difíciles:

“He aprendido alguna cosa a propósito de la ciencia en las minas. Cuando el patrón nos amenaza para que ignoremos los riesgos mortales de nuestro trabajo… esas maderas que se derrumban sobre nuestras cabezas… esa tos que anuncia la silicosis… la ciencia es la única que nos dice la verdad: los efectos de calentamiento climático nos amenazan a quienes trabajamos y también amenazan nuestros empleos y nuestra economía”.

Es normal que haya incertidumbre, que haya inquietud sobre qué nos deparará el futuro. Pero también tenemos algunas certezas: el mercado no velará por nosotras, el patrón no nos dirá la verdad si con ello puede perder beneficios. Si algo nos queda claro en estos tiempos oscuros es que debemos estar unidas. Movimiento ecologista y movimiento obrero han de seguir encontrándose y fortaleciendo el camino común. Si cabe una esperanza, nacerá del trabajo conjunto de quienes nos jugamos la vida.

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Arquitectura hostil: una ciudad contra los sintecho

News from Attac Spain - Sat, 14/12/2019 - 19:26

nuevatribuna
CÁNDIDO MARQUESÁN MILLÁN

Este fin de semana leyendo sin saber cómo, he podido acceder a una pagina Web  argentina titulada APU Agencia Paco Urondo. Periodismo militantedonde aparecía un artículo, para mí impactante, Arquitectura hostil: la ciudad como un territorio sin pobres de la periodista Nadia Mayorquín. De verdad sobrecoge el nivel de crueldad al que puede llegar el ser humano.

Señala Nadia que en Buenos Aíres se diseñan bancos de cemento que simulan ser confortables, hiedra de plástico que simula naturaleza viva para embellecer el paisaje urbano, pinchos en los aparadores y hasta zumbidos de alta frecuencia. Estrategias urbanísticas que intentan desalentar las conductas no deseadas por el poder. La arquitectura hostil es una tendencia de diseño urbano donde los espacios públicos se construyen o alteran para desalentar su uso. Hay un mobiliario de vocación disciplinaria. Los más afectados por esta estrategia son las personas sintecho y los jóvenes. Esta tendencia está más típicamente asociada como medio de repeler a las personas sintecho, por ejemplo, en la forma de “pinchos anti sintecho”, los cuales son colocados en superficies planas para impedir su uso como lugar de descanso. Ya en el extremo del crueldad humana habla de “Basureros “inteligentes” que por su diseño hermético pretenden servir “para evitar que la gente se meta y saque basura” según lo expresó Eduardo Macchiavelli, ministro de Ambiente y Espacio Público de la Ciudad de Buenos Aires. Solamente lo puedan usar los vecinos y los comerciantes que disponen de una tarjeta magnética. En la Avenida Corrientes se han instalado 18 de estos artefactos inteligentes. La imagen que aparece a continuación se comenta sola.

Mas lo descrito en Buenas Aires se ha convertido en algo común en otras muchas ciudades del mundo, como en Nueva York. Este domingo La Vanguardia publicaba un reportaje titulado Mejor te traes la silla de casa. El subtitulo es muy claro “A medida que crece la población de los sintecho, Nueva York intensifica la “arquitectura hostil”, esas armas de diseño para excluir a la gente del espacio público.  Se comenzó a diseñar hace una par de décadas, cuando la polarización de la desigualdad distanció a los superricos de los pobres. En la calle 87, cerca de la Tercera Avenida de Manhattan, en una valla se han instalado unos pinchos metálicos para impedir que la gente se siente. Lo curioso es que los vecinos los utilizan para amarrar sus perros. En la calle 77 hay una valla con barra antiasiento. Bancos verticales que van contra la naturaleza de un banco en la calle 86. Alféizar con pinchos en edificio residencial en calle 86 y Park. Un banco para tumbarse de los de diseño de “cara amigable” según el arquitecto Tobías Armborts. El objetivo es evitar que utilicen el espacio público los alrededor de los 79.000 sintecho neoyorkinos. Los llamados homeless, un triste atractivo de la “ciudad de los rascacielos”, donde la miseria contrasta con la reluciente riqueza, y miles de personas, incluso niños y ancianos, carecen de una casa. Todas estas personas sintecho que abundan cada vez por nuestras ciudades, recuerdan a aquellas que el gran novelista inglés del siglo XIX, Charles Dickens, reflejó en sus novelas Oliver Twist o La pequeña Dorrit. Obras en las que ejercitó la crítica a la pobreza y a la estratificación social de la era victoriana.

En España no nos quedamos atrás. No vamos a ser menos. La Fundación RAIS –Red de Apoyo a la Integración Sociolaboral– calcula que hay en España unos 30.000 sin techo, el mayor estado de vulnerabilidad y desprotección posible. Cáritas en el informe ¿En qué sociedad vivimos? eleva la cifra a 40.000. Por ello, los observamos por todas las ciudades españolas. De septiembre de 2018 es un reportaje de El País, titulado Una guía de la arquitectura contra los pobres en España, realizado por José Manuel Abad Liñán. David Alameda y Javier Galán. Las ubicaciones analizadas con este tipo de arquitectura son A Coruña, Albacete, Alicante, Almería, Barcelona, Bilbao, Cádiz, Castellón, Córdoba, Madrid, Girona, Granada, Huesca, Ibiza, Jaén, Las Palmas, Lleida, Logroño, Madrid, Málaga, Murcia, Oviedo, San Sebastián, Sevilla, Tarragona, Tenerife (varias localidades en la isla), Valencia, Valladolid, Vigo, Vitoria y Zaragoza. Insertan algunos dibujos de este diseño arquitectónico: bancos con apoyabrazos para que no se puedan tumbar: una superficie resguardada queda inutilizada con unos pinchos; e igualmente un soportal con .rejas. Y otros más artilugios crueles…

En mi ciudad Zaragoza hace unos años en la Avenida Clavé había una zona ajardinada muy agradable con una fuente, bancos, arbolada que producía sombra para el verano. Mas, al estar habitada por transeúntes, sintecho, fue desmantelada y convertida en una zona inhóspita, porque así lo demandó la vecindad. También es cierto que eran frecuentes los altercados. No obstante, la responsabilidad es de la Administración por dejar tirados en la calle a gente aquejada de enfermedades psicológicas o de alcoholismo. Son seres humanos.

Todo lo descrito es una prueba del nivel de deshumanización al que se puede llegar en esta sociedad actual, especialmente en el ámbito de las ciudades. Hay seres humanos que sobran.  Lo explicaba muy bien Bauman Zygmunt  en el 2005 en su libro Vidas desperdiciadas. La modernidad y sus parias. Me fijaré en la reseña que hace a tal libro Sonia Cajade Frías  en la Revista de Antropología Social de la Universidad Complutense de Madrid de 2010Bauman plantea una de las paradojas más inquietantes de la modernidad: la producción de una cultura de “residuos humanos”, toda una masa de “poblaciones superfluas” de emigrantes, refugiados y demás parias. Antes, esta generación de residuos superfluos era desviada y reabsorbida por otros lugares a los que todavía no había llegado el proceso de modernización. Sin embargo, en las actuales condiciones de globalización, de extensión de la modernidad a todo el planeta, lo anterior se ha vuelto imposible, pues aquellos lugares se encuentran actualmente también “llenos”. De este modo, la eliminación, el reciclaje —o cuando menos “invisibilización”— de los residuos no deseados se ha convertido en uno de los principales problemas de las sociedades contemporáneas, para el que, es necesario buscar “soluciones locales a problemas producidos globalmente”. Estos procesos de “modernización perpetua, compulsiva, obsesiva y adictiva” extendidos a todo el planeta han dado lugar a una aguda crisis de la industria de eliminación de residuos humanos. Mientras que la producción de residuos humanos persiste en sus avances y alcanza nuevas cotas, en el planeta escasean los vertederos y el instrumental para el reciclaje de residuos”. De ahí,  la creciente preocupación por cuestiones como la inmigración y las solicitudes de asilo, así como por los fenómenos de superpoblación en distintas zonas del planeta, todo lo cual centra la atención social e institucional hacia las fronteras construidas y genera una potente “industria de la seguridad” temerosa de la rebelión de los márgenes.

Termino con unas reflexiones. En su libro Vidas al descubierto. Historias de vida de los sin techo, las sociólogas Elisabet Tejero y Laura Torrabella, nos advierten de la posibilidad de que cualquier persona, en una determinada época de su vida, puede llegar a encontrarse en una situación sintecho. Tal como ha señalado Beck, las teorías de la sociedad del riesgo nos advierten sobre la universalización y democratización de los riesgos, no solo de perder posiciones de bienestar, sino, de manera más radical, verse inmerso en una situación de pobreza y exclusión. Nadie está libre por diferentes circunstancias, el verse obligado a dormir entre cartones en un cajero.

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La polarización regional del empleo

News from Attac Spain - Fri, 13/12/2019 - 19:26

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Carlos Vacas Soriano

La reciente evolución de las desigualdades económicas y sociales en el seno de la Unión Europea (UE) ofrece una lectura dispar. Las desigualdades entre los países de la UE vienen disminuyendo fuertemente desde hace tiempo, pero las disparidades han aumentado dentro de muchos de estos países, en particular durante la última década. Esta brecha entre los que más y los que menos tienen dentro de cada sociedad ha crecido debido a factores como el aumento del desempleo durante la última crisis económica o un cambio tecnológico, que beneficia más a los que tienen mayores niveles educativos. Otro factor menos explorado pero cuya importancia parece estar reforzándose son las crecientes disparidades entre las diferentes regiones dentro de un mismo país. Un reciente informe de Eurofound explora la evolución de la estructura del empleo entre las diferentes regiones en los nueve países europeos más grandes.

Tendencias regionales en la estructura del empleo en España

Existen notables diferencias entre las regiones de España en cuanto al tipo de empleo que han creado en los últimos quince años. El gráfico muestra el número de empleos netos que se han creado entre 2002 y 2017, diferenciando entre aquellos de nivel salarial alto, medio y bajo. Los tres mayores polos de generación de empleo han sido, por este orden, Cataluña, Madrid y Andalucía. Sin embargo, responden a patrones diferentes: Madrid destaca por ser capaz de crear muchos más empleos de salarios altos que de salarios bajos, lo que la ha convertido en la única región que tiene una estructura del empleo de más calidad que la media de la UE; Cataluña es la región que creó más empleo, pero se crearon más trabajos de salarios bajos que de alta remuneración; en Andalucía, la mayoría de nuevos empleos son de salarios bajos. En comparación con estas regiones, el empleo creado en las otras regiones españolas es relativamente pequeño y además tiende a estar concentrado en los trabajos más precarios (especialmente en la parte sur del país).

Gráfico. Cambio absoluto en el número de empleos (en miles), según su nivel salarial y por región (2002-2017)

 

 

Por otra parte, también se ha producido una polarización en los grandes ejes de generación de trabajo, pues los empleos asociados a salarios de rango medio crecieron menos que el resto o incluso menguaron. Esto se debe a que las grandes ciudades, como Madrid o Barcelona, concentran tanto actividades de servicios de alta productividad como servicios de baja productividad como los cuidados, lo que aumenta las desigualdades en los grandes núcleos urbanos. Esta polarización del empleo se explica también por la desaparición de muchos empleos de corte industrial que aportaban empleos de salarios de rango medio: por ejemplo, Cataluña es de las regiones europeas que más ha sufrido este fenómeno, pues su porcentaje de empleo industrial ha pasado del 29% al 17% durante este periodo, en beneficio del sector servicios.

La estructura del empleo en España sigue siendo en general de menos calidad que la media de la UE. Con la excepción de la capital, todas las regiones cuentan con una mayor proporción de trabajos de menores salarios y con una menor proporción de aquellos trabajos con mejor remuneración que la UE en su conjunto.

El auge de las capitales

Los datos para España están en la misma línea de lo que está ocurriendo en el resto de países europeos. Algunos de los datos clave son que el empleo (y la población) se está concentrando de forma creciente en los grandes núcleos urbanos, y especialmente en las capitales, donde además la calidad del empleo está mejorando ya que están generando una cantidad considerable de empleo de alta remuneración.

EN EL CONJUNTO DE LA UE, MÁS DEL 70% DEL EMPLEO SE CENTRA EN ACTIVIDADES DE SERVICIOS, PERO SUBE A CASI EL 90% EN EL CASO DE LAS REGIONES MÁS URBANIZADAS

A pesar de inconvenientes como el mayor coste de vida, la polución y el tráfico, parece que se imponen las ventajas de las grandes urbes como centros de poder y toma de decisiones, aprendizaje y entretenimiento, donde existe una gran variedad de empresas y potenciales empleadores para una gran cantidad de trabajadores, muchos de ellos muy cualificados. Este proceso se agrava además de forma automática, pues los motivos que llevan a las empresas y a la gente a localizarse en los grandes centros urbanos se refuerzan a medida que la aglomeración progresa.

Este proceso está además muy relacionado con el paso de una economía industrial a una de servicios: en el conjunto de la UE, más del 70% del empleo se centra en actividades de servicios, pero sube a casi el 90% en el caso de las regiones más urbanizadas. Muchos de estos trabajos de servicios de alta cualificación (por ejemplo en el sector financiero, actividades profesionales y científicas o de información y comunicación) se concentran en las capitales y en otras grandes urbes donde se agrupa la población, en contraposición a lo que ocurría con la actividad industrial que no dependía tanto de la cercanía a los grandes núcleos urbanos.

Un caldo de cultivo que erosiona la democracia

Si bien este proceso de auge de las capitales también puede darse en otras grandes áreas urbanas del mismo país (por ejemplo, Barcelona, en el caso de España), otras regiones periféricas representan el reverso de la moneda, a menudo afectadas por un decaimiento de la actividad económica, una reducción relativa del empleo de calidad y a menudo también de empleos de salarios medios por el declive industrial. En nuestro país, el concepto de la España vaciada ha ido haciéndose más conocido en los últimos años como consecuencia de esta realidad.

Se genera así la sensación de que las capitales se están beneficiando mucho más de la globalización y el cambio tecnológico, mientras otras regiones sienten que su situación económica y social se está resintiendo. Este crecimiento regional desequilibrado está contribuyendo a la polarización política y social, al desencanto de muchos ciudadanos y a la emergencia de movimientos políticos que intentan capitalizarlo. Esto se evidencia en el aumento de movimientos nacionalistas y populistas que se ha producido en muchos países europeos, incluido España. Este mapa regional del desencanto parece visible también en el movimiento de los ‘chalecos amarillos’ en Francia o en el papel del cinturón industrial de EE.UU. para aupar a Donald Trump a la presidencia.

El estudio que se presenta aquí sugiere que estas corrientes no parecen explicarse principalmente por fenómenos políticos o culturales específicos de cada país. Se relacionan más bien con tendencias económicas generales que están afectando a la división geográfica del empleo en la mayoría de los países desarrollados y que están ocasionando un reparto desigual de los frutos de la globalización, de la terciarización de la economía y de la revolución digital.

Sin embargo, esto no significa que los poderes públicos no tengan medios para corregir o incluso revertir estas tendencias. Por ejemplo, el sector público siempre ha jugado una función muy importante para sostener el mercado de trabajo y dotar de empleos bien remunerados a aquellas regiones que no disponen de una gran actividad económica privada, tanto mediante la creación de empleo público como a través de inversiones y políticas de desarrollo regional. Este papel equilibrador regional del sector público se ha visto minado en los últimos años por las políticas de austeridad, que sin duda han contribuido al aumento de las disparidades regionales en los países europeos.

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Carlos Vacas Soriano es investigador de la Fundación europea para la mejora de las condiciones de vida y trabajo (Eurofound), doctorado en Economía aplicada por la Universidad de Salamanca.

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Los convenios firmados por España permiten a las multinacionales españolas pagar 0 impuestos por repatriar dividendos de 28 países

News from Attac Spain - Tue, 10/12/2019 - 22:04

eldiario.es

Raúl Sánchez / Rodrigo Ponce de León

El informe de la Agencia Tributaria en el que explica que 134 multinacionales españolas obtuvieron un beneficio de 91.849 millones de euros en 2016 pero solo pagaron en todo el mundo 11.594 millones de euros por el Impuesto sobre Sociedades, un 12,6% de su beneficio global, ha vuelto a poner la mirada sobre los convenios para evitar la doble imposición (CDI). Estos acuerdos entre las administraciones tributarias de España y terceros países permiten que las compañías españolas en el exterior no paguen nada por repatriar los dividendos de las filiales que tienen en 28 países.

España tiene en la actualidad 95 convenios para evitar la doble imposición rubricados con países muy diferentes que van desde Estados Unidos a Trinidad y Tobago pasando por Singapur, Barbados (salió el pasado mayo de la lista de paraísos fiscales de la UE), Uzbekistán o Italia.

 Llama la atención que entre los 28 países cuyo CDI con España establece un tipo del 0% sobre los dividendos —es decir, no pagan nada en ninguno de los dos países— están jurisdicciones con un historial fiscal tan sospechoso como Panamá; Irlanda, con sus acuerdos fiscales con las grandes tecnológicas; países opacos con importantes relaciones comerciales con España como Arabia Saudí; o viejos protagonistas en la evasión de impuestos como Suiza.

 

 

Cada CDI tiene unas características propias y unas exigencias diferentes. Por ejemplo, el acuerdo con República Dominicana exige que la multinacional tenga un 75% del capital de la sociedad en ese país mientras que en México debe contar con  un 10% del capital de la sociedad o ser un fondo de pensiones  mientras que el convenio con Holanda obliga a la matriz española a controlar un 50% del capital de la sociedad o dos sociedades españolas tienen el 25% cada una del capital.

Holanda, uno de los países más utilizados por las empresas para eludir impuestos mediante la técnica del sandwich holandés, es uno de los 34 países cuyo CDI con España con un tipo impositivo máximo del 5%, al igual que el principal refugio fiscal para grandes fortunas españolas y empresas del Ibex, Luxemburgo, o países donde España tiene muchos intereses empresariales como Cuba.

Ya en menor medida, hay tres países con un CDI con España cuyo tipo máximo impositivo está entre el 5% y el 10%, otras 17 jurisdicciones en las que el máximo impuesto aplicable es del 10%, mientras que hay otros 10 países con un convenio que se acercan al tipo real que deberían pagar las multinacionales por los dividendos: Australia, Ecuador, India, Italia y Nueva Zelanda (con un tipo del 15%) y Bielorrusia, Kirguistán, Tayikistán, Turkmenistán y Ucrania (con un tipo máximo del 18%).

Con la utilización de los convenios para evitar la doble imposición no es de extrañar que la Agencia Tributaria anunciara que hay 134 multinacionales españolas ingresaron en 2016 en las arcas de las distintas haciendas en todo el mundo 11.594 millones de euros por el Impuesto sobre Sociedades, un 12,6% de su beneficio global, que alcanzó los 91.849 millones. En este grupo, hay 27 multinacionales que abonan un 0,3% de sus beneficios en impuestos, pese a que los tipos nominales en España son de un 25% para la mayoría de las empresas, salvo para banca y petroleras, que tienen un 30%.

 

 

La Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos (OCDE) apunta que el principal objetivo de los convenios de doble imposición es promover los intercambios de bienes y servicios y los movimientos de capitales y personas mediante la eliminación de la doble imposición internacional. Sin embargo, en el informe del organismo multilateral Impedir la utilización abusiva de convenios fiscales, publicado en 2016, apunta que “la extensión de la red de convenios de doble imposición eleva el riesgo de que haya abusos al posibilitar la utilización de acuerdos diseñados para obtener tanto los beneficios fiscales previstos en determinadas legislaciones internas como las desgravaciones fiscales establecidas en los convenios de doble imposición”.

Mucho más grave ha sido la acusación del Fondo Monetario Internacional (FMI), que apuntaba que la ingeniería fiscal de las compañías para mover el dinero entre países tiene como objetivo la elusión o rebaja del pago de impuestos a través de los mecanismos que les ofrece la globalización financiera y de la economía. Según un informe titulado ”El ascenso de las inversiones fantasma: las sociedades instrumentales socavan la recaudación de impuestos en mercados avanzados, emergentes y en desarrollo”, en el año 2017 se movieron en el mundo 40 billones de dólares (36,2 billones de euros) en inversión extranjera directa. De ellos, el 40% (15 billones, equivalentes a la suma del PIB anual de China y Alemania) son “inversiones fantasma”. Es así como se denominan las operaciones que hacen las multinacionales entre sus filiales para eludir el pago de tributos.

Fuentes de la Agencia Tributaria recuerdan que el Tribunal Superior de Justicia de la Unión Europea dictaminó en una sentencia que se puede anular el efecto del convenio de doble imposición si “cierto número de indicios puede acreditar la existencia de un abuso de derecho, siempre que estos sean objetivos y concordantes”. Tales indicios recogidos en la sentencia pueden consistir en “la existencia de sociedades instrumentales carentes de justificación económica, así como en el carácter puramente formal de la estructura del grupo de sociedades, de las operaciones financieras y de los préstamos” o que “el perceptor de los dividendos no es el beneficiario efectivo y por tanto no sería de aplicación la exención de la directiva matriz-filial sobre la retención”.

El artículo 21 de la Ley del Impuesto de Sociedades marca los requisitos para aplicar la exención: la participación en el capital o en los fondos propios de la filial  debe ser de, al menos, el 5 por ciento o que el valor de adquisición de la participación sea superior a 20 millones de euros —la participación se deberá poseer de manera ininterrumpida durante el año anterior— y que la entidad participada haya estado sujeta y no exenta por un impuesto extranjero de naturaleza análoga al Impuesto de Sociedades a un tipo nominal de, al menos, el 10 por ciento en el ejercicio en que se hayan obtenido los beneficios, según explican fuentes de la Agencia Tributaria.

Extracto de la Ley de Impuesto de Sociedades, aprobada por el Ejecutivo de Mariano Rajoy en 2014.   Extracto de la Ley de Impuesto de Sociedades, aprobada por el Ejecutivo de Mariano Rajoy en 2014. ELDIARIO.ES

 

El profesor de Estructura Económica en la Universidad Autónoma de Madrid y Secretario de Economía de Podemos, Nacho Álvarez, apuntaba en su Twitter como “el salto en las exenciones por doble imposición tiene lugar en 2015, con la entrada en vigor de la Ley 27/2014 del Impuesto sobre Sociedades. Tras las modificaciones introducidas a partir de dicho año, el importe por esta exención se multiplica por 3″. El cambio de la norma tuvo lugar bajo el Ejecutivo de Mariano Rajoy con Cristóbal Montoro como ministro de Hacienda.

A pesar de las facilidades que permitía la nueva Ley de Montoro para evitar la doble imposición y que el tipo impositivo se había reducido del 30% en 2014 al 25% en 2016, los grandes empresarios del Ibex y el entonces ministro de Hacienda chocaron por el interés de Montoro en limitar las deducciones y las bonificaciones. El titular de la cartera de Hacienda llegó a acusar a las multinacionales de no contribuir como debían: “No se explica que cualquiera de nosotros esté tributando por el IRPF o una pyme esté tributando un 18% y un grupo consolidado esté tributando el 7%… A los grandes grupos les conviene tributar más. Si no, la cohesión social no se sostiene”.

La realidad, como denuncia Nacho Álvarez, es que la evolución del importe de las exenciones por doble imposición en los grupos consolidados en España tiene un punto de inflexión con el cambio de la Ley de Sociedades. El montante que las empresas se ahorraron en el pago de tributos por la doble imposición pasó de 19.963 millones en 2014 a 71.446 millones en 2015 y 88.428 millones en 2016, lo que supuso multiplicar por cuatro la cuantía exenta del pago por la doble imposición.

 

 

El sindicato de los Técnicos del Ministerio de Hacienda (Gestha) siempre han defendido “la necesidad de contar con unas normas comunes para el cálculo de la base imponible del impuesto de sociedades en la UE, que reduzcan la planificación fiscal agresiva y garanticen que los beneficios de las empresas se graven en los países en los que se crea el valor”. Su secretario general, José María Mollinedo, ha recordado reiteradamente que el ”Impuesto de Sociedades aún no ha recuperado sus niveles precrisis, ya que el año pasado los ingresos por este tributo alcanzaron los 25.848 millones de euros, por debajo de los 47.451 millones recaudados en el ejercicio 2007″.

¿Cuál es el secreto para que las empresas tengan unos beneficios similares al año 2006 pero que tributen mucho menos? Entramos en la paradoja del cálculo del tipo efectivo del Impuesto de Sociedades, una pugna por la recaudación pero también una pelea de imagen en la que la CEOE lucha por que no se traslade a la sociedad que las compañías pagan menos impuestos. Aunque el tipo oficial es del 25%, la realidad es que los grupos consolidados tributaron con un tipo efectivo medio del 6,25% en 2017. La patronal se queja de que ese cálculo se hace sobre el resultado contable y se debería hacer sobre la base imponible positiva, que elevaría el tipo efectivo medio que pagan las grandes multinacionales al 18,4%, ya que se aplican deducciones, bonificaciones, se restan las pérdidas y, según la CEOE, ya se tributa en los países donde las compañías tienen filiales y se acogen a convenio para evitar la doble imposición.

 

 

La política impositiva sobre las compañías explica muchas de las iniciativas de los lobbys empresariales contra el Gobierno de coalición progresista. Tanto el PSOE como Unidas Podemos llevan en sus programas electorales un tipo efectivo mínimo en el Impuesto de Sociedades del 15%, que subiría al 18% para bancos y petroleras.

El acuerdo presupuestario  de 2019 entre ambas formaciones, que terminó naufragando, recogía algunas medidas impositivas que provocaron una subida en la repatriación de dividendos por parte de las multinacionales españolas que la Agencia Tributaria contabilizó con un incremento del 37,8% del pago fraccionado del Impuesto de Sociedades de 2018. Antonio Garamendi, entonces candidato a la presidencia de la CEOE que consiguió, tachó de “barbaridad” las medidas impositivas que el Gobierno preveía aprobar y aviso del riesgo de “deslocalización de empresas”.

El Gobierno propuso rebajar las exenciones de los convenios de doble imposición del 100% actual al 95% (las empresas tendrían que pagar un 5% sobre los dividendos netos de las filiales extranjeras de compañías españolas) en el Programa de Estabilidad 2019-2022 que remitió a Bruselas el pasado abril. Desde Unidos Podemos propone “reformar el régimen de exenciones, permitiéndose sólo cuando las empresas hayan tributado al menos un 15% en otro país, para evitar el uso de paraísos fiscales”. Ambas posiciones han enervado a las organizaciones empresariales.

Luis del Amo, secretario técnico del Registro de Economistas Asesores Fiscales (REAF) del Consejo General de Economistas, apunta sobre la idea de eliminar los CDI que hay que ser prudente ya “desincentiva a los inversores nacionales y foráneos”, puede llevar a la ”deslocalización de los beneficios empresariales, pero sobre todo, coloca a las empresas españolas en una posición de desventaja competitiva en el exterior y puede provocar litigiosidad” .

En el caso de la propuesta de los socialistas de rebajar las exenciones de los convenios de doble imposición del 100% actual al 95%, Del Amo explica ”que estarían dentro de la Ley pero avisa que podría provocar una discriminación entre las empresas más grandes, con capacidad para crear subfiliales con las que diluir el 5% que tendría que pagar, y pequeñas empresas en el exterior que no tienen esa capacidad”. Eso sí, el secretario técnico del Registro de Economistas Asesores Fiscales admite que “el incremento en la recaudación sería más que notable”.

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Pressemitteilung Attac Deutschland - Frankfurt am Main, 10. Dezember 2019

News from Attac Austria - Tue, 10/12/2019 - 15:35
Reine Aktiensteuer für wenige Unternehmen verhindert keine Spekulation   Das globalisierungskritische Netzwerk Attac kritisiert den Gesetzentwurf von Bundesfinanzminister Olaf Scholz für die Einführung einer angeblichen Finanztransaktionssteuer.  „Was Scholz da vorlegt, hat mit einer Finanztransaktionssteuer nichts zu tun. Es handelt sich um eine reine Aktiensteuer, die noch dazu nur auf Papiere einiger weniger Unternehmen erhoben werden soll. Eine echte Finanztransaktionssteuer wäre Sand im Getriebe der Finanzmärkte, sie würde Spekulation verlangsamen und verringern. Die Scholz-Steuer hilft nicht gegen den sekundenschnellen elektronischen Wertpapierhandel, sie hilft nicht gegen die hochriskante Spekulation mit Derivaten und allem anderen, was außerbörslich gehandelt wird. Sie hilft überhaupt nicht. Das Ganze ist Augenwischerei“, sagt Detlev von Larcher, Steuerexperte von Attac Deutschland.  Wie die Süddeutsche Zeitung berichtet, sieht der Gesetzentwurf von Scholz eine Steuer von 0,2 Prozent auf den Handel mit Aktien von Unternehmen vor, die einen Kapitalwert von mindestens einer Milliarde Euro haben. Das sind in den beteiligten zehn EU-Ländern gerade mal etwa 500 Unternehmen. Der gefährliche Handel mit Derivaten und jegliche außerbörsliche Spekulation bleiben im Scholz-Entwurf außen vor. 
Eine echte Finanztransaktionssteuer, wie Attac sie fordert, umfasst Devisen, Aktien und Anleihen sowie den Handel mit Derivaten. Bei jeder Transaktion würde ein geringer Steuersatz von bis zu 0,5 Prozent erhoben. Eine solche Finanztransaktionssteuer hätte den beteiligten zehn EU-Ländern jährlich insgesamt etwa 60 Milliarden Euro eingebracht. Mit der Aktiensteuer, wie Scholz sie plant, sind es höchstens fünf bis sieben Milliarden. Anders als Scholz will Attac die Einnahmen aus der Finanztransaktionssteuer zudem nicht vorrangig für die nationalen Haushalte verwenden, sondern zur Bekämpfung von Hunger und Armut weltweit sowie für globalen Klimaschutz. 
Die Finanztransaktionssteuer ist seit 1998 ist eine Gründungsforderung von Attac. Auch mehr als eine Million EU-Bürgerinnen und Bürger hat nach der Finanzkrise 2008 gefordert, den Finanzsektor mit der Steuer an den Kosten der Krise zu beteiligen.
Weitere Informationen:  www.attac.de/kampagnen/finanztransaktions-steuer/erlaeuterungen/
Für Rückfragen und Interviews: 
Detlev von Larcher, AG Finanzmärkte und Steuern von Attac Deutschland / Moderator der Kampagne „Steuer gegen Armut“, Tel. 0160 9370 8007
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Konzernklagen gegen Klimaschutz: 278 Organisationen fordern Ende der Klagerechte von Energiekonzernen

News from Attac Austria - Tue, 10/12/2019 - 11:54
Brüssel/Wien, 9. Dezember 2019 –  Der US-Konzern Rockhopper klagt Italien für den Entzug einer Bohrlizenz für Erdöl in der Adria auf bis zu 350 Millionen US-Dollar. (1) Der deutsche Konzern Uniper will die Niederlande auf Schadenersatz klagen, wenn das geplante Gesetz zum Ausstieg aus der Kohlekraft verabschiedet wird. (2) Der Konzern Vattenfall fordert 6,1 Milliarden Euro von Deutschland aufgrund des Atomausstiegs. (3)
Die rechtliche Basis für alle diese Klagen liefert der Energiecharta-Vertrag (Energy Charter Treaty, ECT) (4). Der – auch von Österreich unterzeichnete – Vertrag beinhaltet einen Investor-Staat-Streitbeilegungs (ISDS)-Mechanismus. Dieser ermöglicht es ausländischen Investoren im Energiesektor, Regierungen aufgrund neuer Gesetze – wie etwa den Ausstieg aus fossiler oder atomarer Energie – vor geheimen internationalen Schiedsgerichten auf Schadenersatz zu verklagen, wenn sie dadurch ihre (zukünftigen) Gewinne beeinträchtigt sehen.
Anlässlich der Jahreskonferenz der Vertragspartner, die vom 10. bis 11.12. 2019 in Brüssel stattfindet, fordert die Plattform Anders Handeln (5) gemeinsam mit 278 Organisationen der Zivilgesellschaft und Gewerkschaften aus den Vertragsstaaten (6) die Regierungen auf, die Vertragsbestimmungen, die auf den Schutz fossiler Brennstoffe abzielen sowie Sonderklagerechte für Investoren zu beenden.
„Der Vertrag hindert Staaten an effektivem Klimaschutz. Er ist daher mit dem Pariser Klimaabkommen und der Ausrufung des Klimanotstands durch das österreichische und EU-Parlament unvereinbar. Ohne die Streichung von ISDS Mechanismen und ohne wirksame Durchsetzungsmechanismen für die Bestimmungen zu nachhaltiger Entwicklung, Klimaschutz sowie zur Einhaltung von Menschenrechten und IAO Standards, sollte Österreich aus dem Vertrag aussteigen“, erklärt die Plattform. In Österreich sind gerade die Koalitionsverhandler*innen gefragt, diese Forderungen in ihr Regierungsprogramm aufzunehmen.

Da viele Staaten zunehmend Pläne für Klimaneutralität und einen Übergang zu sauberer Energie entwickeln müssen, droht mit dem ECT eine Flut neuer Klagen. Einzelne Länder wie etwa Italien sind bereits aus diesem Vertrag ausgestiegen. Doch anstatt diese Gefahren anzuerkennen, wollen die Vertragspartner den Vertrag anpassen und auf immer mehr - vor allem afrikanische - Staaten ausweiten, kritisiert die Plattform.
 
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(1) Details unter https://corporateeurope.org/sites/default/files/2019-06/Rockhopper%20vs%20Italy.pdf
(2) Details unter https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/uniper-will-niederlande-wegen-kohleausstieg-verklagen-16377881.html
(3) Details unter https://www.energy-charter-dirty-secrets.org/#section5
(4) Der Vertrag über die Energiecharta (ECT) ist ein rechtsverbindlicher internationaler Investitionsvertrag, der 1994 unterzeichnet wurde, um "einen Rechtsrahmen zur Förderung einer langfristigen Zusammenarbeit im Energiebereich" zu schaffen. Es sollte die Investitionen westeuropäischer Unternehmen für fossile Brennstoffe in rohstoffreichen Ländern nach dem Zerfall der Sowjetunion sichern.
(5) Den neuen offenen Brief der Zivilgesellschaft, der von 271 Organisationen unterzeichnet wurde, finden Sie hier.
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La política migratoria en la UE y la crisis de la democracia

News from Attac Spain - Mon, 09/12/2019 - 22:01

Mientrastanto

Antonio Izquierdo Escribano

Tensiones en la política migratoria europea

Tras la odisea televisada de los barcos que rescatan inmigrantes en el Mediterráneo se ha instalado en la OP la idea de que no hay política de inmigración en la Unión Europea (UE). No es verdad. También se piensa por lo común que los rescatados no huyen de la violencia, sino que se trata de la “inmigración de la miseria”. Eso tampoco es cierto del todo. Se trata de una migración forzosa.

La Unión Europea tiene un proyecto político que sostiene un modelo de sociedad. El hecho de que los Estados nacionales se rebelen y no apliquen la decisión del reparto de los rescatados en el mediterráneo no implica que la UE carezca de política migratoria. Lo que expresa es una discrepancia fuerte sobre los costes electorales y económicos de esa política en cada estado miembro de la Unión y la resistencia a perder el control de la ciudadanía. No se rechaza la inmigración cualificada sino aquella que convive con la ciudadanía vulnerable del estado receptor.

Los gobiernos nacionales ponen sus intereses inmediatos por delante de su compromiso comunitario (UE) y se oponen a perder la prerrogativa de elegir a sus ciudadanos y transferir el control de sus fronteras. Se trata de una renacionalización de las políticas migratorias. Los rebeldes no quieren más Europa, ni un Plan Integral para África sino hacer una política migratoria “a la carta” que les permita participar cuándo, cómo y en lo que les convenga. Es precisamente este empequeñecimiento de Europa el que nos ha abocado a una política migratoria ineficaz y de efectos contraproducentes.

La política migratoria europea es de naturaleza neoliberal

Lo cierto es que la Unión Europea tiene, desde hace tres decenios (convenio de aplicación de Schengen) y en todo caso desde hace veinte (Tratado de Ámsterdam) una política migratoria. Esa política se ha sostenido sobre tres pilares: la discriminación en el mercado laboral (preferencia nacional); el control fronterizo e interior con el fin de reaccionar ante la “invasión del enemigo común”; y, por fin, el mito de la identidad cultural europea. En otras palabras, beneficio económico, seguridad urbana e integración en la sociedad de mercado. El argumento principal es el de captar trabajadores y profesionales para satisfacer las necesidades del mercado nacional y de la competencia internacional, pero eso sí, minimizando los costes de la integración. En cinco palabras: más plusvalías y menos ciudadanía.

Por eso cuando hace treinta años se analizaba la política de inmigración en la UE se dibujaban tres escenarios. El primero se centraba en los países nórdicos que constituían un grupo de estados cuyas políticas se volcaban en la recepción de refugiados y asilados. En el extremo sur, los países ribereños transitaban desde la emigración laboral a la inmigración de trabajadores que en su mayoría se ocupaban en actividades poco cualificadas. La Europa del Sur era la que recibía la estigmatizada como “inmigración económica” que debe su nombre a su bajo coste salarial. Y por fin, los países centrales en la UE atraían familias e inmigrantes cualificados. Esas tres Europas expresaban diferentes tradiciones y, sobre todo, evidenciaban distintos ciclos migratorios. Unos rezumaban cohesión social; los otros exhibían inexperiencia regulatoria; y los terceros aplicaban la selección.  La política actuaba sobre los flujos migratorios y las demandas del mercado, mientras que ocupaban un lugar secundario, las percepciones y, sobre todo, el proyecto de arraigo de los migrantes.

El giro anti- inmigratorio tras la recesión

Tras la recesión de 2008 se ha producido un giro restrictivo en las políticas respecto de la inmigración forzada y el asilo. Los perdedores de la austeridad están contra la inmigración producto de la desesperación.  En un continente poco empático hacia la inmigración se ha decidido actuar sobre la minoría más dramática para apaciguar las actitudes de los golpeados por la austeridad, pero se ha ocultado la lógica del mercado. Así, por ejemplo, crecen y superan los 1,5 millones los trabajadores de la UE enviados por su empleador a otro país de la UE. Bajan las solicitudes de asilo, pero aumentan las migraciones de trabajo temporal. Y más de 2,7 millones de entradas permanentes se han producido en la UE entre 2010 y 2016.

En efecto, los datos proclaman que una mayoría de los flujos migratorios se han consolidado y asentado. Y las comunidades han arraigado propiciando redes y cadenas migratorias.  Esa realidad requiere el cambio de prioridades en las políticas migratorias que han de volcarse sobre todo en la integración y la ciudadanía lo que además ayudará en la regulación de los flujos y achicará la inseguridad real y, quizás, la percibida.

Claro está que han sido los inmigrantes ya asentados los que más han sufrido los efectos de la gestión neoliberal de la crisis. Ellos y, en general, todos los perdedores de la recesión, se sienten inseguros y se atrincheran en los límites de la comunidad nacional. En las elecciones más recientes han manifestado su rechazo a la entrada de inmigrantes con propósitos de empleo y de arraigo votando a los partidos antiinmigración que impulsan las políticas más inhumanas y restrictivas.

La política migratoria contra los derechos universales

Esa política renacionalizada se fundamenta en un desconocimiento de la dinámica de las migraciones y de su encaje jurídico.  Los datos evidencian que a una parte significativa de los flujos actuales no se les puede aplicar una política enteramente restrictiva. En la regulación de los flujos de reagrupación familiar y en los migrantes forzosos la prioridad es la de aplicar los derechos humanos.

Esas dos categorías suponen más de la mitad de los flujos (41% familiares y 14% humanitarios) de entrada en los países de la OCDE. El otro flujo importante por su cuantía es el propiciado por el modelo neoliberal de movilidad laboral, es decir, movimientos circulares y temporales de trabajadores más y menos cualificados. Aquí, en estas migraciones más voluntarias, sí que cabe el debate sobre las cuotas.  Está claro que los asilados y los familiares tienen que trabajar para mantenerse, pero en su tratamiento resulta obligado atenerse a los derechos universales. Lo realmente grave una vez llegados a este punto es que el trabajo se haya convertido en un privilegio y no en un derecho, como la migración.

Figure 1.2. Permanent migration flows to OECD countries by category of entry, 2007­-17


En resumen, las políticas restrictivas que atienden a las percepciones han producido un aumento de la inmigración indocumentada y una mezcla turbia del asilo con la inmigración laboral. Conviene saber que la inmigración irregular es la muestra de una política incapaz de regular la inmigración legal. Además, la inmigración indocumentada exterioriza la desregulación de los mercados laborales y en mucha menor medida traduce la falta de control fronterizo. Así sucede también con la perversión del asilo y la restricción del reagrupamiento familiar que evidencia el retroceso cuando no el desprecio por los derechos humanos y la crisis de la democracia.

 

 

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De recesiones y monopolios

News from Attac Spain - Sun, 08/12/2019 - 10:29

Mientrastanto

Cuaderno de augurios: 4 

Albert Recio Andreu

1. La economía española ante la recesión

Nadie está seguro de que estalle otra crisis a corto plazo, pero existe un temor generalizado a que en los próximos meses decaiga la actividad económica. Desde el Gobierno ya han tratado de tranquilizarnos: “Estamos mucho mejor que en 2008, la economía ahora es más sólida”. Nada sorprendente; los gobiernos siempre tratan de vender optimismo y tranquilidad. Hay en ello bastante de propaganda y, también, de voluntad de evitar que la propagación del pánico agrave los problemas.

He participado en el III Congreso de Economía y Trabajo de CCOO, un encuentro bianual bastante interesante con intervenciones sobre economía, negociación colectiva y sociedad (se pueden encontrar las ponencias en la web de la Fundación Primero de Mayo, www.1mayo.ccoo.es). En la apertura el secretario general de CCOO, Unai Sordo, en el curso de una brillante intervención sobre la situación laboral del país, introdujo el mismo tipo de reflexión: ahora tenemos una economía más sólida. Entonces mi memoria retrocedió en el tiempo y volví a situarme en 2008 —parece que la historia se repite—, cuando el Gobierno Zapatero se negaba a reconocer la crisis (y alardeaba de que la banca española ya había llevado a cabo las reformas necesarias para evitar un desastre financiero) y en alguna de las jornadas de sindicalistas en las que participé varios líderes sindicales argumentaban que la existencia de acuerdos y compromisos con los empresarios y las administraciones permitía abordar la crisis sin altos costes sociales. Por esto me asaltaron los recelos. Ante esta situación, lo básico es analizar los datos y ver en qué se sustentan los buenos augurios.

Hay ciertamente una base racional en la valoración optimista sobre la economía local. Esta se sustenta básicamente en la notable mejora de la balanza comercial y de pagos, en la reducción del endeudamiento y, en menor medida, en el cambio de estructura productiva. La posición exterior de la economía española ha mejorado considerablemente respecto a la que existía cuando estalló la crisis de 2007. En aquel momento el déficit de la balanza comercial era del 35% (por cada 100 euros de bienes importados se exportaban mercancías por valor de 65), mientras que hoy la balanza comercial está casi en equilibrio (el déficit es sólo del 1,4%), lo que sumado al superávit que suele generar la balanza de servicios, sobre todo por los ingresos del turismo, deja una situación favorable de la economía española respecto al exterior. A esta mejoría se ha llegado por una moderación de las importaciones y un claro crecimiento de las exportaciones, un cambio al que han contribuido diversos factores y que no puede resumirse recurriendo a una explicación simplista. Según esta, habría sido la “devaluación interna”, o sea el ajuste salarial trasladado a precios, lo que habría permitido cambiar la dinámica, algo que casa mal con la evidencia de que los precios de exportación han crecido más que los de importación, lo contrario de la devaluación interna. Una parte de la mejoría se debe al notable abaratamiento de la factura energética debido a los bajos precios del petróleo y del gas y a la apreciación del euro. Otro factor ha sido sin duda el esfuerzo exportador de muchas empresas españolas cuando experimentaron el hundimiento del mercado interno. En este sentido, la crisis obligó a replantear muchas políticas empresariales —organización interna y de mercados, tipo de producto, etc.—, y ello puede entenderse como un impacto positivo de la crisis. Ejemplos de ello son el buen comportamiento del sector de producción de material ferroviario aprovechando el renacimiento mundial del tren y el tranvía, o el de ciertos sectores de la industria alimentaria. En otros casos el cambio estructural se ha debido menos a factores internos que a políticas multinacionales. El ejemplo más obvio es el del sector automovilístico, donde las plantas españolas han vivido una nueva fase expansiva. Y, si del comercio exterior pasamos al análisis del conjunto de la actividad económica, lo más sustancial ha sido la pérdida de peso de la actividad constructiva (hoy se sitúa en un 50% de lo que era antes de la crisis) y una mayor diversificación de las actividades, aunque en gran parte el principal sector de impulso ha sido la actividad turística.

La segunda mejoría reside en el endeudamiento. El endeudamiento externo de la economía española ha bajado del 250% al 171% del PIB. La deuda bruta también se ha reducido, pero en este caso hay trayectorias divergentes. Ha disminuido la deuda bruta de las empresas, de 141% al 94% del PIB, una reducción que es en parte fruto de la mejoría de la actividad, pero que también se ha debido a las ventas de filiales que han realizado muchas grandes empresas siguiendo un patrón clásico de la economía de la deuda (sobre todo los grandes grupos españoles, que en muchos casos se han tenido que desprender de partes de sus viejos negocios). También ha bajado la deuda de las familias de un 85% al 58% del PIB, básicamente por el fin del auge del mercado inmobiliario y la menor alegría crediticia. Pero, por el contrario, ha crecido el endeudamiento público: la deuda bruta de todo el sector público se sitúa en el 135% del PIB. Cabe destacar que este aumento del endeudamiento se produjo sobre todo en el período 2010-2014, en gran parte a causa de dos políticas combinadas: el coste del rescate del sector financiero y el impacto macroeconómico de las políticas de ajuste. A partir de 2014 el endeudamiento público se ha mantenido más o menos estable, y el hecho de no proceder a nuevos ajustes del gasto público ha tenido sin duda un efecto beneficioso sobre la actividad económica.

Hay por tanto razones que avalan este diagnóstico optimista. Hay indicios de una cierta transformación productiva, una mejor posición exterior y un menor endeudamiento global. Así pues, cabría esperar que una recesión global tuviese un impacto más moderado que la crisis anterior, cuando el desplome de la actividad constructiva arrastró al conjunto de la economía a un pozo del que el empleo no se ha recuperado aún del todo.

Pero este diagnóstico optimista debe ser complementado con una serie de anotaciones críticas que suelen olvidarse. En primer lugar está la cuestión del endeudamiento. Si bien este se ha reducido, el sector público ha visto como aumentaba. En la actual situación monetaria, este endeudamiento es fácilmente soportable debido a los bajos tipos de interés, pero puede jugar de forma negativa en caso de un crecimiento del nerviosismo de los mercados. No sólo porque puede producirse un repunte de los tipos de interés de la deuda, sino sobre todo porque el Estado español puede ser forzado, de nuevo, a realizar una política de ajustes (como ya se está empezando a plantear desde la Unión Europea), y ello puede impedir que en un contexto de recesión contemos con una política pública compensatoria o expansiva que evite recaer en una depresión. En segundo lugar, aunque la estructura productiva parece ahora más equilibrada que en el pasado, no hay garantías de que esto no pueda volver a cambiar. El auge del turismo puede encallarse (por la propia recesión o por la mejora de los destinos alternativos), la industria automovilística se enfrenta a un importante cambio de orientación, etc. Pensar que un buen cuadro macroeconómico garantiza la facilidad de un ajuste es bastante insensato. Si algo hemos aprendido del pasado es la enorme variabilidad que caracteriza al período neoliberal. Y faltan políticas y análisis más detallados sobre qué tipo de respuestas podrían adoptarse en caso de que las guerras comerciales u otras causas alteren la situación exterior.

Este análisis convencional ignora, además, otras cuestiones centrales. De la crisis hemos “salido” con más pobreza, con más precariedad laboral, con graves problemas de vivienda…, y cualquier debilitamiento del gasto público derivado de nuevas demandas de ajuste puede provocar un nuevo desastre social. Un desastre que ya forma parte de la vida cotidiana de mucha gente y que podría alcanzar cotas insoportables. A la crisis anterior se llegó con mucha gente endeudada, sobre todo en hipotecas que acabaron en desahucios masivos. Ahora han aumentado los empleos de bajos salarios y los problemas de vivienda están lejos de solucionarse, y en esto las entidades del tercer sector muestran mucha más perspicacia que los economistas ortodoxos. Una nueva recesión podría tener efectos letales para mucha gente y abrir un escenario no previsto en los cuadros macroeconómicos oficiales.

Está asimismo el tema del cambio climático y la crisis ecológica, una cuestión habitualmente olvidada (o despreciada) por el enfoque económico dominante pero que cada vez es más difícil de soslayar, sobre todo en un país con una ubicación complicada según los analistas del calentamiento global, con muchos impactos potenciales que afectan a elementos sustanciales de nuestra estructura económica. Las recientes inundaciones en el sudeste peninsular y el desastre ambiental del mar Menor (claramente provocado por el modelo de agricultura imperante en la zona) deberían considerarse avances palpables de lo que puede ocurrir en los próximos años. Y si para algo es obvio que no estamos preparados es para hacer frente a impactos graves derivados de nuestra mala gestión ambiental.

En definitiva, el optimismo decae cuando se amplían los factores que se introducen en el análisis. Es bastante probable que no vaya a repetirse el tipo de colapso que generó el fin de la burbuja inmobiliaria, pero subyacen suficientes elementos disruptivos para pensar que una nueva recesión traerá consigo un insoportable recrudecimiento de la tragedia social que ahora ya vive una parte de nuestra población. Urge empezar a plantear medidas orientadas hacia un modelo económico diferente.

2. De cómo actúan los monopolios cuando se siente agredidos: el caso Agbar

Esta es una historia ejemplar del poder de algunas empresas y de los mecanismos que lo reproducen. Agbar es un grupo empresarial que tiene su origen en la Sociedad General de Aguas de Barcelona, empresa que desde 1882 ha tenido en sus manos la gestión del suministro de agua en Barcelona. (La de esta ciudad siempre ha sido una sociedad liberal, y la gestión de servicios públicos básicos como el agua o la recogida de residuos siempre ha estado en manos privadas.) Con el paso de los años la empresa ha creado una enorme red empresarial que constituye el principal grupo privado español del sector. Actualmente es una filial de la multinacional francesa Suez Environment, que en 2009 compró la participación mayoritaria de La Caixa.

Poco después, en un pleito privado, un juez decretó que Aguas de Barcelona carecía de un contrato con el Ayuntamiento de Barcelona y, por tanto, su situación estaba en el aire. Ello abrió un flanco preocupante en un momento en que en toda Europa renacía una tendencia hacia la gestión pública directa (que ha hecho que Suez pierda la gestión en plazas tan emblemáticas como París y Berlín). La empresa reaccionó con presteza utilizando su red de contactos políticos. Por una parte, alcanzó un acuerdo con el Consejo General del Poder Judicial para organizar cursos a jueces sobre derecho del agua, y por otra llegó a un rápido acuerdo con Convergència i Unió y el PSC (ahora nadie se acuerda de la sociovergencia que mandó en el país durante mucho tiempo) para crear una nueva empresa, Aguas de Barcelona, que integraría toda la actividad del ciclo del agua en 23 municipios del Área Metropolitana, integrando compañías del grupo Agbar y activos públicos. (Algunos ayuntamientos no se sumaron, bien porque tenían empresas mixtas con otros grupos, bien porque contaban con eficientes empresas públicas, como es el caso de El Prat de Llobregat.) Todo se hizo con bastante celeridad y poca transparencia. El objetivo era dar un encaje formal a los intereses de Agbar, que pasó a controlar el 85% de la nueva empresa, quedando el resto para el Área Metropolitana de Barcelona (AMB).

Agbar había ganado la primera batalla, pero tuvo que hacer frente hasta tal punto a la creciente campaña pro gestión pública impulsada por Aigua és Vida (una entidad animada por grupos ecologistas y vecinales) y la oposición de sus competidores (Acciona, Sacyr…) que vio la posibilidad de hacerse con un negocio suculento. En 2015, en el nuevo ayuntamiento de los Comuns, figuraba como concejal Eloi Badia, uno de los líderes de Aigua és Vida, que pasó a controlar el área de medio ambiente de la AMB. Y en 2016 la cosa se complicó aún más cuando el Tribunal Superior de Justicia de Catalunya dictaminó el carácter ilegal de la nueva empresa por razones obvias, como que había sido creada sin concurso, que en 16 de los 23 municipios Agbar no tenía contrato anterior y que la valoración que se hizo en su día de los activos que aportaba la empresa y el sector público era inadecuada. Era una sentencia demoledora que abría las puertas a una municipalización a coste cero, puesto que no existía ninguna concesión que rescatar y la valoración de activos encargada por la propia AMB mostraba un saldo ligeramente favorable para el sector público.

La respuesta de la empresa no se limitó a plantear un recurso al Tribunal Supremo, sino que también puso en marcha una “campaña total” que hemos padecido directamente los movimientos sociales favorables a la municipalización.

  • Una intensa campaña publicitaria no sólo en medios convencionales sino también a través de un plan de esponsorización de entidades.
  • Una campaña de acoso y derribo en la que se han combinado dossieres de prensa contra entidades, amenazas con recursos judiciales y actividades de espionaje.
  • El culmen de esta campaña se alcanzó tras la aprobación por parte del Ayuntamiento de un nuevo reglamento de participación (largamente reivindicado por todo el tejido asociativo local) que incluía la posibilidad de convocar consultas tras recoger 15.000 firmas de apoyo. Cuando las entidades promotoras de la municipalización recogimos 30.000 firmas en apoyo de la consulta, Agbar lanzó una ofensiva general, bien directamente, bien a través de sociedades impuestas o bien recurriendo a bufetes de abogados con los que existían contactos obvios. Una ofensiva de cuarenta recursos que ha tenido éxito cuando el Tribunal Superior de Justicia de Catalunya, en una sentencia insólita, ha decretado la suspensión de todo el reglamento de participación.

Finalmente Agbar ha triunfado. Hace unos días el Tribunal Supremo ha dado un vuelco completo a la sentencia del TSJC y ha decretado la legalidad de todo el proceso de creación de la nueva empresa y de las valoraciones tan favorables a los intereses de Suez. Sorprende un giro tan radical. Sin haber leído aún la sentencia, creo que pueden aventurarse algunas hipótesis. Una es de tipo formal: si la ley permite una interpretación tan diversa es que seguramente su redacción es tan ambigua que deja mucho espacio a los sesgos ideológicos de los jueces. Otra es de tipo “estructural” y tiene que ver con la cultura dominante en la casta judicial, siempre proclive a salvaguardar el statu quo y los intereses dominantes, siempre recelosa de abrir vías al desorden; conozco lo suficiente a las élites económicas como para pensar que lo mismo es trasladable al sector judicial, y ratificar la sentencia de Catalunya era abrir la vía a municipalizar el negocio central de una gran empresa. Y una tercera hipótesis es de tipo “conspirativo”: la formación que Agbar dio a jueces hasta al menos 2015 igual ha dado sus frutos, sin contar el papel de los lobbies que han interferido en todo el proceso. Lo hemos vivido intensamente en Barcelona. Agbar está implicada en diversos casos de corrupción (Pokémon, Cantabria, etc.) y tiene tentáculos muy largos que llegan a gente importante, y posiblemente ahora habrán intentado jugar esta baza. Con la hipótesis estructural basta, pero esta última no es del todo descartable.

Agbar ha conseguido imponer sus intereses en Barcelona (y sigue incordiando en Terrassa y Valladolid, donde no ha podido parar la municipalización), y para ello ha utilizado sus poderosos medios y su falta de escrúpulos. No sólo es una cuestión económica, sino también de derechos sociales (pues existe una enorme opacidad sobre cómo gestiona las ayudas sociales a las personas pobres) y de democracia (ha preferido cargarse todo el modelo de participación de Barcelona a tener que enfrentarse a una consulta no decisiva sobre la gestión del agua).

Hemos perdido una gran oportunidad de municipalizar el agua, y habrá que plantearse cómo seguir actuando. Hay al menos alguna noticia buena. Durante el último mandato municipal (2015-2019), la AMB, que tiene la última palabra sobre las tarifas, ha impuesto un recorte del 9,5%, mientras que la empresa había planteado aumentos del 25% (pese a esta distorsión ha seguido ganando 20 millones de euros anuales y repartiendo dividendos). Ello demuestra que la presión ha limitado su actuación monopolística y que con voluntad política es posible hacer frente a los desmanes de este tipo de empresas. Es una vía menos radical e inmediata, pero no deben despreciarse las vías indirectas para conseguir que la gestión del agua sea ecológicamente eficiente y que el servicio garantice el acceso universal y a un coste adecuado a un suministro que es esencial.

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Un sistema depredador, frente a un espejo

News from Attac Spain - Sat, 07/12/2019 - 10:25

publico
Rosa M. Tristán

Frente a una situación que camina, sin pausa y globalmente, hacia un punto de ‘no inflexión’ respecto a las capacidades de la vida en el planeta, ¿es posible una gobernanza global que ponga freno al sistema que nos lleva al desastre? La respuesta no es fácil, pero ha sido una de las más repetidas en las jornadas de la XI Universidad Verde, celebrada el pasado fin de semana en Córdoba. Científicos, políticos, académicos, divulgadores y activistas han debatido y reflexionado sobre cómo poner “al capitalismo frente al espejo”, título que este año les ha reunido a las puertas de la COP 25 chilena, pero celebrada en España. 

Como era de esperar, las noticias y los datos no son buenos, pero pese a pesimismo general, se plantearon propuestas e iniciativas entre las que destacó la necesidad de esa gobernanza ambiental general que ponga freno a los desmanes, si bien no se sabe cómo podrá abordarse, justo en un momento de debilitamiento político de las instituciones internacionales frente a postulados nacionalistas que ganan apoyos. Sin embargo, el tiempo se agota y ya no podemos esperar, como viene a decir el propio lema de la Cumbre del Clima: “Time for Action”.

En esta nueva Universidad Verde, el periodista de investigación británico Nafeez Ahmed, especialista en seguridad internacional, tras hacer un repaso a lo que ocurre con los sistemas complejos que no se adaptan a los cambios -acaban en colapsos-, aseguró que estamos en situación límite: “La eficiencia del capitalismo ha crecido durante un siglo gracias a que había combustibles fósiles abundantes, pero ahora la tendencia es a tener más usuarios de energía y menos combustibles eficientes, porque hay menos y se pierde eficiencia para conseguirlos. Eso genera un punto de inflexión que se suma a otros, como la crisis de la biodiversidad, lo que en 2040 pueden llevarnos a un gran colapso”, señalaba.

Casos que ejemplifican esta situación, recordaba Ahmed, son la guerra de Siria o la Primavera Árabe, donde la crisis climática (sequías) unida a la del petróleo (menos ingresos por este recurso fósil), generaron conflictos que han llevado a la radicalización, tanto en estos países como en la UE, donde aumenta la extrema-derecha como respuesta a las migraciones generadas, como en Oriente Medio. “De seguir así, podemos llegar a niveles de CO2 que hagan invivible en Oriente Medio y que Europa se divida entre un norte beneficiado por el cambio climático y un sur con muchos problemas. No podemos seguir ajenos a ello porque podemos cambiar, pero para ello es necesario tener mejor información, construir redes para tomar decisiones globales y entender que los cambios son energéticos, pero no únicamente, porque sólo así se creará un ‘tsunami’ para un cambio de sistema”.

Y ¿cómo hemos llegado a este punto? El catedrático de Filosofía Antonio Campillo mencionaba el drama que supuso cambiar nuestro concepto de propiedad de la tierra y la necesaria adaptación humana al entorno, a defender que esa la tierra es la que debe adaptarse a los humanos, bajo la premisa de que “la ciencia lo puede todo” y solucionará los desajustes, lo que calificó de “una nueva religión”. “Nos olvidamos de que la tierra no es nuestra, pero es que además no podemos tener un sistema económico global con gobiernos territoriales. Se precisan alianzas transnacionales” .

Prueba de que hemos convertido la biosfera en “un objeto de transacción mercantil y bursátil”, en palabras de Lourdes Lucía, del movimiento Attack, es que mientras que en las comunidades indígenas el respeto a la naturaleza se relaciona con los bienes comunes, en el sistema económico predominante el agua, el aire limpio o los bosques se convierten en “bonos de capital natural” con los que negocian los bancos en mercados financieros.

Y, sin embargo, proteger la naturaleza es más productivo que no hacerlo, destacaba el científico Fernando Valladares, del Museo Nacional de Ciencias Naturales, en su conferencia sobre “Biodiversidad amenazada”. Según Valladares, la productividad de los bosques amazónicos se ha reducido a la mitad en 30 años, hasta suponer pérdidas de 500.000 millones de dólares al año, más del doble de lo que costaría protegerlos. Con Victoria Sánchez, investigadora del ICREA, plantearon la necesidad de que esa “gobernabilidad global ambiental” deje espacio para la voz de las comunidades locales y los pueblos indígenas. “Su sabiduría sobre la naturaleza es fundamental y no se les tiene en cuenta, muy al contrario, sufren la llegada de las fronteras del sistema allá donde no estaban, a medida que escasean los recursos que requiere el consumo”, destacaba Sánchez.

Precisamente, este año 2019, el informe de la IPBES (Plataforma Intergubernamental de Biodiversidad y Servicios Ecosistémicos ) del que participó la antropóloga nos descubrió que hay ya más de un millón de especies en riesgo de extinción. Muchas por el cambio climático, pero también por la sobreexplotación tanto en tierra como en los mares. De lo primero habló el hoy diputado autonómico de Equo y ornitólogo Alejandro Sánchez, quien puso en evidencia el declive de muchas aves por la agricultura extentiva y el uso de pesticidas. Sobre lo segundo, la responsable de la campaña de océanos en Greenpeace, Pilar Marcos, dio algunos datos más que preocupantes: un 80% de las especies marinas están sobreexplotadas, sobre todo por la ‘recolección’ de pescado por más de 64.000 barcos-factorías, también llamados ‘monster boats’ . Si a ello se suma la minería en el fondo marino, en expansión, se tiene una pequeña aproximación al desastre. ¿Por qué no es posible llegar a un acuerdo global sobre gestión de los mares?

La cuestión es que no podemos olvidar a los grandes lobbies económicos. En ello insistió el diputado de Unidas Podemos Juan López Uralde, para quien es muy grave la “enorme pérdida que capacidad democrática” que supone su presencia en Bruselas para ‘debilitar’ las medidas que se adoptan en el Parlamento. También Uralde se unió a grupo de quienes reclamaban más democracia transnacional y puso como ejemplo que cuando “las políticas energéticas se dejan en manos de los Estados, se incrementan las diferencias, como vemos en la UE, en vez lugar de avanzarse hacia la cohesión”.

Ante todo ello, el profesor y político Julio Anguita, presente también en esta Universidad Verde cordobesa, no pudo por menos que llamar a todos los presentes a la acción urgente: “Es necesario un programa de inmediata aplicación que incluya acciones muy concretas. Un programa alternativo a esos lobbies que sea de cooperación colectiva y que sirva para gobernar ya. ¿Seremos capaces?”, se preguntaba.

La nota más optimista de las dos jornadas, sin duda, vino de la mano de los portavoces de movimientos emergentes – Yetta Aguado (Madres por el Clima) y Koro López Uralde y Tomás Castillo (Friday For Future) – cuyas acciones y su repercusión indican que algo en esta sociedad, mucho tiempo adormecida, se anda despertando.

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¿Trabajar todos menos y producir lo mismo?

News from Attac Spain - Fri, 06/12/2019 - 21:19

infolibre
Albino Prada

En este diario he argumentado que, de seguir la tendencia de reducción de jornada registrada en España entre 1955 y 1985, este año en vez de las 36 horas semanales trabajadas por término medio tendríamos que estar trabajando 26 horas. Algo que sería singularmente positivo para las muchas mujeres que en determinados sectores (comercio y hostelería por ejemplo) trabajan más de 40 horas a la semana como también he razonado aquí.

Hoy la pregunta que propongo al lector es si podríamos permitirnos en España esta reducción de jornada a 26 horas semanales manteniendo el mismo nivel de riqueza nacional. Cierto que, aun así, no alcanzaríamos las 15 horas de las que Keynes habló en Madrid en el año 1935, pero nos acercaríamos mucho a un objetivo planteado para el Reino Unido ya en el año 2010 en un informe muy recomendable: 21 horas (New Economics Foundation, 2010).

 Para resolver sobre esta posibilidad utilizaré los datos de lo que llevamos de siglo XXI (2000-2018) de nuestra Contabilidad Nacional Anual del Instituto Nacional de Estadística. Solo serán dos datos básicos.

Por un lado, el valor del Producto Interior Bruto (PIB, riqueza nacional) generado en unidades monetarias constantes (descontada la inflación) para evaluar el crecimiento efectivo de la riqueza generada. Y, por otro lado, el número de horas trabajadas por el conjunto de todos los ocupados del país. Ambos datos –el PIB y las horas necesarias– se transforman previamente en dos series que parten del valor 100 en el año 2000 para visualizar mejor su evolución relativa.

¿Trabajar todos menos y producir lo mismo?

Para situarnos. Observemos la serie azul del PIB: crecimiento imparable hasta 2007, retroceso entre ese año y 2013, recuperación desde entonces. Algo semejante sucede con las horas necesarias de trabajo…, aunque se va abriendo una brecha entre ambas que es crucial para lo que aquí nos interesa analizar.

Esa brecha informa de que en 2018 se trabajaron las mismas horas que en 2004 (unos treinta y tres mil millones) pero vemos que la riqueza generada es un 20 % mayor que en aquél año. Lo que debiera ser una excelente noticia para el conjunto de nuestra sociedad.

Sin embargo la jornada laboral semanal media apenas se redujo un 3% y, lógicamente, mientras en 2004 teníamos dos millones doscientos mil parados, en 2018 teníamos tres millones trescientos mil. Misma jornada para los ocupados y más de un millón de parados a mayores.

Pero si redistribuimos las horas de trabajo realizadas en 2018 por los ocupados españoles entre toda la población entre 20 y 65 años (lo que supone incorporar a todos los parados y a buena parte de las mujeres entre esas edades, tal como simulan para Reino Unido en el informe citado más arriba), la jornada semanal media resultante sería de 23 horas.

Esta jornada semanal sería el resultado de la redistribución de las horas necesarias de trabajo en 2018, y así mantener la producción del PIB de dicho año. Conviene recordar que caminar progresivamente de 36 a 23 horas semanales con idéntico salario es una herramienta de la política de rentas con claro encaje en el acervo sindical (Recomendación ILO 1962 nº 116 punto 4) desde hace ya muchos años. Y así, de paso, no interrumpir la tendencia anotada entre los años 1955-1985.

Es esta una posibilidad que surge del hecho de que en la actualidad, siendo como somos un país mucho más rico que en el año 2000, no fuimos capaces de reducir la jornada laboral de los ocupados ni de incorporar a una población parada creciente. Más bien hemos ido escarbando en una recesión social en paralelo a la recuperación del PIB. Riqueza, jornada laboral y desempleo debieran conjugarse, y acabamos de comprobar que podrían conjugarse, de otras formas.

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Albino Prada es doctor en Economía, ensayista y miembro de ECOBAS

 

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La reducción de emisiones comprometida por España no llega a la mitad de lo que aconseja la ONU

News from Attac Spain - Thu, 05/12/2019 - 21:25
El órgano internacional marcó como objetivo una disminución del 7,6% en las emisiones de CO2 para evitar el aumento de la temperatura en 2030. Solo queda un mes para que los países de la UE envíen a Bruselas sus planes climáticos definitivos CTXT <p>Chimenea.</p>

Chimenea.

EDUARDOFIRE

Los planes de lucha contra el cambio climático son insuficientes y poco ambiciosos. Lo alertó hace apenas unos días la Organización de Naciones Unidas al señalar que las emisiones de gases de efecto invernadero globales deberían reducirse al menos un 7,6% antes de 2030 si se quería limitar el aumento de la temperatura del planeta por debajo de los 1,5ºC. Ahora, la plataforma Climate Action Network hace el mismo reclamo en el marco de la Unión Europea, en un informe en el que se repasan los distintos planes estatales que se han presentado ante las instituciones comunitarias durante el último año. Según esta ONG, los documentos preliminares que España envío a la Comisión apenas recogían un compromiso para reducir las emisiones de CO2 un 3,6% para la próxima década. Es decir, menos de la mitad de lo que reclamó la ONU como mínimo indispensable.

Con apenas un mes para que venza el plazo para que los miembros de la UE manden los planes definitivos con sus programas de acción contra el calentamiento global, el estudio de Climate Action Network concluye que lo recogido en los borradores y documentos provisionales presentados durante 2019 no solo no es suficiente para acercase a los objetivos marcados en los Acuerdos de París, sino a los establecidos por la UE en su agenda climática y energética hasta 2030, menos ambiciosa.

En el caso de España, el estudio destaca la falta de compromiso con el objetivo general de reducción de emisiones respecto de los niveles de 1990, que nuestro país sitúa en el 20%, todavía muy lejos del 40% que marca la propia Unión Europea. Un problema todavía más preocupante si se atiende a la desastrosa situación de partida: en 2018 el país todavía arrastraba un nivel de emisiones un 15% superior al de 1990. Mientras, desde las instituciones europeas ya se ha solicitado que el objetivo de reducción se revise y eleve hasta el 50%.

En última instancia, Climate Action Network también llama la atención sobre la falta de información que todavía existe en nuestro país sobre la actualización y revisión final de su plan energético y climático. España es de los pocos países en los que aún no se ha publicado el documento, y no está claro que este se vaya a someter a una consulta pública cuando se entregue. Así ocurre, por ejemplo, con los progresos que se hayan podido incluir en el apartado de combustibles fósiles, aún desconocidos.

Para abordar esta realidad, la organización asegura que España todavía debe hacer grandes esfuerzos para avanzar en el desarrollo de energías renovables y en la coordinación de competencias a nivel regional.

Tal y como aseguró la ONU en su reciente informe sobre la brecha de emisiones, incluso en el caso de que para el año 2030 se cumplan los puntos primordiales del Acuerdo de París la temperatura global aumentará en cerca de 3,2ºC, más de doble de lo que se marcó como horizonte de sostenibilidad para el planeta. En este sentido, la organización internacional, a través de su Programa de Medio Ambiente de Naciones Unidas (PNUMA), apuntó también que los países que firmaron el pacto hace 4 años deberían aumentar hasta cinco veces sus objetivos si se quiere limitar el aumento de la temperatura a 1,5ºC.

Sobre esto, los últimos datos sobre emisiones no pueden ser más catastróficos. Según los últimos análisis de la Organización Meteorológica Mundial, la concentración en la atmósfera de los principales gases de efecto invernadero volvió a marcar un nuevo récord en 2018. Las consecuencias son de sobra conocidas: cambio climático, eventos meteorológicos extremos, o desertización y pérdida de la biodiversidad, entre otros.

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Radiografía de la España Vacía

News from Attac Spain - Thu, 05/12/2019 - 21:11

ctxt
Jose luis Marin

Desde el año 2000, el 63% de los municipios ha perdido habitantes. Mientras, la población del país ha crecido en cerca de 6,2 millones de personas   26 DE NOVIEMBRE DE 2019

Durante los últimos veinte años, entre un 84% y un 89% de los municipios  de Asturias, Castilla y León y Extremadura ha perdido población. Las tres regiones son el caso más extremo y significativo del mal demográfico que atraviesa España desde hace varios lustros: la despoblación. Pero estos no son, desgraciadamente, los únicos lugares donde ha ocurrido esto. Según datos del INE, hasta un 63% de las localidades que hay en España ha visto cómo descendía su número de habitantes desde el cambio de milenio.

Para agravar esta situación, la pérdida de población en casi dos tercios de los cerca de 8.100 municipios que existen en el país ha sucedido en un contexto de crecimiento demográfico a nivel nacional, lo que sin duda sugiere que el fenómeno de la España vacía se encuentra atravesado de forma integral por un fuerte componente migratorio. Concretamente, de las zonas rurales a las urbanas. Tanto es así que a finales de 2018 vivían en el país 6,2 millones de personas más de las que lo hacían allá por el año 2000.

Para algunas localidades, la situación es absolutamente dramática. Desde el año 2000, en casi un tercio de los municipios donde se ha perdido población el descenso ha sido superior al 25%. Por otro lado, y según datos del INE analizados por la agencia de comunicación Stratego, el número de municipios del país que tienen menos de cien habitantes ha crecido un 46% durante el mismo periodo.

En el extremo contrario, aparecen también otros actores clásicos de los flujos migratorios internos del país: en Madrid y Baleares, menos de un 6% de las localidades han perdido población. En Murcia el porcentaje de municipios donde ha descendido el padrón no llega al 14%, mientras que en País Vasco, Canarias y Cataluña no supera el 28%.

Pero el de la España vacía no es un problema que se limite al movimiento masivo de población a grandes núcleos urbanos como Madrid o Barcelona. Más bien, el drama demográfico de nuestro país se ha construido en base a la generalización del esquema centro-periferia dentro de las propias regiones de procedencia, sin que necesariamente haya existido entre medias un trasvase hacía las 3 ó 4 regiones y ciudades más pobladas del país.

Así queda demostrado cuando se comprueba que, en términos totales, apenas han sido tres las Comunidades Autónomas que han perdido población durante los últimos 20 años. Al mismo tiempo, y mientras el 63% de los municipios del país han visto como descendía su censo, encontramos solo 15 provincias –menos de un tercio del total– donde se pueden contar menos habitantes que en año 2000, y en ninguna de ellas se ha registrado un descenso de población superior al 15%. Es decir, el vaciado está siendo mucho más acelerado a nivel rural que si se tienen en cuenta otras divisiones administrativas más amplias.

Esto no significa que la España urbana de las provincias se haya librado del espectro de la despoblación y que no atraviese sus propios problemas demográficos. Ejemplo de ello es la pérdida de población joven y cualificada que las ciudades del interior y el norte del país ha vivido en los últimos años. En muchos casos, de forma aún más acelerada que en propio ámbito rural.

En este caso, las cifras vuelven a apuntar a los mismos protagonistas. Según un estudio del Centre d’Estudis Demogràfics de la Universidad Autónoma de Barcelona, entre 2012 y 2017 las capitales de provincia de Castilla y León registraron un  saldo negativo de migración joven del 13,4%, frente al descenso del 9,63% que se vivió en las zonas rurales de la región. Otros lugares donde se ha podido ver una tendencia similar han sido Castilla-La Mancha, Asturias, Cantabria, Andalucía y Galicia.

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¿Trabajar todos menos y producir lo mismo?

News from Attac Spain - Wed, 04/12/2019 - 10:39

infolibre
A
lbino Prada

tiempotrabajo

En este diario he argumentado que, de seguir la tendencia de reducción de jornada registrada en España entre 1955 y 1985, este año en vez de las 36 horas semanales trabajadas por término medio tendríamos que estar trabajando 26 horas. Algo que sería singularmente positivo para las muchas mujeres que en determinados sectores (comercio y hostelería por ejemplo) trabajan más de 40 horas a la semana como también he razonado aquí.

Hoy la pregunta que propongo al lector es si podríamos permitirnos en España esta reducción de jornada a 26 horas semanales manteniendo el mismo nivel de riqueza nacional. Cierto que, aun así, no alcanzaríamos las 15 horas de las que Keynes habló en Madrid en el año 1935, pero nos acercaríamos mucho a un objetivo planteado para el Reino Unido ya en el año 2010 en un informe muy recomendable: 21 horas (New Economics Foundation, 2010).

Para resolver sobre esta posibilidad utilizaré los datos de lo que llevamos de siglo XXI (2000-2018) de nuestra Contabilidad Nacional Anual del Instituto Nacional de Estadística. Solo serán dos datos básicos.

Por un lado, el valor del Producto Interior Bruto (PIB, riqueza nacional) generado en unidades monetarias constantes (descontada la inflación) para evaluar el crecimiento efectivo de la riqueza generada. Y, por otro lado, el número de horas trabajadas por el conjunto de todos los ocupados del país. Ambos datos –el PIB y las horas necesarias– se transforman previamente en dos series que parten del valor 100 en el año 2000 para visualizar mejor su evolución relativa.

¿Trabajar todos menos y producir lo mismo?

Para situarnos. Observemos la serie azul del PIB: crecimiento imparable hasta 2007, retroceso entre ese año y 2013, recuperación desde entonces. Algo semejante sucede con las horas necesarias de trabajo…, aunque se va abriendo una brecha entre ambas que es crucial para lo que aquí nos interesa analizar.

Esa brecha informa de que en 2018 se trabajaron las mismas horas que en 2004 (unos treinta y tres mil millones) pero vemos que la riqueza generada es un 20 % mayor que en aquél año. Lo que debiera ser una excelente noticia para el conjunto de nuestra sociedad.

Sin embargo la jornada laboral semanal media apenas se redujo un 3% y, lógicamente, mientras en 2004 teníamos dos millones doscientos mil parados, en 2018 teníamos tres millones trescientos mil. Misma jornada para los ocupados y más de un millón de parados a mayores.

Pero si redistribuimos las horas de trabajo realizadas en 2018 por los ocupados españoles entre toda la población entre 20 y 65 años (lo que supone incorporar a todos los parados y a buena parte de las mujeres entre esas edades, tal como simulan para Reino Unido en el informe citado más arriba), la jornada semanal media resultante sería de 23 horas.

Esta jornada semanal sería el resultado de la redistribución de las horas necesarias de trabajo en 2018, y así mantener la producción del PIB de dicho año. Conviene recordar que caminar progresivamente de 36 a 23 horas semanales con idéntico salario es una herramienta de la política de rentas con claro encaje en el acervo sindical (Recomendación ILO 1962 nº 116 punto 4) desde hace ya muchos años. Y así, de paso, no interrumpir la tendencia anotada entre los años 1955-1985.

Es esta una posibilidad que surge del hecho de que en la actualidad, siendo como somos un país mucho más rico que en el año 2000, no fuimos capaces de reducir la jornada laboral de los ocupados ni de incorporar a una población parada creciente. Más bien hemos ido escarbando en una recesión social en paralelo a la recuperación del PIB. Riqueza, jornada laboral y desempleo debieran conjugarse, y acabamos de comprobar que podrían conjugarse, de otras formas.

____________Albino Prada es doctor en Economía, ensayista y miembro de ECOBAS

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La temperatura se ha incrementado en España 1,57 °C en 57 años

News from Attac Spain - Tue, 03/12/2019 - 13:31

elsalto
Pablo Rivas

En vísperas de la Cumbre del Clima de Madrid (COP25), las últimas informaciones sobre la evolución de la crisis climática no son nada halagüeñas: “La temperatura de España entre 1960 a 2018 se ha ido incrementando progresivamente, y en esos años ha aumentado un 1,57ºC”, ha señalado este viernes en el Museo Nacional de Ciencias Naturales Fernando Prieto, director del Observatorio de Sostenibilidad (OS), en la presentación del informe Emergencia Climática en España 2019.

El documento analiza más de 135 referencias —de artículos de Science o Nature a los informes del Panel Intergubernamental de Expertos sobre el Cambio Climático (IPCC)— en las que se señalan las evidencias de la emergencia climática en el Estado español, como es el caso de que la totalidad de las capitales de provincia hayan incrementado su temperatura media en “prácticamente un grado en los últimos 30 años”, añadiendo que, “allí donde los datos permiten remontarse más atrás, como Barcelona, Alicante, Madrid y una treintena de ciudades, el incremento es aún mayor, por encima de los 2ºC.

El OS remarca que el verano se ha alargado en nueve días de media por décadas, lo que hace que el estío actual sea cinco semanas más largo que a principios de los años 80. “Lo que antes creíamos que iba a ser algo que iba a afectar a nuestros hijos, a las próximas generaciones, es algo que nos está afectando a todos nosotros y que nos está afectando ya”, ha lamentado Prieto.

Solo Endesa, patrocinadora de la COP25, expulsa a la atmósfera el 23% de las emisiones industriales y el 9% de las totales atribuibles a España

 

“Las evidencias apuntan al mismo sentido en lo que se refiere al mar Mediterráneo”, ha señalado el investigador, apuntando cómo la temperatura del mismo ha aumentado 0,34ºC por década desde los años 80, tal como apuntan los datos del Centro de Estudios Ambientales del Mediterráneo. Asimismo, ha indicado además el incremento estimado del nivel de dicho mar de 3,4 mm por año de 1993 a 2017, según los datos del Servicio de Información Marítima Copernicus.

Otro dato que el OS resalta es la desaparición de 33 de los 52 glaciares que había en el territorio del Estado en 1850.

SEGUIMOS AÑADIENDO PRESIÓN

Prieto, que ha sido acompañado en la presentación por Jorge Lobo, investigador del Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC); el biólogo Raúl Estévez, del OS; el bioquímico y ex director general de la Unesco, Federico Mayor Zaragoza; y el integrante de Extinction Rebellion, Nicolás Eliades, ha descrito el complicado panorama que ofrecen las presiones que el ser humano está haciendo sobre el sistema que sostiene la vida en el territorio peninsular.

“Hubo un incremento muy fuerte de emisiones [de gases de efecto invernadero] hasta el 2017, luego bajó con la crisis brutal que tuvimos, pero no acaban de bajar, que es lo que tendríamos que hacer si queremos entrar en la descarbonización”. En concreto, aunque en 2018 disminuyeron en España un 2,3% —principalmente por el excepcional año de lluvias, lo que hizo que la energía hidroeléctrica se incrementase en un 85%—, aumentaron desde 1990 un 15%.

España es el país de la UE en el que más crecen las emisiones de efecto invernadero desde 1990: se han incrementado un 17,9% mientras que en el conjunto de la UE han descendido un 23,5%.

 

A pesar de ello, “durante el año 2019 se observa en la generación eléctrica un fuerte incremento del gas y el mantenimiento de la tendencia de crecimiento de las emisiones debidas al transporte y al sector residencial”, señalan desde el OS. Aunque no todo son malas noticias: “Se observa una disminución pronunciada el uso del carbón en un año con muy escasa hidraulicidad”.

CULPABLES CLAROS

 

Las principales empresas responsables de esta situación en España son, por este orden, Endesa, Repsol, Naturgy, EDP, ArcelorMittal, Cepsa, Viesgo, Iberdrola, Cemex, Lafarge-Holcim y Cementos Portland, tal como adelantó el organismo en su informe Big Polluters Spain 2019. Solo Endesa, patrocinadora de la COP25, expulsa a la atmósfera el 23% de las emisiones industriales y el 9% de las totales atribuibles a España. De hecho, las diez empresas más sucias, enmarcadas en los sectores de la energía, el cemento y el metal, son responsables del 62% de las emisiones industriales y del 25% del total del Estado.

“Si se ampliase el listado a las 50 compañías más contaminantes, las cifra supondría el 85% de las emisiones fijas y el 35% de la totales, lo que ejemplifica el elevado peso que tienen estas compañías en la contribución española al cambio climático”, destacan desde el OS. España es el país de la UE en el que más crecen las emisiones de efecto invernadero desde 1990: se han incrementado un 17,9% mientras que en el conjunto de la UE han descendido un 23,5%.

Ante este reto, desde el OS plantean la necesidad de “identificar grandes proyectos con el objetivo de iniciar una gran adaptación al cambio climático”. Uno de ellos sería la creación de un Corredor Verde Mediterráneo que consistiría en “la creación de una gran malla ecológica de enfoque sistémico que añadiese a la red de espacios protegidos otros territorios no catalogados de alta calidad ecológica, singularidad paisajística o funcionalidad productiva”.

El objetivo de esta iniciativa sería doble: “Restaurar la biodiversidad y la funcionalidad y conectividad ecológicas” y “enderezar el ciclo hidrológico” para enfrentarse a la emergencia climática desde más ámbitos, no solo mediante la reducción de emisiones. “Básicamente lo que vamos a intentar desarrollar son iniciativas de restauración ecológica en toda esa franja orientadas a combatir los efectos del cambio climático”, ha señalado por su parte Raúl Estévez, coautor del informe.

Asimismo, seguir la vía que señalan las últimas declaraciones de emergencia climática, proclama a la que se sumó este semana el Parlamento Europeo, con hechos y no con palabras, es otro de los caminos que desde el OS señalan como vía para descarbonizar la economía.

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La industria del espionaje digital está ayudando a los Estados a violar los DDHH: ya basta

News from Attac Spain - Mon, 02/12/2019 - 13:06

David Kaye

el diario.es

Imagínese un Gobierno con poder suficiente para espiar a periodistas, activistas y a casi todos sus opositores. Un Estado con capacidad de silenciar y extorsionar a una persona no sólo gracias a la capacidad de seguir sus movimientos, sino sus conversaciones, sus contactos, sus fotos, notas, correos… en definitiva, todo el contenido de su vida digital.

Para algunos eso suena a ficción distópica, pero hoy ese tipo de vigilancia, con capacidad de seleccionar a alguien concreto, es una de las realidades más siniestras de la era digital. Se está convirtiendo en un instrumento en manos de Gobiernos represivos para asfixiar el debate, la crítica y el periodismo.

Una y otra vez, investigadores y periodistas han desenmascarado cómo diversos Gobiernos –con apoyo de empresas privadas– han insertado programas con capacidad para espiar a través de maniobras arteras los teléfonos inteligentes, ordenadores portátiles y dispositivos similares pertenecientes a personas a las que quieren neutralizar: aquellas que juegan un papel importante en la democracia en tanto que facilitadores del derecho de la ciudadanía a estar informada. Y no termina aquí. A veces la vigilancia acaba con los objetivos detenidos y atacados. Incluso asesinados.

El mes pasado, WhatsApp demandó ante la justicia de Estados Unidos a una empresa israelí especializada en vigilancia, el grupo NSO. La demanda argumenta que la plataforma estuvo expuesta a tecnología de la empresa. En concreto, a su producto estrella, Pegasus, un programa que pudo acabar instalado en una cifra cercana a los 1.400 dispositivos y que permitió que varios Gobiernos tuvieran acceso a esa cantidad de información personal prácticamente ilimitada (la empresa lo niega) que cargamos en nuestros bolsillos. El CitizenLab de la Universidad de Toronto ha localizado el programa Pegasus en 45 países.

El sector de la vigilancia –donde el Grupo NSO es sólo una de entre cientos de empresas– parece estar fuera de control, lejos de cualquier posibilidad de rendición de cuentas y actuando sin límites en todo el mundo. Estaría dando acceso a bajo coste a los Gobiernos a todo tipo de herramientas que permiten espiar con una precisión que hasta hace poco sólo podían usar las agencias de inteligencia más sofisticadas.

El sector y quienes lo defienden argumentarán que es el precio a pagar por enfrentarse al terrorismo. Dirán que debemos sacrificar libertad para proteger a los nuestros de otro 11 de septiembre. Como alguien bien ubicado me dijo una vez, dicha vigilancia es “obligatoria” y, peor aún, “es complicado proteger la privacidad y los derechos humanos”.

Todo lo que puedo pedir es que me dejen en paz. Al menos por un tiempo. Es difícil imaginar a las empresas tratando de actuar al respecto. Tampoco los Gobiernos que podrían hacerlo muestran demasiado interés. De hecho a los Gobiernos se les ha visto cómodos contando con las empresas para que les hicieran el trabajo sucio.

Esto no va de Gobiernos utilizando ciertos instrumentos para fines legales y cayendo sin querer en daños colaterales: esto va de usar tecnología de espionaje para ir contra personas cruciales y vulnerables. Contra aquellas a quienes la democracia debería proteger.

De primeras, pareciera que establecer limitaciones a la industria global del espionaje fuera imposible. Las empresas operan en un entorno de sombras donde coluden espionaje y antiterrorismo. Un entorno abstruso para los que no son expertos y que pretendan regularlo o controlarlo.

Muchos argumentan que limitar la exportación de programas como esos es una pérdida de tiempo. A fin de cuentas, las empresas chinas ocuparán cualquier vacío que dejen las empresas occidentales. Es cierto que eso es un obstáculo. Pero no es un argumento para evitar hacer lo que hay que hacer cuando se trata de proteger los derechos humanos. Los intentos por lograr una reforma real de ese sector deben comenzar ya. Deben hacerlo a escala global y deben seguir varios pasos.

Primero, los Gobiernos, por supuesto, tienen que controlar las exportaciones de programas de espionaje. Ya existen contextos que permiten restringir la exportación de tecnología de doble uso, militar y comercial.

El acuerdo más relevante en ese sentido es el Acuerdo de Wassenaar. Es necesario actualizarlo para que vaya más allá de la tecnología de doble uso y amplíe su ámbito regulatorio a los programas utilizados para minar los derechos humanos. Todos los Gobiernos tendrán que comprometerse a poner en marcha controles de exportación por acuerdo mutuo.

Por el momento sólo existe una respuesta que ha probado ser efectiva ante lo evidente de los abusos que se están cometiendo: detener todas las ventas y transferencias de tecnología. En un informe que presenté a Naciones Unidas en Junio, pedí una moratoria inmediata a la transferencia de programas de espionaje hasta que se pongan en marcha controles viables. Es hora de lanzar una campaña sincera para terminar con una vigilancia que no rinde cuentas ante nadie.

En segundo lugar, las empresas deben poner en marcha controles efectivos sobre su propia tecnología. El Grupo NSO se ha comprometido a seguir las prácticas en materia de derechos humanos recomendadas por Naciones Unidas para las empresas. Pero un control efectivo va más allá de políticas de autorregulación. Significa hacer pública la lista de clientes y los usos de la tecnología, la aprobación de reglas contra usos indebidos y violaciones de derechos humanos, una vigilancia periódica y la capacidad de detener de inmediato lo que suceda en violación de derechos fundamentales.

El control efectivo también exige compromisos por parte de las empresas a la hora de impedir la transferencia de su tecnología a quienes violen de manera sistemática los derechos humanos o países en los que no funcione el Estado de derecho en torno a la vigilancia de las personas. Debe rechazarse el uso de este tipo de programas para objetivos ilegítimos. Y todos estos controles deben recibir el refuerzo de un sistema de sanciones gubernamental a quienes los usen para lo que no deben.

Por último, que los Gobiernos o las empresas cómplices rindan cuentas por sus abusos y comportamientos indebidos, algo que cada vez es más difícil para las víctimas de este tipo de espionaje.

Los Gobiernos deben facilitar que existan acciones legales de esa naturaleza. Deben cambiar sus leyes para permitir quejas contra las empresas y administraciones responsables de vigilancia ilegal. Algún tipo de jurisdicción universal que permita controlar la expansión de esta perniciosa tecnología.

Hay pocos ejemplos más claros de la cara oscura de la era digital que el de la industria de la vigilancia digital y sus instrumentos represivos. Ya es hora de controlarlos.

David Kaye es profesor de Derecho en la Universidad de California, relator especial de Naciones Unidas para la libertad de expresión y autor de ‘Speech police: the global struggle to govern the internet’ (La policía del discurso: un combate global para gobernar internet).

Traducido por Alberto Arce

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