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Syndicate content Attac France
Attac se mobilise contre l'hégémonie de la finance et la marchandisation du monde ; pour la prise de pouvoir par les citoyen.ne.s sur leur vie, la construction d'une démocratie active et pour la construction de convergences entre mouvements sociaux, au sein du mouvement altermondialiste. Il existe des alternatives, pour une transition vers une société solidaire et respectueuse de la nature. Nous ne sommes pas condamné.e.s à subir les ravages de cette mondialisation et le cynisme des élites.
Updated: 17 min 57 sec ago

Impasse de l'OMC, ou la lente agonie du multilatéralisme

Thu, 14/12/2017 - 16:20

Le sommet de l'Organisation mondiale du commerce s'est clôturé à Buenos Aires (Argentine) ce mercredi 13 décembre sans qu'aucun nouvel accord ne soit trouvé et sans même un texte diplomatique qui aurait pu sauver les apparences. Symptôme d'un monde où les antagonismes nationaux se percutent violemment et se substituent peu à peu à des négociations visant à déréguler l'économie mondiale, ce résultat nous impose d'intervenir pour éviter chacune de ces deux voies sans issues et emprunter un chemin de solidarité, de coopération et de relation pacifiée entre les sociétés et avec la planète.

Les États-Unis sont venus à Buenos Aires avec un agenda propre à faire dérailler ce qui pouvait encore rester du multilatéralisme qui avait présidé à la création de l'OMC. Il ne faut pas en être surpris, après la série d'actes posés dans le même sens concernant les négociations climatiques et l'accord de Paris ou encore l'Unesco. Il ne s'agit pas d'un repli commercial comme il est coutume de l'entendre mais de la volonté d'imposer violemment un autre ordre commercial et politique, autour d'un agenda structuré par « America First ». L'OMC n'est plus un espace de négociations feutrées, ayant l'apparence de la neutralité, mais un lieu d'affrontement explicite entre intérêts économiques et puissances politiques.

De con côté, l'Union européenne (UE) court toujours après son fantasme de construction d'un consensus multilatéral pour aller vers toujours plus de dérégulation globale en matière de commerce et d'investissement, au mépris des situations des peuples des pays du Sud et de la planète. Ainsi, en accord avec le gouvernement argentin, qui entendait bien utiliser l'OMC comme vitrine politique et qui n'a pas hésité à tenter de limiter l'expression de la « société civile », dont Attac, l'UE désirait aussi donnait une légitimité politique aux négociations en cours pour un accord de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Les négociations, entamées il y a dix huit ans, ont été relancées au pas de charge depuis quelques mois dans la clandestinité. Le texte en discussion a été publié le 7 décembre par Greenpeace Pays-Bas [1]. Pour Isabelle Bourboulon, membre d'Attac France, « les négociations vont malheureusement se poursuivre, malgré l'absence de déclaration commune à Buenos Aires et malgré les tensions entre des blocs, qui ne ressemblent plus à la partition traditionnelle du monde entre pays du Sud et pays du Nord, mais entre intérêts économiques et politiques au sein d'un même modèle visant à extraire toujours plus de valeur des humains et de la Terre ».

Cet accord, qui concerne 800 millions de consommateurs, porte essentiellement sur l'augmentation des exportations de viande, bio-diesel, soja, côté Mercosur et sur les exportations de voiture, énergie, services financiers et ouverture des marchés publics de l'autre. Pour Geneviève Azam, économiste et membre d'Attac France, « si cet accord aboutissait, il favoriserait encore les grands élevages au Brésil et en Argentine, la culture intensive du soja transgénique, les agrocarburants, avec pour conséquences la déforestation accélérée, l'accaparement des terres, les violences et assassinats de leaders indigènes défendant leurs terres ».

Du 8 au 13 décembre, un sommet des peuples, en marge des négociations, a été organisé pour donner la voie à toutes celles et ceux qui en sont privés à l'intérieur même de l'OMC – de nombreux délégués de la société civile ont été interdits d'accéder en Argentine et/ou à l'OMC. Pour Christophe Aguiton, ce sommet a été « un moment fort pour penser une solidarité à l'échelle globale, soucieuse d'une autre relation à la Terre, et passant par des expériences coordonnées de relocalisation et de déglobalisation des sociétés ».

Attac France a publié plusieurs textes d'éclairage sur les enjeux du sommet de l'OMC, rédigés par Christophe Aguiton, Isabelle Bourboulon et Geneviève Azam, présents à Buenos Aires pour le compte d'Attac France :

Illustration : logo du « sommet des peuples » à Buenos Aires pendant le sommet officiel de l'OMC.

[1] Pour accéder aux fuites sur l'accord UE-Mercosur : https://trade-leaks.org/mercosur-leaks/

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Carpentras : par ici le programme !

Thu, 14/12/2017 - 16:00

Les 5 et 6 février, Attac organise un grand rassemblement en soutien à Nicole Briend mise en examen face à la BNP Paribas pour vol en réunion et refus de prélèvement d'ADN. Découvrez ci-dessous le programme de ces deux journées visant à soutenir largement les citoyens inquiétés par la justice alors qu'ils agissent dans l'intérêt général et mettre en avant les mesures concrètes de lutte contre l'évasion fiscale.

Lundi 5 février

A l'espace Auzon

  • À partir de 18h, accueil et buvette
  • 18h30 : soirée de soutien aux citoyens inquiétés par la justice alors qu'ils agissent dans l'intérêt général, avec : Nicole Briend (Attac), Michel Gairaud (Le Ravi), Cedric Herrou (Roya Citoyenne), Jon Palais (Bizi !)… Animé par Annick Coupé (Attac)
  • 20h : restauration
  • 21h : concert de Macadam Bazar (prix libre)
Mardi 6 février

Au tribunal de Carpentras

  • 8h00 : rassemblement devant le tribunal
  • 8h30 : entrée de Nicole Briend dans le tribunal et prises de parole
  • 9h30 : déambulation jusqu'à l'espace Auzon

A l'espace Auzon

  • 10h vidéos de soutien et saynètes
  • 10h30 - 13h : meeting « comment lutter réellement contre l'évasion fiscale ? » avec Lison Rehbinder (Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires), Dominique Plihon (Attac), des représentants de Solidaires Finances Publiques, de la CGT Banque…
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200 personnalités appellent à soutenir Nicole Briend, poursuivie par BNP-Paribas

Thu, 14/12/2017 - 15:33

Le 6 février 2018, Nicole Briend, militante d'Attac, ancienne proviseure de lycée, sera jugée à Carpentras. Son tort ? Avoir participé, en mars 2016, à une action citoyenne et symbolique de « fauchage de chaises » dans une agence BNP Paribas, la banque française championne de l'évasion fiscale. Dans une tribune-pétition publiée sur le site du journal Libération ce jeudi 14 décembre, 200 personnalités invitent à se rendre à Carpentras les 5 et 6 février 2018 pour la soutenir.

Dans une tribune intitulée « Évasion fiscale : les autorités politiques et judiciaires s'attaqueront-elles aux vrais coupables ? », 200 personnalités appellent à soutenir Nicole Briend et estiment que, face au « laisser-faire des gouvernements et des autorités judiciaires », Nicole Briend « a légitimement choisi de participer à une action de désobéissance civile non violente et à visage découvert ». Ils se déclarent solidaires de la militante d'Attac et appellent à sa relaxe.

On compte parmi les personnalités politiques 3 candidats à la dernière élection présidentielle (Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Philippe Poutou), 26 députés (dont Adrien Quatennens, Marie-George Buffet, André Chassaigne, Danièle Obono), 14 sénateurs (dont Marie-Noelle Lienemann et Eric Bocquet), 5 députés européens (parmi lesquels José Bové, Eva Joly ou Marie-Christine Vergiat), des maires, ainsi que des conseillers régionaux, départementaux et municipaux. La diversité des signataires témoigne de la justesse de son combat : d'Olivier Besancenot (NPA) à Pierre Larrouturou (Nouvelle donne), en passant par Clémentine Autain (Ensemble !), Julien Bayou (EELV), Barbara Romagnan (Génération.s) et Pierre Laurent (PCF) ces personnalités politiques soutiennent la militante d'Attac.
De nombreux représentants du secteur associatif et syndical sont également signataires de cette tribune, tels que Laurent Pinatel (porte-parole de la Confédération paysanne), Eric Beynel (délégué général de Solidaires), Jean-François Julliard (Greenpeace), Bernadette Groison (secrétaire générale de la FSU), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), Alexandre Derigny (secrétaire général de la CGT Finances) et Cédric Herrou (Roya citoyenne) ; de même que de multiples chercheurs et philosophes tels que : Jacques Testart, Edgard Morin, Dominique Méda, Alain Caillé et Bruno Théret. Les réalisateurs Marie-Monique Robin et Robert Guediguian, l'écrivain Patrick Chamoiseau, l'humoriste Christophe Alévêque, les lanceurs d'alerte Raphaël Halet et Antoine Deltour, ainsi que les journalistes Christian Chavagneux et Agnès Rousseau, sont également signataires.

Pour Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France et signataire de la tribune : « Cette tribune lance la mobilisation en vue du procès de Nicole Briend et nous invitons tous les citoyens à la signer. Ce procès intervient alors que les scandales financiers se multiplient (LuxLeaks, SwissLeaks, Panama Papers, Paradise Papers, ...) et démontrent à quel point l'évasion fiscale des multinationales et des ultra-riches est systémique. C'est grâce au courage des lanceur.se.s d'alertes, des journalistes et des militant.e.s que nous mettrons fin à cette grave injustice fiscale. Pourtant ce sont bien trop souvent ces derniers qui se retrouvent sur le banc des accusés, et non pas ceux qui organisent la fraude et l'évasion fiscale. »

Pour voir la liste complète des signataires et signer la pétition, cliquez sur ce lien.

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BNP Paribas contre Nicole Briend : signez l'appel pour sa relaxe

Thu, 14/12/2017 - 15:20

Nicole Briend, ancienne proviseure de lycée, adhérente d'Attac de longue date, militante engagée dans de nombreuses luttes et alternatives locales (AMAP, défense de la gestion publique de l'eau) sera jugée le 6 février 2018 à Carpentras. Son tort ? Avoir participé, en mars 2016 à une action citoyenne et symbolique de « fauchage de chaises » dans une agence BNP Paribas, la banque française championne de l'évasion fiscale.

Sera-t-elle condamnée alors que l'évasion fiscale est encouragée par des lois injustes et une indulgence coupable à l'égard des riches fraudeurs ? Faut-il faire le procès des citoyen·ne·s qui se mobilisent au nom de l'intérêt général, ou bien celui de l'évasion fiscale en bande organisée ?

L'action des lanceurs d'alerte, les révélations des journalistes suivies de mobilisations citoyennes toujours plus fortes, à l'échelle nationale et internationale, sont nécessaires pour faire pression sur les gouvernements et éviter que ce fléau de l'évasion fiscale survive et se développe de scandale en scandale.

Nous sommes solidaires de Nicole Briend car son action est légitime, et nous demandons sa relaxe.

Signez l'appel !

10235 personnes se sont engagées !

Prochain objectif : 15000 signataires.

68.23%

Illustration de Nicole Briend par Ysope pour le mensuel Le Ravi.

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Évasion fiscale : les autorités politiques et judiciaires s'attaqueront-elles aux vrais coupables ?

Thu, 14/12/2017 - 15:00

Le 6 février 2018, Nicole Briend, militante d'Attac, ancienne proviseure de lycée, sera jugée à Carpentras. Son tort ? Avoir participé, en mars 2016, à une action citoyenne et symbolique de « fauchage de chaises » [1] dans une agence BNP Paribas, la banque française championne de l'évasion fiscale.

Signez la pétition « BNP Paribas contre Nicole Briend : l'appel pour sa relaxe »

18 mois après les Panama Papers, les Paradise Papers révèlent que l'évasion fiscale des multinationales et des ultra-riches continue de plus belle ! La plupart des techniques d'optimisation utilisées dans les Paradise Papers sont légales, même si elles s'apparentent à des abus de droit, et résultent du laisser-faire des gouvernements et des autorités judiciaires. En France, le Conseil constitutionnel a rejeté le reporting public des entreprises multinationales au motif que cette mesure aurait nui à la liberté d'entreprendre ! Quant à l'actuel gouvernement, il a censuré un amendement à la loi de moralisation de la vie publique visant à supprimer le « verrou de Bercy », qui permet au ministre du Budget de bloquer les actions judiciaires contre les évadés fiscaux.

Même légale, l'évasion fiscale gonfle les déficits publics et concourt à la dégradation des services publics et de la protection sociale. Plutôt que de supprimer l'impôt sur la fortune, le gouvernement français ferait mieux de lutter sérieusement contre l'évasion fiscale pour rapatrier l'argent des riches ! Plutôt que de stigmatiser les pauvres et les chômeurs supposés frauder et creuser « le trou » de la Sécurité sociale, les gouvernements devraient poursuivre les véritables responsables du détournement d'argent public : les cabinets d'affaires et les banques qui organisent l'évasion fiscale, tout comme les ultra-riches et les multinationales qui en profitent pour se soustraire à l'impôt et ne sont que trop rarement inquiétés par la justice.

Les citoyen.ne.s subissent une double peine face à l'évasion fiscale. À la fois victimes de ses effets pervers sur les politiques publiques, mais aussi inquiété.e.s et parfois condamné.e.s par la justice lorsqu'ils ou elles dénoncent ce fléau : des journalistes comme Denis Robert (dans l'affaire Clearstream) ou Edouard Perrin (affaire LuxLeaks), des lanceurs d'alerte comme Antoine Deltour et Raphael Halet (affaire Luxleaks), des militant·e·s comme les faucheurs de chaises Jon Palais (Bizi !) et Florent Compain (Amis de la Terre), etc.

Aujourd'hui, c'est au tour de Nicole Briend, simple citoyenne, adhérente d'Attac de longue date, militante engagée dans de nombreuses luttes et alternatives locales (AMAP, défense de la gestion publique de l'eau) de se retrouver devant la justice. Elle a légitimement choisi de participer à une action de désobéissance civile non violente et à visage découvert.
Sera-t-elle condamnée alors que l'évasion fiscale est encouragée par des lois injustes et une indulgence coupable à l'égard des riches fraudeurs ? Faut-il faire le procès des citoyen.ne.s qui se mobilisent au nom de l'intérêt général, ou bien celui de l'évasion fiscale en bande organisée ?

L'action des lanceurs d'alerte, les révélations des journalistes suivies de mobilisations citoyennes toujours plus fortes, à l'échelle nationale et internationale, sont nécessaires pour faire pression sur les gouvernements et éviter que ce fléau de l'évasion fiscale survive et se développe de scandale en scandale.

Nous sommes solidaires de Nicole Briend car son action est légitime, et nous demandons sa relaxe.

Pour aller plus loinSignataires

Paulette Agnel (conseillère municipale PCF de Velleron (84)), Mathieu Agostini (secrétaire national du Parti de gauche), Christophe Alevèque (humoriste), Claude Alphandéry (président d'honneur du Conseil national de l'Insertion (CNIAE), de France active et du laboratoire de l'ESS), Éliane Assassi (senatrice PCF de la Seine-Saint-Denis et présidente du groupe CRCE au Sénat), Maud Assila (secrétaire nationale du Parti de gauche), Clémentine Autain (députée de la France insoumise, porte-parole d'Ensemble), Geneviève Azam (), Philippe Batoux (responsable de GDS 84), Christelle Baunez (directrice de recherche en neurobiologie au CNRS, présidente du Conseil scientifique de l'Institut des sciences biologiques du CNRS), Julien Bayou (porte-parole national EÉLV), Alain Beitone (professeur de sciences économiques et sociales), Adda Bekkouche (juriste internationaliste), Ugo Bernacilis (député de la France insoumise), Olivier Besancenot (NPA), François Besnard (délégué syndical national CGT de BNP Paribas), Éric Beynel (délégué général de l'iUnion syndicale Solidaires ), Sophie Binet (secrétaire générale de l'UGICT CGT), Eric Bocquet (sénateur PCF Nord), Christophe Bonneuil (directeur de recherche au CNRS, historien), Kamila Bouassane (conseillère municipale PCF à Avignon, déléguée à la démocratie participative), José Bové (député européen ), Pauline Boyer (porte-parole d'ANV COP 21), Ian Brossat (adjoint PCF au maire de Paris chargé du logement), Alain Bruneel (député PCF du Nord), Mireille Bruyère (membre des économistes atterrés), Marie-George Buffet (députée PCF Seine St Denis), Alain Caillé (Professeur émérite de sociologie), Sylvère Cala (secrétaire national du Parti de gauche), Barth Camedescasse (Bizi !), Bernard Cassen (professeur des universités émérite, président d'honneur d'Attac), Christophe Castano (conseiller municipal d'Apt -84), André Castelli (conseiller départemental PCF du Vaucluse, adjoint au maire d'Avignon), Florence Cerbai (conseillère régionale EÉLV Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Jean-Pierre Cervantes (conseiller municipal et communautaire d'Avignon), Manuel Cervera-Marzal (sociologue), Patrick Chamoiseau (écrivain), HK (chanteur), André Chassaigne (député PCF du Puy de Dome), Christian Chavagneux (journaliste à Alternatives économiques), Marie Christine Kalder (conseillère municipale d'Apt (84)), Hervé Christofol (secrétaire général du SNESup FSU), Laurence Cohen (sénatrice PCF du Val de Marne), Maxime Combes (économiste), Florent Compain (faucheur de chaises condamné à 500 euros d'amende par le tribunal de Bar-le-Duc), Pierre Concialdi (membre des Économistes atterrés), Alan Confesson (conseiller municipal de Grenoble), Jean-Marc Coppola (conseiller municipal PCF de Marseille), Eric Coquerel (député de la France insoumise et coordinateur du Parti de gauche), Alexis Corbière (député de la France insoumise), Philippe Corcuff (maître de conférences de sciences politique à l'IEP de Lyon), Laurent Cordonnier (), Monique Cosson (conseillère régionale EÉLV Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Annick Coupé (secrétaire générale d'Attac France), Thomas Coutrot (économiste), François-René Cristiani-Fassin (journaliste honoraire), Cécile Cukierman (sénatrice PCF de la Loire), Chantal Cutajar (directrice du groupe de recherches Actions sur la criminalité organisée), René Dahon (Roya citoyenne), Fanny Delahalle (porte-parole Alternatiba), Vincent Delahaye (conseiller municipal d'Avignon PG), Fabien Delecroix (président de Résistance à l'agression publicitaire ), François Delesse (association Pain et liberté de Vaison-La-Romaine (84)), Alain Deneault (directeur de programme, collège international de philosophie), Alexandre Derigny (secrétaire général CGT Finances), Pierre Dhareville (député communiste des Bouches du Rhône), Sophie Dri (conseillère municipale FDG de St Didier 84), Jean-Paul Dufrègne (député PCF de l'Allier), Txetx Etcheverry (Artisans de la paix), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Sylvie Fare (conseillère départementale EÉLV Vaucluse), Aline Farrès (conférencière, auteure et militante), Elsa Faucillon (députée PCF Hauts de Seine), Philippe Ferreira (conseiller municipal PCF délégué à la tranquillité publique et à la prévention ), Caroline Fiat (députée de la France insoumise), Serge Fiori (conseiller municipal PCF de Bollène (84)), Soraya Fizazi-Mekdad (conseillère municipale PCF de Pertuis (84)), Philippe Forcioli (poète, auteur, compositeur, chanteur), Thierry Foucaud (sénateur PCF de Seine maritime), Philippe Foulquié (fondateur de la Friche la Belle-de-Mai à Marseille ), Jean Gadrey (professeur honoraire, université Lille 1), Michel Gairaud (rédacteur en chef du Ravi), Nicolas Galepides (fédération Sud PTT ), Jean-Philippe Gasparotto (CGT groupe Caisse des dépôts), Fabien Gay (sénéteur PCF de Seine-St Denis), Susan George (présidente d'honneur d'Attac), Charlotte Girard (coordinatrice du programme de la France insoumise), Cécile Gondard-Lalanne (déléguée générale de l'Union syndicale Solidaires ), Gérard Gourguechon (inspecteur des impôts retraité), Michèle Greaume (sénatrice PCF Nord), Jean-Michel Gremillet (ancien directeur de la scéne nationale de Cavaillon), Bernadette Groison (secrétaire générale de la FSU), Robert Guediguian (realisteur), Karine Guez (conseillère municipale FDG de Carpentras 84), Patrick Guivarc'h (responsable du cinéma Utopia d'Avignon), Nicolas Haeringer (chargé de campagne à 350.org), Raphaël Halet (lanceur d'alerte LuxLeaks.fr), Fabienne Haloui (conseillère municipale PCF-FDG d'Orange, secrétaire PCF 84), Benoit Hamon (confondateur de Génération·s), Jean-Marie Harribey (économiste (université de Bordeaux) ), Cédric Herrou (Roya citoyenne), Mina Idir (Secrétaire PCF Carpentras), Sabina Issehnane (membre des économistes atterrés), Michel Jallamion (president de la convergence de services publics), Samy Johsua (conseiller d'arrondissements Marseille 13/14), Eva Joly (députée européenne ), Delphine Jordan (conseillère départementale PCF du Vaucluse), Jean-François Julliard (Greenpeace), Sébastien Jumel (député PCF de Seine-Maritime), Andréa Kotarac (conseiller régional PG Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Bastien Lachaud (député de la France insoumise), Myriam Laïdouni-Denis (conseillère régionale EÉLV Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Maxime Laisney (secrétaire national du Parti de gauche), Michel Larive (député de la France insoumise), Pierre Larrouturou (Nouvelle donne), Pierre Laurent (secrétaire national du PCF), Jean-Paul Lecoq (député PCF de Seine Maritime), Valérie Lefebvre Haussmann (secrétaire générale de la fédération CGT Banques et assurances), Franck Lepage (militant de l'éducation populaire), Marie-Noelle Lienemann (vice-présidente du Sénat, sénatrice socialiste de Paris), Martine Lorimier (association Idées-Jonquières (84)), Véronique Louis (maire de Saint-Maurice-d'Ibie et vice présidente de la CDC Berg et Coiron Ardèche), Emilie Marche (conseillère régionale PG Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Serge Marolleau (porte-parole d'EÉLV 84), Richard Martin (comédien, fondateur et directeur du théâtre Toursky), Elisa Martin (première adjointe à la mairie de Grenoble), Gus Massiah (économiste), Dominique Méda (sociologue), Jean-Luc Mélenchon (député de la France insoumise), Pierre Meriaux (conseiller municipal de Grenoble), Damien Millet (président CADTM France), Catherine Mollière (Amis de la Terre), Daniel Monteux (syndicaliste au SNESup), Guy Moreau (maire PCF d'Entraigues (84)), Corinne Morel-Darleux (secrétaire nationale à l'écosocialisme du Parti de gauche, conseillère régionale PG Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Edgar Morin (philosophe), Danièle Obono (députée de la France insoumise), Jacques Olivier (maire honoraire du Thor (84).), Anne-Sophie Olmos (conseillère municipale de Grenoble), Pierre Ouzoulias (sénateur PCF des Hauts de Seine), Laurence Pache (secrétaire nationale aux services publics et à la ruralité du Parti de gauche), Jon Palais (Faucheur de chaises), Mathilde Panot (députée de la France insoumise), Fatima Parret (conseillère régionale EÉLV Groupe RCES Auvergne Rhône Alpes), Anne Peissik-Lemery (Artisans du Monde), Gérard Perrier (syndicaliste marseillais), Jean-Yves Petit (ancien vice-président EÉLV du conseil régional PACA), Ophélie Petrini Di Camillo (conseillère municipale PCF de Bollène), Stéphane Peu (député PCF Seine-Saint-Denis), Jean-Christophe Picard (président d'Anticor), Laurent Pinatel (porte parole de la Confédération Paysanne), Bernard Pinaud (délégué général du CCFD-Terre Solidaire), Dominique Plihon (porte-parole d'Attac France), Emmanuel Poilane (directeur de la Fondation Danielle Mitterand France Libertés, président du CRID), Vivian Point (conseiller municipal PCF de Sorgues (84)), Christine Poupin (NPA), Annie Pourre (militante du Droit au logement), Philippe Poutou (NPA), Raphael Pradeau (porte-parole d'Attac France), Loic Prud'Homme (député de la France insoumise), Christine Prunaud (sénatrice PCF des Côtes d'armor), Adrien Quatennens (député de la France insoumise), Jean-Hugues Ratenon (député de la France insoumise), Lison Rehbinder (coordinatrice de la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires), Muriel Ressiguier (députée de la France insoumise), Frédéric Richaud (acteur, metteur en scène), Michèle Rivasi (députée européenne), Karine Rizzo (co-déléguée générale de Solidaires 84), Marie-Monique Robin (journaliste et réalisatrice), Frédérique Rolet (secrétaire général du SNES - FSU), Gérard Rolland (conseiller municipal délégué PCF de Carpentras), Barbara Romagnan (animatrice de Génération·s), Agnes Rousseau (journaliste, Basta !), Fabien Roussel (député PCF du Nord), Sabine Rufin (députée de la France insoumise), José Ruiz (correspondant des Amis du Monde diplomatique 84), Olivier Safon (conseiller municipal PCF de Venasque 84), Bernard Salamand (ancien président du CRID), Catherine Samary (économiste, retraitée de l'Université de Paris Dauphine), Pascal Savoldelli (sénateur PCF du Val de Marne), Philippe Senegas (président de la section d'Aix-en-Provence de la LDH), Danielle Simonnet (conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de gauche), Alexis Spire (sociologue), Pierre Stambul (Union Juive française pour la Paix), Bénédicte Taurine (députée de la France insoumise), Jacques Testart (biologiste, docteur es sciences, directeur honoraire de recherches à l'INSERM), Benoît Teste (Secrétaire général adjoint du SNES, membre du secrétariat national de la FSU), Bruno Théret (directeur de recherche au CNRS), Laurent Thérond (porte-parole de la Confédération paysanne 84), Eric Toussaint (porte-parole international du CADTM), Aurélie Trouvé (porte-parole d'Attac France), Michèle Vaillant-Tellene (Membre de FI, groupe de Pernes les Fontaines - 84), Philippe Ventrou (membre de la France insoumise, groupe de Pernes-les-Fontaines (84)), Bruno Verdi (secrétaire dépt Sud PTT Vaucluse), Marie-Christine Vergiat (députée européenne FDG), Fabienne Verra (conseillère municipale FDG de Vedène 84), Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF FDG), Patrick Viveret (philosophe, essayiste), Dominique Watrin (sénateur PCF du Pas-de-Calais), Hubert Wulfranc (député PCF Seine maritime).

Illustration de Nicole Briend par Ysope pour le mensuel Le Ravi.

[1] En 2015 et 2016, les Faucheurs de chaises (collectif composé des Amis de la Terre, ANV-COP 21, Attac France, Bizi !) avaient réquisitionné 246 chaises dans des agences bancaires pour dénoncer leur implication dans l'évasion fiscale. Voir : Appel à réquisition citoyenne de 196 chaises avant et pendant la COP 21

Categories: Attac Planet

L'OMC renaîtra-t-elle de ses cendres à Buenos Aires ?

Thu, 14/12/2017 - 11:20

C'est peu probable. Même si les organisateurs de cette 11e Conférence ministérielle de l'OMC qui a eu lieu du 10 au 13 décembre à Buenos Aires (Argentine), veulent y croire. Le cycle de Doha initié en 2001 et qui devait à l'origine durer trois ans a été un fiasco. Il a même été formellement déclaré mort, dans son expression actuelle, lors de la 10e Conférence ministérielle de Nairobi, en décembre 2015.

L'échec de la précédente conférence de Nairobi (15-19 décembre 2015)

Malgré la prolongation des discussions, les 162 pays membres de l'OMC présents à Nairobi ont dû constater leur désaccord sur la marche à suivre à l'égard du cycle de Doha, dans l'impasse depuis 14 ans. Cette 10e conférence ministérielle était pourtant considérée comme la dernière chance de sauver l'agenda de Doha, ce serpent de mer de l'OMC, dont le but initial était de libéraliser le commerce mondial sur une base multilatérale, en réduisant les barrières commerciales et en révisant les règles commerciales, et avec des bénéfices particuliers pour les pays dits « en développement ».
Échec donc, notamment à cause d'une fracture au sein de la coalition pro-Doha composée d'une trentaine de pays. Plusieurs économies africaines, l'Inde, l'Indonésie, le Brésil et la Chine ont fait voler en éclats cette coalition. La conférence est en revanche parvenue à s'accorder sur les subventions aux exportations du secteur agricole : les pays développés doivent désormais renoncer à ces subventions et les pays en développement à partir de 2018. Un accord qualifié par le directeur général de l'OMC, le brésilien Roberto Azevedo, de « plus significatif résultat obtenu pour l'agriculture dans l'histoire de l'OMC ».
La déclaration finale adoptée à Nairobi reconnaît que certains États-membres sont « pleinement déterminés » à aller au bout du cycle de Doha, mais que d'autres ne le sont pas et considèrent que « de nouvelles approches sont nécessaires pour obtenir des résultats significatifs dans les négociations multilatérales ». L'acte de décès précise toutefois : « Si les opinions restent divergentes au sein des membres de l'OMC, il est clair que la route d'une nouvelle ère pour l'OMC s'est ouverte à la conférence ministérielle de l'OMC à Nairobi ». Laquelle ?

Un premier accord multilatéral pour supprimer la « paperasserie » aux frontières

Un accord douanier appelé Accord sur la facilitation des échanges (TFA), conclu in extremis à Bali lors de la 9e conférence ministérielle de l'OMC, en 2013, a été ratifié par les membres de l'OMC. De quoi s'agit-il ? de réduire « les tracasseries administratives » aux frontières via la simplification des documents requis, la modernisation des procédures et l'harmonisation des prescriptions douanières. Bref, de supprimer de la paperasserie ! Cet accord multilatéral, le premier entré en vigueur depuis la création de l'OMC il y a 22 ans, avait besoin pour être ratifié de la signature d'au moins 110 membres de l'OMC. C'est désormais chose faite depuis février 2017. D'après l'OMC, cet accord douanier devrait réduire de 14,3 % en moyenne les coûts des échanges commerciaux à l'échelle mondiale et, ainsi, rapporter 1 000 milliards de dollars par an d'exportations supplémentaires dans le monde chaque année. À terme, « en réduisant la paperasserie administrative », il permettra de faciliter la création de quelque 20 millions d'emplois dans le monde », s'est félicitée la chambre de commerce internationale (ICC) dans un communiqué. Et selon la CUNCED, « la bureaucratie, l'incompatibilité entre les systèmes d'un pays à l'autre, l'opacité dans la perception des recettes et de la manière dont sont effectués d'autres contrôles de conformité, la longueur des délais d'attente » représentent un gaspillage de plusieurs milliards de dollars et ce sont les pays « les plus démunis qui payent le prix fort ». Fort bien, mais encore ?

Dans le nouveau contexte géopolitique, l'OMC est marginalisée

Les chaînes de valeur mondiales ont complètement changé la nature des échanges. Dans les faits, nous sommes passés d'un monde où il fallait aider les produits à passer des douanes à celui où, en résumé, il convient d'aider les entreprises multinationales à s'établir et à investir à l'étranger. Voilà quel est l'enjeu de la mondialisation néolibérale qui s'est traduit par une concentration toujours plus poussée des échanges. Dans un rapport datant de 2013, l'OMC indiquait qu'à peine 1 % des grandes entreprises exportatrices contrôlaient 80 % des exportations aux États-Unis et que ce chiffre grimpait à 85 % des exportations pour 10 % des acteurs économiques en Europe. De la conception des produits à leur commercialisation, les chaînes de valeur contrôlées par des multinationales sont à l'origine de 80 % des échanges internationaux [1]. Dans ce contexte, l'OMC est marginalisée et contournée au profit d'une augmentation très importante d'accords bilatéraux ou régionaux de libéralisation du commerce et de l'investissement, souvent encore plus contraignants. D'où également les conséquences délétères des politiques néolibérales menées aux quatre coins de la planète et le régime d'impunité dans lequel évoluent les entreprises multinationales.
Pourtant, depuis la crise de 2008, cette mondialisation marque le pas [2] . Le chiffre d'affaires des filiales étrangères, leur valeur ajoutée et leur nombre d'employés progressent nettement moins vite ces cinq dernières années qu'avant 2010. Selon The Economist, les profits des quelque 700 plus grandes multinationales des pays riches ont baissé de 25 % en cinq ans. Signe que les opportunités de compression des coûts s'épuisent et que la concurrence des pays émergents se fait plus rude.
Quant au commerce mondial, sa croissance est désormais inférieure à celle du PIB qui, elle, a atteint 2,3 % en 2016, contre 2,8 % en moyenne annuelle depuis 1980. Même observation en ce qui concerne les évolutions des flux de capitaux : de 12,4 trillions de dollars en 2006, ces flux ont été ramenés à 4,3 trillions de dollars en 2016, trois fois moins, et se présentent pour une grande part sous la forme d'investissements directs à l'étranger (IDE), tels que des prises de participation ou des rachats d'entreprises. Tous ces indices laissent à penser que la grande phase d'expansion des multinationales est peut-être passée. Mais pas pour toutes. Les géants du secteur technologique sont au contraire lancés à la conquête du monde.

L'e-commerce, nouvel enjeu pour l'OMC

Le sujet du commerce électronique n'est pas nouveau pour l'OMC qui a commencé à s'y intéresser en 1998 en mettant en œuvre un programme de travail. Celui-ci prévoit que les discussions s'organisent selon un processus ascendant au sein des organes compétents que sont le Conseil du commerce des services, le Conseil du commerce des marchandises, le Conseil des ADPIC et le Comité du commerce et du développement, le Conseil général jouant le rôle de supervision. Ce programme de travail ne contient jusqu'ici qu'un mandat de discussions et non de négociations.
À partir de juillet 2016, le débat s'est intensifié après que des membres ont proposé de négocier de nouvelles réglementations qui s'ajouteraient à celles en vigueur dans les accords de l'OMC. Mais plusieurs pays en développement s'y sont opposés au motif formel que ces propositions n'étaient pas contenues par le mandat de 1998. En réalité, nombreux sont conscients que la fracture numérique les empêcherait de participer pleinement au commerce électronique, notamment transfrontière.
À Buenos Aires, nul doute que les grandes multinationales qui dominent l'information (Google), les médias (Facebook), le commerce de détail (Amazon) et la technologie (Apple et Microsoft) vont peser de tout leur poids pour relancer les discussions [3]. Leur objectif est clair : verrouiller les accords commerciaux, tout en limitant la capacité des gouvernements à les réglementer. Réussiront-elles à obtenir une exemption sur les droits de douane pour les produits délivrés électroniquement ? Tout dépend de la résistance des pays « en développement » et de la société civile.

[1] « Les multinationales contrôlent-elle le monde ? », Gabriel Hassan, Alternatives économiques, 1/10/2017

[2] Voir Maxime Combes « Assiste-t-on à une fin de cycle de la mondialisation libérale ? ». Lignes d'Attac

[3] Voir Deborah James, directrice des programmes internationaux du Center for Economic and Policy Research, https://www.alternet.org/news-amp-politics/e-commerce-and-wto-are-threat-world-economy et https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/210617/douze-raisons-de-s-opposer-aux-regles-sur-le-commerce-electronique-l-omc

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Accord de libre-échange Mercosur-Union européenne, une catastrophe pour l'environnement dans les pays du Mercosur

Wed, 13/12/2017 - 18:17

Les promoteurs de cet accord dont les négociations ont commencé il y a 18 ans veulent maintenant accélérer les discussions. À Buenos Aires, celles-ci vont reprendre à partir du 15 décembre, juste après la fin de la conférence de l'OMC.

Ce projet d'accord a été relancé par la Commission européenne depuis 2016. De son point de vue, le contexte géopolitique est évidemment favorable : vide laissé par les États-Unis sur le terrain commercial, nouvelle gouvernance néolibérale dans les deux grands pays d'Amérique latine que sont l'Argentine et le Brésil (le Mercosur comporte également le Paraguay et l'Uruguay). Les plus optimistes des négociateurs tablent sur un accord, au moins politique, avant la fin de cette année, et sont conscients que leur « fenêtre de tir » pourrait se refermer au printemps 2018 avec le début de la campagne électorale au Brésil.

Viande bovine et éthanol contre voitures

Les termes de cet accord de libre-échange dont le texte a été tenu secret jusqu'ici (l'opacité étant la règle, comme on le sait, pour tous les accords de libre-échange) viennent d'être révélés grâce à Greenpeace Pays-Bas qui a pu y avoir accès1. En résumé, les deux parties cherchent à maximiser l'accès à leurs marchés respectifs et veulent augmenter leurs exportations. Les intérêts de l'UE portent sur l'exportation de services financiers et l'accès au marché du Mercosur pour ses entreprises des secteurs de l'énergie, de l'industrie automobile et des boissons, entre autres. En outre, et c'est important, elle souhaite que les entreprises européennes puissent soumissionner sur les marchés publics, y compris pour les contrats avec les grandes municipalités ou les États fédéraux. En retour, l'UE promet un accès élargi à ses marchés pour le bœuf, la viande de volaille, le sucre et les biocarburants.
L'UE, pressée d'aboutir, a déjà accepté une offre d'entrée sur son marché de 78 000 tonnes de viande bovine et de 600 000 tonnes d'éthanol, deux produits plutôt sensibles sur le vieux continent. Celle-ci n'a pas encore satisfait les pays du Mercosur qui veulent augmenter à plus de 100 000 tonnes leur quota d'exportations de viande bovine dont la région est l'une des plus compétitive au monde (ces pays exportent déjà 200 000 tonnes de viande). La Commission européenne paraît disposée à faire encore des concessions.

Des conséquences catastrophiques pour l'environnement

L'élevage de bétail et l'expansion du soja menacent trois écosystèmes naturels très importants en Amérique latine : l'Amazonie, le Cerrado et la région du Chaco, et sont responsables de 80 % de la déforestation au Brésil entre 1990 et 2005. Il y a plus de têtes de bétail au Brésil que d'habitants, les producteurs de soja occupant progressivement les pâturages déjà défrichés. La région amazonienne du Brésil a ainsi perdu 37 000 km2 de surfaces forestières en 2016 (à peu près la taille de la Suisse), près de trois fois plus qu'en 2015. Or cette forêt participe à la protection du climat en stockant d'énormes quantités de
carbone. Couvrant un quart du Brésil, le Cerrado qui est l'un des plus importants écosystèmes de savane dans le monde tropical, continue à perdre du terrain devant l'expansion de l'élevage de bœufs et la production de soja. Entre 2013 et 2015, 19 000 km2 de forêts ont ainsi été détruits dans cette région.
En Argentine, un nouveau plan de développement porte sur l'élevage intensif de 10 millions supplémentaires de têtes de bétail au nord du pays, principalement destinées à l'exportation vers l'Europe et la Chine. Ce projet pourrait entraîner la disparition de 10 millions d'hectares de forêts.
Et que trouve-t-on dans les 171 pages du projet d'accord de libre échange entre le Mercosur et l'UE ? À peine quelques vagues déclarations sur « la gestion durable des forêts » et une mention quasi symbolique des accords de Paris sur le climat. Et ce, alors qu'au Brésil les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 8,9 % en 2016, principalement à cause de la déforestation.

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Le « sommet des peuples » à Buenos-Aires, des 8 au 13 décembre 2017 en opposition au sommet de l'OMC, une étape dans les débats de la gauche latino-américaine

Wed, 13/12/2017 - 11:56

Le sommet ministériel de l'OMC de Buenos-Aires a été l'occasion de nombreuses rencontres de militants venus du monde entier, mais surtout d'Amérique Latine. Dans le contexte de la crise générale des gouvernements de gauche en Amérique du sud ces débats se sont inscrits dans la suite de ceux qui se poursuivent depuis près de deux ans lorsque que des rencontres de ce type sont possibles comme à Montréal, lors du FSM d'août 2016, à Buenos-Aires en septembre 2016 ou à Porto Alegre en janvier 2017.

Lors de ces différents débats des dizaines et des centaines de militants sud-américains de gauche, issus des mouvements sociaux, des syndicats, des forces politiques et des milieux académiques ont cherché à identifier les causes de ces crises et les leçons à en tirer pour les expériences à venir. A chaque fois, trois grandes questions ont été au cœur des discussions. C'est d'abord le degré de « rupture » à envisager, tant avec les systèmes politiques et économiques nationaux qu'avec les marchés financiers ou commerciaux, ainsi qu'avec les puissances dominantes, en particulier les États-Unis pour les états sud-américains. Ensuite le modèle de développement à construire, avec les contradictions et tensions entre les politiques extractivistes, qui ont dans tous ces pays permis de financer les programmes sociaux, et les efforts nécessaires pour changer de modèle en s'appuyant sur des notions comme le « buen vivir » ou les « droits de la nature ». Et enfin les moyens d'approfondir une réelle démocratie politique et sociale alors que, trop souvent, c'est autour d'un « fuerte liderazgo » que se sont construites les expériences de gauche sur le continent.

Mais si l'on a retrouvé tous ces débats à Buenos Aires, en parallèle au sommet de l'OMC, ils se sont enrichis des réflexions sur le contexte particulier dans lequel se trouve cette région du monde. Ce contexte est celui d'une réorganisation des politiques gouvernementales avec l'arrivée de gouvernements de droite dans les deux pays clés d'Amérique du sud, le Brésil et l'Argentine, combinée avec l'ouverture d'un « grand jeu » diplomatique et commercial face à la crise de la mondialisation libérale et aux zig-zag de la politique étrangère des États-Unis. Dernière précision pour situer la réunion de Buenos Aires. Si les militants latino-américains venaient de mouvements très divers, les argentins présents étaient ceux qui s'identifient comme venant de la « gauche indépendante », des intellectuels, des petits courants politiques et associatifs et des secteurs de la CTA, la centrale de gauche en Argentine, qui ne sont liés ni aux groupes trotskystes, puissants dans ce pays, ni aux courants péronistes de gauche, eux-aussi implantés et influents. L'Argentine est connue pour l'importance de sa tradition trotskyste, avec deux organisations principales, PO, « Partido Obrejo », particulièrement sectaire, et le PST, issu du courant moréniste, qui commence lentement à s'ouvrir à d'autres mouvements. Ils ont formé le FIT, Front de gauche et des travailleurs, qui a une réelle base sociale et obtient des résultats électoraux significatif, 7% lors des dernières élections à Buenos-Aires, par exemple. Les péronistes de gauche sont ceux qui se revendiquent des Kirchner, Nestor et Cristina, qui ont l'un après l'autre dirigé le pays jusqu'à l'élection de Macri. S'ils ont perdu les dernières élections face à la droite, ils représentent un poids militant et électoral important dans le pays.

Les politiques des nouveaux présidents, Temer au Brésil et Macri en Argentine, sont similaires. Leurs priorités sur le modèle économique et social sont la poursuite des politiques extractivistes, en particulier agricoles, et la volonté de réformer à la fois le marché du travail et le système de retraite. Une spécificité argentine cependant : devant le poids de la dette publique Macri ne veut pas seulement, comme au Brésil, diminuer le coût des retraites par la baisse des prestations, mais il voudrait, en même temps, mettre la main sur les sommes accumulées dans le système de retraites. En Argentine ces politiques provoquent des réactions populaires importantes avec de fortes mobilisations syndicales sur les questions des retraites et du droit du travail mais aussi des femmes qui se mobilisent massivement ces dernières années contre les fémicides et le patriarcat ou des peuples indigènes, en particulier celui des Mapuche en Patagonie, avec une multiplication des conflits sur la terre avec les grands propriétaires fonciers. Face à la violence de la répression du gouvernement et des latifundistes des milliers de manifestants se sont ainsi retrouvés, jeudi 7 décembre, avec les « Madres de Plaza de Mayo ». Mais si tous les secteurs sociaux se retrouvent face à la répression, l'articulation des combats sur les questions sociales et ceux contre l'extractivisme et la défense des peuples indigènes fait partie des questions en débat. L'autre caractéristique des situations brésiliennes et argentines réside dans l'utilisation de tous les moyens pour se débarrasser des dirigeants de centre-gauche des équipes antérieures. Après Lula et Rousseff, c'est maintenant le tour de Cristina Kirchner qui vient d'être accusée de « trahison à la patrie » par les autorités judiciaires pour un motif futile. Cette nervosité des élites dans ces deux pays renvoie à la fragilité de leurs bases sociales respectives. Celles-ci sont composées de couches moyennes et supérieures enragées contre les programmes sociaux des gouvernements précédents, mais les révélations qui se succèdent sur la corruption de Temer ouvrent la porte à un possible retour de Lula, ce que les élites brésiliennes veulent éviter à tout prix, et en Argentine, si Macri a gagné les dernières élections, celles qui viennent de se dérouler au Chili et qui ont vu la percée inespérée de la gauche radicale montrent à quel point les situations sont instables dans cette partie du continent.

L'autre élément de contexte, très important dans les débats de Buenos-Aires, porte sur les possibles reconfigurations des alliances dans les Amériques. Si personne n'attend rien de la réunion ministérielle de l'OMC, d'autres dossiers chauds sont sur la table. Le premier est l'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne que le gouvernement argentin aimerait pouvoir annoncer dans les jours qui viennent. Un accord très important car il concerne des marchés de près d'un milliard d'habitants (le Mercosur regroupe le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine) mais aussi parce qu'il arrive dans une situation tout à fait nouvelle avec les annonces de Donald Trump et de l'administration américaine contre les accords de libre-échange. Une situation qui explique pourquoi un autre dossier chaud, qui ne sera pas discuté à Buenos-Aires mais qui est derrière toutes les discussions, porte sur le NAFTA, l'accord de libre-échange entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. Signé il y a plus de vingt ans, sa mise en œuvre a profondément changé les circuits de productions et d'échanges en Amérique du Nord et sa dénonciation par Donald Trump aurait un impact considérable. La fenêtre d'opportunité est assez courte pour les États-Unis car il faudrait que les options soient clarifiées avant la campagne pour les élections de mid-term de 2018. Si l'administration américaine suit les positions de Donald Trump, cela ouvrirait un « grand jeu » dans lequel toutes les cartes seraient rebattues. La volonté des pays du Mercosur d'acter rapidement un accord avec l'Union Européenne en fait partie, de même que les différents accords avec la Chine ou les pays africains, mais deux autres dossiers sont en train de s'ouvrir. Il s'agit d'un possible rapprochement entre le Mercosur et l' « alliance du Pacifique » entre le Chili, le Pérou, la Colombie et le Mexique, alliance relativement récente et qui est aujourd'hui plus politique qu'économique, mais dont la nature pourrait changer en se rapprochant du Mercosur pour former un espace latino-américain puissant faisant pièce au désengagement des États-Unis. L'autre dossier concerne le TPP, le « Trans-Pacific Partnership », voulu par Barak Obama pour contenir l'expansion chinoise et maintenant dénoncé par Donald Trump. Un TPP qui concerne de nombreux États du continent américain mais aussi d'Asie ou d'Océanie comme le Japon, la Corée du Sud ou l'Australie, qui est aujourd'hui au point mort mais qui pourrait retrouver une fonctionnalité en cas de démantèlement du NAFTA, le Canada comme le Mexique devant trouver au plus vite d'autres partenaires commerciaux.

A Buenos-Aires, les militants venus du monde entier sont tous d'accord pour dénoncer les accords de libre-échange qui fragilisent les droits sociaux et aggravent les crises écologiques et climatiques. Pour les européens et sud-américains ce sera en particulier le refus de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. Mais ces dénonciations ne veulent évidemment pas dire qu'il faille apporter le moindre soutien aux politiques populistes et xénophobes de Donald Trump qui ciblent avant tout les migrants et les réfugiés et prônent un protectionnisme qui s'appuie sur le recours massif aux charbons et autres énergies fossiles. C'est, au contraire, les actions de solidarité avec les migrants et les mesures indispensables pour lutter contre le changement climatique qui sont au cœur des échanges pendant le contre-sommet face à l'OMC qui se tient à Buenos-Aires du 11 au 13 décembre 2017.

Crédit photo : Fuera OMC

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Soutenez les actions d'Attac pour la justice climatique

Wed, 13/12/2017 - 11:29

Deux ans ont passé depuis la signature de l'Accord de Paris en clôture de la COP 21. Deux ans durant lesquels les indicateurs des dérèglements climatiques et leurs impacts dramatiques sur les populations ont continué à virer au rouge vif, deux ans durant lesquels les déclarations se sont succédées sans que les actes suivent.

Le sommet organisé par Emmanuel Macron ce 12 décembre 2017 a été marqué par le désengagement des États : « Deux ans jour pour jour après la clôture de la COP 21, Emmanuel Macron et les autres chefs d'État et de gouvernement préfèrent confier les clefs de notre avenir collectif aux marchés financiers internationaux, aux banques et multinationales, aux partenariats publics-privés et à la finance carbone plutôt que prendre la tête d'un nécessaire et urgent sursaut politique international » explique Maxime Combes, porte-parole d'Attac France sur les questions climatiques.

Une annonce doit cependant être soulignée : la Banque mondiale affirme vouloir se désengager des soutiens qu'elle apporte à l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz – malheureusement pas du charbon – d'ici à 2019. En creux, cette annonce illustre l'insoutenable inertie des institutions financières publiques européennes et françaises : pareil engagement aurait du être pris par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Caisse des dépôts et consignations dont les financements pour les énergies fossiles et les infrastructures carbonées se poursuivent comme si de rien n'était.

Notre message à destination du gouvernement français, des institutions européennes et des acteurs privés, rappelé avec force lors d'une action symbolique le 12 décembre matin, est clair : « pas un euro de plus pour les énergies fossiles ». La Caisse des dépôts et consignations, qui collecte l'épargne des livrets A et livrets de développement durable, devrait ainsi immédiatement cesser l'utilisation de ces fonds pour des financements qui ne seraient pas climato-compatibles.

Nous continuerons à agir pour faire pression en ce sens, tout au long de l'année 2018, afin de trouver les voies juridiques, politiques, économiques et sociales pour empêcher des régressions aux effets irréversibles et accélérer la transition énergétique en France et en Europe.

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OnePlanetSummit : la finance verte ne sauvera pas le climat

Tue, 12/12/2017 - 19:05

Annoncé comme le moyen de donner un nouvel élan international à la lutte contre les dérèglements climatiques et d'apporter une réponse à la décision des États-Unis de se retirer de l'Accord de Paris, le sommet organisé par Emmanuel Macron ce 12 décembre 2017 a été marqué à la fois par le désengagement des États et le transfert de la charge de l'action aux marchés et acteurs privés.

Alors que de sérieuses menaces pèsent désormais sur la possibilité de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C ou, idéalement, de 1,5°C, le OnePlanetSummit n'a clairement pas permis de relever l'ambition des politiques climatiques internationales. Entasser des annonces disparates, provenant pour une bonne part d'acteurs économiques, financiers et institutionnels dont les activités et (in)décisions des années passées ont nourri l'aggravation du réchauffement climatique, ne peut se substituer aux mesures courageuses et visionnaires dont nous avons besoin aujourd'hui.

Une annonce doit être soulignée : la Banque Mondiale affirme vouloir se désengager totalement des soutiens qu'elle apporte à l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz – malheureusement pas du charbon – d'ici à 2019. En creux, cette annonce illustre l'inacceptable et insoutenable inertie des institutions financières publiques européennes et françaises : pareil engagement, avec une date et un calendrier précis, aurait du être pris par la Banque Européenne d'Investissements (BEI) et la Caisse des Dépôts et Consignations dont les financements pour les énergies fossiles et les infrastructures carbonées se poursuivent comme si de rien n'était.

« Pas un euro de plus pour les énergies fossiles ».

Notre message à destination du gouvernement français, des institutions européennes et des acteurs privés, rappelé avec force lors d'une action symbolique ce 12 décembre matin, est clair : « pas un euro de plus pour les énergies fossiles ». La Caisse des dépôts et consignations, qui collecte l'épargne des livrets A et Développement durable, doit ainsi immédiatement cesser l'utilisation de ces fonds pour des financements qui ne seraient pas climato-compatibles. C'est le minimum exigible et les annonces du ministre de l'Economie et des Finances sont encore insuffisantes à ce sujet.

Pour Dominique Plihon, porte-parole d'Attac France, « entendre Emmanuel Macron affirmer qu'il a relancé un projet d'une taxe sur les transactions financières (TFF) à l'échelle européenne alors qu'il a successivement sabordé au mois de juin dernier le projet de TTF européenne, puis réduit sévèrement l'ambition de la TTF française cet automne, cache mal l'absence de mesure phare de son gouvernement pour financer une politique climatique qui n'est pas à la hauteur des enjeux ».

Les annonces sur la mise en place de nouveaux marchés carbone (Chine, Mexique, etc), qui ont pourtant montré leur inefficacité notable à l'échelle européenne, et l'insistance donnée à la finance verte, dont Attac France a récemment montré toutes les limites, sont inquiétantes : les dispositifs volontaires et non-contraignants ne sont pas de nature à rendre l'ensemble du système financier et des activités économiques climato-compatibles. C'est pourtant l'enjeu majeur qui aurait du être à l'ordre du jour de ce sommet : faire en sorte que les grandes déclarations sur l'urgence climatique se transcrivent enfin en une profonde mutation de cette formidable machine à réchauffer la planète qu'est l'économie mondiale. Ce n'est malheureusement pas le cas.

« Deux ans jour pour jour après la clôture de la COP 21, Emmanuel Macron et les autres chefs d'État et de gouvernement préfèrent confier les clefs de notre avenir collectif aux marchés financiers internationaux, aux banques et multinationales, aux partenariats publics-privés et à la finance carbone plutôt que prendre la tête d'un nécessaire et urgent sursaut politique international » explique Maxime Combes, porte-parole d'Attac France sur les questions climatiques. « Malheureusement, aucune des annonces prononcées lors de ce OnePlanetSummit ne change la donne : pas assez, pas assez vite, pas assez appropriées, voilà comment résumer les annonces de ce sommet, qui n'en était pas vraiment un, à l'initiative d'Emmanuel Macron », poursuit Maxime Combes.

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Sommet de l'OMC : le gouvernement argentin veut expulser la société civile

Tue, 12/12/2017 - 18:35

Suite à la décision du gouvernement argentin d'empêcher la participation de 26 organisations de la société civile internationale au sommet de l'OMC qui ouvre ses portes le 11 décembre à Buenos Aires, plusieurs personnes ont été expulsées ces derniers jours, au mépris des règles minimales du droit des personnes, comme s'en inquiètent l'ONU et l'Union européenne.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec toutes celles et tous ceux qui ont été banni·e·s du territoire argentin. Après avoir bloqué une représentante d'Attac France accréditée comme observatrice à l'OMC - finalement autorisée à rentrer suite à l'intervention de l'ambassade de France - notre ami d'Attac Norvège, Petter Slaatrem Titland, a été expulsé via le Brésil, malgré les interventions des autorités norvégiennes, qui demandent des excuses au gouvernement argentin.

Les arguments de « sécurité » mis en avant par le gouvernement argentin s'accordent avec sa politique intérieure de criminalisation des mouvements sociaux. En témoignent l'accusation de « terrorisme » pour l'association Attac, diffusée dans les media argentins. Si nous ne pouvons pas attendre des excuses du gouvernement argentin, nous exprimons tous nos remerciements aux organisations argentines et internationales qui ont mis en place un dispositif juridique d'urgence et ont eu le souci du respect du droit.

Nous demandons que tous les membres de la société civile qui se rendent à Buenos Aires à l'occasion de la réunion interministérielle de l'OMC puissent entrer sur le territoire argentin.

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One Planet Summit - Attac dans les médias

Tue, 12/12/2017 - 17:01

Deux an après la COP 21, Emmanuel Macron organise à Paris le « One Planet Summit ». L'objectif de ce sommet est de faire de Paris la nouvelle place internationale de la finance verte. Mais la finance verte est-elle réellement climato-compatible ? Retrouvez les réactions d'Attac dans les médias.

Sommaire A la télévision
JT de 20h, « La finance peut-elle être écolo ? », 11 décembre 2017, France 2
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« Sénat 360 », 11 décembre 2017, Public Sénat
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« Climat : la finance peut-elle être écolo ? », 11 décembre 2017, France Info

A la radio
« Charline demande pardon au monde de la finance ! », 12 décembre 2017, France Inter

« Journal de 13h » (à partir de la minute 17'10), 12 décembre 2017, France Inter

Christian Vadon, « Le One Planet Summit met la finance verte en lumière », 12 décembre 2017, RCF

Marie Viennot, « Paris, place financière la plus verte du monde.... », 11 décembre 2017, France Culture

La rédaction, « Journal de 18h » (à partir de la minute 6'23), 10 décembre 2017, France Culture

Isabelle Raymond, « Le brief éco. Paris veut devenir la capitale mondiale de la finance verte », 11 décembre 2017, France Info

La rédaction, « Greenwashing : des entreprises apparemment plus vertes », 11 décembre 2017, France Inter

Au-delà de la finance et des investissements propres, le greenwashing touche aussi les pratiques internes des entreprises. Ce qui produit des exemples cocasses, comme le rappelle Attac dans son rapport : le nouvel aéroport de Mexico City, réputé neutre en carbone, ou encore, en Espagne, des raffineries et des usines chimiques du géant pétrolier Repsol, rénovées sur le plan thermique.
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Dans les journaux
Vittorio De Filippis, « Dominique Plihon : « Seules 25 % des obligations vertes émises sont certifiées » », 11 décembre 2017, Libération

Nous sommes dans un capitalisme financiarisé et mondialisé : la finance est un vecteur dominant de l'économie. Les acteurs financiers y jouent un rôle prépondérant. Leur objectif est de maximiser leur rentabilité tout en introduisant des critères d'investissement « extrafinanciers » pour répondre aux demandes des épargnants qui leur confient leur argent.
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Gérard Le Puill, « 12 décembre : le sommet de Paris sur le climat passe à côté de l'essentiel », 11 décembre 2017, L'Humanité

Comme si le français était désormais une langue morte, Emmanuel Macron a donné le nom de « One Planet Summit » à la mini rencontre qu'il organise demain sur l'île Seguin, ancien site de Renault à Billancourt. Il s'agira, nous dit-on, de « mettre la finance publique et privée au service de l'action climat ». Mais, comme le relève Maxime Combes, au nom d'Attac, « l'absence de définition claire et précise de ce qu'une obligation verte peut et ne peut pas financer empêche de distinguer celles qui sont compatibles avec l'environnement ou le climat et celles qui ne le sont pas ».
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Emilie Torgemen, « One Planet Summit : un sommet climat pour quoi faire ? », 11 décembre 2017, Le Parisien

« L'ONU a récemment rappelé que les États ont donné à peine un tiers du financement nécessaire pour respecter les engagements pris lors de la COP 21. Dans ces conditions, il faudrait urgemment que ce sommet climat soit utile, explique Maxime Combes, économiste proche d'Attac. Mais j'ai peur qu'il ne serve à rien. »
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Marie-Noëlle Bertrand, « Maxime Combes : « Un tout petit marché, par ailleurs bien pollué de l'intérieur » », 12 décembre 2017, L'Humanité

Dans un rapport publié hier, l'association Attac dénonce l'inefficacité des obligations vertes. L'outil phare de la finance climatique ne représente au final qu'une niche. Entretien.
Lire l'article

La rédaction, « Climat : le "One Planet Summit" organisé à Paris peut-il vraiment faire avancer les choses ? », 12 décembre 2017, Sud Ouest

En ligne
Floréane Marinier, « Finance verte : Attac met en garde contre le greenwashing [Étude] », 11 décembre 2017, GreenUnivers.com

La rédaction, « Climat : des banques renforcent leurs engagements, sous l'œil d'ONG sceptiques », 11 décembre 2017, Connaissance des énergies

La rédaction, « Sommet climat : comment la finance essaye de se mettre au vert », 11 décembre 2017, Connaissance des énergies

La rédaction, « « Seules 25 % des obligations vertes émises sont certifiées » », 12 décembre 2017, Yahoo Actualités

La rédaction, « One Planet Summit : un sommet climat pour quoi faire ? », 11 décembre 2017, Boursorama.com

Laurent Martinet, « Il faut beaucoup plus d'argent pour financer la transition énergétique », 12 décembre 2017, L'express.fr

La rédaction, « Climat : des ONG sceptiques sur les engagements des banques françaises », 11 décembre 2017, L'express.fr

Moran Kérinec, « Le monde de la finance est accusée d'aggraver le changement climatique », 11 décembre 2017, Reporterre

Fabienne Marion, « Transparence et financement : où en est la France sur le climat ? », 11 décembre 2017, Up' Magazine

Jacques Prescott, « La finance et les affaires, ennemies du développement durable ? », 12 décembre 2017, Mediaterre

La rédaction, « Seules 25 % des obligations vertes émises sont certifiées », 11 décembre 2017, Actu Orange

Jacques Prescott, « La finance et les affaires, ennemies du développement durable ? », 11 décembre 2017, Mondialisation.ca

La rédaction, « Climat : des banques renforcent leurs engagements, sous l'oeil d'ONG sceptiques », 11 décembre 2017, Romandie.com

Vanina Delmas, « La finance climaticide sur le banc des accusés », 11 décembre 2017, Politis

Rédaction, « Climat : 80 économistes appellent à ne plus financer les énergies fossiles », 11 décembre 2017, L'express

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#PasUnEuroDePlus pour les énergies du passé

Tue, 12/12/2017 - 12:28

Près de 500 personnes se sont mobilisées ce mardi 12 décembre 2017 face au Panthéon pour exprimer d'une seule voix #PasUnEuroDePlus pour les énergies du passé.

Deux ans après l'adoption de l'Accord de Paris, la France accueille un sommet international “Finance et climat”. Associations, ONG et syndicats appellent à la fin immédiate de tout investissement dans de nouveaux projets de production et d'infrastructure de combustibles fossiles, et encouragent une hausse significative du financement des énergies renouvelables.

Partout dans le monde, le changement climatique et les destructions environnementales prennent une ampleur sans précédent, et des actions inédites seront nécessaires pour limiter les conséquences néfastes de notre dépendance au pétrole, au charbon et au gaz.

Il est crucial de réduire drastiquement l'intensité carbone de nos systèmes économiques. Mais il est tout autant essentiel de mener sans délai des actions ambitieuses pour mettre un terme à l'exploration et à l'expansion de projets fossiles ; ainsi que de gérer la baisse de la production existante, conformément aux objectifs de l'accord de Paris.

Plus d'infos > https://pasuneurodeplus.info/declaration/

Photos : Mélanie Poulain.

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A Lille Apple se fait croquer par les militants

Mon, 11/12/2017 - 15:29

A Lille, alors que les clients continuent de venir chercher au compte-gouttes leur nouvel iPhone X, une quarantaine de militants ont choisi de manifester devant le magasin ce samedi matin pour dénoncer la politique de la marque à la pomme. Laquelle ne paie ni ses impôts ni les amendes qui lui sont délivrées.

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Ils continuent à financer les énergies fossiles, arrêtons-les !

Fri, 08/12/2017 - 10:29

Le 12 décembre prochain, deux ans après l'adoption de l'Accord de Paris, la France accueillera un sommet international “Finance et climat”. Mobilisons nous en masse pour dire haut et fort : pas un euro de plus pour les énergies du passé !

Plus d'informations sur Pas Un Euro de Plus.
Page facebook et événements :

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One Planet Summit - Nouveau rapport Attac : « La finance verte est-elle vraiment verte ? »

Fri, 08/12/2017 - 09:37

A l'occasion du One Planet Summit organisé par Emmanuel Macron le 12 décembre, Attac France publie un nouveau rapport intitulé « La finance verte est-elle vraiment verte ? ». L'analyse du fonctionnement du marché des obligations vertes montre que ce nouvel instrument financier n'apporte pas assez de garantie et ne permet pas d'exclure le financement de projets qui ne sont pas climato-compatibles. Nous appelons les pouvoirs publics à réguler en urgence le marché et à agir pour rendre l'ensemble du marché obligataire mondial « vert ».

« Mettre la finance publique et privée au service de l'action climat », telle est l'ambition affichée par Emmanuel Macron pour le One Planet Summit organisé ce mardi 12 décembre, deux ans jours pour jour après l'Accord de Paris validé lors de la COP 21. Compte tenu de la faiblesse persistante des financements internationaux, régionaux et nationaux en faveur de la transition écologique et des politiques de lutte contre les dérèglements climatiques, l'enjeu est de taille.

Le rapport qu'Attac France publie analyse le cas spécifique des obligations vertes et des obligations climat, un marché souvent présenté comme l'exemple le plus abouti du « verdissement de la finance ». Rappelant d'abord que ce marché, bien qu'en croissance exponentielle, ne représente que 0,1% du marché obligataire mondial, soit une goutte d'eau au milieu d'un océan de finance « non verte », le rapport montre toutes les limites des dispositifs volontaires et non contraignants qui prétendent organiser ce nouveau marché.

« L'absence de définition claire et précise de ce qu'une obligation verte peut et ne peut pas financer empêche de distinguer celles qui sont compatibles avec l'environnement ou le climat de celles qui ne le sont pas » affirme Maxime Combes, auteur du rapport. « Les obligations vertes levées par la multinationale de l'énergie Engie pour des projets écologiquement et socialement controversés en Amazonie, par Mexico pour construire un nouvel aéroport, par la multinationale pétrolière Repsol pour prolonger la durée de vie de ses raffineries et usines chimiques ou encore par la Pologne pour se payer à peu de frais une opération de greenwahing étatique, illustrent parfaitement les faiblesses intrinsèques du marché des obligations vertes », poursuit-il.

Attac France appelle donc les pouvoirs publics à réguler en urgence le secteur et à suivre les préconisations du rapport : mise en œuvre d'un standard européen garanti par le régulateur public, prise en compte de la qualité de l'émetteur pour éviter les opérations de greenwashing, exclusion d'un certain nombre de secteurs (énergies fossiles, nucléaire, grands barrages, incinérateurs, etc) et introduction de dispositifs de transparence, vérification et sanction sont le minimum exigible pour parler de « finance verte ».

« Shifting the trillions » affirment les pouvoirs publics et les acteurs financiers pour expliquer que les nouveaux instruments de la finance verte, dont les obligations vertes, seraient en mesure de financer la transition énergétique mondiale. A l'heure où les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont encore trois fois plus importants que ceux dans les énergies renouvelables, l'enjeu n'est pourtant pas de promouvoir un tout petit marché des obligations vertes, mais bien de rendre l'ensemble du marché obligataire mondial climato-compatible : on en est malheureusement très loin.

Désireux de « faire de Paris la capitale de la finance verte et durable », Emmanuel Macron, le gouvernement et la place financière de Paris ont donc du pain sur la planche : pas un euro de plus pour les énergies du passé, tel est le message que nous délivrerons, avec de nombreuses autres organisations mobilisées face à l'urgence climatique, ce mardi 12 décembre matin.

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Déclaration Finance Climat

Thu, 07/12/2017 - 17:34

En amont du sommet “Finance Climat” d'Emmanuel Macron, exigeons la fin immédiate des investissements dans la production des énergies et des infrastructures fossiles, et encourageons une augmentation massive des investissements dans les énergies renouvelables.

DÉCLARATION

Nous, sous-signé.e.s, appelons à la fin immédiate de tout investissement dans de nouveaux projets de production et d'infrastructure de combustibles fossiles, et encourageons une hausse significative du financement des énergies renouvelables.

Nous publions cet appel à l'action à l'approche du sommet sur le climat organisé à Paris en décembre par Emmanuel Macron. Le président français et d'autres dirigeant.e.s se sont déjà exprimé.e.s sur la nécessité d'un soutien financier accru aux solutions climatiques, mais ont gardé le silence sur l'autre partie de l'équation, plus problématique : les financements qui continuent à être accordés à de nouveaux projets de production et d'infrastructures charbonnières, gazières et pétrolières.

Partout dans le monde, le changement climatique et les destructions environnementales prennent une ampleur sans précédent, et des actions inédites seront nécessaires pour limiter les conséquences néfastes de notre dépendance au pétrole, au charbon et au gaz.

Il est crucial de réduire drastiquement l'intensité carbone de nos systèmes économiques. Mais il est tout autant essentiel de mener sans délai des actions ambitieuses pour mettre un terme à l'exploration et à l'expansion de projets fossiles ; ainsi que de gérer la baisse de la production existante, conformément aux objectifs de l'accord de Paris.

Les études montrent que le C02 contenu dans les gisements de combustibles fossiles actuellement exploités suffit à nous amener au-delà du seuil de réchauffement climatique critique. Les nouveaux projets d'exploration et de production sont incompatibles avec le maintien du réchauffement de la planète en dessous des +2 °C (et le plus près possible de +1,5 °C), mais de nombreux projets en cours devront être abandonnés plus rapidement qu'en suivant le rythme de l'épuisement des resources. Pour le dire autrement : il n'y a plus de place pour de nouvelles infrastructures fossiles, et il n'y a donc aucune raison de continuer d'investir dans le secteur.

Il est temps que l'ensemble des acteurs économiques mondiaux se tournent pleinement vers des énergies renouvelables sûres et d'abandonner les combustibles fossiles. Nous affirmons par cette lettre que les institutions de développement comme les investisseurs publics et privés ont la responsabilité urgente et l'obligation morale de montrer la voie en mettant fin à l'exploitation des combustibles fossiles.

La transition mondiale vers un avenir sobre en carbone est déjà entamée, et nous savons que l'abandon total des combustibles fossiles offre la possibilité de passer à un nouveau paradigme économique de prospérité et d'équité. L'expansion continue du charbon, du gaz et du pétrole ne fait que ralentir cette inévitable transition, tout en contribuant à exacerber les conflits, alimenter la corruption, menacer la biodiversité et les ressources d'eau et d'air non pollués, mais aussi à enfreindre les droits des peuples indigènes et ceux des pays et des communautés vulnérables.

La demande et l'accès à l'énergie peuvent et doivent être entièrement couverts par les énergies renouvelables du XXIe siècle. L'idée que de nouveaux combustibles fossiles (comme l'attrait renouvelé pour le gaz) sont nécessaires à cette transformation est erronée, et elle contribue à bloquer la pénétration des énergies renouvelables.

La communauté des investisseurs a le pouvoir de créer les conditions pour rendre ce changement possible. Les investissements actuels et futurs dans la production de combustibles fossiles vont à l'encontre d'une transition sûre et équitable visant à éviter des désastres climatiques encore plus grands.

Les investisseurs, les institutions et tous les acteurs internationaux du développement doivent reconnaître que la poursuite des investissements dans la production d'énergies fossiles est incompatible avec une réelle action pour le climat. Il faut au contraire accorder la priorité aux incroyables opportunités d'investissement que représentent les énergies 100 % renouvelables du futur, grâce auxquelles nous pourrons construire une économie saine tout en protégeant les salarié.e.s du secteur de l'énergie, les communautés et en tenant compte des limites écologiques d'une planète finie.

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Les signataires de la Déclaration Finance Climat
  • Alain Grandjean, Economist, Scientific advisor to the Foundation for Nature and Mankind
  • Alain Karsenty, Research Director at CIRAD, Montpellier
  • Ann Pettifor, Director of Policy Research in Macroeconomics, Prime
  • Anu Muhammad, Professor of Economics, Jahangirnagar University, Dhaka, Bangladesh
  • Aurore Lalucq, Economist and Director of the Veblen Institute
  • Carolina Burle Schmidt Dubeux, Environemental Economist, PhD and teacher at the Federal University of Rio de Janeiro · COPPE/Centro Clima
  • Claudia Kemfert, Head of the department of energy, transportation and environment at the German Institute for Economic Research in Berlin
  • Co-Pierre Georg, Associate Professor, University of Cape Town. Research Economist – Deutsche Bundesbank , Policy Associate – Economic Research Southern Africa
  • Dominique Plihon, Professor Emeritus of Economics, Paris-Nord University Director, Center of Economics of the University of Paris Nord
  • Dr Ben Groom, Associate Professor of Environment & Development Economics, LSE
  • Dr Michael Mason, Associate Professor, Department of Geography and the Environment, LSE
  • Dr. Ashok Khosla, Chairman, Development Alternatives
  • Dr. Charles Palmer, Associate Professor of Environment and Development, London School of Economics and Political Science (LSE),
  • Dr. Ron Milcarek, UMASS Economics Department
  • Dr. Simplice Asongu, Lead Research Economist, African Governance and Development Institute
  • Emilio Padilla Rosa, Associate Professor, Department of Applied Economics, School of Economics and Business
  • Frank Ackerman, Principal Economist, Synapse Energy Economics
  • Gautam Sethi, Associate Professor of Economics and Econometrics, Bard Center for Environmental Policy
  • Helene Ollivier, Research fellow of the CNRS and Associate Professor at Paris School of Economics
  • Herman Daly, Emeritus Professor, University of Maryland
  • Ian Kinniburgh, Former Director of Department of Policy and Analysis Division, UN Department of Economic and Social Affairs
  • Ilan Noy, Chair in the Economics of Disasters, Victoria University of Wellington, New Zealand
  • Ivar Ekeland, Fellow of the Royal Society of Canada, Former President, the University of Paris-Dauphine
  • Jaime De Melo, Scientific Director at Ferdi (Emeritus Professor, University of Geneva)
  • James Kenneth Galbraith, Economist
  • Jean Gadrey, former Professor of economics, University of Lille
  • Jean-Pierre Ponssard, Senior Research Fellow CNRS France
  • Jeffrey Sachs, Economist, Senior UN Advisor
  • John C. Quiggin, Australian Research Council Laureate Fellow and professor at the School of Economics, University of Queensland
  • John Hewson, Former Leader of the Federal Opposition, Australia
  • Jon D. Erickson, David Blittersdorf Professor of Sustainability Science and Policy
  • Jusen Asuka, Professor Tohoku University
  • Kate Pickett, Professor, University of York Research Champion for Justice & Equality
  • Kate Raworth, Senior Visiting Research Associate, Environmental Change Institute, Oxford University
  • Katheline Schubert, Associate Professor at the Paris School of Economics and researcher at the Sorbonne Center for Economics.
  • Katrin Millock, Associate Professor, Paris School of Economics & Research Fellow at CNRS
  • Lionel Fontagné, Professor of Economics at the Paris School of Economics - University Paris 1
  • Mariana Mazzucato, Professor in the Economics of Innovation and Public Value, Director, UCL Institute for Innovation and Public Purpose
  • Mark Campanale, Founder & Executive Director, Carbon Tracker Initiative
  • Marzio Galeotti, Ph.D., Professor of Environmental and Energy Economics, University of Milan - Milan, Italy
  • Maxime Combes, economist for Attac France
  • Michael Jacobs, Visiting Professor, School of Public Policy, University College London
  • Michael Pirson, Professor, Gabelli School of Business, Fordham University
  • Mohammad A Jabbar, Agricultural Economist, International Livestock Research Institute
  • Mouez FODHA, Professor of Economics, Paris School of Economics & University Paris 1 Pantheon-Sorbonne.
  • Mutsuyoshi Nishimura, Former Ambassador of Japan to the UNFCCC negotiations Research Fellow, The Japan Institute of International Affairs (JIAA)
  • Neva Rockefeller Goodwin, Co-Director, Global Development And Environment Institute, Tufts University
  • Nicolas Bouleau, Mathematician, Economist
  • Oliver Sartor, PhD, Senior Research Fellow Climate and Energy, IDDRI
  • Patrick Criqui, Research Director, CNRS
  • Peter A. Victor Ph.D.,FRSC, Professor, Faculty of Environmental Studies, York University
  • Pierre-Richard Agenor, Professor of International Macroeconomics and Development Economics, University of Manchester
  • Prof Ross Garnaut, Professorial Research Fellow in Economics, Faculty of Business and Economics, University of Melbourne
  • Prof. James Renwick (Victoria University of Wellington), Professor at Victoria University of Wellington, School of Geography, Environment and Earth Sciences
  • Prof. Michael Finus, Chair in Environmental Economics,
  • Prof. Phoebe Koundouri, Athens University of Economics and Business, Director of International Center for Research on the Environment and the Economy, Chair Sustainable Development SOlutions Network Greece
  • Prof. Simone Borghesi, President Elect IAERE - Italian Association of Environmental and Resource Economists
  • Ramon E. Lopez, Professor at the University of Chile , Santiago · Departamento de Economía
  • Ramón López, Professor of Economics, Department of Economics, University of Chile, Santiago, Chile
  • RENOUARD Cécile, Professor, Centre Sèvres-Jesuit University of Paris and researcher, ESSEC Business School
  • Reyer Gerlagh, Professor of Economics, Tilburg University, Netherlands
  • Richard Denniss, Chief Economist, The Australia Institute
  • Richard Wilkinson, Emeritus Professor of Social Epidemiology University of Nottingham.
  • Rick Van der Ploeg, Professor of Economics and Research Director of the Oxford Centre for the Analysis of Resource Rich Economies at Oxford University, former Chief Financial Spokesperson in the Dutch Parliament
  • Robert Costanza, VC's Chair in Public Policy, Crawford School of Public Policy, The Australian National University
  • Robert M. Freund, Theresa Seley Professor in Management Science, Sloan School of Management, MIT
  • Seyhun Orcan Sakalli, Postdoctoral Research Fellow, Department of Economics, University of Lausanne
  • Shahriar Shahida, Co-Chief Investment Officer Constellation Capital Management LLC
  • Shuzo Nishioka, Counsellor, Institute for Global Environmental Strategies
  • Slim Ben Youssef, Professor, ESC de Tunis
  • Suzi Kerr, Senior Fellow, Motu Economic and Public Policy Research
  • Takeshi Mizuguchi, Professor Takasaki City University Of Economics
  • Terra Lawson-Remer, Fellow at the Stanford Center for Advanced Studies in the Behavioral Sciences
  • Thomas Porcher, Associate Professor, Paris School of Business, member of “Les économistes attérrés
  • Thomas Sterner, Chair LOC World Conference of Environmental Economics
  • Tim Jackson, Professor, University of Surrey, UK
  • Tom Sanzillo, Director of Finance for the Institute for Energy Economics and Financial Analysis
  • Tom Steyer, Founder and former co-senior managing partner of Farallon Capital and the co-founder of OneCalifornia Bank
  • Valentina Bosetti, Associate professor at the Department of Economics, Bocconi University, President of the Italian Association of Environmental Economists
  • Yanis Varoufakis, Greek Economist, Academic and Politician
  • Yifat Reuveni
  • Head of social-finance innovation JDC College of Management business school, Faculty of Management - Tel Aviv University
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La « finance verte » est-elle vraiment verte ?

Thu, 07/12/2017 - 16:42

A l'occasion du One Planet Summit organisé par Emmanuel Macron le 12 décembre, Attac France publie un nouveau rapport intitulé « La finance verte est-elle vraiment verte ? ». L'analyse du fonctionnement du marché des obligations vertes montre que ce nouvel instrument financier n'apporte pas assez de garantie et ne permet pas d'exclure le financement de projets qui ne sont pas climato-compatibles. Nous appelons les pouvoirs publics à réguler en urgence le marché et à agir pour rendre l'ensemble du marché obligataire mondial « vert ».

Les financements nécessaires pour mettre en œuvre la transition énergétique mondiale, rendre l'économie mondiale soutenable et faire face aux conséquences des dérèglements climatiques sont colossaux. Ils sont généralement estimés dans une fourchette allant de 2 à 5% du PIB mondial, soit plusieurs milliers de milliards de dollars annuels. Estimation qui ne tient pas compte de l'ensemble des Objectifs du développement durable (ODD), adoptés par l'Assemblée générale des Nations-Unies en septembre 2015 : leur réalisation implique de débloquer d'importants financements additionnels pour des secteurs qui en sont faiblement dotés tels que l'accès à l'eau, la protection des populations et de l'environnement ou la santé. Ces besoins interviennent dans un contexte de disette budgétaire et de désengagement progressif des États qui se limitent souvent à renommer « climat » des financements historiquement dévolus à l'aide au développement.

La transition énergétique mondiale implique donc un transfert massif des investissements jusqu'ici orientés vers les secteurs industriels dépendant des énergies fossiles vers des secteurs climato-compatibles tels que les énergies renouvelables ou l'efficacité énergétique. Si l'on en croit les dernières données disponibles, le défi est de taille puisque les investissements dans les énergies renouvelables étaient en baisse de 23 % en 2016, tombant à 242 milliards d'euros, soit leur niveau de 2010. Tandis que les investissements dans les énergies fossiles, bien qu'en baisse également, représentaient encore 708 milliards de dollars en 2016, soit 42% de l'ensemble des investissements dans le secteur de l'énergie. En 2016, chaque fois que l'économie mondiale a investi un dollar dans les énergies renouvelables, trois dollars l'ont été dans les énergies fossiles.

L'un des principaux défis est donc d'utiliser les leviers politiques, économiques et financiers, qu'ils soient déjà disponibles ou qu'ils faillent les inventer, pour accélérer sans attendre une transition vers des investissements sobres en carbone. « Shifting the trillions » – déplacer les milliers de milliards de dollars – répondent en cœur les promoteurs de la « finance verte » qui explique que la création de nouveaux marchés et outils financiers verts vont permettre de relever ce défi.

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OMC : les ONG sur liste noire en Argentine

Thu, 07/12/2017 - 11:00

Attac France dont des représentants doivent se rendre en Argentine pour participer aux réunions et séminaires organisés en marge de la 11e Conférence ministérielle de l'OMC qui doit se tenir du 10 au 13 décembre 2017 à Buenos Aires, est scandalisée par la décision du gouvernement argentin de lui interdire l'accès à ces événements. Une décision qui ne va pas sans rappeler les heures les plus sombres de l'histoire de ce pays.

Attac France, comme de nombreuses organisations de la société civile avait reçu des accréditations pour participer à la Conférence de l'OMC. Mais, dans une décision absolument inédite, le gouvernement de M. Macri a intimé l'ordre à ses ambassades et consulats de refuser des visas d'entrée sur son territoire à une large liste « noire » de personnes de la société civile et d'organisations de défense des droits humains.

Oxfam Allemagne, Transnational Institute, les Amis de la Terre International et de nombreuses autres organisations figurent sur cette liste d'ONG indésirables en Argentine. Selon nos informations, 26 organisations de 17 pays seraient ainsi concernées.

Attac France tient à faire connaître son indignation devant cette décision du gouvernement argentin, une initiative sans précédent dans l'histoire des relations entre les ONG et les institutions internationales comme l'OMC. Ses représentants ont décidé de passer outre à l'interdiction et se présenteront comme ils l'avaient prévu à l'aéroport de Buenos Aires dans les prochains jours.

Attac France ne manquera pas de faire savoir quelle suite elle entend donner à ces événements.

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