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Attac Planet

Cum-Ex: Justiz verfolgt kritische Journalisten im Auftrag der Steuerräuber

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Attac fordert Whistleblower-Gesetz, das Aufklärer schützt
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EU-Japan-Handelsabkommen (JEFTA) nicht ratifizieren!

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Diskussion und Abstimmung im EU-Parlament
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Mehr als 10.000 bei Demos gegen neue Polizeigesetze

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Attac-Block mit Nikolaus als Gefährder
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70 Jahre Menschenrechte: Konzerne endlich in die Pflicht nehmen!

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Appelle an Unternehmen reichen nicht
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COP24 in Kattowitz: Deutschland bremst Fortschritte im Kampf gegen Klimakollaps

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Attac setzt auf eine sozial-ökologische Transformation von unten
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Aus für Finanztransaktionssteuer

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Finanzlobbys haben sich gegen Interessen der Mehrheit durchgesetzt
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Demonstration "Polizeigesetz NRW stoppen!" am 8. Dezember in Düsseldorf

News fo Attac Germany - ven, 14/12/2018 - 22:54
Breites Bündnis fordert Stopp des autoritären Gesetzesvorhabens
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COP24 : A l'urgence climatique, les Etats répondent par un désengagement coupable

News from Attac France - ven, 14/12/2018 - 19:10

La COP24 à Katowice (Pologne) ne déroge malheureusement pas à la règle : après 25 ans, les négociations climatiques internationales ne sont pas à la hauteur des enjeux. Plus qu'informées sur l'urgence et la gravité de la situation, les classes dirigeantes de la planète sont toujours opposées à engager la transformation d'un système économique et financier injuste et insoutenable, préférant se désengager et laisser les clés aux marchés et acteurs économiques. Attac France appelle au contraire à un sursaut politique pour enterrer les politiques économiques qui ne sont ni climato-compatibles ni justes socialement.

Il serait trop facile d'accuser l'incurie de la présidence polonaise, la nocivité des manœuvres des États-Unis ou l'intransigeance climaticide des pays pétroliers pour expliquer pourquoi les négociations climatiques internationales nous conduisent vers un réchauffement climatique supérieur à 3°C. Il faudrait a minima y ajouter la passivité irresponsable de la très grande majorité des États qui, alors que les scientifiques empilent des rapports tout aussi alarmants les uns que les autres, se complaisent dans une inertie coupable.

Dans une classe de cancres, il n'en est pas un pour sauver l'autre. Récemment nommé par effraction « Champion de la Terre », Emmanuel Macron est désormais silencieux et refuse de changer de cap alors que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 3% en 2017 en France. Il a de plus validé que la France est tout simplement absente de cette fin de COP : son ministre de la transition écologique, François de Rugy, a en effet préféré rencontrer à Paris le principal lobby de l'automobile plutôt que ferrailler à Katowice pour donner plus d'ambition aux maigres résultats d'une COP24 une fois de plus décevante.

Quant à l'Union européenne, elle ne cesse d'approfondir le schisme de réalité existant entre son prétendu engagement en faveur du climat et sa détermination sans faille en faveur de la globalisation économique et financière qui pourtant aggrave la crise écologique et retarde la transition. Le Parlement européen a coup sur coup voté en faveur du JEFTA, ce nouvel accord de libéralisation du commerce entre l'UE et le Japon qui n'est pas climato-compatible, et approuvé le financement de nouvelles infrastructures liées aux énergies fossiles pour la période 2021-2026.

« Il ne s'agit pas de faire de notre mieux, il s'agit de faire ce qui est requis »

Cette sentence de Winston Churchill n'a jamais été si appropriée qu'aujourd'hui. A force de célébrer l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris et de s'apitoyer sur l'élection de Donald Trump – et désormais Bolsonaro – les décideurs politiques ont substitué de l'incertitude et du désarroi à un enthousiasme exagéré : de sérieuses menaces pèsent désormais sur l'avenir et le contenu des politiques climatiques internationales et sur la possibilité de contenir le réchauffement en deçà de 1,5 ou 2 °C. Alors que les émissions de gaz à effet de serre et les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont à la hausse, les États et les pouvoirs publics ne cessent de se désengager et de transférer la charge de l'action aux marchés et acteurs privés.

Confierait-on la lutte contre la délinquance routière aux chauffards ? La lutte contre le tabagisme aux cigarettiers ? Non. C'est pourtant ce qui est fait en matière de climat où les multinationales du charbon, du gaz et du pétrole, les banques et assurances qui les financent, les constructeurs automobiles, cimentiers et industriels de la chimie interviennent directement pour tuer dans l'œuf toute politique climatique ambitieuse : depuis la signature de l'accord de Paris, 90 % des 200 plus grandes entreprises de la planète ont mené des actions de lobbying en ce sens, en toute impunité. Au principe « pollueur écouté, pollueur exaucé », n'est-il pas temps de substituer le principe du « pollueur régulé – pollueur désarmé » [1] ?

Attac France en appelle donc à un urgent et nécessaire sursaut politique. Il est temps d'arrêter de faire comme si les politiques économiques néolibérales et productivistes, injustes et insoutenables, pouvaient résoudre la crise climatique qu'elles nourrissent inlassablement. Contrairement à ce qui est aujourd'hui énoncé, ce n'est pas l'objectif des 1,5°C ou 2°C qu'il faut enterrer mais bien les politiques économiques qui nous en éloignent de manière irréversible.

Photo : Collin Rees

[1] https://france.attac.org/6475

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Journée de mobilisations du 15 décembre

News from Attac France - ven, 14/12/2018 - 10:08

Le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l'ensemble de la politique sociale et fiscale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur de revendications concrètes et d'une exigence démocratique fondamentale : ce n'est pas à une petite minorité de privilégiés de décider de l'avenir de toutes et tous.

Malgré la forte mobilisation de ces femmes et hommes déterminé-es et devant faire face à une répression inouïe, Emmanuel Macron maintient le cap sur l'essentiel : une fiscalité injuste qui épargne le capital et les hautes fortunes (suppression de l'ISF, allègement de l'exit tax), la réforme de l'assurance chômage, celle des retraites ainsi que les attaques prévues ou en cours contre la fonction publique, le logement social et les services publics, qui ne pourront qu'amplifier les inégalités sociales et creuser les disparités entre les femmes et les hommes. De plus, Emmanuel Macron essaye de déplacer le débat public des questions sociales vers les questions identitaires puisqu'il a mis l'immigration dans les thèmes prévus pour la concertation. Dans cette situation, la convergence avec le mouvement des gilets jaunes est plus que jamais nécessaire.

Nos organisations soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Elles appellent à manifester samedi 15 décembre, pour la justice sociale et fiscale, pour une démocratie réelle, pour l'égalité des droits,pour une véritable transition écologique et la solidarité internationale à partir de 10 h devant la gare St Lazare pour rejoindre à partir de 14 h la Place de la République à Paris.

Signataires : Attac - Solidaires - Fondation Copernic - DAL - CNDF - GDS - Ensemble - Génération-s - LFI - PG - CAC -Mouvement ECOLO - DIEM25 - NPA

Photo : Brice Le Gall

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La cultura de los gases de efecto invernadero

News from Attac Spain - ven, 14/12/2018 - 07:00

Alejandro Nadal – Consejo Científico de ATTAC España

En 1992, la Organización de las Naciones Unidas organizó una conferencia cumbre sobre desarrollo y medio ambiente en Río de Janeiro. El resultado tangible más importante fue la firma de la Convención marco sobre Cambio Climático (Unfccc, por sus siglas en inglés). Es el tratado internacional más importante sobre cambio climático. La conferencia de las partes que se lleva a cabo en Katowice, en el corazón de la región productora de carbón en Polonia, es el último episodio de lo que cada vez más se parece a una trágica comedia de errores.

Mientras la comunidad científica publica informes cada vez más alarmantes, los gobiernos de los principales países emisores de gases de efecto invernadero (GEI) pretenden mantener negociaciones serias sobre la forma de evitar la catástrofe final. Las conferencias de las partes de la Unfccc se suceden año tras año sin que se tenga un instrumento confiable para la reducción de emisiones de GEI. La COP24 reunida en Katowice se desarrolla ante un telón de fondo ominoso.

De todas las fuentes de energía, el carbón es la que más GEI produce. Y Silesia, en Polonia, es la principal región productora de carbón en ese país. Así que no sorprende que los delegados puedan contemplar en el vestíbulo del centro de convenciones de Katowice pedazos de carbón desplegados como piezas de arte detrás de llamativas vitrinas. También se puede apreciar una exposición de joyería incrustada en carbón y cosméticos a base de hulla. Los asistentes a la COP24 pudieron también disfrutar de un concierto ejecutado por la banda de mineros del carbón. Los organizadores de la conferencia creyeron que era un buen momento para celebrar la cultura del carbón y las emisiones de gases invernadero.

Al mundo industrializado se le ocurrió otra forma de celebración: en los pasados dos años las emisiones de gases de efecto invernadero han vuelto a incrementarse después de cuatro años de haberse estabilizado. Estábamos mal, pero ahora estamos empeorando. Para confirmar lo anterior, en su discurso de apertura de la COP24, el presidente de Polonia, Andrzej Duda, señaló que su país tiene reservas de carbón para dos siglos. Será difícil no utilizarlas, sentenció.

Cuando se firmó la Unfccc en 1992, nadie preguntó si la estructura y dinámica de la economía mundial permitirían reducir las emisiones de gases de efecto invernadero. Estaban comenzando los años de lo que Greenspan, entonces presidente de la Reserva Federal, llamó la gran moderación, anunciando una época de estabilidad macroeconómica y crecimiento. Mientras se consolidaba el neoliberalismo, se cantaban loas a la globalización.

En 1997 se firmó el Protocolo de Kioto, que estableció un mercado de cuotas transferibles de carbono como mecanismo para reducir las emisiones de GEI. Las fuerzas del mercado eran el nuevo dios y la idea implícita era que la globalización neoliberal conduciría a evitar el cambio climático. El tratado terminó en el fracaso, pero inauguró una senda peligrosa de complacencia y de falsas soluciones.

En aquellos años la economía mundial ya mostraba una desigualdad que sería muy difícil revertir. Debajo de la aparente tranquilidad se estaban gestando las tormentas de una nutrida serie de crisis económicas que mostrarían que la inestabilidad del capitalismo era real. Pero el mensaje no sería escuchado. Todo siguió igual en las negociaciones sobre cambio climático y en otras conferencias de Naciones Unidas sobre los objetivos del milenio o respecto de las metas de desarrollo sustentable. Nadie cuestionaba las distorsiones, desequilibrios, desigualdad y el predominio del sector financiero.

En 2012 se llevó a cabo la conferencia en Río de Janeiro sobre desarrollo sustentable. Se suponía sería la celebración de Río+20. En plena debacle financiera global, el documento final ni siquiera menciona la palabra crisis. Hasta propuso que las inversiones necesarias para alcanzar las metas del desarrollo sustentable podrían provenir del sector financiero. En el colmo del engaño, el documento alardeaba estar basado en un modelo matemático de simulación de la economía global, en el cual ni siquiera se mencionaba al sector financiero.

Hace un mes el banco Credit Suisse (www.credit-suisse.com) dio a conocer su informe sobre riqueza y desigualdad en el mundo. Las cifras son aterradoras: 10 por ciento de habitantes del planeta posee 85 por ciento de la riqueza global. Según el texto, la concentración de riqueza y poder económico no tiene paralelo en la historia: uno por ciento de habitantes del planeta concentra 50 por ciento de la riqueza global. Lo más importante no aparece en el informe de este poderoso banco: las fuerzas económicas desatadas bajo el neoliberalismo son las responsables de esta desigualdad y se están encargando de intensificarla. Son las mismas fuerzas que se oponen a la descarbonización de la economía mundial. Su marco de política económica impide la transición energética hacia una economía alejada de los combustibles fósiles.

Twitter: @anadaloficial

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COP24 : Ecartons les pollueurs des négociations et politiques climatiques

News from Attac France - jeu, 13/12/2018 - 14:52

Depuis la signature de l'accord de Paris en décembre 2015, 90% des 200 plus grandes multinationales de la planète ont mené des actions de lobbying contre les politiques climatiques. Y compris en France où les lobbys industriels et énergétiques ont obtenu une Loi Hulot sur les hydrocarbures moins ambitieuse qu'annoncée, et une programmation pluriannuelle de l'énergie qui repousse à plus tard ce qu'il faudrait faire aujourd'hui. Face à cela, nous avons une proposition : que les lobbys industriels et des énergies fossiles soient exclus de tous les espaces de négociation et de décision sur les enjeux climatiques.

Tribune initialement publiée dans le numéro n°1530 de Politis, accessible ici (https://www.politis.fr/articles/2018/12/du-pollueur-ecoute-au-pollueur-regule-39702/)

Confierait-on la lutte contre le tabagisme aux cigarettiers ? Celle contre la délinquance routière aux chauffards ? Non. C'est pourtant en partie ce qui est fait en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Les multinationales du charbon, du gaz et du pétrole, les banques et les assurances qui les financent, les constructeurs automobiles, les cimentiers et les industriels de la chimie bénéficient pleinement d'un principe trop mal connu : « pollueur écouté, pollueur exaucé ».

Certains de ces principaux pollueurs de la planète sont ainsi régulièrement sponsors des COP, ces conférences internationales sur le climat, dont la 24e édition s'est ouverte à Katowice, en Pologne, le 2 décembre. Jastrzebska Coal Company (JSW), premier producteur de coke (charbon) de l'Union européenne, est ainsi le plus important partenaire officiel de la COP 24, aux côtés par exemple de PGE et de Tauron, producteurs d'électricité à base de charbon et de gaz.

Même si c'est la troisième fois en dix ans (après Poznan en 2008 et Varsovie en 2012), il serait trop facile d'incriminer la seule Pologne : Engie, Renault-Nissan, Suez, BNP-Paribas, Air France, EDF, parmi les multinationales françaises les plus polluantes, ne faisaient-elles pas partie des 56 sponsors privés choisis pour financer la COP 21 en 2015 à Paris (1) ?

Ce sponsoring n'est néanmoins que la face émergée de l'emprise qu'exercent les plus grands pollueurs de la planète sur les politiques climatiques. Alors que près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre relâchées depuis 1988 sont de la responsabilité d'une centaine d'entreprises sur la planète (2), ces pollueurs disposent en effet d'un statut d'observateurs dans les COP qui leur permet d'être au plus près des négociations officielles.

À la COP 24, Chevron, Shell et le lobby européen du gaz (Total, Engie, etc.) disposent ainsi, via l'Association internationale des marchés carbone (IETA en anglais), d'un immense espace d'activités leur permettant de présenter leurs technologies industrielles – inefficaces et dangereuses par ailleurs – et les marchés carbone – défaillants – comme des instruments suffisants pour faire face au défi climatique. Résultat ? En plus de vingt-cinq ans de négociations, aucun État, aucune institution internationale n'a jamais proposé de limiter la production de charbon, de gaz ou de pétrole, et il n'a jamais été possible de définir des mécanismes visant à réduire l'exploitation des énergies fossiles. Par leur présence et leur lobbying, les industries les plus polluantes repoussent aux calendes grecques toute régulation contraignante pouvant restreindre de quelque manière que ce soit leurs activités.

Ce travail de sape ne se limite pas au moment des COP. Depuis la signature de l'accord de Paris en décembre 2015, 90 % des plus grandes entreprises de la planète ont mené des actions de lobbying pour s'opposer à la mise en œuvre de politiques climatiques plus ambitieuses (3). Les multinationales européennes Total, Bayer, BASF, Arcelor et Glencore font partie des plus mal notées, en compagnie de l'Association des constructeurs européens d'automobiles, du Medef ou encore de BusinessEurope, qui ne cesse de faire pression pour vider de sa substance toute ambition climatique européenne (4). Ce lobbying derrière portes closes s'accompagne en général de grands efforts de communication pour tenter de verdir leur image. Écoblanchiment et lobbying vont en effet de pair. Désarmer la critique du public d'un côté et obtenir la mansuétude des pouvoirs publics de l'autre sont les deux faces d'une même stratégie visant à éloigner toute velléité de régulations contraignantes sur leurs activités polluantes.

L'industrie du tabac et ses lobbys sont désormais interdits des enceintes où se discutent les politiques internationales de lutte contre le tabagisme. Pourquoi n'en serait-il pas de même en matière de climat ? C'est ce que demandent de nombreuses organisations de la société civile : l'Union européenne, et la France en particulier, serait honorée de soutenir cette proposition et, mieux encore, de la mettre en pratique. Il y va de l'intérêt général et de la capacité à prendre des décisions qui, par définition, doivent bousculer les intérêts des principaux responsables de l'aggravation de la crise écologique. Pour qu'au principe du « pollueur écouté, pollueur exaucé » se substitue le principe du « pollueur écarté, pollueur régulé (5) ».

Maxime Combes, auteur de « Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition »

Notes :

(1) « Sponsors de la COP 21 : qui a donné quoi ? »

(2) « The Carbon Majors Database : CDP Carbon Majors Report 2017 »

(3) InfluenceMap.org

(4) « Le Medef européen prépare le sabotage des objectifs climatiques européens »

(5) « Open letter : EU must back efforts to tackle vested interests at UN climate talks »

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Austeridad económica y autoritarismo político: el peor escenario posible

News from Attac Spain - jeu, 13/12/2018 - 07:00

María José Fariñas Dulce – ctxt

España, igual que la mayoría de países desindustrializados, atraviesa una profunda crisis institucional, debido a casos, a veces coyunturales, otros estructurales, de corrupción política en connivencia con el poder económico, al desgaste de algunas instituciones, a la desafección política y al derrumbe de la moral cívica vinculada a lo público, a la obsolescencia de leyes esenciales (Ley Electoral, leyes fiscales e, incluso, la propia Constitución), lagunas legales, como la de la transparencia y acceso a la información pública, que perpetúan la opacidad y el secreto en el funcionamiento de las administraciones públicas, así como a la persistencia de las oligarquías en la estructuración democrática de la sociedad y de las administraciones públicas. Este contexto ha impedido, y sigue haciéndolo, un completo desarrollo democrático de nuestras instituciones políticas y jurídicas.

EL NEOLIBERALISMO DEL SIGLO XXI HA DADO AL TRASTE CON EL VALOR DE LA SOLIDARIDAD PÚBLICA Y, AL PRIVATIZAR DERECHOS SOCIALES COMO LA EDUCACIÓN O LA SANIDAD, ESTÁ INCREMENTADO LA DESIGUALDAD SOCIOECONÓMICA

Más allá de las coyunturales crisis financieras y/o económicas, estamos asistiendo en las últimas décadas a un ajuste neoliberal en lo económico y neoconservador en lo político en el ámbito material de las constituciones democráticas de la posguerra, especialmente sobre los derechos laborales y los derechos económicos, sociales y culturales. El neoliberalismo del siglo XXI ha dado al traste con el valor de la solidaridad pública y, al privatizar derechos sociales como la educación o la sanidad, está incrementado la desigualdad socioeconómica. El resultado está siendo demoledor para las clases trabajadoras y populares, que ven cómo sus rentas de trabajo disminuyen, sus condiciones laborales se precarizan, sus derechos se desprotegen, las promesas de ascenso social se frustran y el trabajo deja de ser el elemento central de estructuración de las sociedades. Esto, junto al rechazo evidente de la oligarquía a contribuir a las arcas públicas y a los gastos comunes, está convirtiendo la crisis económica en una crisis de derechos y, consecuentemente, en una amenaza para la democracia. Porque tras el ataque a los derechos económicos y sociales, se va también contra los derechos civiles y políticos. Y con ello, se debilita la estructuración democrática de las sociedades.

Los derechos sociales están transitando desde su inicial reconocimiento constitucional, pasando por una situación de debilidad estructural, hasta su cuestionamiento teórico actual. La mistificación del mercado ha conducido a justificar las desigualdades socioeconómicas como algo natural e inevitable. Y los derechos económicos, sociales y culturales, así como los laborales han pasado a ser catalogados como elementos que “distorsionan” el libre funcionamiento del mercado.

Las actuales políticas de austeridad (en España se constitucionalizaron con la reforma del artículo 135 de la CE en 2011) tienen como consecuencia la progresiva privatización de servicios públicos y la reducción al mínimo de los derechos sociales. Este tipo de respuesta ante la crisis económica se corresponde con una estrategia ideológica. Por ello, aquellas no son coyunturales, sino que persiguen un cambio de modelo, cuyos pilares son la desaparición del Estado Social, un Estado privatizado y corporativo, políticas asistenciales en la pobreza (políticas de pobres), un sistema jurídico más represivo que garantista, priorización de la defensa de la seguridad física de los individuos (la seguridad del orden público, policial e, incluso, militarizada) frente a la seguridad y libertad de los ciudadanos  (de nuevo el hobbesiano dilema entre seguridad versus libertad) y la represión de la disidencia y de la protesta social.

De momento, las opciones autoritarias y represivas de la protesta social reflejan un claro estado de ánimo: no se quiere que la calle sea un espacio democrático de ejercicio de derechos de ciudadanía. Al contrario, se pretende convertir la protesta social en un conflicto policial, llegando incluso a intentar la militarización de los conflictos sociales. En España, el desafío del nuevo sistema de penas y medidas de seguridad, recogidas en la Ley para la Protección de la Seguridad Ciudadana, abre un futuro incierto para las libertades y para la democracia. ¿Implica esto, que se está legislando por encima del Estado de Derecho? ¿O, incluso, con este tipo de legislación no se estaría creando un problema donde no lo hay?

UNO DE LOS ÉXITOS DEL CAPITALISMO NEOLIBERAL, RESULTADO TAMBIÉN DE LOS FRACASOS REVOLUCIONARIOS, ES LA CONDENA COMO TOTALITARIA DE TODA ACCIÓN COLECTIVA CONSCIENTE, CUYO OBJETIVO SEA IMPONER CIERTO CONTROL SOCIAL

Este tipo de leyes son innecesarias, a mi juicio, porque no existe ninguna demanda social que las justifique, sino todo lo contrario, están siendo utilizadas como instrumentos de lucha ideológica por los gobiernos autoritarios, con el fin de asustar a la ciudadanía. No son leyes para resolver, sino para provocar. Es su respuesta ante la actitud bastante ejemplar de una ciudadanía indignada, que lleva años soportando medidas de austeridad económica, de recortes de derechos, de bajadas salariales junto con escándalos de corrupción política y económica. En definitiva, esta es su manera de asentar las bases del autoritarismo antidemocrático, criminalizando los conflictos socioeconómicos y convirtiéndolos en cuestiones de orden público.

Uno de los éxitos del capitalismo neoliberal, resultado también de los fracasos revolucionarios de antaño, es la condena como totalitaria de toda acción colectiva consciente, cuyo objetivo sea imponer cierto control social. Ha ganado la visión liberal de que es mejor construir socialmente un mecanismo (el mercado) y dejarlo operar ciegamente, aunque nos lleve a la catástrofe ecológica, a la pérdida de derechos y libertades, a la generación compulsiva de desigualdades o a crisis financieras cíclicas. Para frenar esta deriva destructiva necesitamos recuperar una cierta dimensión colectiva de los proyectos emancipadores, que sean capaces de construir nuevos activismos de resistencia frente al neoliberalismo económico y al autoritarismo político globales.

Nuestras democracias necesitan reformas legislativas fuertes, que refunden el enganche legitimador de la ciudadanía con sus instituciones democráticas. De lo contrario, cada vez será más difícil conseguir el apoyo de amplios sectores de la población, que ven reducido su nivel de vida y frustradas sus aspiraciones de mejora social. Y seguiremos teniendo fuertes resistencias sociales, que derivarán en conflictos políticos. Austeridad económica y autoritarismo político parecen ser cada vez más las características de la actual política europea y global. Pero es, sin duda, uno de los peores escenarios posibles para los derechos y para la democracia.

El buen funcionamiento de la democracia requiere tanto de estabilidad económica, como de paz social. Gestionar las desigualdades sociales, económicas, territoriales y culturales constituye el mayor reto político de nuestra era para la estabilidad democrática y para la generación de esperanzas en una ciudadanía deprimida y desesperanzada. Porque no estamos ante una crisis económica convencional o cíclica, sino ante el derrumbe de la última fase de un tipo de capitalismo global neoliberal basado fundamentalmente en la especulación del dinero a partir del dinero. Asistimos a una etapa de cambio o de tránsito paradigmático hacia un nuevo modelo de desarrollo económico. Por tanto, no estamos ante una cuestión meramente técnica de medidas económicas a adoptar (necesarias por otra parte en la coyuntura actual), sino ante un debate ideológico sobre el modelo político en el que esta última fase del capitalismo se ha asentado.

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Communiqué de presse : Passage bâclé du traité Japon - Union européenne au Parlement européen : une très mauvaise nouvelle pour les citoyens et la planète

News from Attac France - mer, 12/12/2018 - 16:17

Après avoir négocié l'accord commercial avec le Japon, le JEFTA, dans l'opacité la plus totale, allant même jusqu'à ne publier le texte en français que très récemment, la Commission européenne et les États membres, sous emprise des lobbys d'affaire, ont poussé à un vote de ratification du Parlement européen ce jour, avant les élections européennes. Cela est d'autant plus déplorable que cet accord est porteur de grands dangers.

Une bombe à retardement : la coopération réglementaire
Le JEFTA comporte notamment un mécanisme de coopération réglementaire, piloté par un « Conseil de coopération réglementaire ». Pour Jean Michel Coulomb d'Attac, « Comme celui du CETA, l'organe de coopération réglementaire du JEFTA, maître de son agenda, sera dirigé par des hauts fonctionnaires, sans aucune barrière digne de ce nom vis à vis des conflits d'intérêts avec les milieux d'affaires. Alors que le lobbying des entreprises transnationales est dûment reconnu et institué dans ce mécanisme, les élus, européens comme des États membres, en sont par contre exclus. Ces entreprises auront ainsi, en amont du processus réglementaire, la faculté de proposer leurs propres textes tout en filtrant les propositions qui ne leur conviendront pas ». Le JEFTA est ainsi un accord évolutif, sans aucun contrôle démocratique. Une bombe à retardement en forme de chèque en blanc aux transnationales !

Un danger pour le climat
Contrairement au CETA, le texte du JEFTA fait référence à l'Accord de Paris (chapitre 16). « Mais la lecture attentive du texte de l'accord démontre que, au delà des déclarations de principe non contraignantes, l'application de l'Accord de Paris est en fait explicitement mis sous la coupe des termes du JEFTA » fait remarquer Hélène Cabioc'h d'Aitec. En effet, toute mesure adoptée ou maintenue en « déclinant les accords multilatéraux sur l'environnement » ne peut l'être que « sous réserve que ces mesures ne soient pas appliquées d'une manière qui constituerait un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable contre l'autre partie [Japon, UE ou État membre] ou une restriction déguisée au commerce » (article 16.4.5). Par ailleurs « l'augmentation des transports de marchandises entre Japon et pays de l'Union européenne ne pourra que participer de façon notable au réchauffement climatique » alerte Laurent Ciarabelli du collectif Stop TAFTA.

Un danger pour les droits sociaux
De façon similaire (toujours dans le chapitre 16), les engagements des État dans le cadre de l'Organisation internationale du travail (OIT) sont bien réaffirmés mais ils ne doivent pas contrevenir au droit relatif au commerce et à l'investissement. De surcroît, le Japon n'a pas ratifié deux des huit conventions fondamentales de l'OIT. « Le niveau de considération des droits du travail par le Japon augure de sa future propension à estimer, dans le cadre de la mise en œuvre du JEFTA, que les droits du travail dans l'UE sont des « obstacles au commerce et à l'investissement » fait remarquer Sylvain Goldstein de la CGT.

Un danger sanitaire
Le renforcement de la propriété intellectuelle en faveur des grandes entreprises (avec une mention spéciale, cf. article 14.35, pour les produits pharmaceutiques et les produits chimiques agricoles) va nuire gravement à la transparence dans le secteur industriel. Il sera ainsi beaucoup plus difficile d'obtenir des révélations telles que celles qui ont mené au « Dieselgate » (scandale de triche généralisée aux contrôles pollution dans le secteur de l'automobile révélé en 2015). « L'absence de toute référence au principe de précaution va favoriser la remise en cause par le Japon de la directive OGM, notamment via le Conseil de Coopération Réglementaire, le Japon étant le pays qui en autorise le plus dans la production et l'alimentation » rajoute Thierry Jacquot de la Confédération Paysanne.

La poursuite de l'actuelle politique commerciale de l'Union européenne, à laquelle le gouvernement français souscrit et participe pleinement, est une insulte à l'intelligence et aux droits des peuples et la Nature. Alors que d'autres accords de libre échange sont en préparation, nous appelons au renforcement de la lutte contre ces accords et à leur substitution par des accords de juste échange où les droits sociaux, sanitaires et environnementaux y sont des valeurs contraignantes.

Communiqué de presse signé par :
Attac France, AITEC, CGT, Confédération Paysanne, Snesup-FSU, Solidaires, ActionAid France-Peuples Solidaires, Les Amis de la Terre France, la Fondation Copernic, le Collectif Roosevelt Île-de-France
Membres du collectif Stop-TAFTA-CETA

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JEFTA: EU-Parlament schwächt die Demokratie

News from Attac Austria - mer, 12/12/2018 - 13:01
„Mit der Zustimmung zu JEFTA hat die Mehrheit der EU-Abgeordneten einmal mehr die Demokratie geschwächt und sich wieder auf die Seite der Konzerne gestellt“, kommentiert Alexandra Strickner von Attac Österreich die heutige Abstimmung des Europaparlaments. Denn wie schon CETA schränkt auch JEFTA den demokratischen Handlungsspielraum der Parlamente ein: Mit der „Regulatorischen Kooperation“ erhalten Konzernlobbyisten das Recht, hinter verschlossenen Türen an Gesetzen mitzuwirken, noch bevor die Parlamente daran beteiligt sind. Gesetze und Standards im Allgemeininteresse, die „handelshemmend“ wirken, können so nach unten nivelliert werden.

Mehr Macht für Konzerne

JEFTA ist ein EU-Handelsabkommen mehr, das Profitinteressen über unser Gemeinwohl, die Umwelt und das Klima stellt. Diese Art von Handelsabkommen führt zu einer immer stärkeren Konzentration von politischer und wirtschaftlicher Macht in den Händen weniger Konzerne. Dies kritisiert auch die UN Organisation für Handel und Entwicklung, UNCTAD, in ihrem neuen Handelsbericht. (1) In einer aktuellen Broschüre klären zudem die Allianz Anders Handeln, der ÖGB, die Arbeiterkammer und zahlreiche internationale Organisationen über Mythen und Fakten zu JEFTA auf. (2)

Nächster Schritt: Kampagne gegen Sonderklagerechte

Dass die EU JEFTA dem Rat und dem EU-Parlament ohne die Sonderklagerechte für Konzerne vorgelegt hat, ist ein Erfolg des bisherigen Widerstands dagegen. Die EU hofft, dass sie diese Sonderklagerechte in einem eigenen Abkommen mit Japan nachreichen kann. „Wir werden uns weiterhin auf allen Ebenen für eine gerechte Globalisierung einsetzen. Der nächste Schritt dafür wird eine Kampagne für die generelle Abschaffung der Sonderklagerechte sowie für verbindliche und durchsetzbare Regeln für Konzerne sein“, erklärt Strickner.

(1)    Siehe: Power, Platforms and The Free Trade Delusion. UNCTAD Trade and Development Report 2018. https://unctad.org/en/pages/PublicationWebflyer.aspx?publicationid=2227

(2)    Siehe: https://www.attac.at/fileadmin/dateien/download/JEFTA_-_Mythen___Fakten.pdf
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Macron ne cède rien (ou presque). Nous on lâche rien !

News from Attac France - mer, 12/12/2018 - 11:57

Après trois semaines de silence, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé… pour confirmer qu'il gardera le même cap : affaiblissement des protections sociales, refus d'une augmentation des salaires et des minimas sociaux, cadeaux aux plus riches (maintien de la suppression de l'ISF, réduction de la taxation des revenus financiers avec la flat tax), réforme des retraites et de l'assurance chômage, attaques contre les services publics…

L'annonce d'une hausse du SMIC de 100 euros est une véritable arnaque puisque le SMIC n'est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du SMIC. Le salaire va augmenter via la hausse de la prime d'activité, qui était déjà dans les tuyaux. Un tour de passe-passe qui va faire payer les contribuables, plutôt que de financer les hausses de salaires par les entreprises. Comme la défiscalisation des heures supplémentaires (vieille recette de Sarkozy) qui profitera à une minorité et qui sera autant de ressources en moins pour le budget de l'État.

Et bien sûr, aucune mesure pour assurer une transition écologique qui garantisse l'égalité et la justice sociale : la politique de Macron consiste toujours à basculer la fiscalité des entreprises sur les ménages et à préserver les intérêts acquis des multinationales, alors que les investissements-climat des entreprises françaises stagnent depuis plusieurs années et pourraient même baisser en 2018, tandis que les émissions de gaz à effet de serre du pays repartent à la hausse.

A qui veut-il faire croire qu'il répond à la colère des gilets jaunes et à tous ceux et toutes celles qui depuis son élection résistent contre ses réformes libérales ?

Par contre, en cherchant à rassurer les plus riches, il se pose en gardien de l'ordre, sans un mot pour les victimes des violences policières qui se multiplient face aux mouvements sociaux.

Pour la justice sociale et écologique, tous ensemble on continue !

Alors que le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées, Attac appelle à participer aux mobilisations des jours à venir pour exiger la justice sociale, fiscale et écologique, en redistribuant les richesses :
• augmenter les salaires, en commençant par les plus bas
• augmenter les minima sociaux et les petites retraites
• faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique dans le financement de la transition
• rénover les logements pour supprimer toutes les passoires thermiques
• soutenir le développement d'une agriculture locale et biologique
• renforcer les services publics et les commerces de proximité
• favoriser la création massive d'emplois liés à la transition
• développer les réseaux de transports en commun sur tout le territoire
• encourager le transport ferroviaire et les mobilités non polluantes
• en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles

Financer ce changement de cap, c'est possible !

• en mettant en place des taxes dissuasives sur les premiers responsables du changement climatique : les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui les financent
• en stoppant le financement des fausses solutions (nucléaire ou géo-ingénierie)
• en taxant fortement les transports aériens et maritimes (kerozène et fioul lourd)
• en stoppant le développement de nouvelles zones commerciales et de grands projets inutiles et imposés
• en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières
• en rétablissant l'ISF et en récupérant l'argent détourné par les évadés fiscaux et les cadeaux aux grandes entreprises (flat tax, CICE...).

Photo : Brice Le Gall

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Amplifions les mobilisations pour la justice sociale et climatique

News from Attac France - mer, 12/12/2018 - 10:12

Jugeant que « le pouvoir reste sourd » plusieurs personnalités de gauche dont Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, Pascal Cherki et Michel et Monique Pinçon-Charlot appellent à manifester le vendredi 14 et le samedi 15 décembre, à l'initiative d'Attac et de la fondation Copernic.

Apparu pour refuser une augmentation inique des prix des carburants, le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l'ensemble de la politique sociale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis de décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur d'une exigence démocratique fondamentale : ce n'est pas à une petite minorité de privilégiés de décider de l'avenir de toutes et tous.

Cette exigence sociale et démocratique, cette conception de la transition écologique, le président de la République a décidé de les ignorer. S'il reconnaît le bien fondé de la colère populaire et a été obligé de faire quelques concessions, il n'en tire aucune conséquence réelle. Certes, Emmanuel Macron a annoncé que le SMIC va être augmenté de 100 euros. Il s'agit en fait d'une augmentation en trompe-l'œil puisqu'une partie de celle-ci était déjà prévue et que l'autre prendra la forme de la prime d'activité n'ouvrant aucun droit supplémentaire, notamment pour la retraite. De plus, cela ne coûtera rien aux employeurs. Cette augmentation sera donc payée par tous les contribuables, c'est-à-dire essentiellement par les salariés et les retraités. L'annulation de l'augmentation de la CSG pour une grande partie des retraités n'empêchera pas leur pouvoir d'achat de baisser car la désindexation des pensions n'est pas remise en cause. Aucune revalorisation des minimas sociaux n'est prévue. Pire, il encourage les heures supplémentaires : une vieille recette néolibérale qui se fera au détriment de toutes celles et ceux sans emploi. La réforme fiscale est renvoyée à une échéance lointaine et le président de la République refuse toujours de revenir sur la suppression de l'ISF. Enfin, rien n'est annoncé tant sur le financement de la transition écologique que pour résoudre la profonde crise démocratique. Ces mesures apparaissent donc dérisoires face à la crise politique que le pays connaît et la répression semble être la seule voie que le pouvoir veuille emprunter.

Plus encore, Emmanuel Macron maintient le cap en préservant l'essentiel : la réforme de l'assurance chômage, celle des retraites ainsi que les attaques prévues contre la fonction publique et les services publics, qui ne pourront qu'amplifier les inégalités sociales. Dans cette situation, la convergence avec le mouvement des gilets jaunes est plus que jamais nécessaire. C'était le sens de notre appel à soutenir les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes et à manifester pacifiquement samedi dernier. Alors que le pouvoir reste sourd, cet appel est plus que jamais d'actualité. C'est pourquoi nous appelons à manifester le vendredi 14 et le samedi 15 décembre, pour la justice sociale et fiscale, pour une démocratie réelle, pour une véritable transition écologique et la solidarité internationale.

Signataires :

  • Jacqueline Balsan – présidente du MNCP
  • Esther Benbassa - sénatrice écologiste de Paris
  • Olivier Besancenot – NPA
  • Eric Beynel – co-délégué général Solidaires
  • Pascal Cherki - Génération.s
  • Jean-Marie Harribey - économiste atterré
  • Pierre Khalfa - fondation Copernic
  • Jean-Luc Mélenchon - France insoumise
  • Claire Nouvian - Place Publique
  • Michel et Monique Pinçon-Charlot – sociologues
  • Fabien Roussel - PCF
  • Sabine Rosset – BLOOM
  • Aurélie Trouvé - Attac France
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10 años desde la crisis: la austeridad continúa lastrando la economía empobreciéndonos

News from Attac Spain - mer, 12/12/2018 - 10:09

Eduardo Garzón
ctxt

Se han cumplido 10 años desde el hito que marcó la crisis financiera y económica más grave que ha sufrido occidente desde 1929: la quiebra de Lehman Brothers.

En realidad los problemas económicos y financieros llevaban muchos meses encima de la mesa, pero no fue hasta la suspensión de pagos de ese banco de inversión que el cáncer económico se expandió al resto de sectores y también al resto de economías vinculadas de una u otra forma a la estadounidense (es decir: todas). Aquel impactante suceso nos demostró que los economistas y gobernantes no habían aprendido mucho del crack financiero de 1929, no sólo por haber permitido otra vez que el casino financiero se impusiera a la economía real (arrastrándola con ella al abismo), sino también por haber vuelto a permitir la quiebra de un banco sistémico. Afortunadamente aprendieron la lección pronto y activaron todos los mecanismos necesarios para evitar que otro gran banco volviese a quebrar. Sin embargo, fue tarde: el shock ya se había producido y el miedo y las pérdidas iniciaron un círculo vicioso que arrasó con buena parte de la economía. Eso sí, sin este sostén del mercado financiero llevado a cabo por las autoridades públicas el coste hubiese sido muy superior. Lástima, no obstante, que realizaran un reparto de las cargas tan injusto y no aprovecharan la maniobra para castigar a los propietarios y gestores de la banca así como para nacionalizarla y ponerla al servicio del interés general.

En 2008 había otra diferencia importante en comparación con 1929 que también explica que el coste no fuera tan elevado: la fortaleza de los Estados sociales, que era muy superior a la de hace casi un siglo. Los servicios públicos gratuitos, las ayudas sociales y –especialmente– las redes de seguridad protagonizadas por las pensiones posibilitaron que no tanta gente se quedara sin ingresos y sin capacidades, al mismo tiempo que estimulaban la demanda agregada de la economía en un momento en el que el sector privado la hundía en un pozo sin fondo. El sector público suavizó notablemente la caída de la economía.

Ahora bien, eso último es completamente cierto para ese ámbito del sector público que es pasivo, el que no depende tanto de las decisiones políticas a corto plazo, como ocurre con las pensiones (que se siguen pagando haga lo que haga el gobernador correspondiente) o las prestaciones por desempleo (que se activan automáticamente con el aumento del paro); pero no ocurre lo mismo con el ámbito del sector público que depende de decisiones políticas. En este caso encontramos divergencias en los comportamientos de los países: en Estados Unidos, por ejemplo, la intervención discrecional del Estado en la economía fue mucho más temprana, importante y duradera que la de la Eurozona.

LA RESERVA FEDERAL ENTENDIÓ QUE DEBÍA INYECTAR LIQUIDEZ PARA REDUCIR LOS TIPOS DE INTERÉS A LARGO PLAZO Y ABARATAR LOS COSTES DE ENDEUDAMIENTO Y DARLE UN EMPUJÓN A LA ACTIVIDAD ECONÓMICA; EL BANCO CENTRAL EUROPEO TARDÓ CUATRO AÑOS EN LLEGAR A ESTA CONCLUSIÓN

En primer lugar, el mismo año en el que estalló la crisis la Reserva Federal (el banco central de Estados Unidos) entendió que debía inyectar liquidez a mansalva para reducir los tipos de interés a largo plazo y abaratar así los costes de endeudamiento y darle un empujón a la actividad económica; el Banco Central Europeo tardó nada más y nada menos que cuatro años en llegar a la misma conclusión, lo que no sólo retrasó la recuperación económica, sino que desencadenó una nueva recesión (conocida como crisis del euro) circunscrita únicamente a la unión monetaria. En segundo lugar, los impulsos fiscales de la administración Obama fueron voluminosos y diversos (787.000 millones de dólares en inversiones públicas y rebajas fiscales para empresas y particulares), y todo ello a pesar de que el Tesoro Público se encontraba ya con un elevado déficit y deuda pública; en la Eurozona sólo se les permitió aplicar políticas expansivas a los países que tenían por entonces una deuda pública reducida (entre ellos España), y además con una munición muy reducida y durante muy poco tiempo, pues ya a principios del año 2010 la Comisión Europea maniobró para que se impusiese la austeridad económica en todos los miembros de la Eurozona (momento en el que empezaron los recortes en nuestro país) alegando que los déficits y las deudas habían aumentado mucho. Es decir, añadieron más leña al fuego. De nuevo los gobernantes y los economistas ignorando lo que había permitido superar la crisis iniciada en 1929: la fuerte intervención estatal en la economía (a través de inversiones públicas en un principio y a través de la industria bélica más tarde).

En tercer lugar, diez años después de la quiebra de Lehman Brothers el gobierno estadounidense continúa impulsando la economía a través de políticas fiscales expansivas (y a pesar de que la deuda pública está más elevada que nunca), lo que le está permitiendo crecer a un buen ritmo y también registrar tasas de paro muy reducidas; la Eurozona, en cambio, continúa obsesionada con registrar superávits públicos y reducir la deuda, así que continúa forzando a todas los países miembro a aplicar políticas de austeridad, registrando por lo tanto tasas de crecimiento inferiores.

¿Cuál es el resultado de todo esto? Lo que se puede observar claramente en el gráfico: diez años después del estallido de la crisis el PIB de Estados Unidos se sitúa un 70% por encima del nivel inicial, mientras que el de la Eurozona sólo un triste 17%.

Pero lo peor de todo es que la leve recuperación del PIB europeo solamente se produjo a partir de 2014 y fundamentalmente debido a factores externos: caída del precio de los hidrocarburos, depreciación del euro y recuperación del comercio internacional. No fue debido a las políticas de los gobernantes que, de hecho, ¡lastraron el crecimiento económico! No puede explicarse de otra forma que Estados Unidos haya crecido a un ritmo mucho más elevado que la Eurozona. ¿Qué hubiera pasado si los países miembros del euro hubieran aplicado políticas fiscales expansivas en vez de aferrarse al austericidio? Sin duda el crecimiento económico hubiera sido muy superior, y todo ello sin que los niveles de déficit y deuda pública hubieran supuesto problema alguno -siempre el Banco Central hubiese respaldado esa políticas-.

Pero ojo que sólo estoy hablando de crecimiento del PIB, lo cual dice mucho pero no todo ni mucho menos, ya que deja de lado la distribución de esa renta y el impacto ecológico que puede provocar, entre otras cosas. En efecto, en Estados Unidos el crecimiento económico ha sido muy superior al de la Eurozona pero sus niveles de desigualdad y pobreza son incluso más preocupantes. Esto se explica fundamentalmente por que su Estado social es mucho más débil y su mercado laboral más salvaje (aunque cada vez están más próximos). Por eso, reconocer que Estados Unidos lo ha hecho mejor tras la crisis en política fiscal y monetaria no quiere decir que todos los elementos de su economía sean mejor ni mucho menos; simplemente quiere decir que, a pesar de ser firmes defensores del mercado, sus gobernantes nunca dudan ni un ápice en utilizar las palancas del Estado para estimular la actividad económica, sin importarles demasiado cuánto pueda crecer la deuda pública. En cambio, en Europa existe una histeria absolutamente injustificada con respecto a los niveles de déficit y deuda pública que impide poner el sector público al servicio del crecimiento económico y del bienestar general. Esa histeria es lo que explica que la crisis económica haya sido mucho más dura y más prolongada en la zona euro que en el resto del mundo occidental.

Y lo peor de todo es que esa obsesión por lograr el superávit público y reducir a toda costa la deuda no ha desaparecido de los postulados europeos sino que sigue más viva que nunca; en los últimos años no ha provocado demasiado dolor porque se ha visto compensada con los vientos de cola exteriores, pero ¿qué pasará cuando estos desaparezcan, que es precisamente lo que parece que está sucediendo últimamente? Los países de la Eurozona apenas han recuperado el PIB que tenían antes de la crisis, sufren tasas de paro más elevadas que entonces, tasas de desigualdad más preocupantes, y mucha más precariedad y pobreza laboral que entonces. Todo eso gracias a la austeridad que imponen las absurdas creencias sobre estabilidad presupuestaria. Una austeridad que, aunque haya quedado últimamente eclipsada por factores externos, sigue latente y puede volver a reaparecer con toda su crudeza. No habrá superación de crisis ni de problemas económicos y sociales si no nos desprendemos de una vez por todas del austericidio al que nos tienen sometidos.

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10 años de crisis: dominio, imperio, desigualdad y libertad

News from Attac Spain - mer, 12/12/2018 - 09:40

Daniel Raventós
ctxt

Actualmente estamos en una situación económica que algunos evalúan de recuperación, otros de situación incierta y otros aún de antesala de una nueva crisis. Sobre esta última posibilidad, la OCDE acaba de alertar recientemente de una desaceleración del crecimiento en todo la zona euro que será más acusada aún en el Reino de España.

Para lo que voy a atender en este artículo es secundario el diagnóstico correcto porque sea cual sea la situación económica que vendrá es constatable que desde el inicio de la crisis, ahora hace 10 años, las condiciones de existencia material de la mayoría de la población no rica han empeorado de forma muy sustancial. Podría quedarse la anterior solo como una frase lapidaria si no hubiera multitud de datos que la corroboran, como son los salarios reales, la jornada laboral, la precariedad en el empleo, las condiciones laborales generales, los trabajadores que con contrato legal están por debajo del umbral de la pobreza, los incremento del porcentaje de personas pobres… Las estadísticas están a disposición del que quiera verlas y no hay polémica entre economistas que discrepan en otras muchas cosas sobre estas realidades. La cara radiante de la situación, cada vez más conocida, es cómo les ha ido a los más ricos en estos 10 años de crisis. Decía la que fue presidenta de ATTAC Francia de 1999 a 2006, Susan George, que los estudios sobre la pobreza y los pobres son muy abundantes. Los estudios sobre la riqueza y los ricos no son tan profusos. Departamentos de sociología, de filosofía política o de economía de cualquier facultad del mundo, revistas académicas de ciencias sociales, multitud de gobiernos, institutos estadísticos, muchos ayuntamientos, periódicos, organismos internacionales y muchas ONGs producen cantidades formidables de informes, estudios, tesis doctorales, estadísticas y artículos sobre los más increíbles, variados, minuciosos y extravagantes aspectos de la pobreza. Algunos hasta son buenos y útiles. Susan George decía con socarronería: “¿los pobres? ¡que coman investigaciones para pobres!”. Y aconsejaba prestar mucha más atención al estudio de la situación de los ricos. Sabiendo cómo les va, disponemos de información sobre los resultados de determinadas políticas económicas y de los diseños institucionales que tenemos. Hace unos lustros la información sobre los ricos no era muy buena, ahora es mejor gracias entre otros a los grandes bancos que tienen evidente interés en saber cómo evolucionan los que al fin y al cabo son sus clientes preferentes.

Disponiendo de distintos informes, nos referiremos solamente a dos. Uno más reciente realizado por la Agencia Tributaria y otro que se publicó hace algunos meses con datos que llegan hasta 2017 realizado por Capgemini. Los datos de la Agencia Tributaria que van del 2007 al 2016, pueden resumirse así: en el Reino de España declararon en 2016 exactamente 579 personas que tenían más de 30 millones de euros de patrimonio, un 150% más que en 2007, cuando entonces eran 233. El último informe de Capgemini con datos que van del 2008 al 2017, aporta datos según los cuales el número de ricos en el Reino de España creció más que en el resto de Europa e incluso que en el resto del mundo. Más concretamente, el 0,48% de la población o unas 224.000 personas, acumulaban en 2017 una cantidad que suma 560.000 millones de euros. Es una gran cantidad, sin duda. Pero resulta desproporcionada si la comparamos con el gasto en pensiones que en el mismo año de 2017 fue de 139.647 millones y el de prestaciones por desempleo que fue de 17.400 millones. Antes de la crisis acumulaban una cantidad bastante menor, algo más de la mitad que ahora.

LAS MISMAS POLÍTICAS ECONÓMICAS QUE SUPONEN EL ATAQUE A LAS CONDICIONES DE VIDA Y DE TRABAJO REMUNERADO DE LA INMENSA MAYORÍA, SON LAS QUE TAMBIÉN EXPLICAN QUE A LOS MUY RICOS LES HAYA IDO BIEN

Al 0,48% le ha ido muy bien, al resto le ha ido muy mal en estos 10 años. La crisis ha golpeado, efectivamente. Pero lo que ha golpeado más han sido las políticas económicas puestas en pie por los gobiernos de la Unión Europea, para circunscribirnos a la zona geográfica y económica en la que está el Reino de España, cuando los primeros azotes de la crisis empezaron a manifestarse. Recordemos el giro que en mayo de 2010 realizó el gobierno del PSOE al poner en marcha algunas medidas de política económica como las siguientes: reducción del 5% de los salarios de los funcionarios públicos, congelación de las pensiones, reducción de 6.000 millones de euros de inversión pública en infraestructuras, recorte de 1.500 millones de euros en el gasto público de las administraciones autonómicas y municipales, entre muchas otras del mismo tenor. Con los gobiernos posteriores del PP las medidas y reformas laborales aún castigaron más a la población no rica.

Las mismas políticas económicas que suponen el ataque a las condiciones de vida y de trabajo remunerado de la inmensa mayoría, son las que también explican que a los muy ricos les haya ido bien. Y no es ningún secreto, no existe una política económica que favorezca o perjudique a toda la población. Hay razones teóricas, pero la constatación fáctica es inapelable.

Que las desigualdades son cada vez mayores y los ricos acumulan mayor riqueza con progresiva velocidad es algo que no discuten ni el Foro de Davos, ni el FMI. Por el contrario, es difícil encontrar documentos acerca de la relación de estas grandes desigualdades con la libertad. El gran logro del liberalismo histórico que realmente ha existido, el que tiene poco más de 200 años de existencia, fue lograr imponer la desconexión de la libertad con las condiciones de existencia material. La isonomía oligárquica, tan del gusto del liberalismo actual, es decir “clases bajas no enteramente privadas de la libertad e igualdad ‘civil’ –y por lo mismo, no esclavizadas–, pero despojadas de la libertad y la igualdad ‘políticas’”, en palabras de Antoni Domènech.   Muy diferentemente al liberalismo, para la vieja y más de dos veces milenaria tradición republicana, la libertad no puede abstraerse de las condiciones materiales. Quien no dispone de una existencia material garantizada no puede ser libre. Para el republicanismo democrático, la libertad política y el ejercicio de la ciudadanía no son compatibles bajo relaciones de dominación. Y, ¿qué es la dominación para el republicanismo? La dominación –el dominium en la literatura republicana histórica- es por supuesto proteica, pero es consecuencia de la forma de regular la propiedad como cuestión más relevante. Porque la regulación concreta de la propiedad, de los derechos de propiedad, ha conformado los distintos diseños institucionales que hemos conocido. La “distinción principal” para entender cualquier sociedad dirá Aristóteles ya hace más de 2.300 años y Marx recogerá con sus palabras y analizando una sociedad muy diferente a la del Estagirita, es la que se establece entre ricos y pobres. Pobres: los que no tienen la existencia material garantizada y dependen de otros para vivir. Ricos: los que tienen la existencia material garantizada y no dependen de otros para vivir. Y lo que separa a unos y a otros en esta distinción fundamental es la propiedad, la cuestión relevante. Entiéndase bien que relevante no quiere dar a entender que es única. La dominación la ejercen los ricos propietarios sobre todas aquellas personas que no tienen la existencia material garantizada porque no disponen de propiedad. Lo que equivale a decir que en una relación de dominación como la que viven la mayor parte de las personas no ricas, estas no pueden ser libres. Y esta relación poco tiene que ver con la predisposición moral, benigna o perversa, de sus protagonistas, aunque puede agravar según el caso aún más la dominación, sino con la configuración de los derechos de propiedad.

Los grandes ricos, debido a una configuración política de los mercados pro domo sua que este dominio les posibilita, inciden directamente en el imperium, es decir, en la degeneración despótica de las instituciones públicas que podían ser una contención del dominium. No es muy escasa precisamente la literatura proveniente de los más diversos campos académicos sobre la capacidad de los grandes ricos propietarios para poner a su servicio las instituciones públicas. Lo de las puertas giratorias sería solamente una manifestación de las más visibles, pero tan solo una de tantas.

UN ESTADO DEFENSOR DE LA LIBERTAD REPUBLICANA DEBE INTERVENIR ACTIVAMENTE PARA QUE LA NEUTRALIDAD SEA UN HECHO, Y NO UNA SUPERFICIAL CONSIGNA

Y un Estado defensor de la libertad republicana no entendería la neutralidad como la simple abstención del propio Estado para no favorecer determinadas concepciones de la buena vida. Como así es doctrina de los liberales. El Estado, para la normativa liberal, no debe interferir activamente en la vida social para impedir que los grandes poderes privados oligopólicos y monopólicos obstruyan y condicionen la libertad de la gran mayoría. Muy al contrario, un Estado defensor de la libertad republicana debe intervenir activamente para que la neutralidad sea un hecho, y no una superficial consigna de “equidistancia entre los distintos proyectos de buena vida”. Republicanamente, esto último se presupone, cuando grandes poderes privados disponen de la capacidad de imponer a gran parte de la ciudadanía su concepción privada del bien como bien público, cuando la constitución oligopólica de los mercados permiten el secuestro del Estado por parte de los inmensos imperios privados, la neutralidad significa intervención activa, no tolerancia pasiva y que gane el más fuerte.

¿Qué propuestas ofrecen los gobiernos de la Unión Europea? No precisamente nada que se asemeje a esta neutralidad como interferencia activa para garantizar la libertad de toda la ciudadanía impidiendo que los grandes poderes privados impongan su concepción privada del bien público. Ni por arriba ni por abajo. Por arriba se constatan medidas fiscales cada vez más ventajosas para los muy ricos y por abajo subsidios miserables para pobres. Y vagas promesas de mayor empleo, que es lo que se propone cuando no se sabe que proponer. No ya una renta máxima por arriba para impedir la gran concentración de los poderes privados, y una renta básica incondicional fundamentada republicanamente que garantice la existencia material de toda la población, no, sino nada que rompa con lo que ya está probadamente mostrado que es un fracaso: rentas condicionadas para pobres por abajo y cada vez menores impuestos a los ricos por arriba.

Y así la libertad de la gran mayoría no rica sigue siendo socavada, para orgullo doctrinal de liberales y pasmo de los que no saben imaginar otra cosa que repetir los parches, eso sí, modificados reiteradamente, que han mostrado su más absoluto fracaso o, para que nadie se escandalice, su inmensa insuficiencia. Mientras, los grandes poderes privados siguen socavando la existencia material y la libertad de la mayoría no rica.

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Conférence de presse commune : justice sociale et climatique !

News from Attac France - mar, 11/12/2018 - 16:11

Samedi 8 décembre était orgnisée une conférence de presse commune devant la gare Saint-Lazare, à la suite de l'appel lancé dans le journal Libération, « Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer ».

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Retrouvez le live Facebook d'Attac France ci-dessous.
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Aus für Finanztransaktionssteuer: Die Finanzlobbys haben sich durchgesetzt

News from Attac Austria - mar, 11/12/2018 - 14:14
Das Aus für die Finanztransaktionssteuer (1) ist für Attac Österreich ein weiterer Beweis dafür, dass die politische Macht des Finanzsektors ungebrochen ist. „Letztlich haben sich nicht die Interessen der Mehrheit der Menschen durchgesetzt (2), sondern jene Regierungen, denen die Profite des Finanzsektors wichtiger sind als seine Stabilisierung und Beteiligung an den Krisenkosten“, erklärt Lisa Mittendrein von Attac Österreich. Entscheidung kommt nicht überraschend So schlecht die Entscheidung auch ist, sie kommt nicht überraschend. Schon seit dem Vorstoß von Frankreichs Präsident Macron vom September 2017 (3) war klar, dass nur noch eine minimale Chance für die Steuer besteht. Auch ein offener Brief tausender europäischer Organisationen (4) vergangene Woche wurde seitens der Finanzminister ignoriert. Weiteres Beispiel für den fehlenden Willen der Regierungen für Finanzregulierung Das Aus für die Finanztransaktionssteuer ist für Attac ein weiteres Beispiel für den fehlenden Willen der Regierungen bei der Regulierung des Finanzsektors seit der Krise 2008. „Egal ob die Zerteilung systemrelevanter Banken, die Trennung von Geschäfts- und Investmentbanken, die Regulierung von Schattenbanken oder ein Verbot riskanter Finanzprodukte und Geschäftspraktiken – keine dieser Mindestanforderungen für eine strengere Regulierung des Finanzsektors wurde umgesetzt. Auch die Eigenkapitalanforderungen für Großbanken sind nach wie vor viel zu niedrig. Das Risiko einer schweren Finanzkrise ist heute nicht geringer als 2008. Und im Ernstfall müssen dann wieder wir die Kosten tragen“, kritisiert Lisa Mittendrein von Attac. (1)    Der aktuelle deutsch-französische Vorschlag sieht vor, statt der Finanztransaktionssteuer in der gesamten EU eine reine Aktiensteuer einzuführen. Das ist zugleich der Ausstieg aus den bisherigen Vereinbarungen jener 10 EU-Länder, welche die Steuer bisher verhandelt haben. Eine reine Aktiensteuer ist keine Finanztransaktionssteuer sondern ihr Ende. Nicht erfasst wären damit aber genau jene Finanzinstrumente, die der Spekulation dienen und die Wirtschaft destabilisieren - darunter Derivate und alle außerbörslichen Transaktionen. Damit würde auch die erhoffte Lenkungsfunktion der Steuer völlig entfallen. (2)    In vielen europäischen Ländern ist laut Umfragen die Mehrheit der Menschen für die Finanztransaktionssteuer, in Österreich und Deutschland sind es rund zwei Drittel. (3)    https://www.attac.at/news/detailansicht/datum/2017/09/27/macron-killt-die-finanztransaktionssteuer.html (4)    https://www.attac.at/news/detailansicht/datum/2018/11/30/finanztransaktionssteuer-3000-organisationen-machen-noch-einmal-druck.html 
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