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Syndicate content Attac France
Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Mouvement d'éducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations… Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 10 000 membres et plus de 100 comités locaux.
Updated: 31 min 51 sec ago

Cédric Herrou en procès contre le préfet des Alpes-Maritimes

6 hours 14 min ago

Retour sur les faits, par Cédric Herrou :
Le lundi 22 octobre 2018 à 13h30 au Tribunal correctionnel de Nice aura lieu le procès initié contre moi par le préfet du département des Alpes-Maritimes, Georges-François Leclerc, pour injure publique.

Attac France apporte son soutien total et sans réserve à Cédric Herrou.

Le 11 juin 2017, plus d'une centaine de personnes en migration, d'exilés, sont chez moi, à Breil-sur-Roya, afin d'accéder à leurs droits et déposer ainsi une demande d'asile.

Comme d'habitude, j'informe par email la gendarmerie du village de notre départ pour le lendemain, avec une note particulière au préfet des Alpes-Maritimes, pour lui préciser que le transport doit, selon la loi, être à sa charge. Je ne reçois aucune réponse écrite du préfet mais une réponse physique, et offensive, de sa part : le lendemain matin, l'accès au train pour les demandeurs d'asile est bloqué par la police ferroviaire ainsi que par la gendarmerie mobile, un dispositif jusqu'alors jamais vu en gare de Breil sur Roya.

A ce moment, le 12 juin 2017 à 10h30, je publie sur ma page Facebook Cédric Herrou la phrase suivante : « Peut-être le préfet des Alpes-Maritimes pourrait s'inspirer des accords avec la SNCF pendant la 2e guerre pour le transport des juifs pour gérer le transport des demandes d'asile… bref »

S'inspirer du pire pour faire le meilleur...

Mon but était de lancer l'alerte et provoquer un débat public afin que le préfet se penche enfin sur notre vallée, sur notre situation, et nous aide à trouver des solutions adaptées.

Après cela, nous avons dû prendre la route durant 3 jours à travers les montagnes afin de rejoindre Nice à pieds. Partout sur la route, nous avons été accueillis à bras ouverts, les citoyens se sont mobilisés. Enfin les demandeurs d'asile sont arrivés à Nice et se sont inscrits auprès de la PADA (Plateforme d'accueil des demandeurs d'asile).

Le préfet a porté plainte après cette publication pour injure. Je serai donc en procès pour avoir vexé un préfet alors que notre vallée subit depuis 3 ans les conséquences d'une gestion catastrophique de la migration.

Depuis plusieurs mois, nous dénonçons un harcèlement policier sans précédent (50 gendarmes mobiles se relayant autour de mon domicile afin de l'observer 24/24, des cameras disposées autour de mon domicile en toute irrégularité). Ce procès ne saurait détourner l'attention de l'opinion publiques des véritables problèmes que nous connaissons dans la vallée, tout particulièrement l'atteinte grave et manifestement illégale qui est régulièrement portée au droit des exilés de présenter une demande d'asile, et qui a déjà valu la condamnation à cinq reprises du préfet par le Tribunal administratif.

Le 22 octobre prochain, je plaiderai mon innocence face au préfet. Soyons nombreuses et nombreux à dénoncer ces atteintes graves aux droits fondamentaux.

Merci à toutes et tous,
Cédric Herrou

Categories: Attac Planet

Plus de 100 organisations et personnalités appellent à une réaction massive face à la criminalisation de la lutte contre la poubelle nucléaire à Bure

Fri, 19/10/2018 - 15:00

Ces organisations nationales et régionales, collectifs et personnalités publiques se joignent à cette tribune des associations, collectifs et habitant-es en lutte contre la poubelle nucléaire CIGEO, pour :

  • mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d'opposition en France
  • construire une résistance à cet effet
  • en finir avec la peur et le silence.

Bure est devenu un gigantesque laboratoire répressif. Asphyxier ce combat légitime contre l'ordre nucléaire est un test pour mieux réprimer les autres luttes à l'avenir. Nous sommes tous-tes concerné-e-s.

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s'abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d'un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d'une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d'un contrôle judiciaire dans une instruction pour "association de malfaiteurs". Des milliers d'euros d'amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue - dont celle, le 20 juin 2018, de l'avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l'été 2017. Chaque jour, depuis plus d'un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l'espace de quelques heures.

Ce mardi 16 octobre, dans l'enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d'autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d'Allens. Pourtant ce dernier n'a jamais été informé qu'un procès le concernait. Il ne savait pas qu'il y avait des accusations portées contre lui. Il n'a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.

Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu'il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n'y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu'il était "radicalement introuvable".

Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu'une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu'entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au coeur de cette résistance sont soupçonnées de relever d'une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d'euros d'argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n'aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?

Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d'une instruction judiciaire pour "association de malfaiteurs", une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l'asphyxie policière et judiciaire.

Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d'avoir fait opposition "par violence ou voie de fait" le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l'ANDRA dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l'ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s'est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la "violence", puisqu'à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l'Andra, Emmanuel Hance versait de l'huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade (https://www.youtube.com/watch?v=kzit6sJjt-E) ?

Cette violation évidente des droits de la défense n'est qu'une goutte d'eau de la politique de karcher répressif qui vise à "nettoyer" intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des "outrages" générés par le climat de militarisation irrespirable qui s'est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.

D'étranges pratiques s'installent en Meuse. Que penser d'un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d'audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d'office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l'avocate de l'Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu'en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d'instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu'elle lui passe des coups de téléphone ?

Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d'un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l'avancée forcée d'un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d'un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d'un laboratoire répressif servant d'expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.

Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s'installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales... Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l'échine par peur d'être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu'un maximum d'organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :

  • mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d'opposition en France
  • construire une résistance à cet effet
  • en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l'isolement.

Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste !

Nous refusons de céder à l'intimidation !

Si vous souhaitez signer cette tribune
  • Adresse pour les signatures : soutienburerepression@riseup.net (Merci de préciser pour les orgas (NOM DE L'ORGA, FONCTION) dans l'objet du mail, et pour les personnalités publiques (NOM, PRÉNOM, FONCTION).

PREMIERS SIGNATAIRES :

Coordination Stop CIGEO : (CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, des habitant-e-s de Bure et des environs. Burestop 55, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement)

Organisations nationales :
  • Agir pour l'Environnement
  • Alternative Libertaire
  • Amis de la Terre France
  • Arrêt du nucléaire
  • Attac
  • CGT-Caisse des dépôts
  • Collectif « La Fête à Macron »
  • Ende Gelande France
  • Ensemble !
  • Greenpeace France
  • HALEM
  • Réseau Sortir du Nucléaire
  • Union Syndicale Solidaires
Organisations nationales et régionales :
  • ACDN (Action des citoyens pour le désarmement nucléaire)
  • A.C.T.E. (Association Chalonnaise pour une Transition Écologique énergétique et citoyenne)
  • ADENY (Association de défense de l'environnement et de la nature de l'Yonne)
  • Alternative Libertaire 54
  • ARPENT (Association pour la Restauration et la Protection de l'Environnement Naturel du Tonnerrois)
  • A.P.P.E.L.S.
  • Arrêt du nucléaire Savoie
  • Arrêt du nucléaire 34
  • ASODEDRA
  • Attac Agen
  • Attac Hauts-Cantons (34)
  • BI Lüchow-Dannenberg
  • Bure Haleurs
  • CADE (Collectif des Associations de Défense de l'Environnement Pays Basque et Sud des Landes)
  • CCAN de Nancy (Centre Culturel Autogéré de Nancy)
  • CEDRAT 87
  • Cercle 49
  • Comité de soutien transfrontalier // Grenzüberschreitendes Solikommittee
  • Comité de lutte Bure/Longwy
  • Comité STOP Bure 41
  • Comité de lutte Bure n
  • Contr'Atom
  • Décroissance IDF
  • Ki 6 col' (Bourges, 18)
  • La France Insoumise 44
  • LDH Châlons-sur-Saône
  • Leforest Environnement
  • Les Amis de la Décroissance IDF
  • Mouvement de la paix - Comité sud 54
  • STOP EPR Ni à Penly ni Ailleurs (SENPNA)
  • STOP Fessenheim
  • STOP Golfech
  • STOP Nucléaire 26
  • SDN Aude (11)
  • SDN Berry-Giennois-Puisaye
  • SDN Bugey
  • SDN Deux-Sèvres (79)
  • SDN Isère (38)
  • SDN Moselle
  • SDN Paris (75)
  • SDN Pays Nantais (44)
  • SDN Trégor
  • SEL47TERRE
  • Solidaritäts-Kommittee Bure-Dreyeckland
  • Solidaires Alsace
  • Solidaires 54
  • STOP Précarité
  • Sud Collectivités Territoriales 54
  • Tchernoblaye (Gironde)
  • Terre et Liberté pour Wallmapu
Personnalités, intellectuel-les, artistes, activistes, politiques /Intellectuels/Activistes :
  • Paulette & Didier Anger, militant-e-s antinucléaires
  • Sara Aguiton, chercheuse au CNRS
  • Jérôme Baschet, historien
  • Ludivine Bantigny, historienne
  • Anne-Emmanuelle Berger, professeure à Paris 8
  • Judith Bernard, metteure en scène et journaliste
  • Eric Beynel, co-délégué de Solidaires
  • Christophe Bonneuil, historien
  • Sam Bourcier, sociologue université de Lille
  • Isabelle Cambourakis, éditrice
  • Geneviève Coiffard-Grosdoy, militante associative
  • Jean-Baptiste Comby, sociologue
  • Danakil, musiciens
  • Jean-Jacques Delfour, philosophe
  • Benjamin Dessus, ingénieur et économiste
  • Anne Gaudron, présidente de la LDH Pyrénnées Orientales
  • Vincent Gay, maître de conférences
  • Barbara Glowcewzski, anthropologue
  • Cécile Gondard-Lalane, co-déléguée de Solidaires
  • Émilie Hache, philosophe
  • Éric Hazan, éditeur
  • Odile Hélier, anthropologue
  • François Jarrige, chercheur et historien
  • Rose-Marie Lagrave, sociologue EHESS
  • Amélie Le Renard, professeure à Paris 1
  • Stéphane Lavignotte, pasteur
  • Sandra Laugier, professeur des universités
  • Olivier Long, universitaire et peintre, Paris-1
  • Jean-Marie Matagne, docteur en philosophie
  • Hélène Merlin-Kajman, professeure
  • Catherine Neveu, directrice de recherche CNRS
  • Albert Ogien, directeur de recherche CNRS
  • Gérald Orange, professeur honoraire
  • La Parisienne Libérée, chanteuse
  • Alessandro Pignocchi, auteur de BD
  • Christine Poupin, porte-parole du NPA
  • Josep Rafanell Orra, psychologue et écrivain
  • Les Ogres de Barback, musiciens
  • Serge Quadruppani, écrivain
  • Françoise Verchère, opposante historique à NDDL
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NON au fascisme au Brésil

Tue, 16/10/2018 - 16:50

Les résultats du premier tour des élections générales au Brésil, dimanche 07 octobre 2018, nous ont plongés dans la stupeur. Le candidat fasciste Jair Bolsonaro (Parti social-libéral - PSL) a frôlé les 50 millions de voix, soit 46,03 % des électeurs, quasiment aux portes du pouvoir dès le premier tour. Son parti a obtenu, ce même dimanche, pas moins de 52 sièges de députés alors qu'il n'en détenait qu'un seul lors du dernier mandat. La menace de voir revenir une extrême-droite au pouvoir est réelle, 33 ans à peine après la fin de la dictature militaire dans le pays.

Les associations Autres Brésils, France Amérique Latine, Les Amis du Mouvement Sans Terre, Femmes Unies Contre Bolsonaro et la Ligue des droits de l'Homme, avec le soutien d'Attac France et d'autres organisations, appellent à la mobilisation le samedi 20 octobre pour faire barrage au fascisme, au nécessaire sursaut international au-delà des scrutins et apportent leur soutien à la construction d'un front pour la Démocratie, au candidat qui le représente, en ce second tour des présidentielles qui se jouera le dimanche 28 octobre 2018.

J. Bolsonaro est l'homme de tous les dangers : il n'est pas seulement le candidat de l'extrême-droite, il est celui du racisme, de l'homophobie, du machisme, du mépris de classe. Ses propos haineux et violents ont déjà déchaîné une vague de violences sans précédent contre des populations LGBTQI, des populations noires et contre les électeurs.trices de gauche : plus de 70 cas ont déjà été documentés au Brésil depuis le dépouillement des urnes le dimanche 07 octobre.

Lorsque les arguments rationnels semblent vains, il nous reste l'union. À ce représentant d'un fascisme assumé, opposons la force de nos valeurs, du vivre-ensemble, de l'environnement et des peuples autochtones, de la lutte des femmes, de la résistance des travailleur.e.s, des mouvements sociaux et des paysan.ne.s, ainsi que des personnes LGBTQI ; répliquons par notre combat contre le néo-libéralisme.

L'extrême-droite n'est pas une fatalité au Brésil comme en Europe. Elle doit être combattue partout, tant dans la rue, dans les urnes et sur internet.

Nous invitons toutes les personnes qui croient en la démocratie à se rassembler samedi 20 octobre 2018 à 15h place de la Rotonde à Stalingrad à Paris.

Ensemble, refusons le fascisme au Brésil, en France, en Europe et ailleurs !

Avec le soutien de :

  • Acceptess-T
  • Assemblée des citoyens argentins en France (ACAF)
  • Association pour la Recherche sur Brésil en Europe (ARBRE)
  • Association de soutien à la Livroteca
  • Attac France
  • Centre d'Études et d'Initiatives de Solidarité Internationale (CEDETIM)
  • Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID)
  • Collectif Alerte France Brésil
  • Collectif Guatemala
  • Collectif National pour les Droits des Femmes
  • Comité de Solidarité à Lula et à la Démocratie
  • Comitê pela Anulação do Impeachement
  • Europe écologie les Verts (EELV)
  • Ensemble !
  • Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
  • Femmes plurielles
  • Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté
  • Maison des Femmes de Montreuil
  • Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP)
  • Mouvement Génération-s
  • Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
  • No Vox international
  • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
  • Parti communiste français (PCF)
  • Parti de Gauche (PG)
  • Parti Socialiste (PS)
  • Réseau RITIMO
  • Solidaires
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Pourquoi nous soutenons les mobilisations du 13 octobre pour le climat

Wed, 10/10/2018 - 15:43

Suite à la démission de Nicolas Hulot, plus de 130 000 personnes ont marché pour le climat le 8 septembre dernier. Depuis ce jour, les initiatives foisonnent et des mobilisations se préparent partout en France, notamment le 13 octobre prochain.

Ces mobilisations s'inscrivent dans une rentrée particulière pour le climat. Si Emmanuel Macron a été promu « champion de la Terre » à l'ONU il y a quelques jours, tout porte à croire que la crise écologique ne fera qu'empirer en France et dans le monde. Sur fond d'austérité et de régressions sociales, les mesures annoncées mais surtout prises par le gouvernement ne sont pas à la hauteur. La sortie du rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), le 8 octobre, a dressé les dernières pistes d'actions afin d'échapper à une catastrophe climatique mondiale.

Qu'elles soient locales ou nationales, petites ou grandes, chaque jour de nouvelles mobilisations, initiatives et actions se dessinent ici et là. Leur succès dépend de leur spontanéité et de leur créativité mais aussi de leur capacité à rassembler des milliers personnes, des dizaines d'organisations, mouvements et réseaux pour rappeler l'urgence et dire haut et fort qu'il est encore temps d'agir. Les marches du 13 octobre prochain s'inscrivent dans cette démarche.

Nous appelons nos membres, adhérent·e·s et sympathisant·e·s à soutenir et à participer à ces initiatives citoyennes pour maintenir la pression sur nos décideurs publics. Cette nouvelle journée d'actions sera également l'occasion de promouvoir des centaines de porteurs d'alternatives, qui œuvrent chaque jour, à la construction d'un monde plus juste et solidaire.

Premiers signataires :

  • 350.org
  • Action-Aid Peuples Solidaires
  • Attac
  • Climat Social
  • CRID
  • CCFD-Terre Solidaire
  • Fondation Copernic
  • France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand
  • La Fête à Macron
  • Les Amis de la Terre
  • Réseau Foi et Justice Afrique Europe
  • REFEDD
  • SOL - Alternatives Agroécologiques et Solidaire
  • Sciences Citoyennes
  • Union syndicale Solidaires.
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L'épargne du LDDS ne doit plus servir à financer les dérèglements climatiques

Wed, 10/10/2018 - 09:58

Deux jours après la publication du rapport du GIEC, Attac France et 350.org lancent une seconde phase de la campagne #PasAvecNotreArgent avec notamment une pétition et un outil d'interpellation. Son objectif : faire en sorte que les 106 milliards d'euros collectés sur les 23,9 millions de livrets de développement durable et solidaire (LDDS) ne servent plus à financer des projets de soutien aux énergies fossiles et aux industries toxiques [2]

La campagne ciblera la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui centralise 60% des fonds du LDDS, afin qu'elle désinvestisse des énergies fossiles. C'est aussi une manière de cibler le gouvernement,​ qui contrôle à 100 % la CDC. Des actions seront également menées contre les grandes banques qui commercialisent le LDDS et qui gardent 40 % de la collecte du livret, car il est aujourd'hui impossible de s'assurer qu'elles ne se servent pas de cet argent pour financer des industries toxiques.

Pour Clémence Dubois, chargée de campagne de l'ONG 350.org : « Notre premier objectif est d'obtenir du livret de développement durable et solidaire (LDDS) qu'il serve uniquement à financer des projets réellement durables et solidaires. Pour ce faire nous demandons à ce que les 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques, soient exclues, par une réglementation stricte et contraignante, des portefeuilles financés par l'épargne du LDDS ». « Pas avec mon argent ! Mon livret de développement durable et solidaire ne doit plus financer les énergies fossiles » sera notre mot d'ordre. »

Pour Raphaël Pradeau porte-parole d'Attac France : « Après la publication du rapport alarmant du GIEC ce 8 octobre, l'heure n'est plus aux petits pas ou aux plans de communication. Il est urgent de sortir des sommes colossales des énergies fossiles pour les réorienter vers le financement de la transition écologique et sociale. Cette campagne vise à obtenir que la CDC et les grandes banques ne fassent plus n'importe quoi avec notre argent »

La pétition est disponible ci-dessous.
Un outil pour interpeller les banques sur Twitter a également été mis en place, il est consultable sur ce lien.

[1] Cela a pu être clairement mis en évidence dans un rapport publié par 350.org et l'Observatoire des multinationales et dans un article du Monde.

[2] Cela a pu être clairement mis en évidence dans un rapport publié par 350.org et l'Observatoire des multinationales et dans un article du Monde.

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Le LDDS est-il vraiment durable et solidaire ?

Tue, 09/10/2018 - 13:03

Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) (comme le Livret A et le Livret d'épargne populaire), fait partie de l'épargne réglementée par les pouvoirs publics, ce qui permet de bénéficier de placements sûrs, à des taux d'intérêt plafonnés mais indexés sur l'inflation et dont les intérêts versés sont exonérés d'impôt et de prélèvement social. Le montant total de l'épargne placée par les français·e·s sur les 23,9 millions de LDDS s'élevait à 106 milliards d'euros en juin 2018. Cette épargne réglementée est censée être utilisée pour des investissements à long terme en faveur du logement social, des collectivités locales, des PME ou de la transition écologique. Mais est-ce vraiment la réalité ?

Non !

Les grandes banques et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) collectent et gèrent l'argent du LDDS de manière opaque. Seule une petite partie de cet argent financerait réellement la transition écologique, les travaux d'économie d'énergie dans les bâtiments anciens ou l'économie sociale et solidaire.

Pire, les banques et la CDC sont incapables de garantir que l'argent du LDDS n'alimente pas les 200 multinationales responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques. Un rapport publié en décembre 2017 par 350.org et l'Observatoire des multinationales démontre que la CDC investit massivement dans des multinationales du secteur des combustibles fossiles telles que Engie ou Total et notamment dans 12 projets particulièrement polluants et dangereux pour le climat et les communautés [1].

Alors que faire ?

Se mobiliser pour :

  • Exiger la transparence à la CDC et aux banques sur l'usage qu'elles font de l'argent du LDDS ;
  • Obtenir l'exclusion des 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques, par une réglementation stricte et contraignante, des portefeuilles financés par l'épargne du LDDS.
Comment ?

En vous impliquant dans la campagne #PasAvecNotreArgent afin que l'épargne du LDDS ne soit plus utilisée pour financer les énergies fossiles et la finance nocive. Notre objectif à moyen terme : sortir des milliards d'euros de ces industries toxiques et les orienter vers un pôle bancaire public écologique et solidaire placé sous contrôle citoyen.

Avec cette campagne, chaque citoyen·ne peut agir individuellement et collectivement :

[1] Pour en savoir plus : https://france.zerofossile.org/cdc/

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Je demande à ma banque sur Twitter ce qu'elle fait de l'argent du LDDS

Tue, 09/10/2018 - 12:55

Les grandes banques et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) collectent et gèrent l'argent du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) de manière opaque.

Seule une petite partie de cet argent financerait réellement la transition écologique, les travaux d'économie d'énergie dans les bâtiments anciens ou des entreprises sociales et solidaires.

  • Vous possédez un Livret Développement Durable et Solidaire ? Demandez directement à votre banque via Twitter comment votre épargne est utilisée.
  • Votre banque vous a répondu ? Envoyez-nous sa réponse par email à actions-ldds@attac.org
  • Votre banque n'y figure pas ? Contactez-nous pour l'ajouter : attac.technique@attac.org
Exemple d'interpellation d'une banque : Cliquez sur votre banque et twittez leur votre questionnement : .flex-row { display: flex; flex: 1; flex-direction: row; flex-wrap: wrap; } .flex-col { margin: 6px; padding: 16px; background-color: white; border: dotted 1px black; display: flex; justify-content: center; align-items: center; flex: 1; flex-direction: column; color: white; box-sizing: border-box; } @media (max-width:767px) { .flex-col { flex-basis: calc(50% - 12px); } } @media (max-width:460px) { .flex-col { flex-basis: 100%; } } /* .flexContainerCenter { display: flex; align-items: center; justify-content: center; text-align: center; } */ Ajoutez un visuel à votre message :PNG - 542.7 koPNG - 720.3 koPNG - 658.2 koPNG - 774.7 koPNG - 514.6 koPNG - 547.3 ko
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Rapport du GIEC : la différence entre 1,5°C et 3°C est un crime climatique

Mon, 08/10/2018 - 18:17

Le rapport spécial que publie le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) illustre le décalage croissant entre les discours, toujours plus verts, des chefs d'États et des multinationales et la réalité du réchauffement climatique qui ne cesse de s'aggraver, nourri par un système économique devenu proprement insoutenable qu'ils refusent de transformer en profondeur. Au sursaut citoyen, une nouvelle fois visible ce week-end lors de l'arrivée du Tour Alternatiba à Bayonne (15 000 personnes), et aux alertes répétées des scientifiques, doivent pourtant succéder des décisions politiques courageuses et visionnaires en mesure de substituer au BusinessAsUsual une transition écologique et sociale ambitieuse et déterminée.

Après les évènements climatiques de l'été, le rapport du GIEC est clair : le réchauffement climatique se conjugue au présent et ici, pas uniquement au futur et ailleurs. Vouloir le contenir en deçà de 1,5°C n'est pas qu'un exercice de climatologie : 10 millions de personnes supplémentaires seront touchées de plein fouet par la montée des eaux avec 2°C de réchauffement au lieu d'1,5°C. Ce maximum de 1,5°C doit servir de feuille de route pour les décideurs et de critère permettant de distinguer les décisions politiques et économiques acceptables, et celles qui ne le sont pas.

Pour Maxime Combes, porte-parole d'Attac France sur les questions climatiques, présent à Bayonne ce week-end : « la différence entre 1,5°C et 3°C de réchauffement, auquel nous conduisent les engagements des États pris dans le cadre de l'Accord de Paris, est un crime climatique : le rapport du GIEC montre qu'un pic d'émissions doit-être atteint en 2020 – et non en 2030 comme prévu à Paris – et que ces émissions doivent être divisées par deux d'ici à 2030. Une telle trajectoire n'est pas compatible avec la poursuite de politiques libérales, productivistes et croissantistes qui alimentent le réchauffement climatique », poursuit-il, prenant en exemple le secteur de l'aviation civile mis à l'index par une campagne à laquelle Attac France apporte son soutien.

« Ce ne sont pas les objectifs de 1,5°C ou 2°C qui sont illusoires, mais un réchauffement supérieur à 3 ou 4°C qu'il faut absolument éviter » précise Geneviève Azam, ex porte-parole d'Attac France et présente à Alternatiba, tout en rappelant que « les promesses technoscientifiques, telles que la géo-ingénierie et la capture et stockage du carbone, sont dangereuses et illusoires. Ces techniques d'intervention à grande échelle sur les océans, les sols et l'atmosphère doivent être bannies et toutes les expérimentations immédiatement abandonnées au profit de solutions déjà éprouvées et moins risquées, respectueuses de l'environnement et justes socialement : c'est le sens d'un Manifeste contre la géo-ingénierie signé par plus de 110 organisations du monde entier, dont Attac France » poursuit-elle.

Attac France appelle à une mobilisation continue et déterminée pour que les politiques climatiques changent enfin d'échelle. Pour Raphaël Pradeau porte-parole d'Attac France : « il est encore temps de désarmer les marchés financiers, les multinationales et les accords de commerce et d'investissement pour retrouver des marges de manœuvre afin de lutter efficacement contre le réchauffement climatique. C'est en ce sens que nous appelons chacune et chacun à se saisir de la campagne #PasAvecNotreArgent que nous menons avec nos partenaires. A partir de ce mardi 9 octobre une nouvelle phase de cette campagne visera à exiger des banques et de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) que l'épargne du livret LDDS serve réellement à financer des projets 100% durables et solidaires et non pas des projets de soutien aux énergies fossiles et industries toxiques. ».

  • Attac France appelle à rejoindre les « marches pour le climat » prévues ce samedi 13 octobre et publiera prochainement un appel de soutien à ces initiatives aux côtés de dizaines d'autres organisations.
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Manifeste contre la géo-ingénierie : bas les pattes !

Mon, 08/10/2018 - 17:41

Plus de 110 organisations du monde entier, provenant de 5 continents, dont Attac France, publient à l'occasion de la réunion du GIEC en Corée du Sud un manifeste exigeant l'arrêt immédiat des expériences de géo-ingéniérie actuelles et prévues dans les mois à venir et l'interdiction pure et simple de la géo-ingéniérie. Cet ensemble de solutions techniques à grande échelle visant à bloquer une partie des rayons du soleil, réfléchir la lumière du soleil ou capturer les émissions de gaz à effet de serre, avec des effets dévastateurs sur l'environnement, les écosystèmes et les communautés du monde entier. A l 'occasion de la publication du rapport du GIEC sur le 1.5°C, cette coalition d'organisation appelle à déployer les solutions déjà éprouvées et moins risquées, mais qui restent marginalisées dans les délibérations sur le changement climatique.

Nous, organisations de la société civile, mouvements populaires, peuples autochtones, organisations paysannes, chercheurs et chercheuses, intellectuel-le-s, écrivain-e-s, travailleurs, travailleuses, artistes et autres citoyen-ne-s concerné-e-s du monde entier, nous opposons à la géoingénierie en ce qu'elle est une proposition dangereuse, absolument inutile et injuste pour lutter contre le changement climatique. Le terme géoingénierie fait référence aux interventions technologiques destinées à atténuer certains symptômes du changement climatique en agissant à grande échelle sur les océans, les sols et l'atmosphère de la planète Terre.

Etant donné la gravité des risques que la géoingénierie fait peser sur la biodiversité, l'environnement et les modes de vie et moyens de subsistance, en particulier dans le cas des communautés autochtones et paysannes, nous exigeons :

  • L'interdiction des expérimentations et du déploiement de la géoingénierie
  • La création d'un système de gouvernance multilatéral des Nations Unies qui soit international, transparent, participatif et qui se charge de faire respecter ces interdictions. Le moratoire sur la géoingénierie de la Convention sur la Diversité Biologique et l'interdiction par le Protocole de Londres de la fertilisation des océans en sont des points de départ.
  • La cessation immédiate de toutes les expériences prévues en plein air, y compris :
    • Le projet SCoPEx, une expérience visant à injecter des aérosols dans la stratosphère dans le cadre du programme de géoingénierie solaire de Harvard, prévu en 2018 en Arizona, tout près de la frontière mexicaine
    • L'expérience d'éclaircissement de nuages marins (The Marine Cloud Brightening Project) prévue dans la baie de Monterey, en Californie
    • Le projet Ice911, qui vise à épandre des microbilles de verre sur la glace et la mer en Alaska
    • Les projets Oceaneos de fertilisation des océans au Chili et au Pérou
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Rester sur terre - l'aviation est le mode de transport le plus néfaste pour le climat

Mon, 08/10/2018 - 11:02

Attac France est signataire d'un appel international à l'initiative d'un réseau d'organisations - Stay Grounded pour Rester sur terre en français - qui met à l'index l'aviation civile comme le mode de transport le plus néfaste pour le climat. Cette déclaration établit en treize étapes un processus de transition pour rendre nos systèmes de transport plus justes et plus soutenables. Derrière cette déclaration, de nombreuses actions de mobilisation sont en cours contre la construction de nouveaux aéroports ou l'expansion d'aéroports existants, et contre les opérations de greenwashing que l'industrie de l'aviation a mises sur pied pour tenter de sauver les apparences. Attac France appelle à soutenir ces actions et le développement de ce réseau international.

L'aviation est le mode de transport le plus néfaste [1] pour le climat et une des sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES) dont la croissance est la plus rapide [2]. Dans les vingts prochaines années, l'industrie espère doubler le nombre de voyageur.euse.s aériennes [3]. Une vague massive et globale d'expansion de l'aviation est en place, avec la prévision [4] de près de 1200 projets d'infrastructures aéroportuaires. Beaucoup de ces projets d'aéroports sont parmi les plus coûteux et les plus gros des méga-projets, un certain nombre étant imposé par des gouvernements servant des intérêts privés.

Le dilemme

Alors que moins de 10 % de la population mondiale a déjà mis les pieds dans un avion [5], ce sont principalement les non-voyageur.euse.s qui sont le plus durement touché.e.s par la crise climatique et les effets négatifs de l'extension des aéroports tels que l'accaparement des terres, le bruit ou les problèmes de santé. Les communautés des pays appauvris [6], qui n'ont pratiquement pas contribué à la crise, sont les plus affectées. Le problème de l'aviation est une petite partie d'une histoire bien plus large d'injustices : il est contraire à la nécessité d'éliminer l'utilisation d'énergie fossile ; il est étroitement lié au complexe militaro-industriel ; il est aussi en lien avec l'influence excessive des grandes entreprises sur les politiques publiques, concernant le commerce, le développement économique et le climat. L'aviation reste dépendante des énergies fossiles même si l'industrie fait la promotion de fausses solutions comme de nouveaux aéroplanes qui n'existent pas encore. De même, les compensations (voir plus loin) et les agrocarburants ne permettent pas de limiter les émissions sans mettre en danger la production alimentaire, la biodiversité et les droits humains.

Qui nous sommes ?

Nous sommes des personnes, des communautés, et des organisations du monde entier, concernées par les multiples impacts de l'aviation : certain.e.s d'entre nous sont directement touché.e.s par les infrastructures aéroportuaires et les effets négatifs sur la santé du bruit et de la pollution de l'aviation. Certain.e.s d'entre nous sont des activistes pour une justice climatique et de jeunes personnes qui veulent habiter sur une planète vivable. Certain.e.s d'entre nous vivent dans des communautés, et défendent leurs maisons, leurs terres et les écosystèmes contre l'accaparement des terres pour la construction ou l'agrandissement d'aéroports, la production d'agrocarburants ou des projets de compensation d'émissions des GES de l'aviation.

Certain.e.s d'entre nous sont des universitaires, des syndicalistes et des travailleur.euse.s du secteur des transport, mais aussi des organisations environnementales ou pour les transports, favorisant les initiatives pour d'autres modes de transports comme le rail, partout dans le monde.

« Business as usual » n'est pas une option. C'est pourquoi nous luttons pour les 13 étapes suivantes pour transformer les transports, la société et l'économie pour être juste et répondre à des critères environnementaux.

Ce qu'il faut1. Une transition juste

Nous devons mettre fin à la sur-dépendance aux formes de transport les plus polluantes et néfastes pour le climat, fondées sur une économie globalisée. Cela passe par des négociations et une planification concertée pour une transition qui ne se fasse pas au détriment des travailleur.euse.s des secteurs concernés – même si cela comprend des changements dans ce que nous faisons et comment nous travaillons. Cela nécessite le remplacement des privatisations ratées par des initiatives locales favorables au climat, de bonnes conditions de travail, des entreprises publiques et un contrôle démocratique. Pour réussir cela face à une industrie fondée sur la croissance de l'industrie aérienne, il faudra surmonter le pouvoir des multinationales. Nous avons besoin d'un système de transport qui soit démocratiquement régulé et planifié, qui favorise et soutienne le bien commun, et qui soit intégré et écologique.

2. Aller vers d'autres modes de transport

Nous devons passer des modes de transports nuisibles à des modes plus environnementalement surs. Les courtes distances et certains vols moyens peuvent être remplacés par les trains dans les régions où des infrastructures ferroviaires adéquates existent, ou autrement par des bus/cars. Il n'est pas nécessaire d'avoir des TGV, mais les services de jour et de nuit doivent être attractifs, abordables et alimentés par des énergies renouvelables [7]. Les navires et ferries peuvent aussi être des alternatives si leur source d'énergie est neutre en carbone ( vent, batterie électrique, hydrogène ou ammoniac).

3. Une économie basée sur des trajets courts

Le transport de marchandises est responsable d'une part significative des émissions de carbone. Plutôt que de tripler les volumes transportés d'ici 2050 [8], nous devons réduire la demande de biens venant de loin et développer des économies locales. L'objectif ici est la protection du climat, pas un protectionnisme de style nationaliste. C'est possible et cela doit se faire tout en maintenant des sociétés multiculturelles et ouvertes.

4. Rendre possible le changement des habitudes et des modes de vie

Nous devons contester les normes sociales et les milieux de travail qui encouragent un transport aérien excessif. Les voyages pour le loisir peuvent généralement se faire à des échelles régionales ou à vitesse réduite. Les conférences en ligne peuvent remplacer de nombreux voyages professionnels. Nous devons interroger le développement des habitudes de voyages lointains, des week-ends en avion et du tourisme de masse qui nuit aux cultures et aux écosystèmes locaux.

5. Le droit à la terre et les droits humains

Pour mettre fin à la dépossession en cours, aux pollutions, destructions et écocides causés par l'industrie de l'aviation et ses activités connexes, les droits des Peuples autochtones, des communautés locales, des paysannes [9] et des femmes, concernant la gouvernance et la propriété de leurs terres et territoires doivent être entièrement reconnus et respectés. Cela aide aussi à assurer la souveraineté alimentaire et la protection des moyens d'existence, des activités, cultures et coutumes des personnes. Le bruit permanent et nocif lié au vol à proximité des aéroports doit être réduit.

6. La justice climatique

Atteindre une Justice climatique est plus qu'un processus juridique. Cela demande que les sociétés mettent en priorité « une bonne vie pour tout.s » [10] plutôt que des profits pour quelques un.e.s. Cela comprend une justice pour tou.te.s – maintenant et pour les générations futures. Cela implique également de lutter contre toutes les formes de discrimination basées sur le genre, l'origine, la race, la classe, la religion ou l'orientation sexuelle. [11] Cela signifie aussi que les pays enrichis [12] soient responsables d'une part plus grande des efforts pour combattre la crise climatique et pour en atténuer les conséquences, ce qui comprend des paiements financiers relatifs à la responsabilité et à la réparation. La justice climatique signifie aussi que les personnes des pays appauvris ont le droit de résister aux politiques climatiques néocoloniales telles que les compensations d'émissions de GES, la géo-ingénierie et les agrocarburants (voir les étapes 11,12,13).

7. Des engagements politiques fermes

Pour limiter le réchauffement global à 1,5°, nous ne pouvons pas compter sur des promesses d'actions volontaires. Nous avons besoin de règles contraignantes et obligatoires ainsi que de limites d'émissions de GES clairement définies . Il est nécessaire que les émissions de l'aviation internationales fassent partie des efforts de réductions nationaux dans le cadre de la CCNUCC [13] et que l'actuelle main-mise de l'industrie sur les politiques publiques prenne fin. Nous avons besoin à tous les niveaux – localement, nationalement, et régionalement- d'objectifs contraignants, de transparence et d'une participation véritablement démocratique. Même si des objectifs globaux sont importants, il y a aussi besoin de mesures régionales et locales plus strictes et de régulations telles que des taxes sur le kérosène, une TVA [14], des taxes sur les billets, des impôts sur les voyageur.euse.s régulièr.e.s, des normes environnementales pour l'aviation, des limitations du nombre de vols, et un moratoire sur les infrastructures aéroportuaires.

Ce qu'il faut éviter8. Les nouveaux aéroports et l'extension des aéroports

Un moratoire sur la construction et l'agrandissement d'aéroport est nécessaire. Cela inclut les centre commerciaux aéroportuaire et les développements industriels servant à la croissance aérienne, y compris les aéropolis [15] ( ville-aéroport) et les projets de Zone Economique Spéciale. Les communautés qui seraient isolées sans un accès par les airs doivent être prises en compte et des moyens écologiques de les joindre doivent être cherchés.

9. Les privilèges de l'industrie aéronautique

L'aviation ne doit plus recevoir d'avantages particuliers par rapport aux autres modes de transport. Les compagnies aériennes, les aéroports et les producteurs d'avions ont reçu d'énormes subventions et exemptions de taxes – ce qui explique en grande partie pourquoi tant de vols sont si peu chers. Peu de pays taxent le kérosène et il y a rarement de TVA ou de taxes passagers. Parmi les sujets de préoccupations, on trouve entre autres : le renflouement des compagnies aériennes, les subventions pour les vols, l'endettement, la construction et l'achat d'avions, les crédits à l'exportation et les aides publiques à la construction de nouvelles infrastructures aéroportuaires. [16]

10. La publicité pour l'industrie du transport aérien

Les incitations systémiques au transport aérien doivent cesser. Cela comprend les publicités liées au transport aérien et les autres formes de marketing des industries de voyage, de transport aérien et de construction.Il faut arrêter les système de fidélisation Grands Voyageurs qui renforce fortement le fait de prendre l'avion comme symbole de statut social [17]. Il y a des précédents à des actions fortes de ce type. Certains pays ont interdit les publicités pour la cigarette depuis des décennies, malgré l'omniprésence de la cigarette ( et des publicités) et les taxes perçues sur les fumeur.euse.s. Certains pays ont déjà interdit les systèmes de fidélisation Grands Voyageurs [18]

11. Les mécanismes de compensations

La stratégie actuelle de réduction des GES consistant à utiliser des systèmes de compensation est une fausse solution poussée par l'industrie de l'aviation et ses législateurs dévoués [19]. Les vols et les aéroports reposent sur la promesse intenable de pouvoir compenser les émissions de GES plutôt que de les réduire, en achetant des crédits carbone à d'autres – comme à des projets de reforestation ou de barrage hydro-électrique qui sont supposés conduire à des économies d'émissions. Les aéroports essayent aussi souvent de rendre acceptable la destruction de la biodiversité qu'ils provoquent en compensant la perte de biodiversité. La compensation carbone ne produit aucune réduction réelle d'émissions [20] et la perte de biodiversité ne peut en réalité pas être compensée [21] Les projets de compensation conduisent souvent à des conflits locaux ou à l'accaparement de terres. C'est le cas particulièrement pour les projets basés sur des terres ou des forêts comme le projet REDD + [22]. Le système de compensation est injuste et détourne de la nécessité urgente de réduire et non pas seulement de déplacer les destructions.

12. Les agrocarburants

Remplacer le kérosène fossile par des agrocarburants est un faux projet, hautement destructeur. Les agrocarburants ne peuvent pas être fournis à l'échelle que l'industrie demanderait [23]. L'usage important d'agrocarburants dans l'aviation conduirait (directement aussi bien qu'indirectement) à une augmentation massive de déforestations et d'assèchements de tourbières et provoquerait ainsi de vastes émissions de carbones. Cela conduirait aussi à un accaparement de terres, et à la violation de droits humains, notamment par des expulsions par la force et la perte de souveraineté alimentaire [24].

13. L'illusion des solutions technologiques

Nous devons éviter le piège du greenwashing de l'industrie aéronautique. De futures améliorations techniques pour les avions et leur exploitation ont été identifiées et doivent continuer à être cherchées mais nous devons admettre que c'est et que ça restera insuffisant pour résoudre les problèmes d'émissions liées à l'aviation. Les gains d'efficacité prévus sur la consommation de combustible sont dépassés par le taux de croissance historique, actuel et prévu, du transport aérien de passager.e.s et de marchandises ( phénomène connu sous le nom d' « effet rebond »). Les changements dans les technologies de l'aviation sont incertains et ne se mettront pas en place avant des dizaines d'années. Etant donné l'urgence à réduire les émissions de GES, se fier à des scénarios douteux tels que celui de l'introduction d'un large secteur d'avions électriques est trop risqué et détourne l'attention de la nécessité de réduire les émissions immédiatement. [25] Même les futurs avions propulsés avec des combustibles électriques seront néfastes s'il n'y a pas des critères forts de soutenabilité et une limitation de l'aviation [26]. Pour les décennies à venir, un transport aérien décarboné ou « à croissance carbone zéro » restera donc une illusion.

Passons à l'action

STAY GROUNDED est un réseau qui s'agrandit et qui regroupe des initiatives, des organisations et des activistes travaillant ensemble dans le mode entier pour faire avancer un système de transport juste et environnementalement sûr et pour réduire rapidement le trafic aérien. Ses activités comprennent : le soutien aux communautés affectées, l'organisation de campagnes, la recherche, l'analyse des politiques et des industries, des manifestations et des actions directes. Nous appelons à à la solidarité avec les personnes déjà touchées par le changement climatique, avec celles qui luttent contre des projets d'aéroports, avec celles qui protègent les forêts et les droits des peuples autochtones, avec celles qui mettent en avant des alternatives au transport aérien et avec celles qui travaillent à une transition juste.

La crise climatique n'est pas qu'une simple question environnementale. C'est notre responsabilité sociétale et elle doit être prise en compte en mettant en commun nos efforts. Nous invitons tou.te.s les parties prenantes à nous rejoindre et mettre en place ces 13 étapes nécessaires.

Signataires au 5 octobre 2018 :

Abibimman Foundation (Ghana)
Actiecomité Vlieghinder Baarn (The Netherlands)
Aktionsbündnis “aufgeMUCkt” (Germany)
Aktionsbündnis Wachstumswende Bremen (Germany)
Aktionsgruppen stoppa Brommaflyget (Sweden)
All India Forum of Forest Movements (India)
Am Boden Bleiben (Germany)
Amigos da Terra Brasil (Friends of the Earth Brazil)
Amigos de la Tierra (Friends of the Earth Spain)
Attac Austria
Attac France
Attac Germany
Attac Spain
Auckland The Plane Truth (New Zealand)
Aviation Impact Reform (USA)
Behoud Kemnade en Waalse Water (The Netherlands)
Bergwaldprojekt e.V. (Germany)
Bevar Jordforbindelsen (Denmark)
BBI Bündnis der Bürgerinitiativen – Kein Flughafenausbau – Nachtflugverbot von 22 bis 6 Uhr (Germany)
BI gegen Fluglärm Raunheim (Germany)
Biofuelwatch (UK/ USA)
BUND – Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland e.V. (Friends of the Earth Germany)
BUNDjugend (Germany)
BürgerInnen für Transparenz, Kostenwahrheit und Nachhaltigkeit in der Luftfahrt (Austria)
Campaign Against Climate Change (UK)
Can Decreix (France)
Centar za životnu sredinu (Friends of the Earth Bosnia and Herzegovina)
Center for Biological Diversity (USA)
Climate Action Moreland (Australia)
Climáximo (Portugal)
CommunityAIR (Canada)
Coordinadora de Pueblos y Organizaciones del Oriente del Estado de México en Defensa de la Tierra, el Agua y su Cultura (Mexico)
Corporate Europe Observartory (EU)
Dachverband der unabhängigen Bürgerinitiativen gegen den Bau der 3. Piste am Flughafen Wien (Austria)
Deutscher Naturschutzring DNR (Germany)
DKA – Dreikönigsaktion (Austria)
Dutch Foodprint Group (The Netherlands)
Ecologistas en Acción (Spain)
ECOMUNIDADES, Red Ecologista Autónoma de la Cuenca de Mèxico
Ejatlas team (Spain)
Elburg Vliegwijzer, lid van Samenw Actiegroepen TL (The Netherlands)
EnvJustice team (Spain)
Fellow Travellers (UK)
fern (Belgium)
FIAN – Food First Information and Action Network (Austria)
Finance & Trade Watch (Austria)
Flyglarm Arlanda (Sweden)
Forest Observatory (Morocco)
Forum Civique Européen (Austria, Switzerland, France, Germany)
Forum Ökologie & Papier (Germany)
Foundation Living with the Earth (The Netherlands)
France Nature Environnement (France)
Frente Amplio No Partidista en contra del Nuevo Aeropuerto y otros Megaproyectos en la Cuenca del Valle de México
Friends of the Earth International
GAAM Global Anti-Aerotropolis Movement (UK/Thailand)
GLOBAL 2000 (Friends of the Earth Austria)
Global Forest Coalition (international)
Grow Heathrow (UK)
Hoog over Zwolle (The Netherlands)
Initiative Psychologie im Umweltschutz e.V. (Germany)
Kesatuan Nelayan Tradisional Indonesia (Indonesia Traditional Fisherfolk Union)
Klankbordgroep Schiphol/A1(A6) Gooise Meren (The Netherlands)
Klima*Kollektiv (Germany)
Konzeptwerk Neue Ökonomie (Germany)
Labor für Kunst und nachhaltige Bildung (Germany)
LAG Ökologische Plattform NRW bei DIE LINKE (Germany)
LIDECS (Mexico)
Liegveld Lelystad (The Netherlands)
Leave it in the Ground Initiative – Lingo (Germany)
Linkswende jetzt (Austria)
MA Programme in Social Entrepreneurship, Goldsmiths, University of London (UK)
Milieuendefensie Leiden e.o. (The Netherlands)
National Federation of Small Fisherfolk Organizations in the Philippines (PAMALAKAYA-Pilipinas)
netzwerk n e.V. (Germany)
No Badgerys Creek Airport (Australia)
No Jets Santa Monica Airport (USA)
No 3rd Runway Coalition (UK)
NOAH Friends of the Earth Denmark
Northern Forests Defence (Turkey)
ÖBV-Via Campesina Austria
Organisation Mondiale pour la Protection de l'Environnement OMPE (France)
Oregon Aviation Watch (USA)
Oui au train de nuit (France)
Paguyuban Warga Penolak Penggusuran Kulon-Progo (PWPP KP)
Periskop (Austria)
Plane Stupid (UK)
Platform Vliegoverlast Amsterdam (The Netherlands)
Rådet for Bæredygtig Trafik (Denmark)
Re:Common (Italy)
Reclaim the Power (UK)
REDD-Monitor (international)
Regenwald-Institut e.V. (Germany)
Research & Degrowth France
Research & Degrowth Spain
Residents Against Western Sydney Airport Inc. (RAWSA)
Rising Tide UK
Robin Wood (Germany)
Satukata Institute (Indonesia)
Say No to Expansion of Aviation (The Netherlands)
Schokofahrt (Germany)
SchipholWatch (The Netherlands)
Stichting Tuinstad Buitenveldert (The Netherlands)
Estop Expansion of Aviation (The Netherlands)
Stop Stansted Expansion (UK)
Stop de Wantoestanden in de Luchtvaartsector (The Netherlands)
System Change, not Climate Change ! (Austria)
taca – Agir pour le Climat (France)
The Corner House (UK)
TNI – Transnational Institute (The Netherlands)
Tourism Investigation & Monitoring Team (Thailand)
Trade Unions for Energy Democracy (USA)
transform Magazin (Germany)
Treibhauseffekt.de (Germany)
UCU trade union branch, Queen Alexandra College (UK)
ÖBV-Via Campesina Austria
Vote No Heathrow (UK)
Welthaus Innsbruck (Austria)
Werkgroep Duurzaamheid van de Raad van Kerken Oude-IJsselstreek (The Netherlands)
Werkgroep Voetafdruk Nederland (The Netherlands)
Zomer Zonder Vliegen (Belgium)

[1] Cohen et al. (2016) : Finding Effective Pathways to Sustainable Mobility. Bridging the Science-Policy Gap. (Trouver des voies efficaces pour une mobilité durable. Combler le fossé science-politique). Hall et al. (2013) : The Primacy of Climate Change for Sustainable International Tourism. (La primauté des changements climatiques pour un tourisme international durable)

[2] L'aviation a augmenté de plus de 7% et le fret aérien de plus de 9% en 2017 ( doublement des taux respectivement en 7 et 10 ans).

[3] http://www.iata.org/pressroom/pr/Pages/2016-10-18-02.aspx

[4] 423 nouveaux aéroports, 121 pistes, 205 agrandissements de pistes, 262 nouveaux terminaux et 175 extensions de terminaux. CAPA – Centre for Aviation (2017) : Airport Construction Database (base de données de construction d'aéroports)

[5] Scott et al. (2012) : Tourism and Climate Change : Impacts, Adaptation and Mitigation (Tourisme et changement climatique : impacts, adaptations et réductions) (p.109), citant le Worldwatch Institut. (2008) : Vital Signs 2006-2007 (http://www.worldwatch.org/node/4346). “En réalité seulement 5 % de la population mondiale a déjà pris l'avion » (p. 68) Cette estimation est datée, mais c'est la plus récente, nous utilisons donc un « 10 % » prudent

[6] En anglais, le terme utilisé est « Global south » pour désigner les régions généralement appelées « pays en voie de développement », suggérant ainsi qu'il y aurait toujours un besoin de développement industriel et de modernisation. Les termes « Global south » et « Global north » renvoient à une situation géopolitique (et pas nécessairement géographique) dans un système mondial inégal. Il n'y a pas vraiment de traduction consensuelle contenant ces notions en français, et la traduction fait ici le choix de traduire par « pays appauvris » et « pays enrichis » qui sont des termes qui mettent l'accent sur les mécanismes ayant conduit à la situation actuelle des pays en question.

[7] Les trains de nuits sont particulièrement utiles quand les trajets de jours durent plus de 4 heures. Ils doivent offrir un choix de niveaux de confort avec des tarifs attractifs sans être trop complexe, des réservations de tickets simples et être compatibles avec les trains de jour.

[8] International Transport Forum (2017) : ITF Transport Outlook 2017 – Summary. https://bit.ly/2JknZWu

[9] https://viacampesina.org/fr/nouvelle-avancee-positive-processus-vers-declaration-nations-unies-droits-paysan-ne-s/

[10] Ce concept vient du « Buen vivir » des sociétés andines d'Amérique latin et est compris comme une alternative aux logiques capitalistes du développement vu comme synonyme de croissance.

[11] Voir https://350.org/gender-justice-is-climate-justice/ ndt ; les termes utilisés ici de genre, race, classe renvoient à des constructions sociales

[12] Voir note 6

[13] CCNUCC Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, en anglais UNFCCC : United Nations Framework Convention on Climate Change

[14] Taxe sur la Valeur Ajoutée

[15] Global Anti-Aerotropolis Movement (2015) : What is an Aerotropolis, and Why Must These Developments Be Stopped ? ( Qu'est ce qu'un aerotropolis et pourquoi leur développement doit-il être stoppé ?)

[16] En savoir plus sur les différents privilèges, voir : Todts, William (2018) : Ending Aviation's Tax Holiday.

[17] Gossling & Nilsson (2010). Frequent flyer programmes and the reproduction of aeromobility. (Les programmes de fidélité grands voyageurs et la reproduction de l'aéromobilité)

[18] OECD (2014) : Airline Competition – Note by Norway. http://www.konkurransetilsynet.no/globalassets/filer/publikasjoner/oecd-bidrag/2014/bidrag-fra-norge–competition-issues-in-airline-services.pdf
For DK : Storm (1999) “”Air Transport Policies and Frequent Flyer Programmes in the European Community – a Scandinavian Perspective”, page 86.(Les politiques de transport aérien et les programmes Grands voyageurs dans la CEE : une perspective scandinave).

[19] L'International Civil Aviation Organization (ICAO) (organisation internationale de l'aviation civile) est l'agence spécialisée de l'ONU qui régule le transport aérien international et qui travaille étroitement avec l'industrie de l'aviation. Sa stratégie pour le climat, appelée CORSIA ( Carbon Offsetting and Reductions Scheme for International Aviation : Compensation carbone et schémas de réductions de GES pour l'aviation internationale) repose presque entièrement sur la compensation des émissions. (https://www.icao.int).

[20] L'Oko-institut (2016) a étudié l'efficacité des projets de compensations existants pour la Commission Européenne et a conclu que très probablement seul 2 % des projets de compensation des Nations Unies conduisaient à une véritable réduction d'émissions supplémentaires. Voir https://tinyurl.com/ybk7xybl

[21] Spash (2015) : Bulldozing Biodiversity. The Economics of Offsets and Trading-in Nature (Passer la biodiversité au bulldozer : l'économie des compensations et de la financiarisation de la nature). In : Biological Conservation 192, S. 541⁻551 ; Counter Balance/ Re:Common (2017) : Biodiversity Offsetting. A Threat for Life. ( la compensation de la biodiversité : une Menace pour le vivant).

[22] REDD+ : Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation( Réductions des Emissions liées à la déforestion et la dégradation des forêts), plus d'infos sur REDD+ et les compensations dans la brochure « l'illusion d'une aviation verte » : http://www.ftwatch.at/flying_green/

[23] La seule technologie testée d'agrocarburants pour l'aviation repose sur les huiles végétales et la seule production qui serait économiquement rentable à une large échelle est l'huile de palme, dont la culture est une des causes principales de déforestation à l'échelle mondiale. Voir Ernsting, Almuth (2017) : Aviation Biofuels : How ICAO and Industry Plans for ‘Sustainable Alternative Aviation Fuels' Could Lead to Planes Flying on Palm Oil. (Les agrocarburants pour l'aviation : comment les projets de l'ICAO et l'industrie pour « des alternatives durables aux carburants d'avions » conduiront à voler avec de l'huile de palme)

[24] Pour une étude récente des impacts négatifs de la consommation d'agrocarburants dans l'Union Européenne

[25] Peeters (2017) : Tourism's Impact on Climate Change and its Mitigation Challenges – How Can Tourism Become ‘Climatically Sustainable'.(Les impacts du tourisme sur le changement climatique et les défis de leurs réductions » – comment le tourisme peut il devenir « climatiquement durable »)
Peeters et al. (2016) : Are Technology Myths Stalling Aviation Climate Policy. (Les mythes technologiques sont ils en train de paralyser la politique climatique de l'aviation ?)

[26] Malins (2017) : What Role for Electrofuel Technologies in European Transport's Low Carbon Future : (Quel rôle pour les technologies electrofuel dans le futur à faible émission de carbone des transports européens) https://www.transportenvironment.org/sites/te/files/publications/2017_11_Cerulogy_study_What_role_electrofuels_final_0.pdf

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Impliquez-vous dans la campagne « #PasAvecNotreArgent »

Thu, 04/10/2018 - 17:19

Aujourd'hui, nous ne voulons plus que notre argent se retrouve dans une banque, un placement, une institution financière ou une collectivité dont les pratiques sont contraires à nos valeurs et qui mettent en péril notre avenir. Nous réclamons des emplois et des revenus décents pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi que justice et dignité pour les communautés qui sont en première ligne, durement touchées par les conséquences de l'industrie fossile et des dérèglements climatiques.

Pour participer aux futures actions de la campagne, c'est très simple. Il suffit de vous inscrire via le formulaire ci-dessous.

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Revue de presse : Attac a 20 ans !

Mon, 01/10/2018 - 15:21

Cette année Attac France fête ses 20 ans. A cette occasion, un événement national était organisé à Marseille ce vendredi 28 et samedi 29 septembre. Retrouvez dans cette revue de presse les interviews, dossiers et reportages dans les médias pour les 20 ans d'Attac.

Sommaire Sur France InterSur France Culture sur RCFLes inrockuptibles
  • « Le pouvoir des multinationales sur nos vies n'a jamais été aussi grand », Les inrockuptibles, 27 septembre 2018

    Pour les 20 ans de l'association altermondialiste, Attac publie un livre collectif : “L'Abécédaire engagé” (éd. Les Liens qui Libèrent). A cette occasion nous nous sommes entretenus avec Aurélie Trouvé, économiste spécialiste des marchés agricoles, et porte-parole d'Attac France.

Dans le journal La MarseillaiseJPEG - 1 Mo JPEG - 1.5 Mo JPEG - 1.5 MoDans le journal La Provence
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Attac a besoin de 70 000 € pour dénoncer les projets toxiques de BNP Paribas, Crédit agricole, HSBC et Société générale

Fri, 28/09/2018 - 11:00

En 2018, les militant·e·s d'Attac ont déjà dépensé une énergie colossale, mais ce n'est pas fini, nous avons encore besoin de 70 000€ pour finir l'année sereinement. Vos dons, ce sont nos futures actions ! L'indépendance n'a pas de prix, soutenez Attac.

En 2018, les militant·e·s d'Attac ont déjà dépensé une énergie colossale pour :

  • affronter et obtenir gain de cause face à Apple devant le TGI de Paris en février ;
  • réunir des dizaines d'organisations et rendre possible les marées populaires en mai ;
  • obtenir la relaxe de la faucheuse de chaise Nicole Briend face à BNP Paribas en juin ;
  • organiser la première Université d'été des mouvements sociaux qui a réuni 300 organisations et plus 2200 participant·e·s à Grenoble en août ;
  • faciliter les marches pour le climat et mener plus de 60 actions pour dénoncer les banques toxiques en septembre.
    Mais ce n'est pas fini !

Avant la fin de l'année 2018, nous avons besoin de 70 000 euros pour :

  • diffuser des centaines de milliers de tracts, autocollants et Petits guides pour prendre le contrôle sur la finance, produire des vidéos… ;
  • préparer de nouvelles actions afin d'empêcher BNP Paribas, Crédit agricole, HSBC Société générale et la Caisse des dépôts d'utiliser l'argent du Livret A et du LDDS pour investir dans des énergies du passé et des projets toxiques ;
  • pas craindre les prochaines arrestations de forces de l'ordre venues protéger ces banques et assumer plus sereinement les poursuites judiciaires.

Vos dons, ce sont nos futures actions !
L'indépendance n'a pas de prix, soutenez Attac.

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Un reçu fiscal vous sera envoyé par courriel en début d'année 2019.
Possibilité de payer par carte bancaire (site web sécurisé), par chèque ou par virement bancaire.

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OnePlanetSummit : à ce rythme, il faudra plus de 100 ans pour verdir la finance !

Wed, 26/09/2018 - 10:56

Ce mercredi 26 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, Emmanuel Macron et Antonio Guterres, organisent la deuxième édition du One Planet Summit pour rendre compte des engagements pris en 2017 et de leur mise en œuvre. Derrière le piteux spectacle de décideurs politiques s'auto-décernant des prix sans consistance, se cache une réalité implacable : la finance, loin de se verdir assez vite, reste un des principaux moteurs de l'aggravation de la crise écologique et climatique à laquelle nous faisons face.

« Verdir la finance » et « débloquer les financements publics et privés nécessaires pour la lutte contre les dérèglements climatiques » étaient deux des engagements majeurs pris en 2017 à Paris, à l'occasion de la première édition du One Planet Summit organisé par Emmanuel Macron. Neuf mois plus tard, l'absence d'entente sur les modalités de financement des pays les plus pauvres menace ni plus ni moins que la pérennité de l'Accord de Paris comme viennent de le montrer les négociations préparatoires à la COP24 tenues début septembre à Bangkok. Plus grave, le verdissement de la finance est au point mort.

Dans une note que nous publierons prochainement, nous montrons en effet qu'il faudrait plus de cent ans pour verdir la finance et envisager qu'elle devienne compatible avec les enjeux climatiques internationaux. En nous basant sur l'évolution du marché des obligations vertes, présenté comme la figure de proue du verdissement de la finance, nous calculons en effet qu'un siècle ne serait sans doute pas suffisant pour que l'ensemble des obligations émises à l'échelle de la planète puissent être considérées comme vertes.

Loin d'exploser, comme annoncé, le marché des obligations vertes n'a en effet progressé que de 4% entre le premier semestre 2017 et le premier semestre 2018 : organisé entre les deux, le One Planet Summit visait pourtant à accélérer « le verdissement de la finance ». Ne représentant qu'à peine 1% du marché obligataire mondial, soit une goutte d'eau au milieu d'un océan de finance non verte, les obligations vertes, souvent présentées comme l'exemple à suivre, ne sont en mesure ni de verdir la finance ni de fournir suffisamment de financements à la transition écologique et à la lutte contre les dérèglements climatiques.

Un constat accablant auquel il faut ajouter la possibilité offerte aux entreprises, mais aussi aux États et collectivités territoriales, de se payer, à peu de frais, grâce à ce nouveau produit financier, des opérations de greenwashing. Comme le constate Dominique Plihon, porte-parole d'Attac : « il n'existe en effet toujours aucune règle contraignante pour déterminer ce qui est vert de ce qui ne l'est pas, et les lobbys financiers, bien aidés par de nombreux décideurs politiques, font tout pour qu'il n'y ait pas de régulation contraignante du secteur. Résultat : comme nous l'avons montré dans notre rapport publié en décembre 2017, les obligations vertes financent de nouveaux aéroports, des grands barrages et des raffineries pétrolières. »

Champion de la Terre ? Champion du Climat ?

Dans une classe de cancres, il est toujours possible d'en trouver un qui soit un peu moins mauvais que les autres. Mais il n'en reste pas moins un cancre. Emmanuel Macron ne déroge pas à la règle. Avoir trouvé le meilleur slogan de l'année, #MakeOurPlanetGreatAgain, ne fait pas de lui un champion. Il fait de lui le meilleur des communicants ayant essayé de masquer de désastreuses décisions domestiques contraires à l'urgence écologique : retards sur les objectifs climatiques et les énergies renouvelables, refus d'interdire du Glyphosate, abandon des objectifs de réduction du nucléaire, mise en oeuvre du CETA, soutien aux projets destructeurs de biodiversité (GCO, EuropaCity, Montagne d'or, etc), confirmation du permis d'hydrocarbures pour Total en Guyane, importation d'huile de palme, abandon de la Taxe sur les transactions financières, etc.

Pour Maxime Combes, porte-parole d'Attac sur les enjeux climatiques : « au sursaut politique attendu et espéré, et alors que les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse, Emmanuel Macron préfère donc se complaire dans des fantaisies croquignolesques qui nous font perdre un temps précieux. La démission de Nicolas Hulot a pourtant servi de grande clarification : la transition écologique ne peut s'accommoder des petits pas – et des grands renoncements – d'un gouvernement pro-Business qui n'a jamais renoncé aux politiques productivistes et néolibérales qui nous conduisent dans le mur. Un mois plus tard, rien n'a malheureusement changé face à cet implacable constat.

Les dirigeants de la planète, Emmanuel Macron en premier lieu, feraient donc mieux de prendre enfin les décisions visionnaires et courageuses dont nous avons besoin plutôt que s'auto-décerner des prix ridicules qui desservent la cause climatique et écologique. »

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Fin de l'examen du projet de loi contre la fraude fiscale à l'Assemblée Nationale

Thu, 20/09/2018 - 17:19

L'Assemblée a terminé ce mardi 18 septembre l'examen du projet de loi relatif à la fraude fiscale. Modeste dans son ambition, le texte propose quelques avancées avec notamment l'aménagement du « verrou de Bercy », mais il introduit dans le même temps une nouvelle procédure dérogatoire pour les entreprises fraudeuses, tandis que l'évasion fiscale reste un angle mort du texte. Le vote de l'ensemble de la loi aura lieu le mardi 26 septembre après les questions au gouvernement.

« L'aménagement du « verrou de Bercy » est un vrai pas en avant : avec les critères inscrits dans la loi, les fraudes les plus graves pourront enfin faire l'objet de poursuites judiciaires. Cependant, la justice ne pourra toujours pas poursuivre de sa propre initiative les cas de fraudes fiscales découverts incidemment à l'occasion d'enquêtes sur d'autres faits, comme c'est le cas pour tous les autres délits. Il est regrettable que les député-e-s aient renoncé à aller jusqu'au bout pour mettre fin à cette exception française. » déclare Manon Aubry, porte-parole d'Oxfam France.

« Il est déplorable qu'en parallèle de l'ouverture du « verrou de Bercy », ce projet de loi introduise une nouvelle forme de justice dérogatoire pour les grandes entreprises fraudeuses. Avec l'extension de la convention judiciaire d'intérêt public à la fraude fiscale, elles pourront accepter de payer une amende en échange d'une extinction des poursuites et sans reconnaissance de culpabilité. Ce mécanisme non dissuasif instaure une justice à deux vitesses, qui permettra aux sociétés responsables de fraudes d'ampleur d'acheter leur innocence. » ajoute Laura Rousseau, Responsable du pôle flux financiers illicites à Sherpa.

« Ce projet de loi ne s'est pas attaqué aux enjeux d'évasion fiscale. La transposition de la « liste noire » européenne des paradis fiscaux n'est qu'une mesure de façade, qui plus est hypocrite car elle exclut d'office les pays européens, dont certains paradis fiscaux les plus importants comme l'Irlande ou le Luxembourg, tandis que la Namibie rejoindra la liste française. Qui a déjà entendu parler de la Namibie dans les montages d'évasion fiscale ? » conclut Lison Rehbinder, chargée de plaidoyer Financement du développement au CCFD-Terre Solidaire.

Signataires :

  • Anticor
  • Attac
  • CCFD - Terre solidaire
  • Oxfam France
  • Sherpa
  • Syndicat de la magistrature
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Action #PasAvecNotreArgent au siège d'HSBC

Thu, 20/09/2018 - 10:44

Samedi 15 septembre à Paris, des militant·e·s ont redécoré à leur manière le siège d'HSBC France sur les Champs-Elysées en déversant sur les vitrines un liquide noir et dégoulinant symbolisant les pratiques sales et polluantes de cette banque. Ils y ont installé une scène de chaos climatique : des dizaines de corps allongés au sol entourés de bidons d'où sortaient un nuage orange, des liquides fluorescents...

Quand les banques continuent d'investir massivement dans les industries toxiques
Quand les états les laissent faire
Il ne reste qu'une solution
L'action citoyenne pour la justice climatique
Financer les dérèglements climatiques
Et les industries toxiques
#PasAvecNotreArgent
Rejoins le mouvement

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Evasion fiscale : Apple paye enfin son amende de 13 milliards d'euros, et si elle payait aussi ses impôts ?

Wed, 19/09/2018 - 17:16

La Commission européenne a annoncé ce 18 septembre qu'Apple vient enfin de verser, sur un compte bloqué, les 13 milliards d'euros qu'elle doit à l'Irlande. Toutefois, le versement de l'amende sur un compte bloqué n'annule en rien le recours que la multinationale et l'Irlande ont déposé devant la Cours de justice de l'Union européenne.

Dominique Plihon porte-parole d'Attac, rappelle qu' « au cours de la campagne #ApplePayeTesImpôts [1], qui a débuté en novembre 2017 lors de la sortie de l'iPhone X, Attac avait fait du paiement de cette amende une de ses revendications. Après avoir mené des dizaines d'actions en France et en Europe, Attac s'était vue assigner en référé par la marque à la pomme, qui demandait à la justice française d'interdire aux militant·e·s de pénétrer dans les Apple Store. Ce procès avait été perdu par Apple, le tribunal reconnaissant qu'Attac agissait dans le cadre d'une campagne d'intérêt général sur le paiement des impôts et l'évasion fiscale. Cette annonce est une nouvelle victoire, qui montre que l'action citoyenne est indispensable. »

Selon Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac France, « il est urgent d'obliger les multinationales comme Apple à payer leur juste part d'impôts là où elles réalisent leurs activités plutôt que de les laisser déclarer artificiellement leurs profits dans des paradis fiscaux. La loi fraude fiscale, actuellement en discussion à l'Assemblée nationale [2], aurait pu en être l'occasion. Malheureusement, elle ne prévoit rien contre l'évasion fiscale des multinationales. Présentée comme une réponse aux Paradise Papers, elle n'empêchera en rien un nouveau scandale. »

Pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale, Attac propose notamment la mise en place d'une taxation globale des multinationales [3], afin de neutraliser durablement les transferts artificiels de bénéfices vers les paradis fiscaux.

Samedi 30 juin 2018, Attac installe un hôpital dans un Apple Store

[1] Campagne Apple contre Attac

[2] Loi contre la fraude fiscale : non aux faux remèdes !

[3] Qu'est-ce qu'une taxe globale sur les multinationales ?

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Grand Contournement Ouest de Strasbourg : la société civile apporte son soutien aux opposants

Wed, 19/09/2018 - 16:44

Aux portes de Strasbourg, moins de 48h après une #MarchePourLeClimat qui fera date, c'est sur ordre d'un gouvernement qui ne prend même pas le temps de laisser la justice faire son travail*, que bulldozers et tronçonneuses auront sévi au service d'un projet climaticide et destructeur pour la santé des habitants et de l'écosystème du fossé rhénan...

Depuis le démarrage des travaux préparatoires à l'éventuelle réalisation du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), hyper-mécanisés et militarisés, l'État donne aussi à voir le spectacle suivant : la doyenne d'un village, des élu.e.s locaux, une députée française, des eurodéputé.e.s et des citoyen.ne.s se sont fait gazer, et des arbres centenaires et des espaces forestiers ont été abattus sans respect des prescriptions en la matière et sans attendre les jugements liés à l'action d'Alsace Nature.

Alors qu'en France et à l'international – scientifiques, artistes, société civile et ONU y compris – les appels au sérieux et aux actes en matière de politiques climatiques et environnementales ne cessent de se multiplier, le déni du gouvernement et celui du président #EnMêmeTemps sont flagrants. Agir pour le climat, la santé et la biodiversité n'est certes pas chose aisée. Mais si celles et ceux qui prétendent nous diriger commençaient par arrêter de les détruire, ce serait déjà un premier pas sur la voie de la raison.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe n'ont apparemment toujours rien compris de ce qu'a tenté de leur expliquer Nicolas Hulot. De gré ou de force, sur une planète aux ressources matérielles limitées, nous n'avons d'autre possibilité que de changer de modèle de société. Ici et dès à présent. Concernant le climat, le secrétaire général de l'ONU, nous donne 2 ans à peine pour changer de cap. 2 ans. Dans 2 ans, le GCO ne serait même pas encore achevé que déjà l'humanité aurait le nez dans le mur. Arrêtons les frais dès à présent !

Alors, en solidarité avec celles et ceux qui s'engagent pacifiquement contre le projet de GCO, et sans oublier nos autres courageuses et courageux sœurs et frères en humanité qui luttent également contre l'ensemble des petits et grands projets inutiles et trop souvent imposés, nous vous disons ensemble : cessez immédiatement votre politique écocidaire. La surexploitation des humains et du reste de la nature, ici et ailleurs, ça suffit, le déni aussi ! Pour l'heure, les dégâts causés par les travaux préparatoires du GCO sont déjà éminemment suffisants, le moment est venu de les stopper.

*Voir le communiqué du Syndicat des Avocats de France : Grand contournement Ouest : une atteinte intolérable au principe du recours effectif !

Signataires : Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) / Action Non Violente-COP 21 (ANV-COP 21) / Agir pour l'environnement (APE) / Alsace Nature / Alternatiba / Amis de la Terre / Attac / Confédération Paysanne / CGT Alsace / Association des Elus de France Opposés à l'enfouissement des Déchets Radioactifs (EODRA) / FNAUT (Fédération nationale des associations d'usagers des transports) / France Nature Environnement / Greenpeace France / Humanité et Biodiversité / LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) / Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) / Réseau Action Climat France (RAC France) / Réseau Sortir du Nucléaire / Syndicat des Avocats de France (SAF) / Union syndicale Solidaires / 350.org

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GCO de Strasbourg : Préférons le climat aux lobbies !

Mon, 17/09/2018 - 17:03

Les associations et organisations d'opposition aux grands projets inutiles et imposés condamnent l'opération policière disproportionnée entreprise lundi 10 septembre et toujours en cours. Elles demandent une pause immédiate des opérations de destruction sur le terrain.

Au lendemain de manifestations pour le climat ayant réuni des centaines de milliers de personnes, saluées par le gouvernement lui-même, il est incompréhensible de continuer des grands projets climaticides comme la nouvelle autoroute de Strasbourg.

C'est un projet vieux de plus de trente ans : il n'est n'est plus adapté aux besoins d'une métropole moderne, résiliente face aux enjeux du réchauffement climatique.
Des solutions comme l'écotaxe poids lourds pourraient éviter d'avoir à détruire un espace naturel exceptionnel, dont plus de 10 hectares de forêt - qui sont aussi des puits de carbone -, et des terres agricoles parmi les plus fertiles d'Europe.

Des recours sont toujours en cours. Nous rappelons aussi les avis défavorables du Conseil National de Protection de la Nature et des commissaires enquêteurs.

Quand cessera l'hypocrisie du soi-disant dialogue environnemental ?

Les associations et organisations d'opposition aux grands projets inutiles et imposés s'indignent et condamnent l'action du gouvernement actuellement en cours à Kolbsheim.

Les prétendus zadistes, si souvent caricaturés, sont pour la plupart des habitants, des élu-es et des citoyennes attaché-es à la préservation de l'environnement et du climat.
Pour eux comme pour nous, ce chantier apparaît comme un cadeau fait à Vinci après la perte de l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. C'est l'illustration typique de la République des lobbies dénoncée par Nicolas Hulot au moment de sa démission fracassante. Il faut que cela cesse.

Nous demandons par conséquent la cessation de l'opération policière disproportionnée en cours actuellement à Kolbsheim. Nous appelons au ressaisissement des esprits dans les ministères en charge de ce dossier, une pause immédiate des opérations de destruction sur le terrain et la reprise du dialogue.
Des alternatives existent : nous demandons au nouveau Ministre de l'Ecologie et à la Ministre des Transports de les prendre enfin en considération.

Les appels à mobilisation, aux soutiens de tous horizons, vont se renforcer dans les heures à venir.

LES PREMIERS SIGNATAIRES

Cette liste sera complétée dans les jours à venir

  • 350 France
  • Agir Pour l'Environnement
  • Alternatiba
  • Alternatiba-Rouen
  • Action nonviolente COP 21
  • Les Amis de la Conf'
  • Amis de la Conf Alsace
  • Amis de la Confédération Paysanne Limousin
  • ARSMB (Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc)
  • Association La Presle(28)
  • Attac 87
  • Attac France
  • AVERN
  • Ferme des Bouillons (Bouillons Terre d'Avenir)
  • FNE Centre-Val de Loire
  • CADE (Collectif des Associations de Défense de l'Environnement Pays basque - Sud des Landes)
  • Coordination Cigeo/BURE Stop : BURESTOP 55, CEDRA 52
  • Collectif 3R
  • Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet
  • Coordination Vigilance LGV
  • Collectif Non à l'autoroute A133-A134
  • Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs
  • Confédération paysanne 76
  • Coordination des opposants à l'A45
  • EELV national
  • Fédération Environnement Eure et Loire
  • Inspire
  • Novissen Non aux 1000 Vaches
  • PresidioEuropa - Mouvement NO TAV
  • Réseau Sortir Du Nucléaire CM
  • St Hilaire Durable
  • Savoir-Comprendre-Agir (SCA)
  • SCL Intercomunale
  • Solidaires Alsace
  • Sortir du nucléaire 72
  • Union syndicale Solidaires

Photo : BlueBreezeWiki, C.C. 3.0.

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Loi contre la fraude fiscale : non aux faux remèdes !

Mon, 17/09/2018 - 15:59

Attac dénonce les faiblesses du « projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale ». Après avoir été discuté au Sénat en juillet, il sera soumis au vote du Parlement à partir de ce lundi 17 septembre. Il s'agit d'un projet de loi en « trompe l'oeil ». Si plusieurs propositions donnent l'impression d'aller dans le bon sens, celles-ci sont au mieux insuffisantes, et parfois contre-productives.

« Cette démarche n'est pas surprenante venant d'un gouvernement dont les premières réformes fiscales ont visé à diminuer les impôts pour les plus riches et qui, dans sa logique néolibérale, considère l'impôt comme une charge » écrit Dominique Plihon, porte-parole d'Attac France. « Il faut un véritable débat sur la question fiscale, et rappeler que l'impôt est la pierre angulaire de notre démocratie, non seulement en ce qui concerne sa collecte, mais également son utilisation ».

Pour Vincent Drezet, cette loi s'inscrit dans un contexte global où le problème est pris dans le mauvais sens : « on ne peut que constater que les pays font la course au moins-disant fiscal. Quand on connait les enjeux à la fois économiques, sociaux et environnementaux, on se demande pourquoi les responsables politiques ne prennent pas la question fiscale au sérieux : 1 000 milliards d'euros annuels à l'échelle européenne, et 60 à 80 milliards pour la France. Toutes ces pertes fiscales pourraient financer la transition énergétique ».

Attac apporte également des solutions concrètes et efficaces pour lutter contre l'évasion fiscale. Attac appelle notamment à la mise en place du reporting pays par pays et de la taxation unitaire. « En forçant les entreprises à rendre compte de leur activité réelle, on peut les taxer de manière juste et équitable. Est-il normal que les PME aient un taux d'imposition réelle supérieur à celui des grands groupes ? » demande Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France. « La grande force de la taxation unitaire est de considérer l'ensemble d'un groupe au niveau international, pour taxer toutes ses activités. Même si la France est le seul pays à la mettre en place, elle sera quand même fonctionnelle. Ce serait l'occasion pour la France de prendre une place centrale dans la lutte contre l'évasion fiscale au niveau mondial et, à minima à l'échelle européenne ».

« 10 ans après la chute de Lehman Brothers, on voit que rien n'a changé » constate Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France. « Les textes de lois se succèdent, mais il n'y a aucune volonté politique de mettre réellement fin à l'évasion fiscale des multinationales et des ultra-riches. Ce projet de loi est examiné au Parlement alors que de nombreuses organisations dont Attac, ont mené des actions, samedi 15 septembre, afin de prendre le contrôle sur la finance et notre avenir ».

Jouant son rôle d'expertise, Attac a mené une analyse critique des principales mesures de la loi anti-fraude, et propose des mesures alternatives pour stopper l'évasion fiscale.
Mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action, Attac vient de mener plus de 100 actions citoyennes en Europe, dont 60 en France, pour marquer les 10 ans de la crise, et l'insuffisance des réformes pour désarmer les marchés.

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