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Syndicate content Attac France
Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Mouvement d'éducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations… Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 10 000 membres et plus de 100 comités locaux.
Updated: 2 hours 43 min ago

Marée Populaire le 26 mai dans plus de 80 villes en France !

Sat, 26/05/2018 - 18:23

Dans le respect de nos champs d'interventions respectifs, nous avons voulu aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France nous avons organisé ce samedi 26 mai une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité. Plus de 280 000 personnes se sont retrouvées dans 190 villes de France.

Sommaire

Plus de soixante organisations ont appelé dans leur diversité à descendre massivement dans la rue ce samedi 26 mai pour mettre en échec le projet du gouvernement qui vise à remodeler en profondeur la société française pour y imposer les canons d'un néolibéralisme autoritaire.

Associations, syndicats et partis politiques, chacun dans son champ d'activité respectif, ont construit un cadre unitaire inédit porteur d'une dynamique de mobilisation citoyenne qui se traduit par l'organisation de plus de quatre-vingts manifestations partout en France.

Boulogne-sur-MerJPEG - 450.2 ko

350 manifestants à la Marée Populaire de Boulogne-sur-Mer ! Le défilé est allé de la Place d'Argentine (Plateau du Chemin Vert) jusqu'au centre ville Place Gustave Charpentier où était installé un barbecue animé par un orchestre au profit des cheminots en lutte. Toutes les organisations signataires étaient présentes

Bourges

600 personnes ont défilé à Bourges pour la Marée populaire contre Macron

ChambéryJPEG - 4.8 Mo

Environ 1000 personnes ont défilé à Chambéry ce matin. La manif s'est terminée par un repas festif suivi d'un débat sur les suites à donner à cette journée. Le comité d'organisation du 26 mai continuera à se réunir pour fédérer les luttes et envisager d'autres actions.
De nombreuses personnes ont trouvé très positif le fait que tant d'organisations aient soutenu cette marée populaire. Certaines ne sont venues que parce que le mouvement était unitaire et l'appel très large.

Clermont-ferrandJPEG - 101 ko

Contre vents et pour la Marée populaire du 26 Mai 2018, 2000 personnes se sont mobilisées à Clermont-ferrand !

Digne-les-BainsJPEG - 129 ko

250 ont défilé ce matin à Digne-les-Bains.

GuéretJPEG - 2.4 Mo

Rassemblement devant la gare de Guéret jusqu'à la préfecture.

La Roche sur YonJPEG - 205.2 ko

Tous unis contre le président des riches, qui attaque les unes après les autres toutes les couches de la population : cheminots, fonctionnaires, salariés du privés, étudiants et scolaires, retraités...
Attac Vendée a fait une "manif des riches", pour se moquer de Macron, et l'AFPS 85 (France Palestine Solidarité Vendée) a rappelé les massacres de Gaza, l'occupation et la colonisation de la Palestine, et la duplicité de Macron et de l'Europe sur le sujet !

MâconJPEG - 246.2 koMarseilleJPEG - 451.2 ko

A Marseille, plus de 65000 personnes ont défilé dans la Marée Populaire.

Metz

A Metz, plus de 1200 personnes se sont mobilisées !

JPEG - 844.6 koNantesJPEG - 77.3 ko

Plus de 6 000 nantais dans la rue samedi 26 mai pour former une marée populaire.

ParisJPEG - 117.7 ko

A Paris, le cortège de plus de 80 000 personnes s'est élancé de la gare de l'Est à 14h30. Ce cortège fut pacifique, joyeux et festif. Sa structuration s'est voulu être le reflet du cadre commun original qui s'est mis en place à cette occasion. Ainsi, il n'y eut pas le carré de tête traditionnel des « personnalités » afin d'assurer la fluidité du cortège. De plus, au-delà de la présence des organisations appelantes, il fut ouvert par des représentants, militants, collectifs de secteurs en lutte et permis une forte participation citoyenne.

PauJPEG - 754.7 ko

A Pau, une grande réussite de la mobilisation commune des organisations syndicales, des partis et collectifs locaux.

QuimperJPEG - 2.5 Mo

Près de 1500 personnes à Quimper ont manifesté de façon festive dans les rues de Quimper.

TarareJPEG - 100.2 ko

A Tarare, près de 80 personnes ont participé au rassemblement de la Marée Populaire.

Pour aller plus loin

Photo de couverture : Mélanie Poulain.

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26 mai Prise de parole unitaire

Sat, 26/05/2018 - 17:25

Bonjour à toutes et tous
Je m'exprime ici au nom de tous les mouvements citoyens, associatifs, syndicaux, politiques, qui ont lancé cette grande mobilisation pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité. Ce rassemblement est historique.

Plus de 60 organisations, petites et grandes, ont dans le respect de chacune rassemblé leurs forces. Nous avons réussi à créer une dynamique avec une très large participation citoyenne.
Saluons en particulier les cheminot.es engagé.e.s depuis plusieurs semaines dans la grève. Saluons aussi tous les manifestant.es, membres ou non d'organisations, toutes les luttes qui nous ont rejoints et qui ont rendu cette marée vraiment populaire. Nous comptons des manifestations dans plus de 190 villes en France, y compris dans de petites villes rurales, qui chaque fois ont rassemblé une très grande diversité de mouvements. Par exemple, dans le département de l'Ain quatre manifestations, trois en Ardèche, etc. À Paris, je peux vous dire que nous sommes plus de 80 000 manifestant.es et dans toute la France plus de 280 000 manifestant.es.

Nous avons voulu une manifestation pacifique, joyeuse et festive, dans un cadre unitaire inédit… à la hauteur des enjeux auxquels nous faisons face : une transformation profonde de la société française selon les canons du néolibéralisme. Car voilà au fond le « business model » d'Emmanuel Macron : finir le travail de ses prédécesseurs pour soumettre pleinement la France au capitalisme financier mondial et servir ainsi les « premiers de cordée ».

Nous ne sommes pas dupes du marketing qu'Emmanuel Macron a déployé : il se voulait en même temps de gauche et de droite, il applique en fait une politique dont rêvait la droite réactionnaire et néolibérale. Il se proclamait grand défenseur des droits individuels, il n'hésite pas à les remettre en cause, en réprimant de façon tout à fait indigne les migrant.es. Il s'est voulu grand défenseur du climat et de la planète, il n'a pourtant cessé de reculer sur la protection de l'environnement, dès lors que les intérêts des multinationales étaient en jeu.

Il fait croire qu'en mettant en place une fiscalité profondément injuste, en récompensant les « premiers de cordée » et en punissant les « fainéants », la richesse ruissellera spontanément du haut vers le bas, alors que c'est un torrent financier qui monte vers les plus riches. Et singeant l'efficacité d'un manager omnipotent à la tête de « l'entreprise France », il détruit, méthodiquement et rapidement, les droits sociaux.

Pour imposer son business model, ce président des ultra-riches a une méthode. Imposer rapidement, brutalement, une cascade de mesures conséquentes : il détruit les droits des salarié.es comme des sans emplois, il met à bas la protection sociale, avec dans le viseur les retraites et l'assurance chômage, il appelle à une « société sans statut » qu'il qualifie de "post salariale", il renforce la ségrégation dans les universités ou pour accéder à la justice, il casse les services publics et tout ce qui permet de partager la richesse, il privatise et précarise le logement, il coupe les subventions aux associations, par exemple celles qui viennent en aide aux femmes alors qu'il avait annoncé l'égalité femmes/hommes grande cause du quinquennat, il donne des gages aux multinationales en multipliant les accords de libre-échange, il fait entrer dans le droit commun les dispositions de l'état d'urgence, il réprime les mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, il bâillonne les lanceuses et lanceurs d'alerte, et il engage la France dans une spirale de tensions et d'interventions militaires.

Il espère ainsi produire un effet de sidération. Il fait le pari de casser toute résistance. Mais il faut faire échouer ce pari ! Déjà, les mobilisations se multiplient : cheminots, universités, hôpitaux, pour les services publics, pour les droits des migrants, pour une transition écologique et sociale à Notre-Dame-des-Landes ou ailleurs… Le gouvernement espérait néanmoins que toutes ces mobilisations restent isolées, qu'elles s'épuisent d'elles-mêmes ou sinon, que le gouvernement puisse les réprimer sans trop de dommage politique. Mais déjà, des initiatives de solidarité se développent, en soutien des grévistes, des retraité.es, des étudiant.es, des zadistes… Nous avons voulu aujourd'hui aller plus loin... et nous avons réussi : former, toutes et tous, ensemble, une grande marée populaire, inédite dans sa composition, sa diversité, son ampleur. Le gouvernement fait la sourde oreille ? Forçons-le à nous entendre !

Nous sommes toutes et tous ici parce que la politique du gouvernement a des conséquences graves et durables dans de multiples champs sociaux et environnementaux. Parce qu'elle est inacceptable pour les féministes, les écologistes, les minorités discriminées, pour les jeunes, les chômeurs, chômeuses et précaires, pour les partisans de la justice sociale, pour celles et ceux qui défendent des services publics de qualité, les libertés démocratiques, les droits des travailleurs et des travailleuses. Parce que nous avons l'espoir d'un autre monde, d'une société meilleure, plus égalitaire et plus solidaire. Une société qui produise et partage autrement des richesses, qui mette fin à la toute puissance de la finance, qui fasse primer les droits humains sur ceux de la concurrence et respecte l'environnement.

Une société aux antipodes du business model d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Le nouveau monde, celui que nous espérons, celui qui permettra une transition écologique, sociale et démocratique, n'est pas celui d'Emmanuel Macron, qui ne fait que reprendre les pires travers de l'ancien monde. Le nouveau monde, il est celui qui se dessine dans nos mobilisations, nos résistances et nos alternatives.

Le combat pour faire advenir ce nouveau monde est de longue haleine. Mais le succès d'aujourd'hui nous fait dire : nous allons le continuer, plus déterminé.es que jamais !

Photo : Mélanie Poulain

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En soutien à Maxime. Appel à rejoindre ganté de rouge la manif du 26 mai, à Nantes et partout en France.

Fri, 25/05/2018 - 12:28

Mardi 22 mai, Maxime s'est fait arracher la main droite par une grenade en défendant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il fuyait une charge policière non loin du hameau détruit de la chateigne. Cette mutilation a eu lieu dans le cadre d'une opération militaire qui dure désormais depuis un mois et demi. Dès le 9 avril, les gendarmes ont fait un usage quotidien de cette arme nommée dans leur jargon GLI-F4. Elle contient 25 grammes de TNT, on peut voir un peu partout les cratères noirs qu'elle a creusés dans la terre du bocage. Il était évident qu'elle causerait des blessés, et des blessés graves. Des dizaines de personnes en ont senti les éclats dans leur chair en quelques semaines. Des pieds ont été broyés, des peaux lacérées. Aujourd'hui c'est une main qu'elles ont déchiquetée.

Ces armes n'ont d'autre but que de terroriser les manifestants en faisant peser sur eux le risque des blessures qu'elles entraînent. Cette peur là, nous sommes nombreux ici à l'avoir ressentie. Des explosions en rafale qui vous étourdissent et vous rendent sourds de longues minutes, hébétés dans les gaz. L'angoisse d'être aveuglés et donc incapables de les voir arriver, ne sachant où fuir, nous la connaissons bien désormais. C'est la technique qu'ils ont appliqué chaque jour : d'abord les gaz puis une pluie de grenades. Paniqués dans les nuages en entendant autour d'eux une explosion répétée, en recevant la terre qu'elles soulevaient sans savoir s'il s'agissait d'éclats, ou tout simplement en tombant blessés ? A propos de Maxime, d'un groupe agressif, mais la même chose s'est produite lors du pique-nique pacifique initié par les cheveux blancs le 11 avril. La même chose s'est
produite avec des tracteurs. Tous les jours. Il les ont envoyées à plusieurs centaines de mètres grâce à des fusils lanceurs à longue portée, sans voir où ni sur qui elles atterrissaient. Il les ont fait cracher à la tourelle de leurs blindés en tirs tendus. Qu'on ne nous dise pas qu'elles ont une visée autre qu'offensive.

Qu'on ne nous dise pas non plus que la mutilation de Maxime est une bavure ou un accident. La préfète peut ravaler ses regrets hypocrites. Cette amputation est la menace toujours contenue dans la pratique du maintien de l'ordre, la condition de son efficacité sur la population. C'est afin de camoufler cette évidence que le récit des autorités transforme systématiquement ceux qui en sont victimes en responsables. On nous dit en l'occurence que Maxime armait son bras pour lancer la grenade sur les forces de l'ordre. Ce serait donc sa faute si sa main a été amputée par l'explosion d'une arme de guerre lancée sur quelques manifestants par un des 1600 gendarmes présents ce jour-là. Comme si l'un d'entre nous pouvait sciemment concevoir l'idée d'attraper une grenade dégoupillée contenant du TNT...L'acte de ce jeune homme a consisté à se saisir de ce qu'il croyait être une grenade lacrymogène pour la lancer loin des autres manifestants afin qu'ils aient le passage libre pour fuir les gendarmes sans étouffer dans les gaz. Un geste d'attention que des dizaines d'opposants ont accompli ces dernières semaines. Un geste pour prendre soin de celles et ceux qui nous entourent. Une marque de solidarité qui a transformé son avenir et que nous n'oublierons pas. Nous appellerons donc dans l'immédiat à rejoindre la manifestation de samedi 26 mai à Nantes et partout en France, armés de notre colère, de nous y retrouver et d'y arborer un gant rouge.

Des habitant.e.s de la ZAD.

Photo : ANTORINI, C.C.4.0.

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Tract unitaire de la Marée Populaire du 26 mai

Fri, 25/05/2018 - 11:59

Il s'agit maintenant d'aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d'affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

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Liste mobilisations du 26 mai - Marée Populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

Thu, 24/05/2018 - 16:59

Voici une liste de tous les rendez-vous et lieux de manifestation rejointe ou organisée de la Marée Populaire par ville.

La liste est en cours d'édition et de nouvelles villes sont en cours d'ajout. Ville du collectifLieu et heure de la manifestation rejointe ou organisée Aix-en-Provence 10h Rotonde Allées Provençales : collectif d'organisations aixoises appelle à un point de rencontre pour informer les passants par une distribution de tracts et appeler à participer à la Marée Populaire de Marseille. Albi Albi Place de Vigan 10h30 Rassemblement Abbeville 12h Hôtel de Ville Place Max Lejeune Alençon (Orne) Rassemblement 11h préfecture, puis pique-nique au Parc des promendes Alès (Cévennes) Manifestation 10h à la gare Amiens Rendez-vous 14h Maison de la Cuture, rassemblement au Palais de Justice de 16 à 18h, buvette, concerts... Angoulême (16) Rassemblement Parvis de la gare à 10h Annecy Pique nique à partir de 12h, Manifestation locale festive 14h préfecture Aubenas Aubenas : 10h Rond Point Ponson Moulon- Privas : 10h30 Préfecture. Auxerre Manifestation-petit-déjeuner le matin. Manifestation ponctée de pauses-prises de parole se déroulera à Auxerre. Avignon Gare centre 10h30 Manifestation festive Beauvais 9h30 Place Jeanne Hachette Belfort (90) Place Corbis 15h à 17h, rassemblement festif avec concert et buvette Bergerac Rendez-vous Palais de Justice à 10h Besançon Vélorution de 300 cyclistes. Marée partira à 10h de 3 lieux différents, la Gare Viotte, Place Leclerc, Saint Jacques. Convergence vers centre ville. Moments festifs. Béziers Rendez-vous Théâtre de Béziers à 10h30, Manifestation festive et pique-nique tiré du sac Blois Place de la Résistance 11h barbecue festif + débats puis 14h Manifestation vers Halle aux grains Bordeaux Rendez-vous 14h Place Pey Berland pour départ 14h30. Boulogne sur Mer (62200-Pas de Calais) Rendez-vous9h30 Place d'Argentine, Manifestation et rassemblements festifs, repas, musique Bourg-En-Bresse 10h30 Départ Champ de Foire puis Ain BELLEY 11h (Sous-Préfecture) Bourges Place Seraucourt 10h30 Manifestation Brest 15h Place de la Liberté Brive 17 H à 20 H Théâtre de Verdure Caen 14h30 Place Saint-Pierre Manifestation Cahors (Lot-46) Rassemblement 10h30 place Mitterrand. La Manifestation se rendra à la gare Calais Rassemblement 14h Place Albert 1er Carcassonne (Aude) Rassemblement 10h30 Portail des Jacobins Castres Place Soult 10h30 les participants sont invités à gagner la Manifestation de 14h à Toulouse (31) Chalons-Sur-Saone 10h Place de la Beaune Challans (85) Rassemblement 11h devant Hôtel de ville. Chambéry Rassemblement à 10h30 devant l'hotel de ville de Chambéry, manifestation à partir de 13h Chartres 14h30 Place des Helles Manif Chateauroux Au départ de la Gare 10h30 Manifestation festive Cherbourg Manifestation 10h Carrefour des luttes (gare SNCF), puis grand pique-nique à l'arrivée Place du Théâtre. Clermont Ferrand Rendez-vous 14h Place du 1er Mai Compiègne Rendez-vous 10h Cours Guynemer Créteil (94) Départs matin Manifestation Paris Dieppe 12h Quai Henri 4 Digne-Les-Bains 10h30 Place Charles-De-Gaulle Dijon (21) Manifestation place de la République à 11h Dôle Devant la gare 9h Rassemblement pour ensuite partir collectivement en train pour rejoindre manif de Besançon Dunkerque Rendez-vous 11h devant le Parc de la Marine, près du centre commercial Marine, prises de parole, pique-nique, festif, départ Manifestation 14h Dreux 14h30 Devant le Beffroi Fontenay sous Bois 94. Départ Collectif RER Val de Fontenay 13h30 Gap Appels à se rendre à Marseille et à Grenoble. Action symbolique locale. Grenoble Rendez-vous10h Place de la Gare Ivry sur seine Rendez-vous Mairie à 11h30, prises de paroles diverses, casse-croute. Puis mini-manif avant départ Gare de l'Est. La Rochelle (17) Manifestation 10h30 départ l'Aquarium. A Saintes : 10h30 départ Gare. Le Havre 15h l'hôtel de ville direction la plage. A l'arrivée café populaire, musique, discussions Le Puy (43) Manifestation à 11h Place Cadelade Lille Manifestation 14h30. Porte de Paris Limoges 16h au départ de la gare des Bénédictins. Déambulation, prises de paroles, moment festif Lons Le Saulnier Place de la Liberté 10h Rassemblement, pique nique, animations Lorient Rassemblement à partir de 11h30 Place de la Mairie, des groupes venant de différentes villes du rejoindront à partir de 13h. Lyon 11h à 14h Quais du Rhône / Pont de la Guille côté Berges Macon Place de la Barre rendez-vous 14h30 manifestation festive et dynamique Manosque (04) Départs bus de Manosque pour Marseille : https://framaforms.org/bus-04-05-pour-le-26-mai-sur-marseille-1526034076 Marseille 14h sur le Vieux Port le 26 mai Montauban Place des Fontaines à 10h : rassemblement. Défilé vers la gare à 12h. Puis 12h30, départ pour manif à Toulouse. Mont de Marsan 10h Place St. Roch Montataire 10h Parking Ambroise Croizat : Rassemblements, départs collectifs prévus à 12h pour Paris Montluçon 15h départ place Jean Dormoy Montpellier (34) Rendez-vous Peyrou 10h30. Départ Manifestation 11h parcours Peyrou-Centre ville-Peyrou Montreuil (93) 11h devant la mairie. Animation locale en amont de la Manifestation de 14h30 Morlaix 10h30 départ en gare de Morlaix direction l'hôpital Moulins 15h départ Place d'Allier Mulhouse Rendez-vous 10h rassemblement Place de la Bourse Nancy (54) Rendez-vous 14h Place Dombasle à Nancy, pour un départ à 14h30 Nantes (44) 13h Miroir de l'Eau, Manifestation à 14h30, précédé d'un pique nique Narbonne 10h Palais du travail Nevers Manifestation 10h30 Place de la Résistance Nice (06) Rendez-vous 14h30 gare SNCF Nice Thiers Nimes 11h au Carré d'art. Manifestation puis pique nique à l'arrivée. Orléans Croix St Marceau 14h30 Manifestation long cortège jusqu'à place Jeanne d'Arc Pamiers Rendez-vous 10h Gare de la sous-préfecture Paris 19e Départ 12h collectif de la Rotonde de Stalingrad vers la Manifestation Paris. Paris 20e déambulation de quartier et pique-nique populaire ce week-end. Diffusions et prises de place du 22 au 26. Pau Manifestation 10H30 Place de Verdun Périgueux Rendez-vous Palais de Justice à 10h Perpignan 10h à la gare Poitiers Rue du Marché 12h Stands et Barbecue, animations, musique, 14h Manifestation Pontivy 10h sur La Plaine (animation et déambulation) Qimperlé 10h30 Place Charles de Gaulle Quimper 15h place de la Gare Reims La Manifestation part à 14h30 devant la maison des syndicats (syndicats devant, ensuite associations et partis) et parcourera les rues du centre-ville, animations, musique Rennes Rendez-vous Manifestation à 14h au mail Mitterrand. Concerts, prises de parole, festif ! Roanne (42) Manif à 10h30 Place de la Loire jusqu'à la gare La Roche-Sur-Yon Rendez-vous 11h sur le parvis de la gare Rodez 14h manifestation festive, parcours Bourran-Jardin publique Rouen Manifestation à Clemenceau 14h30, depart via Joffre vers Place St Marc. Arrivée : stand, apéro, goûter… Demande de barnum à la mairie. Saint Brieuc Au départ de la Gare 10h30 Manifestation festive ! Saint Etienne-Loire Sud (42) Manifestation 10h30 avenue Emile Goubet, siège Sécurité sociale. Défilé festif. Pique-nique place Jean-Jaurès. Saint Nazaire (44) Rendez-vous Place Amérique Latine 13h. Pique-nique. Manifestation à 15h. Sarlat Rendez-vous 10h Place de la Rigaudie Savoie Rendez-vous vers 10h30, Manifestation courte à Biollay où un événement festif et un repas seront organisés. Strasbourg Départ 14h à 14h30 de place Kleber direction la gare puis direction Broglie où il y aura des prises de paroles. Tarare Rendez-vous 11h Manifestation Place de la Madeleine, 12h30 rassemblement festif & populaire Tarbes Place de Verdun 10h30 Rassemblement, ateliers d'échanges, prises de paroles citoyennes, 14h30 Allées Leclerc Repas partagé, animations musicales et culturelles Thonon-les-Bains Rendez-vous Place des Arts, dès 10h. Au programme : manifestation, pique-nique festif sur le Belvédère, stands... Toulon Manifestation : 14h 30 Place de la liberté, avec un parcours en centre ville. Toulouse Manifestation du 26 mai est à 14H place Jeanne d'Arc Tours Place de la liberté 14h Manifestation Troyes Place de l'Hôtel de Ville 10h30 Manifestation, suivi d'un pot fraternel et pique-nique tiré du panier à l'arrivée Place Jean Jaurès Valence (et Montélimar) 14h rassemblement Champ de Mars. Festif. Montélimar y participe Vannes 9h30, Porte Saint-Vincent pour une information du public (tractage au marché)

  • convergence à Lorient à partir de 11h30, place de l'hôtel de ville
Vichy 15h place de La Poste

Il manque une ville dans la liste ? Contacter mob26@list.attac.org

Categories: Attac Planet

Attac fête ses 20 ans le 2 juin à La Bellevilloise : découvrez le programme

Thu, 24/05/2018 - 16:37

Pendant toute la journée du 2 juin Attac occupe l'intégralité des espaces à La Bellevilloise. Découvrez ici le programme complet de l'événement : tables-rondes, ateliers, formations, world café, concerts et nombreuses autres activités.
Ouverture des portes à midi !

Sommaire Au cours de l'après-midi (12h-18h) :

Tout au long de l'après-midi, participez aux tables-rondes, ateliers, formations, world café, concerts et nombreuses autres activités !

Nous accueillerons nos membres fondateurs et des médias indépendants dans un espace dédié auquel participeront Artisans du Monde, le Syndicat de la Magistrature, Droit au logement, l'Union syndicale Solidaires, la FSU, les Amis de la Terre, Survie et aussi Politis, Alternatives économiques, Reporterre, Basta, Mediapart, Le Média et La revue dessinée. Et bien sûr vous pourrez découvrir toutes nos récentes publications au stand d'Attac, mais aussi vous installer dans un coin lecture où vous retrouverez quasiment l'intégralité des publications d'Attac !

Vous pourrez circuler entre l'espace "artivisme" et celui des "souvenirs", nous laisser un message dans le vidéomaton, tenter de gagner un lot de la tombola, vous installer sous les palmiers de l'espace paradis fiscal, et même vous déguiser ! .... et d'autres surprises à découvrir tout au long de cette journée !

Ce samedi 2 juin nous inaugurerons, en présence des artistes, deux expositions produites par Attac :

  • visite de l'exposition Evasion fiscale : 67 millions de victimes, en présence de Stéphanie Lacombe, photographe, et des personnes photographiées. 17h00 à 18h00
  • visite de l'exposition Notre monde à changer avec le graphiste Ruedi Baur et la sociologue Vera Baur. 18h30 à 19h00
DES TABLES-RONDES

Du côté des luttes
14h00-15h00
Table-ronde avec Anahita Grisoni, sociologue et urbaniste, co-auteure du livre Résister aux grands projets inutiles et imposés, des Notre-Dame-des-Landes à Bure (Textuel, 2018), Karel Yon, sociologue, coauteur de Sociologie politique du syndicalisme (Armand Colin, à paraître 2018), Cécile Gondard Lalanne, porte-parole de Solidaires, Laurent Brun, CGT cheminots, Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU, Annick Coupé et Maxime Combes, Attac France

Prenons le contrôle sur la finance
15h30-16h30
Table-ronde avec Peter Wahl, Attac Allemagne, Cuca Hernandez, Attac Espagne, Clémence Dubois, 350.org, Dominique Plihon, Alice Picard et Isabelle Bourboulon, Attac France

Evasion fiscale : 67 millions de victimes
17h00-18h00
Avec Stéphanie Lacombe, photographe, Nicole Briend, militante d'Attac France, Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France
A 17h55 une photo collective de soutien à Nicole Briend sera réalisée.

DES RENCONTRES
  • 12h15-13h00 « Une histoire des révolutions », rencontre avec Mathilde LARRERE, historienne des révolutions et de la citoyenneté, chroniqueuse sur Arret sur image, détricoteuse sur Médiapart
  • 13h00-13h45 « Notre Dame-des-Landes, une longue lutte, historique, et bien loin de sa fin... », rencontre avec Geneviève COIFFARD, militante d'Attac impliquée dans la mobilisation contre l'aéroport et pour l'avenir de la ZAD
  • 13h45-14h30 « Lancer l'alerte ! » rencontre avec Raphaël HALET, lanceur d'alerte de LuxLeaks
  • 14h30-15h15 « Libérer le travail ! » rencontre avec Thomas COUTROT, économiste, ancien porte-parole d'Attac France
  • 15h15-16h00 « Quelles gauches au XXIe siècle ? » rencontre avec Christophe AGUITON, militant d'Attac, auteur de La gauche au XXIe siècle
  • 16h00-16h45 « Le monde qui émerge. Quelles alternatives systémiques ? » rencontre avec Geneviève AZAM, économiste, membre du Conseil scientifique d'Attac France
  • 16h45-17h30 « Destins des enfants d'immigrés, regard d'un sociologue », rencontre avec Stéphane BEAUD, auteur de La France des Belhoumi
  • 17h30-18h15 « Notre monde à changer ! » rencontre avec Ruedi et Vera BAUR, graphiste et sociologue, co-auteur.e.s de « Notre monde à changer ! » en partenariat avec Attac France
EN MUSIQUE
  • Les mots de Léo, instant musical et poétique avec Hervé Thomas. "Pour tout bagage on a vingt ans, on a des réserves de printemps, qu'on jetterait comme des miettes de pain, à des oiseaux sur le chemin"... 12h45-13h45.
  • La Parisienne Libérée : « Bonheur nucléaire ! » Une performance musicale où s'entremêlent lectures et chansons, et qui raconte le bonheur nucléaire national tel qu'il nous est donné à vivre en cette année 2018 : communication farfelue d'EDF, faillite financière généralisée du secteur, gestion publique d'un possible accident en France. Le nucléaire court toujours, mais pour combien de temps ? Sans doute à peu près autant qu'une poule sans tête. Avec la Parisienne Libérée (voix et piano) et Mimoso (échantillonneur). 16h00-16h45.
DES ATELIERS
  • Un atelier "actions créatives et désobéissance" proposera de s'interroger sur la notion de désobéissance civile, de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d'actions et aux éléments clés permettant de construire une action militante créative et efficace. Animé par le groupe action d'Attac. 12h15 à 14h15
  • L'atelier "Tout savoir sur Attac" se déroulera sous la forme d'un "world café" avec au choix six tables de discussion : Comment s'engager à Attac ? // Rencontre avec les Attac d'Europe // Comment Attac se mobilise à l'international ? // Attac s'engage pour l'écologie // Attac lutte contre les traités de libre échange // Attac contre la finance. Chacun.e pourra passer 20 minutes à 3 tables différentes. 13h45-14h45
  • Des ateliers créatifs dans l'espace "Artivisme" 14h à 18h :
    • atelier de création d'affiches à partir de slogans et idées récoltées collectivement en début d'atelier, animé par Stéphane Dupont, graphiste
    • atelier de création de banderoles pour les prochains temps forts d'Attac, les mots d'ordre sont simples : créativité, radicalité, popularité ! Vous aurez toutes sortes de matières et accessoires à votre disposition pour créer les futurs messages de nos prochaines luttes et résistances !
    • atelier nuage de mots : travail graphique : découper des mots significatifs du "lexique attac" dans des images militantes, pour un résultat graphique et coloré !
  • Un atelier "éducation populaire" proposera de prendre un temps pour appréhender et tester la posture et les techniques de l'éducation populaire. Grâce à la mise en œuvre collective de quelques uns des outils de l'éducation populaire, nous essaierons de clarifier ensemble ce qu'est l'éducation populaire, ce que sont ses objectifs et les spécificités d'une telle démarche. L'atelier suppose la participation active de tout·e·s, ami·e·s de la sieste, s'abstenir ! Animé par la commission formation d'Attac. 14h15 à 16h15
  • L'atelier "Rencontre avec des journalistes de médias indépendants " se déroulera sous la forme d'un "world café" avec Amélie Mougey de La Revue Dessinée, Pouria Amirshahi de Politis, Hervé Kempf de Reporterre, Thomas Clerget de Basta, Martine Orange de Mediapart, Christian Chavagneux d'Alternatives économiques et Gérard Miller du Média. 14h45-15h45
  • Un atelier détournement de chansons : parce que la force d'un vers touche parfois plus juste qu'on long discours et parce que chanter ensemble est synonyme de joie et de fête,nous vous proposerons de détourner les paroles d'une mélodie connue de la chanson française, de sorte que chacun puisse se l'approprier facilement, l'intégrer à sa panoplie de militant, et la réutiliser à de futures occasions. Nous reprendrons aussi d'autres chants militants déjà portés par Attac lors de manifestations précédentes. 16h15-17h30
Et à partir de 18h...
  • « Contes qui guérissent, contes qui aguerrissent » avec Les Culottées du Bocal : d'un univers à l'autre, ces trois contes - écrits par les comédiennes elles-même - nous emmènent à la rencontre de personnages féminins courageuses et indépendantes ainsi que de personnages masculins aimants et responsables, en quête de conscience et d'harmonie avec les êtres vivants qui les entourent . Accompagné·e·s par les accords d'une clarinette, ces personnages prennent vie sur scène pour apprendre, au détour de leurs aventures, à écouter leurs émotions, à connaître leurs forces et à faire leurs des valeurs telles que l'empathie et la solidarité. 18h00-19h00
  • Apéro-anniversaire avec la participation des porte-parole d'Attac, de nombreuses personnalités et membres fondateurs d'Attac. Avec la participation de : Aurélie Trouvé, Susan George, Edwy Plenel, Anne Peissik, Bernard Cassen, .... 18h00-20h00
  • Théâtre Forum "C'est pas gagné d'avance !" avec la Compagnie NAJE, Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir. Une représentation théâtrale interactive, où vous pourrez devenir acteur ou actrice pour changer le cours de l'histoire ! 20h30-22h
  • Soirée concerts de 20h à minuit
    • Les Oiseaux : 7 lettres et 5 voyelles, 7 voix qui virevoltent au son des musiques provenant de tous les continents. Ce projet tout au féminin explore un univers vocal fait de chœurs harmonisés et de rythmes changeants, tout en accompagnant leur chants d'un large éventail d'instruments ;
    • L'1consolable
    • DJ Julie Lojkine : set éclectique électro-world & rock
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2 juin à la Bellevilloise : demandez le programme !

Thu, 24/05/2018 - 16:37

Attac en 2018, 20 années de luttes et ça va continuer de plus belle !

Samedi 2 juin, de 12h à minuit au 19-21 rue Boyer Paris 20e. Entrée libre.

Les portes ouvriront à midi !
Tous les espaces de la Bellevilloise seront alors occupés par Attac pour une journée festive et engagée.
Entre 12h et 14h vous pourrez vous restaurer dans La Halle aux Oliviers.

Au cours de l'après-midi (12h-18h) :

Tout au long de l'après-midi, participez aux tables-rondes, ateliers, formations, world café, concerts et nombreuses autres activités !

Nous accueillerons nos membres fondateurs et des médias indépendants dans un espace dédié (Forum) auquel participeront Artisans du Monde, le Syndicat de la Magistrature, Droit au logement, l'Union syndicale Solidaires, la FSU, les Amis de la Terre, Survie et aussi Politis, Alternatives économiques, Reporterre, Basta, Mediapart, Le Média et La revue dessinée. Et bien sûr vous pourrez découvrir toutes nos récentes publications au stand d'Attac, mais aussi vous installer dans un coin lecture où vous retrouverez quasiment l'intégralité des publications d'Attac !

Vous pourrez circuler entre l'espace "artivisme" et celui des "souvenirs", nous laisser un message dans le vidéomaton, tenter de gagner un lot de la tombola, vous installer sous les palmiers de l'espace paradis fiscal, et même vous déguiser ! .... et d'autres surprises à découvrir tout au long de cette journée !

Ce samedi 2 juin nous inaugurerons, en présence des artistes, deux expositions produites par Attac

  • visite de l'exposition Evasion fiscale : 67 millions de victimes, en présence de Stéphanie Lacombe, photographe, et des personnes photographiées. Loft, 17h00 à 18h00
  • visite de l'exposition Notre monde à changer avec le graphiste Ruedi Baur et la sociologue Vera Baur. Forum, 18h30 à 19h00
DES TABLES-RONDES

Le Loft

Du côté des luttes
14h00-15h00
Table-ronde avec Anahita Grisoni, sociologue et urbaniste, co-auteure du livre Résister aux grands projets inutiles et imposés, des Notre-Dame-des-Landes à Bure (Textuel, 2018), Karel Yon, sociologue, coauteur de Sociologie politique du syndicalisme (Armand Colin, à paraître 2018), Cécile Gondard Lalanne, porte-parole de Solidaires, Laurent Brun, CGT cheminots, Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU, Annick Coupé et Maxime Combes, Attac France

Prenons le contrôle sur la finance
15h30-16h30
Table-ronde avec Peter Wahl, Attac Allemagne, Cuca Hernandez, Attac Espagne, Clémence Dubois, 350.org, Dominique Plihon, Alice Picard et Isabelle Bourboulon, Attac France

Evasion fiscale : 67 millions de victimes
17h00-18h00
Avec Stéphanie Lacombe, photographe, Nicole Briend, militante d'Attac France, Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France
A 17h55 une photo collective de soutien à Nicole Briend sera réalisée.

DES RENCONTRES

Le Cabinet des curiosités

12h15-13h00 « Une histoire des révolutions », rencontre avec Mathilde LARRERE, historienne des révolutions et de la citoyenneté, chroniqueuse sur Arret sur image, détricoteuse sur Médiapart

13h00-13h45 « Notre Dame-des-Landes, une longue lutte, historique, et bien loin de sa fin... », rencontre avec Geneviève COIFFARD, militante d'Attac impliquée dans la mobilisation contre l'aéroport et pour l'avenir de la ZAD

13h45-14h30 « Lancer l'alerte ! » rencontre avec Raphaël HALET, lanceur d'alerte de LuxLeaks

14h30-15h15 « Libérer le travail ! » rencontre avec Thomas COUTROT, économiste, ancien porte-parole d'Attac France

15h15-16h00 « Quelles gauches au XXIe siècle ? » rencontre avec Christophe AGUITON, militant d'Attac, auteur de La gauche au XXIe siècle

16h00-16h45 « Le monde qui émerge. Quelles alternatives systémiques ? » rencontre avec Geneviève AZAM, économiste, membre du Conseil scientifique d'Attac France

16h45-17h30 « Destins des enfants d'immigrés, regard d'un sociologue », rencontre avec Stéphane BEAUD, auteur de La France des Belhoumi

17h30-18h15 « Notre monde à changer ! » rencontre avec Ruedi et Vera BAUR, graphiste et sociologue, co-auteur.e.s de « Notre monde à changer ! » en partenariat avec Attac France

EN MUSIQUE

Les mots de Léo, instant musical et poétique. "Pour tout bagage on a vingt ans, on a des réserves de printemps, qu'on jetterait comme des miettes de pain, à des oiseaux sur le chemin"... Le Loft, 12h45-13h30.

La Parisienne Libérée : « Bonheur nucléaire ! » Une performance musicale où s'entremêlent lectures et chansons, et qui raconte le bonheur nucléaire national tel qu'il nous est donné à vivre en cette année 2018 : communication farfelue d'EDF, faillite financière généralisée du secteur, gestion publique d'un possible accident en France. Le nucléaire court toujours, mais pour combien de temps ? Sans doute à peu près autant qu'une poule sans tête. Avec la Parisienne Libérée (voix et piano) et Mimoso (échantillonneur). La Halle aux Oliviers, 16h00-16h45

DES ATELIERS

Un atelier "actions créatives et désobéissance" proposera de s'interroger sur la notion de désobéissance civile, de réfléchir collectivement à de nouveaux modes d'actions et aux éléments clés permettant de construire une action militante créative et efficace. Animé par le groupe action d'Attac. Le Club, de 12h15 à 14h15

L'atelier "Tout savoir sur Attac" se déroulera sous la forme d'un "world café" avec au choix six tables de discussion : Comment s'engager à Attac ? // Rencontre avec les Attac d'Europe // Comment Attac se mobilise à l'international ? // Attac s'engage pour l'écologie // Attac lutte contre les traités de libre échange // Attac contre la finance. Chacun.e pourra passer 20 minutes à 3 tables différentes. La Halle aux Oliviers, 13h45-14h45

Des ateliers créatifs dans l'espace "Artivisme" Le Forum, de 14h à 18h :

  • atelier de création d'affiches à partir de slogans et idées récoltées collectivement en début d'atelier, animé par Stéphane Dupont, graphiste
  • atelier de création de banderoles pour les prochains temps forts d'Attac, les mots d'ordre sont simples : créativité, radicalité, popularité ! Vous aurez toutes sortes de matières et accessoires à votre disposition pour créer les futurs messages de nos prochaines luttes et résistances !
  • atelier nuage de mots : travail graphique : découper des mots significatifs du "lexique attac" dans des images militantes, pour un résultat graphique et coloré !

Un atelier "éducation populaire" proposera de prendre un temps pour appréhender et tester la posture et les techniques de l'éducation populaire. Grâce à la mise en œuvre collective de quelques uns des outils de l'éducation populaire, nous essaierons de clarifier ensemble ce qu'est l'éducation populaire, ce que sont ses objectifs et les spécificités d'une telle démarche. L'atelier suppose la participation active de tout·e·s, ami·e·s de la sieste, s'abstenir ! Animé par la commission formation d'Attac. Le Club, de 14h15 à 16h15

L'atelier "Rencontre avec des journalistes de médias indépendants " se déroulera sous la forme d'un "world café" avec Amélie Mougey de La Revue Dessinée, Pouria Amirshahi de Politis, Hervé Kempf de Reporterre, Thomas Clerget de Basta, Martine Orange de Mediapart, Christian Chavagneux d'Alternatives économiques et Gérard Miller du Média. La Halle aux Oliviers, 14h45-15h45

Un atelier détournement de chansons : parce que la force d'un vers touche parfois plus juste qu'on long discours et parce que chanter ensemble est synonyme de joie et de fête,nous vous proposerons de détourner les paroles d'une mélodie connue de la chanson française, de sorte que chacun puisse se l'approprier facilement, l'intégrer à sa panoplie de militant, et la réutiliser à de futures occasions. Nous reprendrons aussi d'autres chants militants déjà portés par Attac lors de manifestations précédentes. Le Club, 16h15-17h30

Et à partir de 18h...

« Contes qui guérissent, contes qui aguerrissent » avec Les Culottées du Bocal : accompagné.e.s par les accords d'une clarinette, les personnages de ce spectacle de contes découvriront au fil de leurs aventures comment faire leurs des valeurs tel que l'empathie et la solidarité. D'un univers à l'autre, ces trois contes - écrits par les comédiennes elles-même - nous emmènent à la rencontre de personnages féminins courageuses et indépendantes ainsi que de personnages masculins aimants et responsables, en quête de conscience et d'harmonie avec les êtres vivants qui les entourent . Accompagné·e·s par les accords d'une clarinette, ces personnages prennent vie sur scène pour apprendre, au détour de leurs aventures, à écouter leurs émotions, à connaître leurs forces et à faire leurs des valeurs telles que l'empathie et la solidarité. Le Club, 18h00-19h00

Apéro-anniversaire avec la participation des porte-parole d'Attac, de nombreuses personnalités et membres fondateurs d'Attac. Avec la participation de : Aurélie Trouvé, Susan George, Edwy Plenel, Anne Peissik, Bernard Cassen, .... Le Loft, 18h00-20h00

Théâtre Forum "C'est pas gagné d'avance !" avec la Compagnie NAJE, Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir. Une représentation théâtrale interactive, où vous pourrez devenir acteur ou actrice pour changer le cours de l'histoire ! Le Forum, 20h30-22h

Soirée concerts Le Loft, de 20h à minuit

  • Les Oiseaux
  • L'1consolable
  • DJ Julie Lojkine
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A Notre-Dame-des-Landes, l'acharnement répressif crée une nouvelle impasse : faudra-t-il un mort, une morte, pour en sortir ?

Thu, 24/05/2018 - 14:41

Jeudi 17 mai, le gouvernement a repris ses opérations spectaculaires d'évacuation et de destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, après plusieurs jours d'une fausse « trêve » au cours de laquelle il a entretenu la tension en multipliant les provocations.

Après avoir détruit la ferme des Sans Nom courant avril, les gendarmes et policiers ont aujourd'hui rasé la Chat-teigne, un autre lieu emblématique de la ZAD, un symbole de son histoire : ce hameau a en effet été construit par plus de 40 000 personnes, venues marquer l'échec de l'opération César de 2012.

Le gouvernement ne cesse de vouloir distinguer les habitant.e.s “légitimes de la ZAD” de toutes celles et ceux qui n'auraient aucune légitimité à rester. Nous, organisations signataires de ce communiqué, soutenons la lutte de Notre-Dame-des-Landes, contre le projet d'aéroport “et son monde” depuis de nombreuses années. Nous avons toujours défendu la ZAD comme un ensemble, comme un tout, dont on ne peut retrancher aucune partie.

Nous réaffirmons aujourd'hui notre soutien à tout.es les habitant.e.s de la ZAD et notre solidarité avec les projets et expériences qui se mènent sur place - qui, chacune prise isolément, et plus encore, toutes ensemble, nous apprennent et nous montrent la force et la vigueur de modes de vie alternatifs, sobres, orientés vers la préservation et la défense des communs.

Destruction de cabanes, de hameaux de lieux de vie collectifs ; destruction de l'énergie, de la créativité et de l'inventivité de toutes celles et ceux qui vivent sur place ou qui ont contribué à bâtir et habiter la zone ; mais aussi destruction d'un espace à la biodiversité aussi riche que fragile : routes et chemins envahis par les forces de « l'ordre », entravant les travaux agricoles en pleine saison, tandis que les engins et les armes chimiques utilisés à une échelle sans précédent détruisent le bocage et empoisonnent des terres d'élevage et de culture…

Toutes ces nuisances et ces destructions doivent cesser.

Dans l'urgence,
nous réclamons :

  • L'arrêt immédiat de cette opération militaro-policière sans nom, brutale, irresponsable et coûteuse (plus de 5 millions d'euros ont été déjà dépensés) ;
  • Le retrait des forces militaro-policières de la ZAD et de ses environs, condition nécessaire au rétablissement de la liberté de circulation ;
  • L'arrêt des poursuites et la libération de toutes celles et ceux qui ont défendu ce territoire, ses habitants, leur écosystème, et qu'une justice partisane frappe avec une vigueur démesurée.

Concrètement, nous appelons :

  • A converger sur place pour ceux et celles qui le peuvent
  • A participer aux rassemblements et actions qui pourront être organisés partout sur le territoire ces prochains jours.

Photo : ACIPA, C.C.3.0.

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Secret des affaires : 14 parlementaires décideront jeudi de l'avenir de nos libertés

Wed, 23/05/2018 - 17:46

Ce jeudi 24 mai aura lieu la Commission Mixte Paritaire sur la proposition de loi sur le secret des affaires portée par le député Raphaël Gauvain pour transposer en France la directive européenne.

Une coalition de 52 organisations et 23 SDJ a saisi Emmanuel Macron le 16 avril dernier, considérant que cette proposition de loi remettait en cause nos principes républicains et portant une exigence : préciser que le secret des affaires s'applique aux seuls acteurs économiques concurrentiels. La pétition reprenant cette demande a été signée par plus de 550 000 citoyennes et citoyens puis déposée à l'Élysée. Après le déploiement spectaculaire d'une banderole géante devant l'Assemblée Nationale le 15 mai dernier, les cabinets de l'Elysée et Matignon ont enfin reçu la coalition le 18 mai.

La coalition a présenté ses amendements et demandes prioritaires en vue de la Commission Mixte Paritaire et notamment :

  • Précision du champ d'application du secret des affaires, pour le circonscrire aux seuls acteurs économiques concurrentiels et inversion de la charge de la preuve en cas de poursuites
  • Préservation des acquis de la loi Sapin 2 en matière de protection des lanceurs d'alerte
  • Garantie pour les représentant.e.s du personnel de pouvoir continuer à diffuser les informations obtenues dans le cadre de leur mandat aux salarié.e.s
  • Protection de la mobilité des salarié.e.s en intégrant dans la loi l'encadrement des clauses de non concurrence, actuellement seulement régies par la jurisprudence de la cour de cassation
  • Impossibilité de poursuivre des organes de presse devant les tribunaux de commerce
  • Mise en place d'amendes dissuasives en cas de procédures abusives dites « procédures bâillon » par les employeurs
  • Conciliation de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales et de la loi sur le secret d'affaires

Les cabinets de l'Elysée et de Matignon ont pris bonne note de ces demandes et se sont engagés à les transmettre aux parlementaires, mais n'ont pas pris position. Pourtant, c'est l'opposition du gouvernement qui a empêché l'adoption de l'essentiel de ces amendements lors du débat à l'Assemblée Nationale.

Parce que la proposition de loi menace le droit le droit d'informer et d'être informé de l'ensemble des citoyen.ne.s, la coalition lance un outil d'interpellation des 14 parlementaires membres de la Commission Mixte Paritaire et du Président de la République.

Refusez que ce secret aux contours indéfinis ne devienne la règle et les libertés des exceptions,
Refusez l'instrumentalisation de ce texte par des entreprises dont la seule intention serait d'imposer l'omerta sur les informations qui dérangent,
Refusez l'affaiblissement de notre démocratie au moyen d'une loi incarnant l'arme idéale de l'autocensure,

Votez nos amendements pour garantir les libertés !

Crédit photo : Charlotte Rivière et Valentin Drean

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Lignes d'Attac no 113 - dossier

Wed, 23/05/2018 - 11:13

Sommaire :

  • Attac en 2018 : vingt années de luttes et ça va continuer de plus belle !
  • “Le monde est à l'envers : l'environnement devrait être au sommet des préoccupations et la finance un outil au service de l'économie et des besoins humains” - Entretien avec Susan George1 écrivaine, présidente d'honneur d'Attac France
  • Des vingt ans d'Attac France aux dix-huit ans d'Attac Allemagne - Entretien avec Peter Wahl
  • 20 ans en arrière, 20 ans en avant
  • Samedi 2 juin : venez fêter les 20 ans d'Attac à la Bellevilloise à Paris
  • Les 20 ans d'Attac, c'est aussi au théâtre du Toursky de Marseille !
  • Notre monde à changer : l'exposition !
  • Un abécédaire engagé pour les 20 ans d'Attac
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Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité, Marée populaire le samedi 26 mai

Thu, 17/05/2018 - 16:04

Un collectif large, constitué d'associations, de syndicats, de partis politiques, appelle le samedi 26 mai, à une « marée populaire » pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité.

Un constat s'impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d'austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l'entrée de l'université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d'accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l'information, introduction de l'état d'urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s'en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s'il l'emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d'action, grèves, occupation d'universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d'action. Chacune d'entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l'inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l'accès à l'université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d'alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l'enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu'il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s'épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s'agit maintenant d'aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d'affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d'interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité.

Signataires
  • Alternative et autogestion
  • Alternative Libertaire
  • APEIS
  • Attac
  • Climat social
  • Collectif des Associations Citoyennes
  • Collectif National pour les Droits des Femmes
  • Collectif La Fête à Macron
  • Confédération Générale du Travail
  • Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
  • Convergence nationale de défense des services publics
  • DIDF
  • DIEM25
  • Droit au Logement
  • Ecologie sociale
  • Europe Ecologie Les Verts
  • Les Effronté.es
  • Ensemble !
  • Femmes Egalité
  • Fondation Copernic
  • France Insoumise
  • Gauche Démocratique et Sociale
  • Génération.s
  • MJCF
  • Mouvement Ecolo
  • Mouvement National des Chômeurs et Précaires
  • Nouvelle Donne
  • Nouveau Parti Anticapitaliste
  • Parti Communiste Français
  • Parti de Gauche
  • Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
  • PCOF
  • PCRF
  • République et Socialisme
  • Résistance Sociale
  • Snesup-FSU
  • Solidaires
  • Syndicat des Avocats de France
  • Syndicat de la Magistrature
  • UEC
  • UNEF
  • Union Nationale Lycéenne
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Notre-Dame-Des-Landes : l'ignominie reprend sur la zad de Notre-Dame-des-Landes !

Thu, 17/05/2018 - 15:37

Aujourd'hui, 17 mai 2018 à 9h30, des occupant·e·s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et leurs soutiens nous communiquent :

« Ce matin, des moyens de police inouïs se sont à nouveau rués sur la ZAD de Notre-Dame-des-landes, avant le jour. Un déploiement de camions à perte de vue sur la route, près de 2000 hommes, et un général tout amabilité et sourire prétendant nous expliquer qu'il s'agit aujourd'hui de la destruction (légale !) de quatre lieux qui n'ont pas déposé de projet, que « les bons » n'ont rien à craindre… et que demain ils reprendront la suite de leurs opérations… jusqu'à fin de leur mission…Des engins de destruction monstrueux, utilisés pour les catastrophes naturelles et à l'international, quand les pompiers ne peuvent plus faire face, massacrent en ce moment la forêt de Rohanne. »

Attac France, qui a déjà exprimé à de nombreuses reprises son ferme soutien à la ZAD, déclare que les destructions en cours sont peut-être légales, mais elles sont assurément illégitimes. les constructions dont il s'agit n'ayant pu disposer d'aucun permis, d'ailleurs impossibles à obtenir depuis 2012. La Châteigne a été créée dans un formidable élan collectif lors de la journée de réoccupation du 17 novembre 2012, elle a symbolisé la volonté de reconstruction du mouvement, sa créativité, son inventivité, sa volonté de porter une vision collective pour l'avenir de la ZAD.

L'histoire que le gouvernement veut étouffer, dans sa rage revancharde face au fiasco de l'opération César de 2012, ne va pas s'interrompre aujourd'hui, ni demain ni dans les jours qui viennent.

Les habitant·e·s de la ZAD continuent à la défendre selon différentes manières, la « barricade de papier » tentée par le « bureau d'auto-défense administrative » au moyen du dépôt de dossiers, s'ajoute à celles et ceux qui essaient, par différents moyens, en ce moment même, de défendre les lieux de vie.

Attac France réaffirme son soutien, tant aux démarches de dépôts de projets, agricoles ou autres, qu'à celles et ceux qui visent en premier lieu l'arrêt immédiat des destructions en cours.

Elle exige l'arrêt de l'opération de destructions-expulsions et appelle tout·e·s ses membres à participer aux différentes manifestations organisées en soutien, à Notre-Dame-des-Landes et partout en France.

La ZAD vivra !
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Antoine Deltour enfin relaxé

Tue, 15/05/2018 - 16:53

Antoine Deltour, un des deux lanceurs d'alerte dans l'affaire du Luxleaks, a finalement été relaxé aujourd'hui pour ses actions à l'origine du Luxleaks, au terme d'une procédure de près de quatre ans. Après deux condamnations par les tribunaux luxembourgeois, la Cour de Cassation avait reconnu son statut de lanceur d'alerte le 11 janvier dernier, et cassé le précédent jugement qui le condamnait à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 1500 euros.

La Cour d'appel poursuivait à nouveau Antoine Deltour, uniquement pour avoir copié des documents de formation en quittant son emploi à PwC, ses actions relatives aux documents du Luxleaks étant protégées par son statut de lanceur d'alerte. Il devra quand même s'acquitter des frais de justice et d'1 euro symbolique à verser à la partie civile.

Les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires se réjouissent de cette décision qui prend en compte la pleine reconnaissance du statut de lanceur d'alerte notifiée par la Cour de cassation du Luxembourg. Elles s'inquiètent cependant de la fragilité de ce statut. Selon Lison Rehbinder, coordinatrice de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires et chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, « Les lanceurs d'alerte du Luxleaks ont rendu un service inestimable à nos sociétés, mais au lieu d'en être remerciés, ils ont dû livrer un combat judiciaire long et acharné. Si Antoine Deltour a enfin été relaxé, Raphaël Halet a quant à lui été condamné et devra se saisir de la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour que son statut de lanceur d'alerte soit reconnu. »

« Pour que cela ne se reproduise plus, il est urgent que les lanceurs d'alerte soient véritablement protégés. Or, tandis qu'une directive sur la protection des lanceurs d'alerte a été présentée par la Commission européenne en avril, la France risque de fragiliser les lanceurs d'alerte et les journalistes, en s'apprêtant à adopter la loi sur le secret des affaires, qui pourrait les exposer à des poursuites au caractère encore plus dissuasif. Les révélations des Luxleaks auraient pu être empêchées si une telle loi était alors en vigueur, elles ont pourtant indéniablement contribué à l'intérêt général ».

Les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux s'inquiètent également de la lenteur des réformes sur la transparence fiscale :

« Les révélations des Luxleaks, puis celles des Paradise Papers et autres leaks depuis, ont montré comment les multinationales profitent de l'opacité pour éviter l'impôt. Pour mettre un terme à ces pratiques, la transparence fiscale doit être une priorité. Alors qu'un projet de directive sur le reporting pays par pays public a été déposé par la Commission Européenne il y a plus de deux ans, les négociations semblent bloquées faute d'un accord au sein du Conseil de l'Union Européenne. Le soutien de la France, longtemps leader en Europe sur la transparence fiscale, est crucial, mais elle est aujourd'hui bien silencieuse. Ces pratiques privent pourtant les États de centaines de milliards d'euros nécessaires au financement des services publics ! », conclut Lison Rehbinder.

Les organisations de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires appellent ainsi la France à défendre le droit à l'information et l'intérêt général :

  • En restreignant, très strictement, le champ d'application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels, dans le projet de loi portant sur le secret des affaires.

En soutenant les mesures nécessaires au niveau européen à savoir :

  • l'adoption d'une législation véritablement protectrice pour tous les lanceurs d'alerte, qui dévoilent des informations nécessaires à l'intérêt général, via la directive européenne proposée par la Commission en avril.
  • une transparence fiscale complète pour les entreprises multinationales (directive « reporting pays par pays public »). En effet, le procès du Luxleaks n'aurait jamais eu lieu si de véritables mesures de transparence fiscale étaient en vigueur.

Photo : Mélanie Poulain

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Images de la mobilisation unitaire devant l'Assemblée nationale contre la loi Secret des Affaires

Tue, 15/05/2018 - 10:41

Edwy Plenel, Laurent Joffrin, Edouard Perrin, la CGT, Attac, Pollinis, Foodwatch, Greenpeace, Sherpa, Le Mouvement, les syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), Sciences citoyennes, Informer n'est pas un délit, le Syndicat de la Magistrature… se sont retrouvés devant l'Assemblée nationale ce mardi 15 mai pour dénoncer les champs d'application du projet de loi Secret des Affaires.

Pour aller plus loin

Photos : Charlotte Rivière et Valentin Drean

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Secret des affaires : action unitaire spectaculaire pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires

Tue, 15/05/2018 - 09:51

Ce mardi 15 mai à 7h30 une centaine de militant·e·s et de personnalités ont déployé une banderole géante devant l'Assemblée nationale pour interpeller Emmanuel Macron et les parlementaires sur la proposition de loi Secret des affaires.

Etaient notamment présent·e·s les personnalités et organisations suivantes : Edwy Plenel, Laurent Joffrin, Edouard Perrin, la CGT, Attac, Pollinis, Foodwatch, Greenpeace, Sherpa, Le Mouvement, les syndicats de journalistes (SNJ et SNJ-CGT), Sciences citoyennes, Informer n'est pas un délit, le Syndicat de la Magistrature…

La proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai à la Commission Mixte Paritaire. Elle est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations) et 23 sociétés de journalistes qui ont interpellé Emmanuel Macron le 16 avril dernier [1]. Pour empêcher que le secret ne devienne la règle et les libertés des exceptions, les organisations signataires exigent que le champ d'application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels. Malgré cette lettre ouverte, la pétition signée par plus de 550 000 personnes [2], et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n'a pas répondu.

L'enjeu est pourtant de taille : la proposition de loi remet en cause les principes Républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d'alerte, ONG voire simples salarié·e·s pour détention ou révélation de secrets d'affaires. La Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) vient d'ailleurs d'appeler à la restriction du champ d'application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels [3].

La coalition renouvelle son interpellation du Président de la République et des parlementaires : la commission mixte paritaire du 24 mai doit permettre d'amender en ce sens la proposition de loi de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l'intérêt général.

Signataires de la lettre ouverte au Président de la République

Appel-Muller Patrick, Directeur de la rédaction de l'Humanité ; Auroi Danielle, Présidente de Forum Citoyen pour la RSE ; Berille Luc, Secrétaire général de l'UNSA ; Beynel Éric, Porte-parole de Solidaires ; Binet Sophie et Kotlicki Marie-José, Secrétaires générales de l'Ugict-CGT ; Blanchet Lise, Présidente de la Commission SCAM des journalistes ; Borrel Thomas, Porte-parole de Survie ; Bounaud Laurène, Déléguée générale de Transparency International ; Cellier Dominique, Président de Sciences Citoyennes ; Collectif « On ne se taira pas ! » ; Compain Florent, Président des Amis de la Terre France ; Coriat Benjamin et Sterdyniak Henri, Économistes atterrés ; Cossart Sandra, Directrice de Sherpa ; Cutajar Chantal, Présidente de l'Observatoire Citoyen pour la Transparence Financière Internationale ; Darmon Muriel, Présidente de l'Association Française de Sociologie ; Deltour Antoine, Lanceur d'Alertes LuxLeaks ; Derigny Alexandre, Secrétaire Général de la Fédération des Finances CGT ; Dubreuil Katia, Présidente du Syndicat de Magistrature ; Duval Guillaume, Président du Collectif Éthique sur l'étiquette ; Faucheux Benoît, Directeur général de CCFD Terre Solidaires ; Fayet Véronique, Présidente du Secours Catholique ; Fontaine Alain, Directeur général de Terre des Hommes France ; Julliard Jean-François, Directeur exécutif de Greenpeace France ; Kalinowski Wojtek, Co-directeur de l'Institut Veblen ; Kragl Ingrid, directrice de l'information de Foodwatch ; Laarman Nicolas, Délégué général de Pollinis ; Lanier Vincent, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes ; Lefevre Christophe, Secrétaire national en charge des affaires européennes de la CFE-CGC ; Lepers Elliot, Directeur de l'ONG Le Mouvement ; Mahieu Laurent, Secrétaire général de la CFDT Cadres ; Marolleau Jean-Louis, Secrétaire exécutif du Réseau Foi et Justice Afrique Europe – Antenne de France ; Martinez Philippe, Secrétaire général de la CGT, Merckaert Jean, Rédacteur en Chef de la Revue Projet ; Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU ; Morin Jérôme, Secrétaire général de la F3C CFDT ; Noisette Christophe, Rédacteur en Chef d'Inf'OGM ; Pedersen Birthe, Présidente d'Action Aid France – Peuples Solidaires ; Peres Éric, Secrétaire général de FO Cadres ; Perrin Édouard, Président du Collectif « Informer N'est Pas un Délit » ; Petitjean Olivier, coordinateur à l'Observatoire des Multinationales ; Pigeon Martin, Corporate Europe Observatory ; Plihon Dominique et Trouvé Aurélie, Porte-paroles d'Attac ; Poilane Emmanuel, Directeur général de France Liberté et président du CRID ; Poitier Julie, Directrice de Bio Consom'Acteurs ; Rehbinder Lison, Coordinatrice de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires ; Remy Clément, Président de Pollinis ; Rizzoli Fabrice, CrimHalt ; Roques Laurence, Présidente du Syndicat des Avocats de France ; Salemkour Malik, Président de la Ligue des Droits de l'Homme ; Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat National des Journalistes CGT ; Youakim Marie, Co-présidente de Ritimo ; SDJ des Échos ; SDJ de Premières Lignes ; SDJ de TV5 Monde ; SDJ de BFMTV ; SDJ de l'AFP ; SDJ de Challenges ; SDJ de la rédaction nationale de France 3 ; SDJ de Télérama ; SDJ du JDD ; SDJ de l'AEF ; Société des rédacteurs du Monde ; SDJ de Radio France ; SDJ du Figaro ; SDJ du Point ; SDJ de RTL ; SDJ de La Vie ; SDJ de Libération ; Rédaction d'Alternatives Economiques ; SDJ de TF1 ; SDJ de RMC, SDJ de Mediapart ; SDJ de l'Humanité ; SDJ de France 2 ; Prix Albert Londres ; Télé Libre.

Pour aller plus loin

Photo : Valentin Drean

[1] http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/lettre-ouverte-au-president-de-la-republique

[2] http://www.stopsecretdaffaires.org

[3] http://www.cncdh.fr/fr/publications/secret-des-affaires-la-liberte-dexpression-et-dinformation-doit-rester-le-principe

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Zad de Notre-Dame-des-Landes : face aux gendarmes, les repères d'une militante

Mon, 14/05/2018 - 11:13

Alors que la menace d'une nouvelle intervention de gendarmes sur la Zad se précise, une militante de longue date propose dans cette tribune des repères pour faire face et maîtriser, ensemble, collectivement, la peur et la rage.

Geneviève Coiffard-Grosdoy est une militante active depuis des années dans la lutte contre l'aéroport et pour la Zad. À plus de 70 ans, elle souhaite partager ses questionnements et son expérience.

Après la très belle victoire collective de l'abandon du projet d'aéroport, nous avons vu réapparaître sur la Zad un déploiement policier hallucinant, porteur de la volonté de vengeance et de la rage de détruire de ceux qui se sont sentis bafoués par le fiasco de l'opération César de 2012.

Nous voici donc depuis des semaines confrontés à l'omniprésence des « bleus », de leurs camions et de leurs blindés. Ils doivent assurer le « retour à l'État de droit », en l'occurrence la destruction de dizaines d'habitats « illégaux » car sans permis de construire (aucune construction ne pouvait en obtenir après la concession à Vinci). La semaine prochaine risque de voir se produire une nouvelle attaque sur certains lieux de vie de la Zad.

Dans la diversité des références politiques, idéologiques… des habitant.es de la Zad, certains voient principalement l'État - et ses « forces de l'ordre » - comme l'ennemi à abattre. D'autres s'attachent, pour assurer la pérennité de la Zad, à la défense des lieux de vie en s'opposant à l'avancée d'engins de destruction, avec différents choix faits par « quartiers » ou lieux (creusement de tranchées sur les routes et chemins, érection de barricades, défense de ces mêmes barricades par feux, jets divers…). D'autres encore résistent en s'interposant physiquement de manière non-violente (par centaines comme on a pu le voir par exemple aux 100 noms). Tous essuient des tirs de milliers de grenades variées (11.000 la première semaine, dont 8.000 lacrymos)… des gazages quasi à bout portant, des bousculades, des chutes… et des blessures, parfois très graves, principalement par éclats de grenades.

Certains choisissent l'interposition physique face aux gendarmes, ce qui peut sembler dérisoire ou suicidaire : ce n'est pourtant jamais inutile puisque, a minima, cela fixe des effectifs qui ne sont donc pas disponibles ailleurs. Pour les personnes qui le pratiquent, ce n'est pas un baroud d'honneur face à des destructions inévitables : c'est le moyen d'affirmer notre engagement pour la pérennité de la Zad : les centaines de personnes habitantes, mais aussi voisines plus ou moins proches, agglutinées les unes aux autres, qui ont entouré les 100 noms le 9 avril ne criaient pas « défendons les 100 noms » mais « les 100 noms revivront » : elles l'ont crié jusqu'à l'extinction de voix, en larmes, et ce n'était pas seulement la faute des lacrymos… C'est la possibilité de poursuite de l'aventure collective Zad qui est ici défendue

Cependant, quels que soient les choix faits, le temps peut être très long et l'attente éprouvante… Attente de sommations, de charges ou de gazages… d'interpellations très probablement inéluctables après refus de sommations… La rage nous envahit, la peur – y compris celle de flancher personnellement - est à fleur de peau, parfois la panique, par exemple après avoir vu précédemment des tirs de gendarmes mobiles complètement à l'aveugle. La crainte de blessures, par éclats de grenades par exemple, est légitime car le risque est très réel. Mais elle devient positive si elle nous permet d'organiser la protection.

Quels constats, quels repères peuvent éventuellement aider dans ces circonstances ? Nous n'osons jamais les partager. Et sans doute faudrait-il le faire… Risquons-en une première approche.

Sur l'État

On peut se redire que nous ne sommes pas (encore ?) dans une dictature (militaire, fasciste...) où nous risquons les assassinats politiques, les meurtres déguisés en suicides, les disparitions… Ne nous y trompons pas. Nous sommes « seulement » confrontés à un État prétendument « démocratique », au service des puissants, qui assume, lorsqu'il se sent menacé si peu que ce soit, de prendre des risques énormes de « bavures », comme la mort de Rémi Fraisse, les meurtres dans les commissariats… nous le démontrent. Et je ne parle pas des rejets à la mer des migrants.

Sur la police

Les militaires (dont les gendarmes), et autres CRS sont des instruments du pouvoir d'État (et il se trouve que ce sont aussi des personnes, même derrière leurs équipements de robocop). On peut se (re)dire qu'ils ont la possibilité « au nom de la loi » d'avoir « recours à la force » pour nous contraindre, nous maîtriser, nous interpeller. Mais ils n'ont pas le droit, pour ce faire, de nous massacrer, de nous casser, et nous devons le garder en tête. Nous savons cependant que certains bleus ou noirs mettront beaucoup plus d'énergie que nécessaire pour nous contraindre, pire encore que certains y prendront plaisir. Et il vaut mieux verrouiller son imaginaire pour ne pas se laisser envahir et suffoquer par cette réalité insupportable, si elle nous submerge. En gros, on peut essayer de se dire que, pour ce qui suivra un refus d'obtempérer, le plus probable est que ce ne sera pas câlin, mais largement supportable...

Encore une fois, pas d'erreur sur la cible, il n'est pas pertinent de viser les gendarmes en leur retournant leurs grenades par exemple, car c'est l'État qui choisit armes et munitions…, les mêmes que celles qu'il emploie contre les sans papiers, les migrants, les grévistes, les jeunes dits « des quartiers » dont la zad se déclare solidaire. Et c'est bien à l'État qu'il faut renvoyer les douilles de grenades.

Propositions sur la conduite à tenir

Il existe bien des situations , mais dans tous les cas, il faut essayer que l'attente soit la moins passive possible. Voici des propositions, par exemple, dans une situation tendue et une probable charge de gendarmes mobiles avec lacrymos contre un grand groupe, comme on a pu le vivre à plusieurs reprises dans la journée du 15 avril :

  • Prendre soin de soi et de son binôme, se protéger. Le fonctionnement en binômes affinitaires est essentiel ; c'est lorsque les choses se gâtent que sa nécessité apparaît, pour ne jamais laisser isolée une personne qui peut se retrouver potentiellement en difficulté !
  • Vérifier la proximité de son binôme, avoir si besoin avec lui un échange rapide.
  • Choisir avec lui, si c'est possible, sa position face aux gendarmes, celle où on peut se sentir le moins mal : il n'est pas forcément nécessaire d'être au contact ou presque, l'important c'est l'ensemble du groupe et les personnes de l'arrière sont tout aussi nécessaires que celles du premier rang.
  • Vérifier sa propre tenue : pas de jambes et bras nus, pantalon épais (y penser avant !), lacets bien noués (préférer les grosses chaussures aux bottes si l'état du sol le permet, les grenades génèrent de nombreuses blessures aux orteils), fermetures éclair fermées, pas de sangles ou filets flottants, rentrer les capuches (pour éviter qu'une grenade ne s'y bloque), fermer les sacs à dos (même motif). Préparer écharpe et citron ou maalox. Pour ceux/celles qui l'acceptent, masque à gaz et lunettes : vu les améliorations sur les gaz qu'on nous balance, même si l'image des masques est désastreuse, enfiler un masque n'est plus un acte agressif, c'est un moyen supplémentaire pour la résistance, il faut se protéger pour durer. Certains (souvent des journalistes) utilisent des casques, des gilets de protection ou protège-dos de cavalier ou de motard (protection contre les chutes, les explosions de grenades). L'important est de se sentir à l'aise avec son équipement.
  • Repérer la présence autour de soi des médics, d'une chorale, d'un accordéon, d'une batucada...
  • Repérer la présence de journalistes, d'auto-médias, éventuellement leur parler.
  • Repérer éventuellement la présence de militant.es qu'on sait plus expérimenté.es.
  • Vérifier (si pas fait avant) qu'on a les numéro de la legal team, de la medic team,ou les demander.
  • Repérer les possibilités d'évacuation (vers les champs environnants, par exemple), pour prévenir les paniques.
  • Repérer les éléments cocasses, il y en a presque toujours ; le 15 avril, là ou j'étais, ces messieurs ont eu des soucis avec leurs engins d'arrosage : le malheureux bout de tuyau flapi qui essayait de cracher quelques gouttes nous a beaucoup fait rire et nous a semblé une image réjouissante de l'impuissance de l'État face à notre détermination…
  • Si on en a le courage, admirer la nature avant qu'elle ne soit encore plus saccagée.
  • Prendre soin des autres. Petit coup d'œil sur les voisins proches, et les inviter à faire eux-mêmes la vérification de leur tenue. Repérer la présence de personnes handicapées ou à mobilité réduite (il y en a sur toutes les manifs) qu'il faudra peut-être aider à reculer ou s'écarter.
  • Se parler, çà peut aider.
  • Observer. Il y a pas mal de choses utiles à repérer :
    • l'identification des compagnies ;
    • l'emplacement des gradés, des OPJ (officiers de police judiciaire), identification sur l'épaule ou brassard : il faudra peut-être les apostropher de vive voix, si gros problème...
    • l'emplacement éventuel de caméras, et si elles filment ; se contraindre à visage le plus neutre possible si on se sait filmé ; se méfier de ses propos : leurs caméras ont des micros ultra-sensibles, qui captent les paroles de très loin. Repérer la présence de drones ;
    • les gestes des bleus qui annoncent une accélération : baisser les visières, reprendre les boucliers…
    • écouter les sommations (ce n'est pas toujours possible) pour savoir où on en est ;
    • on peut aussi, après début de tirs, repérer les différents types de grenade, leur trajectoire, les éteindre dans certains cas particuliers.
  • Être actif/active :
    • décider si on se consacre à la prise d'image (si pas d'auto-média proche repérable) ; ne pas changer d'avis en cours de séquence ;
    • scander des slogans adaptés à la situation ;
    • éventuellement chanter (chants révolutionnaires, anti-militaristes, de la Zad… prévoir des minis carnets de chants) ;
    • danser...
      Outre leur utilité propre, ces activités allégeront l'angoisse générée par l'attente, car très souvent le déchaînement ne dépend pas de nous.
  • Certain.es le tentent, personnellement je ne crois pas trop à la possibilité de « retourner » des gendarmes.
  • Parmi les gestes possibles (à l'appréciation et la responsabilité de chacun) le lancer de boue ou de peinture sur visières et boucliers peut retarder les gendarmes, mais déclenchera en retour une augmentation des lancers de grenades, des charges ; ce qui doit se réfléchir, il n'est jamais pertinent de le faire n'importe quand et/ou n'importe où.
  • En cas de contrainte physique individuelle ou concernant un très petit nombre de personnes : elle sera à peu près sûrement filmée, pas d'injures ni de coups, de pied en particulier, si on veut éviter les délits d'outrage et/ou de rébellion. On peut cependant faire le choix politique de les commettre volontairement selon situation, et de les assumer ensuite.
  • Se faire confiance, en soi et aux autres : notre force collective est plus grande que nous ne le croyons ! Face aux moyens déployés contre nous, nous ne pouvons espérer de victoire « militaire », mais la puissance de notre résistance nous assurera à terme la victoire politique.

Article publié sur Reporterre le 12 mai 2018.

Article complet disponible en téléchargement ici
Pour aller plus loin, lisez « Comment j'ai été blessée sur la Zad ».

Photo : Notre dame des landes : la ZAD, C.C 2.0.

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Un an après, démasquer l'imposture Macron

Sat, 05/05/2018 - 16:45

Un an après son élection, l'imposture d'Emmanuel Macron se révèle : lui qui se voulait en même temps de gauche et de droite applique une politique dont rêvait la droite néolibérale et réactionnaire. Lui qui se prétend defenseur des droits sociaux les piétine allègrement, à commencer par ceux des migrants. Lui qui claironnait « make the planet great again » ne cesse de reculer devant tout progrès environnemental, dès lors que les intérêts des multinationales sont en jeu. Lui qui se prétend résolument moderne alors que sa politique n'a de cesse de prendre des mesures issues de l' « ancien monde ».

Dans un livre, L'imposture Macron - un business model au service des puissants, nous dressons le bilan de cette imposture, pour la démasquer, avec des auteurs issus de multiples mouvements sociaux et intellectuels.

Emmanuel Macron a parié sur l'anesthésie de la société. Mais de nombreux citoyens se soulèvent contre son business model. Luttes des cheminots, dans les universités, les hôpitaux, pour « faire la fête a Macron »... Mobilisations pour les services publics, les droits sociaux, la transition écologique et sociale...

Tous ces mouvements proposent un autre projet de société. Attac et la fondation Copernic ont initié un large rassemblement des forces syndicales, associatives, politiques, citoyennes, pour travailler à une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité, samedi 26 mai, partout en France.

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Défendre la ZAD pour inventer un autre monde

Fri, 04/05/2018 - 17:34

En exergue : « La simple idée d'une potentielle ZAD contre un projet d'infrastructures est aujourd'hui un atout pour les opposant-e-s. C'est aussi une des leçons de NDDL : le droit environnemental existant ne suffit pas. »

La décision d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), annoncée le 17 janvier 2018 par Edouard Philippe, aurait pu incarner la conversion écologique du macronisme. Il n'en est rien. Présentée comme « une décision exceptionnelle pour une situation locale exceptionnelle », l'annonce n'a pas été justifiée par l'impératif climatique, la protection de la biodiversité ou la préservation de terres agricoles, autant d'arguments pourtant au cœur de la mobilisation citoyenne contre le projet d'aéroport, mais totalement absents du discours du Premier ministre.

Fruit du rapport de force institué par les opposant-e-s, la décision du gouvernement, aussi judicieuse soit-elle, ne saurait donc matérialiser la dimension « écologique » qu'Emmanuel Macron a souhaité donner à son début de quinquennat en obtenant le ralliement de Nicolas Hulot, écologiste le plus apprécié dans l'opinion publique, et en se présentant comme le meilleur rempart international face au négationnisme climatique incarné par Donald Trump. L'abandon de l'aéroport doit être porté au crédit d'un vaste mouvement de résistance qui est parvenu à durer, sous des formes diverses, depuis plus de 40 ans. Il a tour à tour articulé, alterné ou associé recours juridiques, contre-expertises citoyennes, mobilisations de masse, solidarité avec les paysan.ne.s, les syndicats de salarié.e.s (y compris du secteur de l'aviation), occupations légales, occupations illégales, résistance, etc.

Un succès historique

Les pouvoirs publics n'ont pas réussi à diviser l'arc de force des opposant-e-s, entre celles et ceux dit-e-s « légitimes » et les dit-e-s « radicaux » qu'ils voulaient expulser manu militari. L'occupation de la zone par ses paysan-e-s et habitant-e-s historiques et, depuis 2009, par de nouveaux occupants en est un élément décisif : leur capacité collective à s'inscrire dans la (très) longue durée est également le fruit de cette diversité qu'il fallait entretenir et préserver. C'est une victoire contre les divisions qui accompagnent généralement des mouvements dotés d'une aussi grande diversité : s'il ne faut pas éluder les nombreux et nécessaires débats qui animent les opposant-e-s, y compris dans cette phase nouvelle où se discute l'avenir de la zone, à chaque fois que cela fut nécessaire, les opposant-e-s ont su faire front commun pour marquer des points. Un succès historique car c'est aussi une défaite pour les puissantes forces politiques et économiques qui défendaient ce projet.

Pour les mouvements écologistes impliqués dans cette lutte emblématique, c'est une victoire comme il y en a peu eu ces dernières années : à eux d'en saisir toute la portée et de constater que le seul travail de plaidoyer auprès des pouvoirs publics n'aurait pas permis de gagner. La seule ZAD, isolée de ses soutiens, n'aurait pas non plus pu empêcher la construction de l'aéroport. Puisse cette victoire conduire à ce que les stratégies et méthodes de mobilisation s'adaptent à cette diversité d'approches et de pratiques militantes qui en a fait la force.

Ce qui s'est joué à NDDL dépasse largement l'opposition au projet d'aéroport. En re-situant le projet d'aéroport dans « son monde », un monde dans lequel le béton l'emporterait irrémédiablement sur la biodiversité, les opposants à l'aéroport ont doté l'ensemble de celles et ceux qui bataillent contre des projets d'un autre temps d'une victoire contre ce monde-là. Cette victoire fait désormais partie de notre patrimoine commun. À nous de la protéger pour donner de la force et du courage à celles et ceux qui se mobilisent contre des projets devenus les symboles d'un monde dépassé et à dépasser.

Du vent dans les voiles

De Strasbourg à Rouen en passant par Lyon et Saint-Etienne, les opposants aux projets autoroutiers l'ont tous exprimé : la victoire à NDDL leur donne du vent dans les voiles. La simple évocation d'une ZAD entre Lyon et Saint-Etienne fait frémir les partisans de l'autoroute A45, cette deuxième autoroute parallèle à la première qui relierait les faubourgs des deux villes. Au point que la presse quotidienne régionale veille pour déceler l'installation de potentiels « zadistes » et que le maire de Saint-Etienne s'en inquiète à chacune de ses sorties publiques.

La simple idée d'une potentielle ZAD contre un projet d'infrastructures est aujourd'hui un atout pour les opposant-e-s. C'est aussi une des leçons de NDDL : le droit environnemental existant ne suffit pas. Trop faible, mal respecté, il ne permet pas d'empêcher des projets qui mettent en danger la biodiversité et les zones humides. Le gouvernement et les pouvoirs publics ont devant eux deux options : 1/ se crisper et militariser la construction de nouvelles infrastructures décriées ; 2/ reconnaître que NDDL illustre la faiblesse intrinsèque des réglementations environnementales et les renforcer. Sous Macron, la deuxième option semble malheureusement d'ores et déjà écartée. Le gouvernement ne vient-il pas en effet de signer un décret qui offre la possibilité aux préfets, dans certaines régions, de ne pas respecter des réglementations environnementales en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire1. La mesure n'a pas fait grand bruit en dépit de ses impacts potentiellement dévastateurs. Au nom de la simplification des normes et de l'efficacité, le gouvernement a fait un joli cadeau aux aménageurs et lobbys économiques soucieux de passer outre les réglementations existantes. La dérogation aux normes existantes va-t-elle devenir la règle ?

Ce ne serait pas si étonnant si l'on considère certains éléments récents : Emmanuel Macron a annoncé vouloir abaisser les normes environnementales en matière de construction de logements ; Nicolas Hulot a confirmé et défendu la construction d'une nouvelle autoroute à Strasbourg contre l'avis du Conseil national de protection de la nature ; une exemption a été introduite dans la loi d'interdiction d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures pour poursuivre l'exploitation du gaz soufré à Lacq en dépit d'une crise sanitaire extrêmement grave2...

Vers la relance du tout autoroutier et le démantèlement du service public ferroviaire ?

Rien n'indique en effet une farouche volonté de revoir les politiques d'aménagement et d'urbanisme pour donner la priorité à la protection de l'environnement et à des investissements soutenables. Ainsi, dans le cadre de la future loi de programmation des infrastructures de transport, le gouvernement pourrait entériner une véritable relance autoroutière sous couvert d'amélioration des infrastructures existantes : contournement autoroutier de Strasbourg (GCO) et de Rouen (A133 et A134), aménagement de la route centre Europe atlantique (RCEA) en Allier et en Saône-et-Loire (A79, N7O, N79 et N8O), achèvement de l'axe Rouen-Orléans dans l'Eure-et-Loir (A154), autoroute Castres-Toulouse, autoroute A31bis (doublement de l'axe Toul-Nancy-Metz-Luxembourg), contournement d'Arles (A54), autoroute A63 au sud de Bordeaux, etc.

Au même moment, le gouvernement prépare l'ouverture à la concurrence du réseau ferré français et envisage de délaisser les petites lignes en confiant leur rénovation et leur entretien aux Régions et collectivités territoriales, qui n'auront pas les moyens de les assurer. Après l'abandon progressif des trains de nuit – avec des mobilisations locales qui se poursuivent pour en sauver certains – c'est l'ensemble du système ferroviaire français qui serait mis à rude épreuve, la grande vitesse étant toujours privilégiée au détriment des trains du quotidien dans les zones moins urbanisées que la région parisienne.

À écouter les ministres du gouvernement ou les élus de La République en Marche, les enjeux de mobilité des années à venir seront résolus par le déploiement du numérique, du télé-travail et du véhicule électrique. Dans leur rêve de transformer le pays en une « start up nation », il suffirait que les usagers répartissent leur temps de travail – et donc leur besoin d'utiliser les infrastructures de transport – différemment pour régler à la fois les problèmes de congestion de certains axes routiers et ferroviaires et les besoins grandissants en modes de transport efficaces. Un peu léger pour penser des mobilités soutenables dignes du 21e siècle.

Défendre la ZAD pour construire une alternative

Relocaliser les emplois pour limiter les besoins de déplacement ? Transférer les déplacements de personnes et de marchandises vers le rail et les transports collectifs ? Repenser notre rapport au travail, à la production, à nos façons d'habiter, de vivre ensemble, d'être au monde et de faire face au dérèglement climatique et à l'effondrement de la biodiversité ? Autant de questions qui ne trouvent pas de réponse dans les politiques de Macron et de son gouvernement. Là aussi, les acquis du mouvement de lutte contre l'aéroport de NDDL et la ZAD peuvent nous aider.

Les opposant-e-s n'ont cessé de tenter d'apporter des réponses à ces défis, en recensant l'ensemble des espèces menacées par le projet, en mettant en avant le déséquilibre total du rapport de force entre béton et tritons et en créant des agencements subtils entre les différents usages de la ZAD. La nature n'y apparaît plus comme un espace neutre, que des élus peuvent décider d'aménager à leur guise et qu'il est possible de reconstituer quelques kilomètres plus loin, par le truchement de la compensation biodiversité ; pas plus qu'elle n'est un élément externe que des militants peuvent défendre depuis une position surplombante – un glissement dont rend compte si superbement le slogan « nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend ».

Depuis la ZAD s'inventent et s'expérimentent des réponses à des questions aussi essentielles pour notre avenir commun que : comment vivre, comment penser, comme s'aimer, comment s'opposer, comment construire, comment détruire, comment rêver, comme tester, comment tâtonner, comment faire société. Bref : comment rester (ou redevenir) humains dans un monde qui s'approche de plus en plus du chaos ? Aujourd'hui, plus que jamais, il est donc essentiel de défendre la ZAD.

Photo : Bstroot56, C.C 4.0.

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Nous travaillons à une marée populaire contre les réformes Macron, le 26 mai

Fri, 04/05/2018 - 14:39

Plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques se sont réunies ce 3 mai en vue d'échanger sur la situation dans le pays.

Elles travaillent à une « marée populaire » pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité partout en France le samedi 26 mai. Ces organisations se donnent jusqu'au 16 mai pour élargir ce cadre, réunir leurs instances et lancer définitivement ce grand rendez-vous citoyen.

Les organisations présentes : CGT, Union Solidaires, Snesup FSU, Syndicat de la magistrature, Attac, Fondation Copernic, Femmes Égalité, Convergence pour les services publics, groupe parlementaire France Insoumise, Ensemble, NPA, PCF, PCOF, PG, RESOME, Climat social, Collectif Fête à Macron le 5 mai

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Exit tax : le nouveau cadeau d'Emmanuel Macron aux trop riches

Thu, 03/05/2018 - 17:20

Emmanuel Macron a annoncé la suppression en 2019 de l'exit tax, l'une des rares dispositions destinées à lutter contre l'exode fiscal des contribuables français. En vigueur depuis 2012, cette taxe impose les plus-values réalisées par les entrepreneurs lorsqu'ils transfèrent leurs actifs à l'étranger. Cette décision a été annoncée dans une interview au magazine états-unien Forbes, tourné vers un lectorat fortuné. Emmanuel Macron a indiqué vouloir envoyer un « signal positif » aux investisseurs financiers et renforcer l'attractivité de la France par cette décision. Il a affirmé que les détenteurs de capitaux doivent être libres de déplacer leur argent où et comme ils le souhaitent.

Cette décision est doublement inacceptable. En premier lieu, la suppression de l'exit tax envoie un signal clair : la libre circulation des capitaux passe avant la lutte contre l'évasion fiscale qui n'est donc pas une priorité pour Emmanuel Macron et son gouvernement. Or l'évasion fiscale coûte 60 à 80 milliards d'euros à l'État et contribue à affaiblir les politiques publiques.

En second lieu, la suppression de l'exit tax renforce le caractère profondément injuste de la politique fiscale d'Emmanuel Macron. En effet, cette décision vient s'ajouter aux baisses d'impôts octroyées aux entreprises et aux contribuables les plus fortunés, à commencer par la baisse de l'impôt sur les sociétés, la suppression de l'ISF, l'instauration de la flat tax à 30%. [1]

Un an après son élection, Emmanuel Macron n'a jamais aussi bien porté son surnom de « président des très riches ». Alors qu'il déclare qu'il n'y a pas d'argent magique pour les hôpitaux, il décide de priver l'État, si la volonté politique pour recouvrir cette taxe était à la hauteur de l'enjeu, de 800 millions d'euros de recettes par an. Et ce, au détriment du plus grand nombre et toujours en faveur d'une extra-minorité !

C'est un scandale démocratique supplémentaire car l'évasion fiscale fait 67 millions de victimes par an en France. Au lieu de renforcer les moyens pour rendre cette taxe efficace, et ainsi lutter réellement contre l'évasion fiscale, le gouvernement va en marche arrière en envoyant un signal clair aux investisseurs qui pratiquent l'exode fiscal.

Crédit photo : Moerschy, licence Creative Commons 0

[1] Voir à ce sujet, Toujours plus pour les riches - manifeste pour une fiscalité juste, éditions LLL

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