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Syndicate content Attac France
Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Mouvement d'éducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations… Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 10 000 membres et plus de 100 comités locaux.
Updated: 2 hours 4 min ago

Carte et liste des actions #PasAvecNotreArgent du 8 au 15 septembre

Wed, 12/09/2018 - 10:51

Joignez-vous aux actions dans votre région, les actions se dérouleront du 8 au 15 septembre, les dates peuvent varier selon l'organisation des groupes d'action !

Toutes les actions du 15 septembre en France et dans le monde : #outerdiv { width: auto; height: 446px; overflow: hidden; position: relative; } #innermap { position: absolute; left: -293px; width: 1168px; height: 446px; }

Lien de la campagne coordonnée avec Change Finance :
https://www.changefinance.org/fr/passez-a-laction/

Liste des actions organisées par Attac VilleLieu et heure de la manifestation rejointe ou organisée Alfortville 15 septembre : détails à venir, contact : attac-vdb@laposte.net Annemasse Actions dans l'après-midi en centre ville, contact : j.e.cambon@orange.fr Antibes Dimanche 9 septembre et lundi 10 septembre à 18h30 rdv Place De Gaulle, action flash (15'), contact : attacantibes@free.fr Antibes Juan-les-Pins Vendredi 14 septembre à 18h30 rdv La Croix Rouge, Parking Ste Elisabeth Riviera Park devant la BNP, action flash (15'), contact : attacantibes@free.fr Antibes Actions le samedi 15 à 10h00 rdv Place De Gaulle, contact : attacantibes@free.fr Bordeaux Actions le 15 septembre, détails à venir, contact : bordeaux@attac.org Boulogne-sur-Mer Actions le mercredi 12 septembre de 10 à 13h, contact : attac.boulonnais@gmail.com Bourges 9 septembre : actions visible lors de la fête des associations de Bourges Bourg-en-Bresse Samedi 22 septembre Action liée partie prenante de la FETE des POSSIBLES Brest Détails à venir, contact : finistere@attac.org Calais Action samedi 15 septembre, contact : attac.boulonnais@gmail.com Clermont-Ferrand Actions le samedi 15 septembre, détails à venir, contact : binet.genevieve@protonmail.com Chambéry Rendez-vous le matin du 15 Septembre à Chambéry, détails à venir, contact : savoie@attac.org Charenton 15 septembre : détails à venir, contact : attac-vdb@laposte.net Creil 10 à Creil, contactez famchon.arnaud@free.fr pour rejoindre l'action Dieppe Actions le samedi 15/09 après-midi, dans le centre de Dieppe. Dijon Dijon le 15 septembre à partir de 11h place du Bareuzain, contact : lepeulegauche@wanadoo.fr Dunkerque Samedi 15 septembre au matin à Dunkerque, infos à venir, contact attac-flandre@outlook.fr La Fontonne Actions le mercredi 12 à 18h30 Place Jean Aude, contact : crp.06@free.fr Guéret Déambulation entre les 3 agences bancaires en centre ville. Stationnement et ritournelle devant chacune, contact attac23@gmail.com Grenoble Infos à venir, contact : nikolaz@attac.org Issy-les-Moulineaux Actions & déambulation le samedi 15/9 en centre ville, contact : president.attac92@attac.org Ivry 15 septembre : détails à venir, contact : attac-vdb@laposte.net Juan-les-Pins Actions le mardi 11 septembre à 18h30 rdv devant la Poste, contact : crp.06@free.fr Lille 8 Septembre : participation au rassemblement organisé par les associations de la MRES ( Maison Régionale de l'Environnement et des Solidarités ) à 15h sur la Grand'Place au centre de Lille. Contacts : attaclille@gmail.com, rene.sobry@sfr.fr Lille 15 Septembre : RDV à 15h Grand Place, contacts : attaclille@gmail.com, rene.sobry@sfr.fr Limoges Actions à venir, contact attac87@attac.org Lorient Plusieurs actions prévues le 15 septembre, contact : centre-bretagne@attac.org Lyon Détails à venir, contact rhone@attac.org Mâcon Rendez-vous le 15 Septembre pour une action à Mâcon, précisions à venir, contact : macon@attac.org Manosque Actions en ville le 15 septembre, contactez daflo04@orange.fr pour participer Marseille Une action aura lieu à Marseille le samedi 15 septembre, merci de contacter cedricdesmarais@hotmail.fr Metz Rendez-vous le 15 Septembre pour plusieurs actions simultanées sur les vitrines des banques de Metz, d'autres informations seront à venir, contact : moselle@attac.org Montauban Plusieurs actions à Montauban : contact legoux.jean-marc@orange.fr Mouans-Sartoux Détails à venir, contact : attac06@attac.org Montpellier Actions à venir lors de la semaine du 8 au 15 septembre, contact : molinab@wanadoo.fr Nancy Rendez-vous le 15 Septembre pour plusieurs actions devant les banques, d'autres informations sont à venir, contact : attac54@attac.org Nantes Rendez-vous le 8 et le 15 Septembre pour plusieurs actions simultanées sur les vitrines des banques de Nantes, d'autres informations seront à venir, contact : attac44@attac.org Nice Vendredi 14 sur le marché de l'Ariane à partir de 10h, contact : genelegay@wanadoo.fr Nîmes Le 8 septembre : aspersion de savon noir et colorant, collages d'affiches et distribution d'affichettes, un gâteau d'anniversaire sera également préparé pour les dix ans de crise. contact : nimes@attac.org Orléans 15h Place du Martroi à Orléans. A l'occasion des événements lors des Journées Environnement Santé et du World CleanUp Day, nous distriburons aux participants des tracts sur les investissements nocifs et sales des banques, contact : attac45@attac.org Outreau Actions lundi 10 septembre, contact : attac.boulonnais@gmail.com Paris Actions en cours de préparation, contactez directement le groupe action : actions-idf-accueil@attac.org pour plus d'informations Paris Centre Joyeuse déambulation dans le 3e arrondissement ce jeudi 13/09 à 19h, contact : edwigethaillethaille@gmail.com Paris 14, 13 & 5 Actions le samedi 15 à Paris 5 et 13 ;16h30 au métro Gobelins pour finir au métro Tolbiac, contact philrey@free.fr & okezouit@gmail.com Paris 19/20 Plusieurs actions dans Paris le jeudi 13 septembre, contact : amjoly2@free.fr Pontivy Plusieurs actions prévues le 15 septembre, contact : centre-bretagne@attac.org Portel Actions le vendredi 14 au Portel, contact attac.boulonnais@gmail.com Pas-de-Calais Plusieurs actions sont prévues du 8 au 15 septembre, détails à venir, contact : attac.boulonnais@gmail.com Pau Actions à venir la semaine du 8 au 15 septembre, contact rene.rochange@gmail.com Quimper Actions le samedi 15 dans l'après-midi, tour des banques, distribution de tracts, collage des affiches sur les banques, point presse, contact cotintoulec@wanadoo.fr Rennes Action secrète, contact : rennes@attac.org La Roche-sur-Yon Rendez-vous place Napoléon à 10h30, contact : attac85@attac.org Saint-Nazaire Actions à venir, contact : chantaljmoreau@wanadoo.fr St-Étienne St-Étienne. Grand rassemblement contre la finance dérégulée et pour le climat, le 15/09 à 10h30, Place de l'Hôtel de ville, contact : loire@attac.org Saint-Martin-Boulogne Actions le jeudi 13 septembre de 10h à 13h à Saint-Martin-Boulogne, attac.boulonnais@gmail.com Saint-Quentin-la-Poterie Actions le 15 septembre lors de la fête des associations locales, contact : uzege@attac.org Sète Rendez-vous le matin du 15 septembre à Sète, il s'agira de rencontres organisée à la sensibilisation citoyenne sur les sujets de la campagne, contact : sete-thau@attac.org Tarbes Actions du 15/09 à Tarbes et lors de la Fête des possibles le 23/09 à Puydarrieux, plus d'informations à attac65@gmail.com Toulouse Actions le 15 septembre, contactez paul.heddi@gmail.com pour plus d'informations Saint-Pierre (Réunion) Détails à venir, contact : attacreunion@attac.org Val-de-Bièvre 15 septembre : détails à venir, contact : attac-vdb@laposte.net Vannes Plusieurs actions prévues le 15 septembre, contact : centre-bretagne@attac.org Bassin de Vichy Informations à venir, contact : frederic.panne@wanadoo.fr À titre d'exemple, action d'Attac à Toulouse réalisée en juillet dernier :

Vendredi 13 juillet au matin, 40 militant·e·s ont mené une action symbolique devant
une agence BNP-Paribas à Toulouse, cliquez ICI pour une restitution de l'évènement.

Réalisé dans le cadre du 11e AlterVillage
d'Attac
à TerreBlanque, sur la commune de Saint Lys (31).

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Lien de la campagne : https://fr.riseforclimate.org/

Categories: Attac Planet

Conclusion : on passe à l'action

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Malgré leur supposée toute puissance, les banques, les multinationales et les acteurs de la finance dépendent d'abord de notre épargne, de notre travail et de notre capacité et volonté à consommer.

Ce sont nos dépôts – et même ceux de nos livrets A et livrets de développement durable et solidaire ! – que les banques utilisent pour spéculer et investir dans des projets toxiques. Dans certaines banques, notre argent côtoie celui de multinationales prédatrices, de dictateurs ou d'évadés fiscaux.

En consommant les produits de multinationales comme Apple, Engie ou Total, nous cautionnons leur évasion fiscale ou leurs investissements dans les énergies fossiles.

Avec l'accélération de la crise climatique et la menace d'une nouvelle crise financière, nous n'avons plus le luxe d'attendre ou de fermer les yeux. Aujourd'hui, nous devons agir individuellement et collectivement pour que notre argent ne se retrouve plus dans une banque, une multinationale, une institution financière ou une collectivité dont les pratiques sont contraires à nos valeurs et qui mettent en péril la planète.

Ensemble, nous pouvons envoyer un signal fort en signifiant à toutes ces entreprises et aux institutions publiques que nous ne voulons plus les laisser faire n'importe quoi avec notre argent et que nous voulons prendre le contrôle sur la finance et sur notre avenir.

Pour y arriver nous avons initié un mouvement d'un genre nouveau avec un mot d'ordre appropriable par le plus grand nombre : #PasAvecNotreArgent. Toutes les organisations et tou·te·s les citoyen·ne·s qui se reconnaissent et s'approprient ce mot d'ordre formulent une promesse d'action concrète, qu'elle soit individuelle ou collective.

Categories: Attac Planet

Le mirage de la finance verte

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Les financements nécessaires pour mettre en oeuvre la transition énergétique mondiale, rendre l'économie mondiale soutenable et faire face aux conséquences des dérèglements climatiques sont colossaux. Cela implique donc un transfert massif des investissements vers des secteurs climato-compatibles tels que les énergies renouvelables ou l'efficacité énergétique.

En décembre 2017, Emmanuel Macron et le gouvernement français ont organisé à Paris le premier “One planet Summit”, sommet mondial destiné mettre en avant le rôle du secteur financier dans la lutte contre le changement climatique. Les promoteurs de la “finance verte” prétendent en effet que les nouveaux outils financiers verts, comme les obligations vertes, vont permettre de relever le défi du financement de la transition écologique. Mais encore faudrait-il que les obligations vertes soient vraiment vertes !

En théorie, une obligation est verte (green bond) ou climat (climate bond), si elle finance des projets compatibles avec la protection de l'environnement ou du climat. Mais en l'absence de critères clairs il n'y a aucune garantie que ces innovations financières contribuent effectivement à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. De fait, les outils existants de certification, ne sont ni universels ni contraignants ; ils ne permettent donc pas de garantir aux investisseurs la distinction entre les projets compatibles avec l'environnement et le climat des autres. Du coup, les exemples d'utilisations abusives d'obligations vertes ne manquent pas, comme le bouclage du financement d'un grand barrage controversé en Amazonie par Engie, ou le financement d'un aéroport au Mexique.

Des obligations vertes ont même financé la rénovation des raffineries de pétrole de la multinationale pétrolière Repsol !
Par ailleurs, émettre une obligation est réservé à des acteurs qui disposent d'une grande assise financière. Le développement de ce circuit de financement qui, dans une période de stabilité financière permet d'obtenir des taux d'intérêt relativement bas, pourrait conduire à évincer un grand nombre de petites ou moyennes entreprises. Vaut-il mieux voir EDF, champion du nucléaire, verdir son image en finançant la construction d'une centrale photovoltaïque avec une obligation verte ou créer les conditions pour que de petites et moyennes entreprises engagées dans le développement des énergies renouvelables puissent le faire à des taux tout aussi intéressants ?

Accélérer la transition vers des investissements sobres en carbone c'est possible !

–* les pouvoirs publics devraient réguler le marché des obligations vertes afin de garantir la distinction entre les obligations qui contribuent véritablement à financer des activités soutenables et compatibles avec la lutte contre les dérèglements climatiques des autres. Les secteurs des énergies fossiles, du nucléaire, des agro-carburants, des grands barrages, du stockage et du captage du carbone, des incinérateurs (qui encouragent à maintenir un haut niveau de déchets) doivent être exclus de façon ferme et définitive de ce marché ;
–* mais si le marché des obligations vertes est en plein essor, il reste bien sûr une goutte d'eau (0,1% du marché obligataire mondial) dans un océan financier insoutenable. A l'heure où les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont encore trois fois plus importants que ceux dans les énergies renouvelables, l'enjeu n'est pas de promouvoir un tout petit marché des obligations vertes, mais bien d'exiger que l'ensemble du marché obligataire mondial soit compatible avec les enjeux climatiques ;
–* les petites et moyennes entreprises, coopératives citoyennes et associations, acteurs de premier plan de la mise en oeuvre de la transition énergétique sur les territoires, n'ont d'autres moyens de financement que le crédit bancaire ou l'appel à l'épargne publique. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de créer d'autres canaux de financements qui permettent à ces acteurs de financer leurs actions. Par exemple une banque publique, qui ne soit pas prisonnière des critères de rentabilité à court terme des investisseurs privés, dotée de moyens suffisants pour financer les investissements de long terme nécessaires à la transition écologique.

Categories: Attac Planet

Lutter contre le lobbying financier et énergétique

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Pourquoi est-il si difficile de réformer les secteurs de la finance et de l'énergie ? La réponse tient en un mot : les lobbies, c'est-à-dire le pouvoir d'influence des élites industrielles et technocratiques sur les décisions politiques.

L'efficacité du lobbying et des stratégies d'influence repose sur quelques principes de base, communs à ces deux secteurs clé de notre économie. Le premier est un discours idéologique relayé par la plupart des médias : la finance libéralisée est efficiente, le nucléaire est garant de la souveraineté énergétique, les mécanismes de régulation sont défavorables au bon fonctionnement de l'économie.

Deuxième principe, le système de recrutement des élites : d'un côté, l'École Nationale d'Administration dont sont issus les inspecteurs des finances, qui se retrouvent à la tête du ministère de l'Économie et des grandes banques, et de l'autre, l'École polytechnique d'où viennent les ingénieurs des mines, à la tête du ministère de l'Industrie et des entreprises du secteur de l'énergie (EDF, Engie, Total). Ces élites forment une classe dominante qui se retrouve dans tous les centres de décision stratégiques, en pratiquant le pantouflage et les “portes tournantes”, qui consistent à passer d'un poste de direction d'un ministère à celui d'une banque ou d'une grande entreprise. Ainsi, Anne Lauvergeon, ingénieure des mines a été conseillère de François Mitterrand puis PDG d'Areva ; Emmanuel Macron, inspecteur général des finances, a travaillé
pour la banque Rothschild avant d'être secrétaire général adjoint de l'Élysée puis ministre de l'Économie...

Sur les 11 000 lobbyistes enregistrés à Bruxelles, un peu plus d'un millier sont basés en France qui, du coup, figure dans le quatuor de tête avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. EDF, Engie et Total occupent une position de choix dans le lobbying exercé par les entreprises françaises à Bruxelles, mais les banques et entreprises de la finance française ne sont pas en reste, notamment à travers de nombreuses associations professionnelles. En France, les entreprises du CAC40 ont déclaré globalement 9,65 millions d'euros de dépenses de lobbying à Paris. Les normes, mécanismes de régulation et d'incitation liés à la transition énergétique sont un énorme enjeu pour ces acteurs ; tout comme l'attractivité de Paris comme place financière, autrement dit, la course au moins-disant fiscal pour attirer les traders de la City suite au Brexit.

Beaucoup des instruments utilisés par les groupes de pression sont désormais bien connus, comme la transmission d'amendements et d'argumentaires clés en main à des députés peu soucieux de la qualité et de la sincérité du travail parlementaire ou encore le financement d'études présentées comme “scientifiques” visant à orienter le débat public.

Certains lobbies ont un pouvoir d'influence considérable, qui leur permet de défendre leurs intérêts et d'entraver les réformes en intervenant à tous les niveaux des processus de décision, depuis l'élaboration des lois dans les ministères jusqu'à leur mise en oeuvre. Cette “capture des régulateurs” par les lobbies explique l'échec de réformes récentes comme par exemple la réforme bancaire, avortée après la crise financière de 2007, avec l'abandon du projet de séparation des banques de détail et d'investissement.

Limiter le pouvoir des lobbies, c'est difficile… mais possible !

–* en France, depuis la loi Sapin 2 (2016), les lobbies doivent s'enregistrer pour déclarer leurs activités. Ce n'est qu'une toute petite première étape ;
–* la collusion entre industriels, banquiers et État est si forte et si enracinée qu'elle implique d'agir à plusieurs niveaux à la fois : nous pouvons dénoncer ces pratiques et exercer une pression citoyenne auprès des pouvoirs publics pour exiger l'interdiction, pour les hauts fonctionnaires, d'exercer pendant au moins trois ans dans les établissements bancaires et industriels qu'ils ont supervisés dans le cadre de leurs missions politiques ;
–* et pour instituer, comme au Canada, un commissaire aux conflits d'intérêts, capable de s'autosaisir des dossiers, et de recevoir les plaintes des citoyen·ne·s.

Categories: Attac Planet

Nucléaire, le colosse aux pieds d'argile

Tue, 11/09/2018 - 21:46

La situation financière du secteur nucléaire en France est aujourd'hui particulièrement fragile : sauvetage d'Areva qui a coûté 4,5 milliards d'euros à l'État français, surcoût des travaux de construction de l'EPR, chiffre d'affaires d'EDF (dont l'État est actionnaire à 84%) en baisse et sous-estimation du coût de la maintenance des réacteurs et du démantèlement des sites les plus anciens…

Cette situation financière est d'autant plus grave que les centrales sont vieillissantes (dans dix ans, 46 des 58 réacteurs français auront atteint leur âge limite de fonctionnement, soit 40 ans), que la sous-traitance massive entraîne une perte des compétences techniques et que des failles techniques dans la construction des nouvelles centrales EPR sont avérées. Ces constats fragilisent cette industrie et mettent en doute la sûreté de l'exploitation.

Ce secteur “intouchable”, appuyé par une véritable technostructure au sein de l'appareil d'État et des réseaux de lobbying très actifs, toujours vanté comme filière d'excellence par les gouvernements successifs, est désormais une trop lourde charge, tant financière que sécuritaire, pour l'État, donc pour les citoyen·ne·s.

Aujourd'hui nous devons exiger l'arrêt de toutes les centrales nucléaires, l'abandon de l'EPR de Flamanville et du projet
d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

Categories: Attac Planet

Désinvestir des projets extractivistes

Tue, 11/09/2018 - 21:46

L'extractivisme forcené des ressources énergétiques et minérales de notre planète – creuser toujours plus et toujours plus loin, pour produire toujours plus et, surtout, alimenter les profits des grands groupes – a des impacts environnementaux, sanitaires et sociaux catastrophiques.

Et bien sûr climatiques : pour atteindre l'objectif que s'est donné la communauté internationale de limiter le réchauffement global de la planète à 1,5°C il est indispensable de laisser jusqu'à 80 % des réserves de charbon, de gaz et de pétrole dans le sous-sol, et donc de geler tous les projets d'exploitation de nouveaux gisements.

Les grandes entreprises énergétiques françaises – Total, Engie, EDF – sont, bien évidemment des acteurs majeurs de l'extraction des énergies fossiles et fissiles ; mais ces enjeux concernent aussi les investisseurs dans les projets d'exploitation : assureurs, banques, institutions publiques…
Malgré les annonces faites au lendemain de la signature de l'Accord de Paris, les banques continuent d'investir massivement dans des projets d'exploitation de charbon, de gaz et de pétrole toujours plus risqués pour l'environnement (forages profonds, gaz de schiste, sables bitumineux…). Selon une étude des Amis de la Terre, BNP-Paribas, Société générale, BPCE et Crédit agricole ont investi 10 milliards d'euros entre 2014 et 2016 dans des entreprises impliquées dans le charbon. Entre 2015 et 2016 ces financements ont même augmenté de 135%. Par ailleurs, toutes les grandes banques françaises sont impliquées directement ou indirectement dans le financement de projets d'oléoducs ou de gazoducs, notamment en Amérique du Nord où se trouve le très contesté Dakota Accès Pipeline. L'Europe voit également se développer des méga projets d'infrastructures énergétiques, qui nécessitent d'importants financements, que ce soit le “Corridor gazier sud” censé relier l'Azerbaïdjan à l'Europe, Nord Stream 2 (dont Engie est partie prenante) entre la Russie et l'Allemagne ou le projet de gazoduc transfrontalier entre la Catalogne et la France (STEP).

En contradiction flagrante avec les beaux discours du gouvernement français à l'occasion du “One Planet Summit”, même nos institutions publiques investissent dans les énergies fossiles. L'enquête conjointe menée par l'Observatoire des multinationales et l'ONG 350.org, fin 2017, montre ainsi que la Caisse des dépôts et consignations – qui gère des dizaines de milliards d'euros issus de l'épargne des Français et des cotisations retraites – reste largement investie dans le secteur des énergies fossiles, y compris dans des projets d'exploitation de nouveaux gisements de charbon, de gaz ou de pétrole.

Certaines des participations publiques au sein d'entreprises énergétiques encore actives dans les fossiles sont bien connues : c'est le cas d'EDF ou d'Engie, dans lesquelles l'État détient des parts significatives (respectivement 84 % et 25 %). Aussi la responsabilité de l'État est directement engagée lorsque Engie s'apprête à inaugurer une nouvelle centrale à charbon à Safi, au Maroc. Et ces projets d'exploitation sont également largement subventionnés. Ainsi, l'Union européenne octroie 112 milliards d'euros de subventions par an, dont 4 milliards d'aide directe.

Désinvestir des projets extractivistes, c'est possible !

–* grâce à la mobilisation de nombreuses organisations dont Attac, les Amis de la Terre et Bizi !, fin 2014 Société générale s'est désengagée du méga projet charbonnier “Alpha Coal”. Cette gigantesque mine située en Australie menaçait la grande barrière de corail. La pression citoyenne, en privant l'industrie fossile des capitaux amenés par les banques, peut participer au blocage de projets extractivistes climaticides. Et ce sont des victoires importantes !
–* la communauté internationale s'est engagée à prendre des mesures pour que la température moyenne globale de la planète ne dépasse pas les 2°C d'augmentation. Les gouvernements doivent donc mettre un terme aux subventions qu'ils versent à l'industrie fossile. La pression citoyenne doit là aussi priver l'industrie fossile de sa légitimité. Et ces moyens dégagés pourraient notamment :

    • alimenter le Fonds Vert pour le Climat, destiné à aider les pays menacés par les effets du dérèglement climatique, qui n'est aujourd'hui en capacité de financer des projets qu'à hauteur de 3,2 milliards d'euros sur les 8,5 milliards d'euros de promesses annoncées pour la période 2015-2018
    • accélérer la transition vers une nouvelle économie basée sur des énergies propres et relocalisées, excluant donc les énergies fossiles et fissiles, en facilitant les actions de sobriété et d'efficacité (isolation des habitats, utilisation des transports en commun et des transports économes en énergie et moins polluants, circuits courts pour l'alimentation…) et en menant une politique volontariste de développement de la production des énergies renouvelables, en particulier citoyenne et participative.
      –* enfin, bloquer les grands projets d'infrastructures de transport (aéroports, autoroutes…) et énergétique (gazoducs, oléoducs, enfouissement des déchets nucléaires), nuisibles pour leur environnement immédiat et pour le climat, participe de la mobilisation nécessaire pour la transition énergétique à venir.
Nous pouvons agir !

La pression citoyenne sur les banques et les institutions publiques et privées finançant les énergies fossiles et les mégas projets d'infrastructures peut permettre de tarir ces investissements et subventions. Que ce soit l'argent public ou notre épargne géré par les banques, c'est toujours notre argent, et nous refusons qu'il serve à des projets climaticides !

Categories: Attac Planet

Stopper l'évasion fiscale des banques et des multinationales

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Les ultra-riches et les multinationales recourent à de multiples techniques pour échapper à l'impôt, ce qui représente un important manque à gagner pour l'État et donc pour des services publics de qualité.

Les banques sont parmi les principaux organisateurs de l'évasion fiscale. Cela profite à leurs riches clients – particuliers et entreprises – qui leur confient la mission de dissimuler une partie de leurs revenus - mais aussi à elles-mêmes.

Outre les “géants du numérique” (Google, Apple, Amazon…), les multinationales de l'énergie sont parmi les championnes
de l'évasion fiscale. Elles gagnent alors sur tous les tableaux : d'importants bénéfices tirés d'activités polluantes, une faible imposition grâce à l'utilisation de filiales offshore, un soutien infaillible des pouvoirs publics au nom de la défense de l'activité industrielle.

Total, Engie, Glencore, sont quelques-unes des multinationales du monde des énergies fossiles concernées par les révélations des Paradise Papers. Ces “délinquants du climat” sont devenus, par leur habilité à soustraire leurs profits aux régimes fiscaux et réglementaires, des délinquants fiscaux.

Ainsi, Glencore, l'un des plus gros négociants de matières premières de la planète qui investit des milliards d'euros dans le charbon, dispose de 107 sociétés offshore qui lui permettent d'échapper à l'impôt tout en se prémunissant d'éventuelles poursuites judiciaires pour ses activités d'extraction. Autre exemple, Total – qui a racheté le Danois Maersk Oil et les activités de gaz naturel liquéfié d'Engie – aurait utilisé sa trentaine de filiales aux Bermudes pour faire remonter ses bénéfices jusqu'en métropole sans être imposée. De son côté, Engie s'est employée à soustraire aux impôts près d'un milliard d'euros de bénéfices liés à l'acquisition et l'exploitation de centrales à charbon en Australie ; et a même obtenu 500 millions de dollars du gouvernement australien pour adapter ses centrales à la nouvelle taxe carbone en vigueur !

Les banques pratiquent également l'évasion fiscale pour leur propre compte afin de délocaliser artificiellement leurs bénéfices pour réduire leurs impôts, mais aussi de contourner leurs obligations réglementaires en menant des activités spéculatives et risquées : un quart des bénéfices des banques sont dans les paradis fiscaux. Oxfam montre que les vingt plus grandes banques européennes déclarent, dans les paradis fiscaux, 26 % de leurs bénéfices, 12 % de leur chiffre d'affaires et 7 % de leurs employé·e·s. Cela témoigne de la déconnexion entre les bénéfices déclarés et l'activité réelle des banques : les bénéfices sont déclarés là où ils ne sont quasiment pas taxés. De plus, les activités de ces vingt banques sont plus de deux fois plus lucratives dans les paradis fiscaux que dans les autres pays : pour 100 euros de chiffre d'affaires, les banques européennes déclarent 42 euros de bénéfices dans les paradis fiscaux, contre 19 euros en moyenne.

Les banques françaises ne sont pas en reste. Les cinq plus grandes – BNP Paribas, Banque Populaire – Caisse d'Epargne, Crédit agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société générale – ont déclaré 5,5 milliards d'euros de bénéfices dans les paradis fiscaux en 2015. Société générale réussit l'exploit de déclarer en Irlande un profit supérieur à son chiffre d'affaires ! Quant à BNP-Paribas, elle reste la banque française la plus implantée dans les paradis fiscaux, avec 198 filiales en 2017.

Stopper l'évasion fiscale, c'est possible !
  • les banques et multinationales sont de plus en plus contraintes par l'obligation de transparence sur les flux financiers entre leurs filiales. C'est essentiel pour dissuader les entreprises d'échapper à l'impôt, garantir l'accès à ces informations aux administrations fiscales concernées et assurer un contrôle citoyen. Après la succession des scandales relatifs à l'évasion fiscale, sous la pression des citoyen·ne·s, des mesures ont été prises : reporting pays par pays pour les banques françaises dans la loi bancaire de 2013, puis au niveau européen ; adoption par les pays de l'OCDE d'une obligation de reporting pour les plus importantes multinationales en 2015. Mais ces premières mesures restent limitées : souvent non publiques et leur obligation ne concernant que trop peu d'entreprises.
  • au-delà du fait de savoir précisément quelle est l'ampleur de l'évasion fiscale, il faut se donner les moyens de sanctionner les fraudeurs. En France, le projet de loi sur la fraude fiscale se contente de limiter les procédures pénales aux délinquants fiscaux, en utilisant préférentiellement le traitement administratif des dossiers sans contrôle indépendant. Pour mettre fin à l'impunité fiscale il faudrait supprimer le “verrou de Bercy” et le principe de la responsabilité limitée afin que l'ensemble des activités des filiales d'une multinationale relèvent de la responsabilité de l'entreprise mère.
  • outre la transparence et la sanction des fraudeurs, il faut aussi mettre en place des réglementations qui permettent
    d'en finir avec la délocalisation artificielle des profits pour stopper l'optimisation fiscale agressive : une taxation des multinationales, dont les banques, comme entreprises unitaires sur la base d'indicateurs de leur activité réelle dans chaque pays, pour éviter les opérations de transfert.
Nous pouvons agir !

Les actions menées par Attac mettant en visibilité l'évasion fiscale des multinationales, comme BNP-Paribas ou Apple, ont été considérées par le tribunal de Paris comme menées “dans le cadre d'une campagne d'intérêt général sur le paiement des impôts et l'évasion fiscale”. Une victoire pour la justice fiscale !

Categories: Attac Planet

Un traité contraignant régulant l'activité des multinationales

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Ce projet de traité visant à réguler l'activité des multinationales en matière de respect des droits humains et environnementaux constitue un véritable espoir.

Les accords de commerce internationaux détricotent les normes sociales et environnementales, considérées comme des entraves à la libre circulation des biens et des capitaux. Ainsi, les catastrophes se multiplient, comme celle du Rana Plaza au Bangladesh : en avril 2013 plus de 1100 ouvrier·ère·s du textile ont péri dans l'effondrement d'un immeuble. L'onde de choc qui a suivi a permis la mise en place d'un groupe de travail intergouvernemental à l'initiative de l'ONU, mandaté pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant.

Ce projet de traité visant à réguler l'activité des multinationales en matière de respect des droits humains et environnementaux constitue un véritable espoir. Mais l'aboutissement de ce traité est loin d'être acquis ! Même la France, qui a adopté une loi relative à ces questions (la loi sur le devoir de vigilance qui, bien qu'imparfaite, inscrit dans l'arsenal juridique le principe de la prééminence des droits humains fondamentaux sur les contraintes économiques et financières), ne semble pas disposée à mener la bataille. Une coalition française, à laquelle Attac participe, suit de près les négociations et fait pression auprès des parlementaires et à l'ONU. Elle s'inscrit dans une vaste plate-forme internationale d'organisations de la société civile et de mouvements sociaux, la Treaty Alliance.

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Un traité contraignant régulant l'activité des multinationales

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Ce projet de traité visant à réguler l'activité des multinationales en matière de respect des droits humains et environnementaux constitue un véritable espoir.

Les accords de commerce internationaux détricotent les normes sociales et environnementales, considérées comme des entraves à la libre circulation des biens et des capitaux. Ainsi, les catastrophes se multiplient, comme celle du Rana Plaza au Bangladesh : en avril 2013 plus de 1100 ouvrier·ère·s du textile ont péri dans l'effondrement d'un immeuble. L'onde de choc qui a suivi a permis la mise en place d'un groupe de travail intergouvernemental à l'initiative de l'ONU, mandaté pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant.

Ce projet de traité visant à réguler l'activité des multinationales en matière de respect des droits humains et environnementaux constitue un véritable espoir. Mais l'aboutissement de ce traité est loin d'être acquis ! Même la France, qui a adopté une loi relative à ces questions (la loi sur le devoir de vigilance qui, bien qu'imparfaite, inscrit dans l'arsenal juridique le principe de la prééminence des droits humains fondamentaux sur les contraintes économiques et financières), ne semble pas disposée à mener la bataille. Une coalition française, à laquelle Attac participe, suit de près les négociations et fait pression auprès des parlementaires et à l'ONU. Elle s'inscrit dans une vaste plate-forme internationale d'organisations de la société civile et de mouvements sociaux, la Treaty Alliance.

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Mettre un coup d'arrêt aux pratiques spéculatives des banques

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Les grandes banques sont les championnes de la spéculation, qui consiste à gagner de l'argent sans créer de richesses, sur le dos des autres. Elles font feu de tout bois en s'attaquant aux devises, aux dettes publiques, mais aussi au pétrole ou encore aux matières premières agricoles.

Les taux de change des devises est le domaine où la spéculation est la plus active, les banques poussant des monnaies à la baisse ou à la hausse afin de réaliser des gains. Entre 1970 et 2016, le volume des transactions sur les monnaies a été multiplié par plus de 500, pour atteindre 4200 milliards d'euros par jour ! Plus de 95% des échanges de devises ne concernent pas l'économie réelle. Les banques jouent également sur des dérivés de change (marchés à terme et d'options) qui peuvent provoquer des pertes considérables, sans compter les méfaits de l'instabilité des monnaies pour les sociétés.

Ces dernières années, les monnaies de grands pays dits émergents (Inde, Brésil, Russie, Turquie, Argentine…) ont été soumises à des attaques spéculatives massives qui ont provoqué des crises parfois dévastatrices.

La dette publique a été l'une des cibles les plus importantes de la spéculation au moment de la crise de la zone euro, notamment en Grèce. Les grandes banques européennes et états-uniennes ont mis en place des stratégies diaboliques : elles parient sur la baisse du prix des obligations émises par le trésor grec, puis elles achètent des crédits default swap (CDS), produits financiers les assurant contre le risque de défaut de paiement de l'État. Enfin elles revendent ces CDS plus chers, en faisant le pari que leur valeur va augmenter. Cette spéculation a mis la Grèce à genoux, avec des conséquences sociales dramatiques.

Les nouvelles technologies sont également utilisées par les banques pour spéculer avec le trading à haute fréquence (THF) : les traders achètent et vendent des gros volumes de titres en quelques microsecondes et tirent avantage des petits écarts de prix qu'ils provoquent. Cette technique, parfaitement inutile sur le plan économique, est un dangereux facteur d'instabilité qui se traduit régulièrement par des “krachs éclairs” sur les marchés.

Le pétrole est lui aussi matière à spéculation, comme l'ensemble des matières premières, et la spéculation ne se limite pas aux marchés spots, là où s'échangent les cargaisons avant d'être livrées à bon port.

Le marché des matières premières est devenu un marché très lucratif pour les banques. On y spécule à la hausse ou à la baisse ; des stratégies financières de plus en plus sophistiquées déterminent les cours des matières premières alimentaires. La situation est aujourd'hui particulièrement délétère tant pour l'activité agricole que pour la sécurité alimentaire mondiale : les marchés agricoles sont déconnectés des réalités physiques et caractérisés par une hypervolatilité des prix. En 2015, trois grandes banques françaises – BNP-Paribas, Société générale et BPCE – ont été accusées de spéculer sur la faim en faisant monter les prix des matières premières alimentaires, ce qui a engendré des famines dans plusieurs pays pauvres.

Mettre un coup d'arrêt à la spéculation, c'est possible !
  • la spéculation doit immédiatement être combattue par l'interdiction de ses outils (comme les CDS et le THF) et la sanction des traders et dirigeant·e·s des banques qui en sont à l'origine.
  • au-delà de la sanction, la fiscalité est une voie essentielle pour stopper la spéculation. Emmanuel Macron a récemment fait échouer un projet de taxe sur les transactions financières (TTF) défendu par huit pays européens dans le cadre d'une coopération renforcée. Aujourd'hui, l'utilité de la TTF, revendication portée par Attac dès sa création, est reconnue et c'est une première étape mais il faut aller jusqu'à sa réelle mise en oeuvre !
  • la séparation des banques de détail – les banques des particuliers et des petites et moyennes entreprises –* et des banques d'investissement spécialisées dans les opérations de marché et la spéculation est une autre mesure nécessaire. Celle-ci, appliquée avec succès aux États-Unis et en France après la crise des années 1930, permettrait d'empêcher les banques de spéculer avec notre argent.
Nous pouvons agir !

“Pas avec notre argent !” c'est le mot d'ordre de la campagne menée par Attac et ses partenaires visant à ce que les citoyen·ne·s soient en mesure de contrôler l'utilisation qui est faite de leur argent par les banques.

Sommaire complet
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Pas avec notre argent ! Petit guide pour prendre le contrôle sur la finance

Tue, 11/09/2018 - 21:46

Même après la crise qui a ébranlé le monde de la finance, symbolisée par la chute de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, les banques perpétuent leurs activités néfastes, ouvrant la possibilité d'une nouvelle crise.

Les lobbies de la finance et des multinationales gardent la main sur les gouvernants pour défendre leurs profits et limiter toutes les mesures de régulation. La crise, économique et financière, est aussi écologique et énergétique. Et la finance n'y est pas pour rien !

Évasion fiscale des multinationales de l'énergie facilitée par les banques, spéculation sur les matières premières agricoles ou le pétrole, financement de projets climaticides, traduisent l'extrême porosité entre le secteur de l'extraction des ressources naturelles et celui des milieux d'affaires et de la finance. Les impacts de ces délinquants du climat et délinquants fiscaux sont dramatiques.

Mais nous pouvons agir ! La mobilisation citoyenne a déjà permis d'obtenir des victoires. Aujourd'hui, pour aller vers une société sans évasion fiscale, sans spéculation et sans énergie fossile ni fissile, nous devons prendre le contrôle sur l'utilisation de notre argent.

Rédactrices/rédacteurs : Florence Lauzier, Jacqueline Balvet, Laurence Boubet, Dominique Plihon, Maxime Combes, Jeanne Planche, Wilfried Maurin
Maquette et illustration : Stéphane Dupont, Thomas ...

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Action #PasAvecNotreArgent du 8 septembre à Nîmes

Mon, 10/09/2018 - 16:44

Ce samedi 8 septembre, à Nîmes, une quarantaine de citoyen·ne·s ont mené une action symbolique à l'appel de l'association altermondialiste Attac, pour célébrer à leur manière les 10 ans de la chute de Lehman Brothers qui avait constitué le point d'orgue de la crise financière de 2008. Dix ans après, ils sont venus dénoncer, non sans humour, le fait que rien n'a été fait pour enrayer le pouvoir nocif des banques et plus gobalement du secteur financier.

Du 8 au 15 septembre, des centaines d'actions ont lieu partout dans le monde pour revendiquer le contrôle de la finance et affirmer que plus un seul euro de plus ne doit servir à financer le réchauffement climatique, la destruction de la planète ou alimenter la spéculation et l'évasion fiscale.

Emmanuel Macron n'a pas tiré les leçons de la crise de 2007-2008. Flat Tax, suppression de la tranche marginale de la taxe sur les salaires, enterrement de la taxation des transactions financières... : pour surfer sur le Brexit et attirer les sièges des grandes banques à Paris, le gouvernement déroule le tapis rouge aux banquiers, plutôt que de mener une politique visant à mettre fin à la dérégulation du secteur bancaire et ainsi éviter une prochaine crise.

10 ans après la crise, nous devons faire face à une autre urgence, l'urgence écologique : les banques ne doivent plus financer le dérèglement climatique. Pourtant, des sommes colossales continuent d'alimenter des projets toxiques au lieu d'être utilisées pour financer la transition écologique. Alors que, pour ne pas dépasser les 1,5 degrés de réchauffement de la planète, il est nécessaire de diminuer drastiquement l'extraction du pétrole, gaz et charbon (80% des réserves devraient rester dans le sous-sol), les quatre banques HSBC, BNP-Paribas, Crédit agricole et Société générale ont investi à elles seules 33 milliards de dollars dans les énergies fossiles entre 2015 et 2017.

« Financer les dérèglements climatiques ? Pas avec notre agent ! »

Ces mêmes banques jouent par ailleurs un rôle central dans l'industrie de l'évasion fiscale avec plus de 6 000 sociétés offshore dans les paradis fiscaux, pour permettre à leurs riches clients (entreprises comme particuliers) d'échapper à l'impôt.

« Organiser l'évasion fiscale ? Pas avec notre argent ! »

Pourtant, la loi contre la fraude fiscale, présentée comme une réponse aux Paradise Papers, n'empêchera en rien un nouveau scandale puisqu'elle ne contient aucune mesure obligeant les banques et entreprises multinationales à payer leur juste part d'impôts là où elles réalisent leurs activités. Attac défend au contraire la mise en place d'une réelle lutte contre l'évasion fiscale, avec notamment l'instauration d'une taxation unitaire des entreprises multinationales.

Selon Bruno d'Attac Nîmes : « je ne veux plus être complice, même indirectement, des projets qui détruisent notre planète en contribuant au dérèglement climatique. La mobilisation citoyenne a déjà permis des victoires. Attac poursuivra ses actions tant que la situation l'imposera ! ».
Régis renchérit « Notre société est malade du creusement des inégalités. En tant que citoyen, je ne veux plus rester passif. Le système financier international attaque nos sociétés, notre vivre ensemble et l'équilibre de la planète. Les délinquants financiers doivent être punis et nous devons enclencher une véritable transition énergétique et écologique basée sur plus de justice sociale et fiscale. C'est urgent et tout à fait possible, les solutions existent et la population yest de plus en plus réceptive ».

D'autres actions sont prévues en région, samedi 15 septembre prochain à Montpellier et Sète ainsi que dans tout le reste de la France.

Retrouvez toutes les futures actions ici :
Carte et liste des actions #PasAvecNotreArgent du 8 au 15 septembre

Soyez-vous aussi acteur de la justice fiscale et climatique :
Impliquez-vous dans la campagne « #PasAvecNotreArgent »

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Marches pour le climat : il est encore temps !

Sat, 08/09/2018 - 18:21

Ce samedi, dans toute la France plus de 150 000 personnes ont pris par à la journée mondiale d'action pour le climat « Dans nos rues pour le climat ». Elles ont rejoint les centaines de milliers de citoyens qui, de Auckland (Nouvelle-Zélande) à San Francisco (Californie), en passant par Abuja (Nigeria), Ho-Chi-Min Ville (Vietnam), Bangkok (Thaïlande) ou encore Berlin (Allemagne), se sont mobilisés pour affirmer qu'il n'est pas trop tard pour agir et exiger des comptes aux décideurs et décideuses qui nous entourent.

En France, cette journée prend une signification toute particulière : il s'agit de la première mobilisation de la société civile depuis la démission de Nicolas Hulot.

Comme l'explique Clémence Dubois, porte parole de 350.org, "la démission de Nicolas Hulot nous rappelle que la France n'est pas une exception : partout dans le monde, les dirigeants politiques continuent de tergiverser, voire ont renoncé à agir pour le climat. Pourtant, il est encore temps d'agir, et nous le faisons, partout dans le monde, comme nous l'avons démontré aujourd'hui."

La marche pour le climat parisienne, qui a réuni plus de 50 000 personnes était ouverte par deux banderoles "changer le système, pas le climat" et "nous sommes prêt.e.s". Le cortège a ainsi rappelé que l'action pour le climat est indissociable d'une rupture avec les politiques néolibérales.

Pour Maxime Combes d'Attac, “ce succès montre que le sursaut citoyen est là ! Il ne manque que le sursaut politique ! Des mesures courageuses et visionnaires doivent être imposées à des lobbys qui n'en veulent pas : en matière d'écologie, le “En même temps” d'Emmanuel Macron ne fonctionne pas ! Il est justement temps d'écarter durablement les vieilles recettes libérales et productivistes qui aggravent la situation et de soutenir, avec enthousiasme, les voies alternatives qui s'expérimentent déjà”.

Plus de 130 actions se sont tenues partout en France, autour de revendications communes : stopper l'extraction des combustibles fossiles, afin d'engager la transition juste vers un avenir 100% renouvelable pour toutes et tous. Ces actions ont mis l'accent sur la responsabilité des collectivités locales.

Des organisations syndicales ont également pris part aux défilés : "la transition vers un futur renouvelable doit se faire avec pour horizon la justice sociale : c'est le meilleur moyen de créer des emplois durables, non-délocalisables et de qualité", explique Didier Aubé pour l'Union syndicale Solidaires.

La journée avait débuté par des actions organisées dans des agences de la Société générale, pour dénoncer ses investissements dans des projets climaticides.
"Les citoyens ont démontré qu'ils avaient pris la mesure de l'urgence climatique, qu'ils sont prêts à demander des comptes aux décideurs politiques et aux pollueurs, et agissent en solidarité avec les premiers impactés. De plus en plus d'entre eux n'hésitent pas à entrer en désobéissance civile pour le climat : ce matin, près de 700 activistes ont 'nettoyé' 40 agences de Société générale, banque française numéro 1 à soutenir les énergies sales." rappelle Florent Compain, Président des Amis de la Terre.

L'enjeu est désormais d'inscrire ce sursaut citoyen dans la durée. Ce que Maxime Lelong, à l'initiative de l'événement facebook qui a débouché sur la marche parisienne pour le climat, explique ainsi : "Beaucoup de personnes sont venues à cette marche de manière spontanée, sans appartenir à aucune organisation. Il faut poursuivre la mobilisation. Les medias indépendants et de nombreuses ONG diffusent de précieux conseils sur la manière de changer concrètement son quotidien - des petits gestes qui sont de grands gestes pour la planète. Mais il est également important de rejoindre des associations, des collectifs, des mouvements ou des mobilisations près de chez soi, pour agir collectivement".

Les échéances ne manquent de fait pas. “Alternatives et résistances fleurissent partout sur le territoire, et il est grand temps aujourd'hui de changer d'échelle et de dénoncer les politiques menant à +3°C de réchauffement global. Nous serons des dizaines de milliers réunis à Bayonne les 6 et 7 octobre pour faire entendre la voix de la société civile au moment de la sortie du rapport du GIEC et lancer ensemble un appel à entamer dès maintenant la transition à partir des territoires" explique Pauline Boyer, d'Alternatiba/ANV-COP 21

Prochaines échéances :

Dès la semaine prochaine, la mobilisation se poursuivra dans le cadre de la semaine "Reprenons le contrôle", qui marque les 10 ans de la crise financière, avec des actions décentralisées samedi 15. #PasAvecNotreArgent
Les 6 et 7 octobre prochains, plus de 30 000 personnes sont attendues à Bayonne pour l'arrivée du tour Alternatiba.
Dans la semaine du 8 octobre, des actions décentralisées sont prévues à l'occasion de la publication du rapport du GIEC sur l'objectif des 1,5°C - zerofossile.org/giec
Le site www.ilestencoretemps.fr liste des ressources et des pistes de mobilisations pour l'avenir.

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L'écriture inclusive ou écriture égalitaire : un enjeu pour et dans ATTAC

Sat, 08/09/2018 - 10:59

Attac inscrit son action dans une perspective de transition sociale, écologique et féministe. Cela passe par une démarche d'éducation populaire tournée vers l'action citoyenne. La question de l'usage de la langue dans cette démarche n'est pas secondaire. La langue française n'est pas neutre : elle est le produit d'une histoire sociale, de rapports de forces où le système patriarcal s'est imposé et détermine encore les rapports sociaux de genre dans le monde que nous voulons changer. Mais elle accompagne aussi l'évolution des mentalités et de la société : avec les progrès de l'émancipation des femmes, il est devenu insupportable à un grand nombre d'entre elles d'être invisibles dans la langue et une pratique d'écriture a commencé à se développer pour y remédier.

Attac ne peut être en dehors des enjeux actuels que représente l'utilisation de l'écriture inclusive/égalitaire dans nos écrits et nos discours… Dans tous les espaces de l'association, Attac doit veiller à mettre en cohérence ses objectifs politiques et ses pratiques. Ce document, réalisé par des membres de la commission genre et du bureau, vise à partager les enjeux politiques de cette démarche et à proposer un outil pour intégrer la dimension de l'égalité femmes-hommes dans son expression. Il a vocation à circuler largement. Aux comités locaux, aux militantes et militants, adhérents et adhérentes de s'en emparer !

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Revue de presse : une rentrée d'Attac !

Fri, 07/09/2018 - 23:40

Université d'été « solidaire et rebelle » des mouvements sociaux et citoyens, sortie du livre « L'abécédaire engagé » (éditions Les liens qui libèrent), marche pour le climat, retrouvez dans cette revue de presse les interventions d'Attac dans les médias entre le 20 août et le 7 septembre.

Sommaire L'Université d'été « solidaire et rebelle » des mouvements sociaux et citoyensà l'ouverture :

Soutenue par plus de 300 associations, syndicats et collectifs citoyens, dont le mouvement altermondialiste Attac et le CRID (Centre de recherche et d'information pour le développement), cette université d'été se veut « un temps fort d'engagement (...) pour contribuer à construire ensemble un monde juste, écologique et solidaire ».

Reprise par : L'Express, Europe 1, La Croix, Challenges, Boursorama, L'Obs, Libération, Bourse Direct, France soir, Yahoo actualités, Actu orange, RTL info, Public sénat, France 24.

pendant l'Université d'été :
  • Par Pierre Duquesne, L'Humanité, « Alternative. Le mouvement social se réinvente à Grenoble », 23 août 2018.

    « C'est la première fois que des universités d'été sont coconstruites par autant de mouvements », souligne l'une des porte-parole de cet événement, Annick Coupé, par ailleurs secrétaire générale d'Attac.

Grenoble, capitale du mouvement social. Pendant cinq jours, la ville iséroise accueille les militants d'environ 300 organisations politiques et citoyennes, syndicats, associations, ONG et médias indépendants (1), pour l'« Université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens »

après la clôture :

On a bien senti la diversité des réseaux associatifs présents, avec la bonne surprise de voir un public intergénérationnel. Dire que les jeunes ne s'engagent pas, c'est une formule toute faite. Les jeunes s'engagent, différemment de nous certes, mais avec les mêmes colères. Ils ont davantage l'envie de faire, d'expérimenter, plutôt que de rester dans le discours. Nous sommes passés de grandes assemblées théoriques, comme avait l'habitude d'en organiser Attac, à une adéquation avec des pratiques, des expérimentations. Les propositions de notre université d'été entrent en résonance avec les envies d'engagement de ce public.

  • AFP, « Université d'été “solidaire et rebelle“ à Grenoble : ”une réussite” selon les organisateurs », France 3

« D'une part le nombre de participants (plus de 2.200) témoigne de l'intérêt suscité par cette initiative. D'autre part, l'université d'été aura incontestablement permis de renforcer la synergie entre mouvements sociaux et de préparer les prochaines mobilisations », ont-ils ajouté.

Ils se sont notamment donné rendez-vous du 8 au 15 septembre pour "prendre le contrôle sur la finance et notre avenir"

À l'université d'été des mouvements sociaux, impulsée par Attac, des ateliers ont montré comment la philosophie des communs prend sa place dans les revendications démocratiques. Reportage.

A l'occasion de la sortie de « L'abécédaire engagé »Démission de Nicolas Hulot et marche pour le climat

C'est une clarification nette et sans bavure. On sort de la confusion. Cela met à nu la politique d'Emmanuel Macron en matière d'écologie. Derrière le « Make our planet great again » se cachait un « Business as usual »

« Nous sommes ravis que ce rassemblement émane de la société civile et que nous ne soyons pas dans un entre-soi associatif », confirme M. Combes, qui prévient toutefois « que les “likes”, nombreux, doivent encore se manifester par une présence dans la rue ». Et de conclure : « Le vrai enjeu est que l'engagement individuel devienne collectif pour donner lieu à des changements concrets. »

Montrer l'existence d'une force collective citoyenne engagée sur le climat est pourtant l'une des clés pour une transition écologique réussie, estime Maximes Combes, économiste au sein d'Attac. Reste à faire durer ce sursaut citoyen. [...] Les rendez-vous donnés par les associations de protection de l'environnement ne manquent pas en tout cas ces prochains jours. A commencer donc par la semaine de mobilisation « climat et finance » que co-organisent jusqu'au 15 septembre Attac et 350.org avec d'autres ONG.

  • Dépêche de l'AFP, Après le départ de Hulot, des "citoyens" mobilisés pour le climat », 7 septembre 2018.

    "On a une société plus encline à se mobiliser au coup par coup", analyse Maxime Combes d'Attac. Les ONG s'adaptent en étant plus actives sur les réseaux sociaux et avec une organisation moins pyramidale. "L'aspiration à des cadres moins hiérarchisés existait déjà, on n'assiste pas à une rupture", mais peut-être à une "nouvelle phase", estime-t-il.

En France, 130 événements sont prévus, auxquels se sont ajoutés des marches ou des pique-niques organisés à l'initiative de "citoyens" en réaction à la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Les événements sont répertoriés sur le site Internet https://riseforclimate.org/. D'autres actions sont prévues le 15 septembre, date anniversaire de la chute de la banque américaine Lehman Brothers, symbole des excès du secteur bancaire ayant conduit à la crise financière de 2008.

« "Nous sommes ravis que ce rassemblement émane de la société civile et que nous ne soyons pas dans un entre-soi associatif", affirme au quotidien Maxime Combes »

MP3 - 10.4 Mo

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[Dossier de presse] Pas avec notre argent : 10 ans après la crise financière, prenons le contrôle sur la finance et notre avenir

Mon, 03/09/2018 - 13:29

Une large coalition européenne et internationale s'est constituée pour organiser une semaine de mobilisations, avec des centaines d'actions à travers le globe :

  • le 8 septembre pour mettre fin à l'ère des combustibles fossiles et défendre un futur avec 100% d'énergies renouvelables, accessible à tou·te·s ;
  • le 15 septembre, 10 ans après la crise de 2008, pour prendre le contrôle sur la finance et notre avenir ;
  • entre le 8 et 15 septembre par différentes actions et publications.

Retrouvez le dossier de presse ci-dessous.

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Appel à action

Fri, 31/08/2018 - 15:32

Qu'il s'agisse du climat ou de la finance, les grandes décisions découlent de l'action citoyenne. Ce que nous avons vu en 20 ans de négociations sur le climat menées par des gouvernements ou en dix ans de promesses de régulation de la finance ou de lutte contre l'évasion fiscale, n'est pas à la hauteur des enjeux.

Les élites financières ont utilisé la crise pour instaurer des politiques d'austérité aux conséquences sociales dramatiques : chômage, problèmes de logement, de santé, coupes dans les services public. Des sommes colossales continuent d'alimenter des projets toxiques au lieu d'être mises à profit pour financer une transition socialement juste vers une économie faible en carbone.

Avec l'escalade des impacts climatiques, désormais, nous n'avons plus le luxe de nous en remettre aux futures négociations bureaucratiques. Nous sommes à un point de bascule : nous ne pourrons pas éviter les pires scénarios de la crise climatique en cours, à moins que les émissions mondiales ne commencent à baisser avant 2020.

Aujourd'hui, nous ne voulons plus que notre argent se retrouve dans une banque, un placement, une institution financière ou une collectivité dont les pratiques sont contraires à nos valeurs et qui mettent en péril notre avenir. Nous réclamons des emplois et des revenus décents pour les travailleur.euse.s, ainsi que justice et dignité pour les communautés qui sont en première ligne, durement touchées par les conséquences de l'industrie fossile et du dérèglement climatique.

Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent ce souhait à passer à l'action du 8 au 15 septembre prochain. Cette semaine sera riche de la diversité des organisations, réseaux et mouvements qui s'y impliqueront. Chacun.e pourra y trouver sa place pour initier un vaste mouvement citoyen capable de prendre le contrôle sur la finance et reprendre en main notre avenir.

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20 ans d'Attac : les altermondialistes sont-ils toujours influents ?

Fri, 31/08/2018 - 12:24

C'est un mouvement qui est né pour faire la promotion de la taxe « Tobin ». Attac ou Association pour la taxation des transactions financières et pour l'aide aux citoyens a désormais 20 ans. Et ses combats se sont élargis. Un « Abécédaire engagé » (Editions Les Liens qui Libèrent) fait le tour de ces engagements. Annick Coupé, l'actuelle Secrétaire générale du mouvement dresse le bilan des ces 20 années.

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L'abécédaire engagé, un livre collectif et international à l'occasion des 20 ans d'Attac France

Tue, 28/08/2018 - 16:39

Pour les 20 ans de l'association, Attac publie L'abécédaire engagé – d'Altermondialisme à Zapatisme, aux éditions Les liens qui libèrent. Vous pouvez l'acheter en ligne sur notre site.

De Naomi Klein à Susan George, en passant par Tadzio Müller, Éric Toussaint, Chico Whitaker, Monique Pinçon-Charlot, Antoine Deltour, Christian Laval et Pierre Dardot, Mariana Otero, José Bové, Jérôme Baschet…, une soixantaine d'auteurs ont façonné les mots de cet abécédaire engagé.

Publié à l'occasion des vingt ans d'Attac, ce beau livre se lit comme l'histoire (en train de se faire) des résistances et des alternatives en faveur d'un monde juste, écologique, démocratique et solidaire. Au détour des pages, des images superbes donnent vie aux événements, aux mobilisations et aux actions menées par l'association altermondialiste et ses partenaires au long de ces vingt dernières années. Il s'agit ici de se réapproprier les mots et le désir d'agir qui fondent la possibilité d'un autre monde.

A l'occasion de la sortie de ce livre, une soirée publique est organisée le 6 septembre à la salle Henaff à la Bourse du travail (Paris, Xe). Plus d'informations en cliquant sur ce lien.

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Démission de Nicolas Hulot : l'écologie n'est pas compatible avec le Macronisme

Tue, 28/08/2018 - 12:14

La démission de Nicolas Hulot est une clarification : la transition écologique ne peut s'accommoder des petits pas – et des grands renoncements – d'un gouvernement pro-Business qui n'a jamais renoncé aux politiques productivistes et néolibérales qui nous conduisent dans le mur.

Taxe sur les transactions financières, CETA, glyphosate, huile de palme, nucléaire, grandes infrastructures inutiles (,Europa City, Grand Contournement Ouest de Strasbourg...), Montagne d'Or en Guyane, permis d'exploration d'hydrocarbure "Guyane Maritime" pour Total, reculs sur la loi hydrocarbures, etc. : les arbitrages perdus par Nicolas Hulot au cours des douze derniers mois sont éloquents. Dès qu'il s'est agi de prendre des décisions touchant à la puissance des lobbies, aux droits acquis des multinationales, à la transformation des soubassements matériels de l'économie, Emmanuel Macron et son gouvernement ont tergiversé, reporté à plus tard ou limité les ambitions affichées dans les grands discours.

A la communication autour d'une politique résolument « moderne » s'est substituée la dure réalité de mesures issues de l'ancien monde où la fuite en avant libérale a conduit à multiplier les cadeaux aux plus riches, renforcer le pouvoir de ceux qui l'ont déjà et entériner un modèle productiviste qui aggrave le désastre écologique annoncé. Le MakeOurPlanetGreatAgain lancé suite à la décision de Donald Trump de quitter l'Accord de Paris a vite été supplanté par un classique et toxique BusinessAsUsual auquel Nicolas Hulot n'a jamais su s'opposer.

La France serait encore le pays le plus en pointe en matière de lutte contre les dérèglements climatiques ? Même infondé, ce constat ne saurait éluder une dure réalité : dans une classe de cancres, même le meilleur des cancres est encore un cancre. Trop peu, pas assez vite, trop de renoncements coupables, le bilan écologique et climatique de la première année de présidence Macron, que met à nu la démission de Nicolas Hulot, est désastreux.

Alors que les records de température s'empilent et que les catastrophes écologiques se multiplient, on attend des chefs d'État et des élus des pays prétendant être à la pointe du combat écologique et climatique qu'ils prennent des décisions courageuses et visionnaires, quitte à perturber le jeu économique et les intérêts des puissants. Ce sursaut n'est pas venu. Pire, si l'on en croit les orientations dévoilées par Edouard Philippe, ces enjeux, majeurs pour notre avenir commun, ne sont pas prioritaires.

Il est pourtant encore temps de changer de voie. Il est encore temps de faire en sorte que les lobbies ne soient pas toujours ceux qui gagnent à la fin. Il est encore temps de mener des politiques écologiques qui soient à la hauteur des défis auxquels nous faisons face. Il est encore temps de changer de paradigme. Encore faut-il avoir le courage d'abandonner l'ancien monde libéral et productiviste qui sert aujourd'hui de doctrine idéologique à Emmanuel Macron et ses soutiens.

Il n'y aura pas de changement majeur sans mobilisations et actions citoyennes. C'est ce que nous préparons avec des centaines de partenaires du 8 au 15 Septembre prochain : des milliers d'actions sont prévues en France et partout dans le monde pour prendre le contrôle sur la finance et notre avenir.

Pour plus de détails :

Photo : NH 2868 © FNH, C.C.2.0.

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