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Attac Québec

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L'Association pour la Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens (ATTAC) est née de la volonté de rétablir un contrôle démocratique des marchés financiers et de leurs institutions. ATTAC mène des actions variées visant la reconquête, par les citoyennes et citoyens, du pouvoir démesuré que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
Mis à jour : il y a 2 heures 1 min

Le RQIC lance une publication et organise une journée de réflexion sur « Le libre-échange aujourd'hui »

jeu, 18/04/2019 - 18:46

Le Canada vient de conclure trois accords de libre-échange particulièrement importants : avec l'Union européenne, avec dix pays de la zone du Pacifique et avec les États-Unis et le Mexique. Ces accords dépassent largement la simple préoccupation d'importer et d'exporter des produits. Ils influencent l'ensemble de la vie économique. C'est dans la perspective de faire le point sur ces dernières ententes que le Réseau québécois sur l'intégration continentale (RQIC) a décidé de réaliser un ouvrage sur différents aspects de ces accords, tout autant que de tenir une journée de réflexion sur la question le vendredi 3 mai prochain.

L'activité vise également à se questionner sur le type de prise en main que nous voulons avoir au Québec concernant les enjeux du libre-échange. Le RQIC lance donc un appel à participer à cette journée de réflexion aux organisations syndicales et sociales québécoises.

Où : au sous-sol de l'Église Saint-Pierre-Apôtre, située au 1201, rue de la Visitation à Montréal
Pas de frais d'inscription

Buffet froid servi gratuitement
Pour confirmer sa présence, SVP le faire par courriel à coordination@rqic.quebec

Crédit image : IStock metamorworks

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Marchez avec ATTAC à la Grande manifestation de la Semaine de la Terre !

mer, 17/04/2019 - 01:17

ATTAC-Québec se mobilise pour la grande manifestation de la Semaine de la Terre à Montréal le samedi 27 avril. Joignez-vous à nous à 13 h 30 au Parc Laurier (rues Saint-Grégoire et Christophe-Colomb) pour marcher derrière notre bannière « Pas de planète viable sans justice fiscale et sociale ! », avec l'équipe de notre comité Transition qui distribuera des tracts avec quelques-unes de nos propositions. Si vous avez t-shirts et drapeaux d'Attac, apportez-les avec casseroles, pancartes, etc.

Tous les manifestantEs convergeront vers le mont Royal (d'autres contingents partiront de la Place des Festivals et du Parc Lafontaine). Cette manifestation clôturera la Semaine de la Terre où, de mille façons, groupes et citoyens diront haut et fort qu'il y a urgence d'agir face à la crise climatique et écologique et pour réaliser la transition qui s'impose et très rapidement à nos sociétés.

Diffusez la vidéo, partagez l'événement Facebook, rassemblez tous vos proches, il faut être très très nombreux ! Vous êtes ailleurs qu'à Montréal ? D'autres événements annoncés sur la page Facebook de La planète s'invite au Parlement.

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« Apple, paye tes impôts ! » - Photos et échos média de notre action du 13 avril à Montréal contre les paradis fiscaux

dim, 14/04/2019 - 16:52
Voici quelques échos médiatiques et photos de notre action du 13 avril au centre-ville de Montréal, avec Échec aux paradis fiscaux et des alliés du FRAPRU et du Conseil central Montréal métropolitain de la CSN, entre autres. Gros merci à André Querry pour les photos. Bravo à tous les dynamiques participantEs !

« Starbucks, paye tes impôts ! », « Paradis fiscaux, enfers sociaux ! », « Google tu te payes notre gueule ! », « Couche-Tard, paye tes impôts ! » sont parmi les slogans lancés par les manifestantEs, qui étaient accompagnés par la Chorale du peuple avec ses chouettes chansons sur les paradis fiscaux. Un énorme « Apple paye tes impôts ! » a été affiché sur la devanture du magasin Apple rue Sainte-Catherine grâce à l'utilisation créative de post-it. Idem chez Starbucks. En parlant aux gens et en distribuant un tract, les manifestantEs ont non seulement fait connaître que les multinationales doivent payer leur juste part d'impôt, mais aussi ce que notre gouvernement doit faire s'il prétend vraiment lutter contre les paradis fiscaux.

D'autres photos à découvrir sur notre page Facebook et notre compte Twitter (@ATTACQuébec). N'hésitez pas partager dans vos réseaux.

Le communiqué
Le tract qui a été distribué

Dans les médias :

« Des commerces, dont Apple, la cible de manifestants contre l'évasion fiscale »
dans L'Actualité, Le Soleil, le Journal Métro, le Huffpost Québec

TVA Nouvelles (et Journal 24 heures) - « Une manifestation pour que les multinationales payent leur juste part »

* ICI Radio-Canada - « Montréal : la boutique Apple ciblée par des manifestants contre l'évasion fiscale »

* La Presse - « Manifestation à Montréal contre l'évasion fiscale »

* Finance et investissements

* Ces deux diffusions d'un article de la Presse canadienne omettent de dire qu'ATTAC-Québec est l'organisateur de cette mobilisation, en collaboration avec le collectif Échec aux paradis fiscaux, l'erreur de la journaliste a dû être corrigée dans des reprises subséquentes.

Quelques données sur les multinationales ciblées :

  • Apple aurait pas moins de 180 milliards de dollars dans des paradis fiscaux qui servent à réduire considérablement l'impôt qu'elle paye (Oxfam America, 2016).
  • Google aurait pas moins de 47,4 milliards de dollars dans des paradis fiscaux dans le même objectif (Oxfam America, 2016).
  • Starbucks fait payer de multiples redevances (sur sa marque, son logo, ses recettes, etc.) à ses filiales et qui sont versées à une société basée aux Pays-Bas. Ainsi, ses magasins français sont rendus artificiellement déficitaires et permettent à Starbucks France ne pas avoir à régler d'impôts sur le territoire français.
  • Couche-Tard est aussi une multinationale qui utilise des stratégies d'évitement fiscal (reportage de Radio-Canada, 11 novembre 2017).

Nous demandons entre autres au gouvernement de :

  • Criminaliser l'évitement fiscal (comme l'est l'évasion fiscale) et de sévir davantage contre les fraudeurs. La légalité de l'évitement fiscal et les pénalités prévues sont actuellement nettement insuffisantes pour dissuader efficacement les fraudeurs de recourir aux paradis fiscaux.
  • Instaurer une taxe sur les profits détournés (Google Tax). Les profits transférés par une multinationale dans un paradis fiscal doivent être assujettis au régime fiscal canadien et les autorités fiscales doivent pouvoir taxer ces revenus détournés.

Découvrez toutes les revendications de la nouvelle campagne d'Échec aux paradis fiscaux : http://www.echecparadisfiscaux.ca/solutions/

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COMMUNIQUÉ - Apple, Starbucks, Google, Couche-Tard : ATTAC et Échec aux paradis fiscaux dénoncent le recours aux paradis fiscaux de multinationales

sam, 13/04/2019 - 17:25

Pour diffusion immédiate - Montréal, 13 avril 2019

ATTAC-Québec, appuyée par le Collectif Échec aux paradis fiscaux, organise aujourd'hui des actions symboliques devant les devantures de multinationales installées à Montréal pour dénoncer leur utilisation de paradis fiscaux.

« En cette période d'avril où les contribuables doivent produire leurs rapports d'impôt, nous lançons le message que les multinationales comme celles que nous ciblons aujourd'hui doivent payer leur juste part d'impôt », affirme Claude Vaillancourt, président d'ATTAC-Québec.

Malgré les nombreuses révélations qui s'accumulent, nos gouvernements tardent à agir pour mettre fin aux paradis fiscaux, laissant les ultra-riches et les multinationales jouir d'une impunité qui doit cesser.

« Les derniers budgets du Québec et du Canada sont encore une fois décevants. Nous sommes encore bien loin de la mise sur pied de mesures significatives et audacieuses nécessaires pour mettre fin à l'injustice fiscale », précise Samuel-Élie Lesage, coordonnateur du Collectif Échec aux paradis fiscaux.

L'évasion et l'évitement fiscaux aggravent fortement les déficits publics et contribuent à l'injustice fiscale. L'impunité laisse croire à la population qu'il existe un régime fiscal à deux vitesses très permissif et tolérant à l'endroit des grandes fortunes. Ces pratiques ont aussi des conséquences encore plus catastrophiques pour les pays pauvres.

En refusant d'agir avec beaucoup plus de fermeté qu'ils ne le font, les gouvernements se privent également de sommes pour réaliser de manière urgente la nécessaire transition écologique. Cette inaction n'est plus acceptable alors que les signaux d'atteinte des limites de la planète se multiplient et que les défis deviennent à chaque jour de plus en plus colossaux.

Les actions d'aujourd'hui se prolongeront par la soirée Les paradis fiasco : s'armer d'impatience avec Ivy le 25 avril prochain au Medley Simple Malt, puis par la manifestation du 27 avril à Montréal.

- 30-

Infos :
Samuel Élie Lesage
Coordonnateur du Collectif Échec aux paradis fiscaux
Téléphone : 514-994-8551
Courriel : samuel.lesage@riseup.net

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Prochaine rencontre du comité d'ATTAC sur la transition économique et écologique

lun, 08/04/2019 - 17:30

La prochaine rencontre de notre groupe de travail sur la transition économique et écologique aura lieu le mardi 16 avril à 19 h au local de conférences d'Alternatives sis au 3720 avenue du Parc (2e étage) à Montréal (durée prévue de 2 heures). Il sera essentiellement question de finaliser le tract qui nous servira lors de la mobilisation pour le climat du 27 avril prochain à Montréal.

Bienvenue à toutes les personnes intéressées à se mobiliser avec nous !

Wedad Antonius
Claude Vaillancourt

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BLOGUE « Le Canada à la traîne dans la lutte contre les paradis fiscaux »

dim, 07/04/2019 - 13:00

« Alors que nous planchons sur nos déclarations de revenus, nous savons très bien que des gens très riches et de grandes entreprises se sortiront facilement de cet exercice en payant le moins possible de ce qu'ils doivent. Ils ont pour eux comptables et experts grassement rémunérés qui leur trouveront mille échappatoires, légales ou illégales, pour cacher des sommes pourtant nécessaires au bon fonctionnement de l'État.

« Ne pas payer d'impôts, ça coûte cher ! », s'est plaint un jour devant moi un riche courtier. » Lire ce nouveau billet de blogue de Claude Vaillancourt sur un Canada assez cancre dans la lutte contre les paradis fiscaux, dans le Huffpost Québec et le Journal des Alternatives.

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Nouvelle campagne d'Échec aux paradis fiscaux en vue des prochaines élections fédérales

sam, 06/04/2019 - 19:30

Le Collectif Échec aux paradis fiscaux annonce le lancement de sa campagne 2019 « 12 travaux pour que cesse l'injustice fiscale ». L'objectif de cette campagne est de convaincre les partis politiques fédéraux d'adopter les revendications proposées par le Collectif en vue des prochaines élections fédérales.

Depuis son élection, le gouvernement Trudeau a bien instauré quelques mesures pour lutter contre le recours aux paradis fiscaux, mais ces dernières se sont avérées insuffisantes. La population canadienne demande pourtant que l'impunité cesse envers les plus fortunés et les multinationales qui évitent l'impôt grâce aux paradis fiscaux. « Le dernier budget fédéral nous a déçus en ce qui a trait à la lutte contre les paradis fiscaux, déplore Samuel-Élie Lesage, coordonnateur du Collectif. Nous avons contacté l'ensemble de la députation canadienne pour lui faire part de nos solutions, mais malheureusement, il ne semble qu'aucune d'entre elles n'ait été pleinement retenue. »

Avec sa campagne « 12 travaux pour que cesse l'injustice fiscale », le Collectif Échec aux paradis fiscaux demande aux partis politiques fédéraux d'adopter 12 solutions pour mettre fin au recours aux paradis fiscaux. Ces solutions permettront au Canada de protéger ses revenus, de dissuader le recours aux paradis fiscaux et de jouer un rôle de premier plan sur cet enjeu sur la scène internationale.

« La justice fiscale devrait être l'un des principaux thèmes de la prochaine campagne électorale. En ce sens, nous réclamons qu'un débat national ait lieu sur cette question. Au cours des prochains mois, nous serons sur le terrain pour rencontrer la population, ainsi que pour demander aux partis politiques de prendre acte de l'indignation généralisée et de s'engager à lutter avec conviction contre les paradis fiscaux. »

Découvrez les revendications du Collectif Échec aux paradis fiscaux : http://www.echecparadisfiscaux.ca/solutions/

Renseignements : Samuel-Élie Lesage, coordonnateur du Collectif Échec aux paradis fiscaux, téléphone : (514) 994-8551, coordination.epf@gmail.com

ATTAC-Québec participe activement au travail du Collectif. Vous aimeriez vous mobiliser avec nous à ce sujet ? Contactez-nous svp à quebec@attac.org. Merci.

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Régie du logement : Une véritable réforme réclamée par plus de 150 organismes

ven, 05/04/2019 - 21:21

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), appuyé par plus de 150 organisations et plusieurs milliers de citoyenNEs, réclame une véritable réforme de la Régie du logement, dans le contexte du projet de loi sur la Régie déposé par le gouvernement récemment. ATTAC-Québec appuie ses efforts et sa campagne « Justice pour les locataires : Réformons la Régie du logement ».

Tous les détails sur le site Web du RCLALQ et sa page Facebook.

???? Signez la pétition

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Lettre ouverte adressée à l'OMC contre les règles sur le commerce électronique

ven, 05/04/2019 - 21:06

À l'initiative de l'organisme Our World Is Not For Sale (OWINFS), une lettre ouverte, cosignée par plus de 300 organismes et réseaux à travers le monde, a été transmise aux délégations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle les interpelle au sujet de la libéralisation du commerce numérique, un nouveau chantier qui a été initié notamment par les États-Unis lors de la 11e conférence ministérielle de l'OMC à Buenos Aires en décembre 2017. ATTAC-Québec est parmi les signataires aux côtés de d'autres groupes d'ATTAC et d'alliés tels le Conseil des Canadiens et le Trade Justice Network.

Les signataires affirment que « certains pays ont déclaré leur intention de réécrire les règles de l'économie globale pour donner aux multinationales de la technologie, les plus grandes entreprises du monde, de nouveaux « droits » au profit – tout en limitant la surveillance dans l'intérêt public et les bénéfices de la nouvelle économie pour tout le monde – en lançant de nouvelles négociations sur « l'e-commerce » à l'OMC. Les règles proposées par les multinationales de la Big Tech vont beaucoup plus loin que « l'e-commerce » et elles ont des conséquences pour tous les aspects de l'économie nationale et globale, même pour les pays qui n'y participent pas. Nous écrivons pour exprimer notre opposition profonde et pressante à ces négociations proposées qui, si elles aboutissent, pourraient entraîner la libéralisation totale de toute l'économie (numérique) et représenter une tentative détournée de parvenir à une « OMC 2.0 ». » Lire la suite de cette lettre

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... sur l'écoféminisme

mer, 03/04/2019 - 22:03
Livres

Camille Robert, Toutes les femmes sont d'abord ménagères, Somme Toute, 2017,
http://editionssommetoute.com/Livre/toutes-les-femmes-sont-dabord-menageres
Histoire d'un combat féministe pour « rendre visible un travail qui ne l'est pas ». Une démarche écoféministe ?

Collectif, Faire partie du monde, les Éditions du remue-ménage 2017,
http://www.editions-rm.ca/livres/faire-partie-du-monde/
Dix féministes réfléchissent, chacune à leur façon, sur l'Écoféminisme et tentent de développer des stratégies de résistance.

Attac, Le monde qui émerge, Éditions Les liens qui libèrent, 2017,
https://www.alternatives-economiques.fr/monde-emerge-alternatives-peuvent-
Le chapitre 5 est consacré à l'écoféminisme, écrit par Elizabeth Peredo Beltram.

Article

Joël Martine, L'écoféminisme et les mobilisations pour l'environnement dans les pays du Sud , dans Les Possibles, numéro 14- Été 2017, https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-14-ete-2017/debats/article/l-ecofeminisme-et-les-mobilisations-pour-l-environnement-dans-les-pays-du-sud

Un film

Benedikt Erlingsson, réalisateur, Une femme en guerre (V.F. de Woman at War), film islandais, 2019, https://www.ledevoir.com/culture/cinema/550885/une-femme-en-guerre-
Une femme démantèle les pylônes électriques de sa région pour protester contre l'appropriation du territoire commun par la multinationale Rio Tinto.

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Inégalités sociales et changements climatiques Couper le mal par la racine

mer, 03/04/2019 - 22:03

Les deux maux qui frappent l'humanité le plus durement, les changements climatiques et les inégalités sociales, nous mettent dans une situation inconfortable. Comme notre temps disponible est forcément très limité, est-il possible de se préoccuper également de l'un et l'autre de ces problèmes ? Puisque le dérèglement du climat nous met devant une échéance dramatique et menace l'avenir de notre planète, certains choisissent de s'y attaquer en premier. Mais est-il alors acceptable de faire pour cela abstraction de la misère dans laquelle s'enfoncent trop de gens aujourd'hui ?

Et si, en vérité, il n'y avait pas d'opposition entre ces deux causes ? Ces maux ont en effet la même origine : un système économique qui sacrifie tout au libre marché. L'idéologie de la croissance sans fin, sans redistribution réelle de la richesse, a mené à ce monde inquiétant dans lequel nous vivons, avec un fort penchant pour l'autodestruction. En l'attaquant de front, il est alors possible de se pencher simultanément sur nos deux grandes préoccupations.

Ce monde inégalitaire qui est le nôtre a fait des individus les plus riches les plus grands pollueurs. Un phénomène que le journaliste Hervé Kempf, entre autres, a bien documenté dans son best-seller Comment les riches détruisent la planète il y a plus de dix ans déjà. Et qui continue à se reproduire à haute échelle. Nous en avons eu un autre exemple au Forum économique mondial cette année, alors qu'on plaçait les dangers climatiques parmi les risques plus élevés pour les populations, et que les riches gens d'affaires qui s'y rendaient n'ont pas renoncé à leurs jets privés.

Ce décalage se produit aussi entre pays riches et pays pauvres, les premiers ayant de loin la pire empreinte écologique, et les seconds adoptant le plus souvent le mode de développement le plus nocif et le plus polluant, parce qu'il coûte moins cher. L'incapacité, ou tout simplement le refus de traiter simultanément les problèmes d'inégalités sociales et d'environnement, crée un cycle de misère qui ne fait qu'accentuer les difficultés.

L'hyper consommation des pays riches, leurs émissions dans l'atmosphère ont des répercussions partout sur notre planète, mais surtout dans les pays du Sud, confrontés à des sécheresses, du déboisement, de la désertification, de l'exploitation polluante des ressources naturelles. À cela se joint de l'évasion fiscale pratiquée à haute échelle, privant ces pays de ressources financières, des plans d'ajustement structurel qui ont forcé un retrait de l'État dans le secteur des services publics, une situation dont la responsabilité repose sur un secteur financier occidental qui en a largement profité pour s'enrichir.

La pauvreté, le manque de ressource, le manque d'espoir créent de vastes mouvements de population, une émigration forcée qui se heurtent à des frontières qu'on refuse d'ouvrir dans les pays fortunés, sous la pression des mouvements d'extrême-droite. Pourtant, les politiques adoptées actuellement rendront encore plus criant le problème des migrations, par leur refus de traiter le problème à la source, et feront de nouvelles pressions sur les frontières.

Gilets jaunes et fiscalité

Le cas des Gilets jaunes en France montre bien la difficulté de s'attaquer aux changements climatiques sans tenir compte des inégalités sociales. Le gouvernement Macron a jugé bon de mettre en place une taxe sur l'essence, jugée nécessaire pour réduire la consommation de pétrole. Mais le gouvernement français a eu tout faux dans sa façon d'imposer cette mesure, qui arrive à un bien mauvais moment. Cette taxe suit en effet une importante baisse de l'impôt sur la fortune. Ses revenus ne sont pas attribués à la transition énergétique, mais visent à compenser les pertes causées par les importants cadeaux donnés aux plus riches, dont des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs. Il s'agit là d'une mesure parfaitement régressive. Tout cela alors que les transports en commun, et plus spécifiquement le train, ont été considérablement réduits, qu'on a ainsi forcé les gens à acheter des voitures, qui viennent maintenant gruger le budget des familles de la classe moyenne. On comprend alors la colère des Gilets jaunes.

Cette très grande maladresse du gouvernement Macron vient discréditer l'idée même de la taxe sur le carbone, qu'il a d'ailleurs retirée, sans vraiment calmer le mouvement d'opposition. Ce qui donne des munitions aux opposants de cette taxe, comme Doug Ford au Canada, parti en mission héroïque contre cette mesure.

Qu'on le veuille ou non, la fiscalité est le seul canal efficace permettant de bien distribuer la richesse et de mettre en place les mesures nécessaires favorisant la transition écologique. Une taxe sur le carbone bien conçue et bien appliquée a un effet dissuasif sur la consommation d'essence tout en apportant des revenus aux gouvernements. Il s'agit d'un outil dont on ne doit pas se priver. Elle demeure plus intéressante que le marché du carbone, un mécanisme compliqué, se prêtant à la spéculation, à la fraude, et liant la transition énergétique aux caprices du marché.

Il est toutefois important d'associer la création d'éventuelles écotaxes à une vision plus globale de la fiscalité. Le système actuel met un poids très lourd sur la classe moyenne, alors que les plus riches et les grandes entreprises profitent aisément des échappatoires offertes par les paradis fiscaux. La concurrence fiscale entre les États est un autre facteur qui contribue grandement à soulager les entreprises de leur devoir de payer des impôts. Il s'agit d'un mal qui affecte tous les paliers de gouvernements : pour attirer des entreprises sur un territoire, on leur offre de grasses subventions et de tout aussi généreux cadeaux fiscaux, ce qui devient à la longue très coûteux.

Dans cette situation, toute baisse d'impôt offerte à la classe moyenne devient un soulagement et est grandement appréciée. Avec comme conséquence que les revenus de l'État s'amoindrissent toujours davantage. Et qu'il devient alors très difficile d'offrir de bons services publics, de réduire les inégalités sociales et de combattre les changements climatiques, faute de moyens.

Prêts pour un changement radical

Nous sommes donc prisonniers de deux spirales. La première accentue le fossé entre pays riches et pays pauvres, avec les problèmes de migration qui en découlent, entre autres. La seconde nous enferme dans un climat d'austérité perpétuelle, les États se mettant dans une position où il leur est impossible d'aller chercher les revenus dont ils ont besoin. Plus personne n'ignore aujourd'hui les problèmes conséquents. Même les organisations internationales qui ont soutenu fermement les mesures responsables du désordre actuel, comme le Fonds monétaire international et le Forum économique mondial, ne cessent de lancer des signaux d'alerte.

Mais plutôt que de proposer les changements qui s'imposent, soit une transformation en profondeur de notre système économique, tant nos gouvernements que les grandes entreprises préfèrent mettre de l'avant de fausses solutions. Comme produire encore et toujours plus de biens, mais avec de l'énergie verte. Ou remplacer le moteur à explosion par des véhicules électriques. Ou relancer l'économie avec des accords de libre-échange, en faisant croire que la richesse éventuellement créée par de polluants déplacements sans fin de marchandises finira un jour par se déverser sur les plus pauvres. Ou se fier à la responsabilité des très grandes entreprises qui, prises d'une ferveur soudaine, deviendraient écoresponsables, et s'intéresseraient aux moins nantis en se lançant dans d'aléatoires opérations caritatives.

Au Québec plus particulièrement, le terme « radical » a toujours soulevé une certaine crainte, comme si notre société, qui aime tant le consensus, se rebutait devant des transformations risquant de déplaire à certains. C'est pourtant ce qu'il faut souhaiter, un tournant radical dans nos choix de société. Parmi ces choix : une fiscalité beaucoup plus équitable ; une réglementation sévère contre les pollueurs et pour protéger la santé de la population ; une limitation extrême de l'exploitation des énergies fossiles ; la priorité accordée à des services publics de qualité et à de bons programmes sociaux ; une vision autre de la consommation, basée sur la durabilité des produits et la réduction des déchets. Des solutions simples, applicables, mais qu'on refuse de mettre en œuvre et qui équivalent, dans le domaine de l'économie, à un gigantesque changement de culture.

Le défi pour le mouvement social dans les prochaines années est de faire pression sans relâche sur nos gouvernements pour changer cette culture. Ce qui s'avère considérable. Le gouvernement libéral, à Ottawa, est de ceux dont les bonnes intentions hautement affirmées s'effondrent tragiquement dès que des intérêts économiques particuliers sont en jeu. Celui de la CAQ, au Québec, est un véritable néophyte, sinon un béotien, lorsqu'il s'agit d'aborder les questions sociales et environnementales. Il s'agit tout de même de deux gouvernements qui pourraient rester sensibles à des revendications affirmées de la population, puisqu'ils semblent un peu moins empêtrés dans l'inflexible dogmatisme économique des conservateurs et des libéraux provinciaux qui les ont précédés.

La dégradation de l'environnement, la croissance constante des inégalités sociales, chacun de ces phénomènes étant imbriqué l'un dans l'autre, nous donnent raison d'agir le plus fermement possible. L'idéologie responsable de la fabrication du monde actuel est plus ébranlée que jamais. Il est très clair que le refus de changer ne se justifie plus par des théories, mais reste le lot d'une élite omnipotente qui s'accroche avec un puissant acharnement à ses privilèges. Il faut espérer que l'instabilité que nous vivons présentement et les dangers qui se pointent aient au moins l'avantage d'impulser le grand virage nécessaire.

Cet article a également été publié dans le journal électronique Par la bande, no 15, février 2019
http://cfcmmauricie.org/wordpress/wp-content/uploads/2019/02/Par-la-Bande-15.pd

Voir en ligne : http://cfcmmauricie.org/wordpress/w...
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Citoyens, citoyennes, comprendre vos finances publiques !

mer, 03/04/2019 - 22:03

Le 19 mars 2019, le ministre fédéral Morneau présentait le budget du Canada pour l'année 2019-2020. La même semaine, le 21 mars 2019 le tout nouvellement élu Gouvernement du Québec présentait lui aussi son budget pour l'année 2019-2020.

Cela nous fournit l'occasion, pour cette deuxième chronique, de parler de ce qu'on appelle l'état des résultats.

Budget et état des résultats

Lorsqu'un gouvernement dépose son budget, il nous présente ce qu'il prévoit réaliser comme revenus et encourir comme dépenses. Le budget, en d'autres mots, est un état des résultats prévisionnels.

L'état consolidé [1] des résultats que vous pouvez voir ci-contre, nous présente ce qu'ont réellement été les revenus et les dépenses du Gouvernement du Québec pour l'année 2018, en les comparant avec ce qui était prévu dans le budget annuel. L'état des résultats, comme son nom l'indique, donne donc le résultat de l'exploitation d'un organisme, d'une entreprise ou autre entité économique. Ce résultat d'exploitation provient de la différence entre les revenus et les dépenses.
Source : Comptes publics 2017-2018, volume 1, États financiers consolidés du gouvernement du Québec, Année financière terminée le 31 mars 2018, p. 85. [2]

Le résultat de l'exploitation d'une entité économique est son bénéfice net (ou surplus ou excédent), ceci si les revenus sont supérieurs aux dépenses. Si les dépenses sont supérieures aux revenus, alors nous aurons une perte nette, ou déficit.

On le devine : pour une entreprise à but lucratif, plus le bénéfice est élevé, plus l'entreprise est rentable. De la même manière, pour un ménage, plus l'excédent des revenus sur les dépenses est élevé, plus le ménage s'enrichit. Ce qui est positif en soi.

Par contre, pour un gouvernement, il n'en va pas de même et entre ici en jeu une première différence importante entre un gouvernement et une entreprise.

En effet, un gouvernement n'a pas pour objectif de générer le plus grand surplus possible : au contraire, et cela est même inscrit dans la loi, le gouvernement vise à atteindre l'équilibre budgétaire, c'est-à-dire à faire en sorte que ses revenus égalent ses dépenses, et qu'il n'y ait donc ni surplus ni déficit. Il en est ainsi parce que, contrairement à une entreprise, un gouvernement n'encourt pas des dépenses dans le but de gagner le plus de revenu possible.

La mission d'une entreprise — autrement dit son but — est de générer des revenus en lien avec le type de produits ou de services qu'elle offre.. Pour remplir cette mission, l'entreprise devra encourir des dépenses. Les dépenses sont encourues dans le but de générer des revenus : et c'est là que se situe la deuxième grande différence entre un gouvernement et une entreprise : le premier n'a pas pour mission de générer des revenus.

La mission d'un gouvernement est multiple et si vous examinez l'état des résultats du Gouvernement du Québec pour l'année financière 2017-2018, vous pourrez constater qu'elles sont les cinq suivantes : « Santé et services sociaux » ; « Éducation et culture » ; « Économie et environnement » ; « Soutien aux personnes et aux familles » et « Gouverne et justice ».

Dépenses pour l'année financière terminée le 31 mars 2018

On peut donc dire qu'un gouvernement n'encourt pas des dépenses pour générer des revenus, mais que, dans son cas, c'est plutôt l'inverse : il doit percevoir suffisamment de revenus pour financer correctement les dépenses en lien avec les missions qu'il doit réaliser. Et c'est justement pourquoi un gouvernement a le pouvoir de taxer.

Finalement, en plus des dépenses relatives à chacune des missions du gouvernement, il y a la dépense du Service de la dette, qui est la portion des intérêts payés sur la dette publique pour l'année financière.

Les différentes sources de revenus autonomes du gouvernement du Québec sont les suivantes : « Impôts sur les revenus et les biens » ; « Taxes à la consommation » ; « Droits et permis » ; « Revenus divers » ; « Revenus des entreprises du gouvernement ». S'y ajoutent des « Transferts du gouvernement fédéral » qui ne constituent pas un revenu autonome parce qu'il ne provient pas du pouvoir de taxation du Gouvernement du Québec, mais bien d'un transfert sans condition du Gouvernement du Canada qu'il verse à toutes les provinces pour le financement des services publics.

Revenus pour l'année financière terminée le 31 mars 2018

Les objectifs d'un système fiscal

Le choix et la manière de taxer les citoyens du Québec revient au gouvernement, et dans ces décisions, il est bien évidemment influencé par sa population. Ce qui est choisi n'est donc en rien immuable et il est important de s'en souvenir. Notre système de taxation a ainsi évolué au cours des années, et il est le résultat des différents choix politiques qui ont été faits.

Ces décisions ne concernent d'ailleurs pas seulement le système de taxation, mais aussi les services que nous avons choisi de nous offrir collectivement. Ce panier de services est ce que nous obtenons en retour des taxes et impôts que nous payons collectivement, et il est donc très important de ne pas dissocier ces deux éléments.
On reconnaît généralement qu'un système fiscal a trois principaux objectifs :

• Prélever les ressources nécessaires au financement des services publics ;
• Favoriser le développement économique et la création d'emplois ;
• Améliorer l'équité et la répartition de la richesse.

Si on les rapporte aux cinq missions du Gouvernement du Québec présentées dans son état des résultats, nous sommes à même de constater la cohérence qu'il y a, et qu'il doit y avoir, entre la perception des revenus et les dépenses devant être financées.

L'état des résultats nous présente aussi de manière très concise la manière dont nous finançons nos services publics et ce que sont ces services publics.

Par contre, comme nous l'avons dit dans la chronique précédente, les comptes publics [3] renferment une mine d'informations et lorsque vous regardez attentivement l'état des résultats, vous pouvez constater qu'il y a justement, dans la marge de gauche, des numéros d'annexes qui nous exposent le détail des différentes sources de revenus et des différents postes de dépenses.

Dans cette mine d'informations beaucoup plus détaillées vous pourrez, je l'espère, vous plonger avec délices et vous pourrez bien mieux les savourer armé de ces quelques notions comptables que j'ai ici tenté de vous expliquer.

[1] On utilise le terme consolidé parce que l'on regroupe dans un seul État des résultats l'ensemble des résultats d'exploitation des entités qui forment le gouvernement.

[2] http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Comptespublics/fr/CPTFR_vol1-2017-2018.pdf

[3] Comptes publics 2017-2018, volume 1, États financiers consolidés du gouvernement du Québec, Année financière terminée le 31 mars 2018 http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Comptespublics/fr/CPTFR_vol1-2017-2018.pdf

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Écoféminisme et transition juste

mer, 03/04/2019 - 22:03

« Le féminisme, en libérant la femme, libère l'humanité toute entière » [1]

« L'égalité entre les sexes est la prémisse à la lutte aux changements climatiques ». [2]

Ces propos n'ont pas été dits lors du 8 mars dernier par un groupe de femmes, mais par un cadre de l'ONU en 2017 lors d'une activité en parallèle à la COP 21. Monsieur Y. Glemarec conviait ainsi la communauté internationale à une vision écoféministe de la transition.

L'écoféministe est issu de deux concepts, deux visions, deux actions complémentaires : Le féminisme et l'écologie !

D'un point de vue écoféministe, la structure patriarcale asservit la femme et la Nature de façon systémique. La Nature mérite respect, elle est un partenaire à part entière. À l'intérieur du système capitaliste, où la valeur dominante est la croissance infinie, la Nature et les femmes sont au service de ceux qui possèdent pouvoir et argent. Pour les écoféministes, la femme et la Nature sont toutes deux violentées par le système. [3] Ce qui diffère, à certains niveaux, de la notion strictement écologiste où la Nature est perçue comme une valeur souvent utilitaire.

La prise de conscience écoféministe a pris ses racines dans les mouvements altermondialistes, féministes et écologistes. Dans nos sociétés occidentales, c'est Françoise D'Eaubonne qui a pressenti la convergence entre ces deux combats. « Le féminisme ou la mort » (1974) contient déjà toutes les prémisses de l'analyse écoféministe occidentale.

Dans les pays du Sud, c'est Vandana Shiva qui a contribué grandement, par ses voyages et implications dans de nombreux pays « émergents », à ce que l'écoféminisme devienne de plus en plus une réalité. Elle a mis de l'avant l'empowerment collectif des femmes à partir de leur rôle et de leur pouvoir dans l'agriculture traditionnelle et dans la subsistance de la famille. Ce qui diffère du féminisme occidental où la première étape de l'émancipation de la femme est l'affranchissement des rôles traditionnels. L'écoféminisme est difficile à définir, car il ne se théorise ni ne s'exprime de la même façon à travers le monde, les réalités étant très différentes d'un pays à l'autre et surtout d'un continent à l'autre. Mais l'axe principal caractéristique de l'écoféminisme est le partenariat égalitaire avec la Nature.

Le féminisme « d'égalité »

Le féminisme qui est le plus connu et soutenu au Québec (et dans de nombreux pays occidentaux) est un féminisme axé sur l'égalité des droits : les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes dans la sphère publique : même accès aux emplois, égalité salariale, représentativité égale à tous les niveaux de pouvoir, etc. À cela s'ajoute l'objectif d'un partage égal des tâches au niveau domestique. Dans ce féminisme dit « d'égalité », les femmes luttent sur le même terrain que les hommes (mais pas à armes égales…) et participent au système économique dominant, bien qu'il y ait une conscience de plus en plus claire, chez ces féministes, que le capitalisme issu du patriarcat génère toujours plus d'inégalités. Il y a aussi plusieurs courants de pensée féministe dans nos pays dits « du nord », mais le mouvement féministe de base s'est construit autour de Simone de Beauvoir qui, en 1949, a créé une onde de choc : « On ne naît pas femme, on le devient ».

Régénérer les écosystèmes

L'écoféminisme a comme objectif de combattre les inégalités, en rééquilibrant l'ensemble des écosystèmes. Ce mouvement de régénération nécessite une véritable rupture avec le paradigme de la croissance à tout prix. Considérer la Nature comme partenaire égale signifie d'abord et avant tout de cesser de la piller et de l'exploiter. L'écoféminisme doit donc rompre avec le capitalisme autant qu'avec le pouvoir patriarcal, afin que soit possible ce travail. Les solutions actuelles, dites « vertes », font appel strictement à de hautes technologies qui perpétuent la déprédation des systèmes et accentuent les inégalités. L'obsession de la croissance infinie se retrouve dans les projets « verts » et dits de « développement durable ». Rien d'étonnant à ce qu'ils récoltent chaque année plus de 70% du financement mondial des budgets dédiés à la lutte aux changements climatiques. Ce sont des hommes, de par leurs postes de pouvoir dans les multinationales et dans les États, qui décident ces projets hautement subventionnés. [4]

L'écoféminisme et le mouvement de la décroissance, du moins dans les pays riches, ont beaucoup d'objectifs en commun. Mais il est clair pour les écoféministes, que la gestion de cette décroissance et sa charge mentale seront également partagées entre hommes et femmes, tant au niveau domestique que collectif. La plus grande crainte des féministes (à raison) est que se reproduisent, dans ces nouveaux modèle, les inégalités hommes femmes.

L'objectif d'une « transition juste », veut rendre compte des injustices géographiques, raciales, sociales, économiques, etc. Le travail pour atteindre l'égalité entre hommes, femmes et Nature doit tenir compte de toutes ces composantes. Et c'est un immense défi ! Puisse-t-il être partagé entre hommes et femmes…. dans un mouvement d'égalité et de sororité !

[1] Françoise d'EAUBONNE : « Le Féminisme ou la Mort » (éd. P. Horay), 1974

[2] Alexandre Shield, Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques, Le Devoir, décembre 2017

[3] 14 fois plus de femmes meurent lors de catastrophes climatiques : Développement et paix, Chaud devant : impacts des changements climatiques dans les pays du Sud et recommandations pour une action du Canada, rapport 2015

[4] « … les 30 % qui restent sont distribués à des microprojets dans les communautés rurales ; 0.01 % de l'argent est octroyé à des projets gérés par des femmes. » Le Monde selon les femmes. Plaidoyer pour le genre dans les négociations climat-environnement, 2012

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Se mobiliser pour réveiller les décideurs politiques

mer, 03/04/2019 - 22:03
« Si la planète était une banque, on l'aurait déjà sauvée » [1]

Le 20 février dernier, dans le cadre des élections partielles à Outremont, se tenait un débat des candidats des différents partis pour répondre à la question l'urgence climatique, c'est quoi votre plan ?

La candidate libérale y affirmait se présenter pour le parti libéral parce que c'est le meilleur parti pour « créer des emplois de qualité qui contribuent à une croissance durable à long terme tout en luttant contre les changements climatiques ; parce que le parti libéral est celui qui présente les meilleures stratégies pour sortir de la crise écologique sans nuire à l'économie. » Ces déclarations sont celles que le parti revendique depuis la COP 21 à Paris et que Justin Trudeau et la ministre de l'environnent, Catherine Mc Kenna, répètent à satiété.

La même semaine, l'Office national de l'énergie (ONE) concluait, dans un 2e rapport que le gouvernement doit aller de l'avant avec le projet de pipeline Trans Mountain même « … (si) le projet serait susceptible d'entraîner des effets environnementaux négatifs(…) qu'il pose un risque important pour la population d'épaulards (...) et qu'il augmentera considérablement les émissions de GES… » [2]

Ces déclarations et ce rapport obligent une fois de plus à questionner la conciliation possible de l'économie et l'environnement qui fonde toutes les politiques de nos gouvernements. Nous ne vivons pas une crise climatique. Les dérèglements climatiques vécus partout sur la planète ne sont pas une crise dont nous sortirons par des politiques aussi contraignantes et drastiques soient-elles. La planète vit des modifications profondes et irréversibles qui la font entrer dans une nouvelle période de l'histoire déterminée par l'action humaine : l'anthropocène. Cette évolution est irréversible, quoi que nous fassions il n'y aura pas de retour en arrière ; c'est en terme de transition qu'il faut penser ces changements et adapter nos stratégies et nos actions.

La vision libérale cristallise la contradiction fondamentale de toute politique environnementale qui veut concilier les besoins de - l'environnement avec notre modèle d'économie de croissance. Depuis plus de 40 ans nous savons qu'il n'est pas possible de combiner croissance économique infinie et respect des limites biophysiques de notre planète. [3] Mettre fin à cette course à la croissance ne sera pas si simple : parce que la croissance n'est pas qu'un élément de notre système : elle en est le cœur même. La transition ne sera pas possible tant que derrière nos gouvernements les lobbys des affaires pèseront de tout leur poids pour concilier les politiques environnementales avec l'économie de marché.

Toute autre stratégie qu'on l'appelle développement durable, capitaliste vert, ou même bourse du carbone – si chère à Justin Trudeau – n'est qu'écran de fumée qui cache les vraies causes, le capitalisme prédateur dominé par la recherche du profit où les multinationales dictent leur loi.

Le 15 mars 2019, 120 000 jeunes au Québec et des centaines de milliers d'autres dans une centaine de pays, ont marché pour exiger de nos gouvernements que cessent les politiques néolibérales qui sacrifient l'avenir de la planète sur l'autel des profits. Écoutons-les et mobilisons-nous pour sauver avec eux ce que nous avons saccagé !

[1] Slogan, "Les jeunes en marche pour le climat", manifestation du 15 mars 2019, Montréal

[2] Feu vert de l'ONE à Trans Mountain. Le Devoir 23 février 2019

[3] D.H.Meadows et all., Halte à la croissance. Rapport sur les limites à la croissance. Fayard 1973

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CONTACT

mer, 03/04/2019 - 22:03

Le livre La dette du Québec : vérités et mensonges d'Attac Québec.
Commandez-le en librairies, en version imprimée ou numérique !

Procurez-vous aussi notre petit Guide de l'anthropocène. Changeons le système, pas le climat !

ÉQUIPE DU BULLETIN :
Coordonnatrice : Monique Jeanmart
Coordonnatrice adjointe : Jeanne Gendreau
Mise en page électronique : Wedad Antonius et Jeanne Gaudreau :

Pour toute suggestion, commentaire ou questions, veuillez vous adresser à Monique Jeanmart moniquejeanmart@videotron.ca

Pour des conférences, ateliers, présentations dans votre région

invitez ATTAC !

ATTAC-QUÉBEC - Association pour la Taxation
des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne

3720, avenue du Parc, bureau 303
Montréal (Québec) H2X 2J1
quebec@attac.org

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Lettre ouverte dans Le Soleil : « 12 solutions aux paradis fiscaux »

mar, 02/04/2019 - 20:24

« En matière de lutte contre les paradis fiscaux et de justice fiscale, le dernier budget du gouvernement Trudeau, déposé le 19 mars dernier, nous a beaucoup déçus. La lutte contre les paradis fiscaux doit être un thème incontournable de la prochaine élection fédérale. À cette fin, nous interpellons tous les partis politiques afin qu'ils s'engagent à adopter les 12 solutions que nous proposons (echecparadisfiscaux.ca/solutions) pour lutter avec audace et fermeté contre le recours aux paradis fiscaux. »

Claude Vaillancourt, président d'ATTAC-Québec, cosigne cette lettre ouverte parue dans Le Soleil le 2 avril dernier, aux côtés d'une quinzaine de représentants syndicaux et sociaux. Lire la lettre

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Les paradis fiasco : s'armer d'impatience, avec Ivy et ses musiciens !

ven, 29/03/2019 - 15:19
ATTAC-Québec, en collaboration avec le collectif Échec aux paradis fiscaux, vous invite à la soirée Les paradis fiasco : s'armer d'impatience, avec Ivy et ses musiciens.

Rendez-vous le jeudi 25 avril prochain, 20 h, au Medley Simple Malt à Montréal, situé au 6206, rue St-Hubert (métro Beaubien ou Rosemont).

Gratuit. Faites vite ! Il ne reste plus beaucoup de places, réservez la vôtre sans tarder sur Evenbrite

En soutien aux efforts des citoyens, citoyennes et groupes mobilisés contre les paradis fiscaux au Québec, Ivy a accepté de présenter son spectacle S'armer de patience - renommé pour l'occasion Paradis fiasco : s'armer d'impatience.

Qui de mieux que ce maître de la parole et du slam-poésie qu'est Ivy pour soutenir leur action et leur prise de parole contre l'injustice fiscale et sociale à laquelle contribuent grandement les paradis fiscaux ?

L'artiste, entouré de 3 musiciens, nous offrira une performance comme lui seul en a le secret, avec du groove poétique, un slam engagé aux influences jazz et urbaines.

Quelques invités, dont La Planète s'invite au Parlement, une initiative citoyenne inspirante, feront connaître l'état des lieux de la lutte contre les paradis fiscaux, en lien avec la crise écologique et à l'approche de la campagne électorale fédérale.

Cette soirée s'inscrit d'ailleurs dans le cadre de la Semaine de la Terre. Parce qu'en refusant d'agir fermement contre les paradis fiscaux, les gouvernements se privent de sommes cruciales pour réaliser sans tarder la transition écologique que la crise climatique nous impose. Cette inaction est inacceptable aux yeux des organisateurs de cette soirée. Pas de planète viable sans justice fiscale et sociale ! : ATTAC portera ce message au cœur de la manifestation du 27 avril prochain à Montréal.

« Le monde bascule peu à peu dans l'illusion et la dérision des faiseurs de cash. Et toujours nous nous consolons avec des bribes du festin de la réalité »

(extrait de Les entrailles - S'armer de patience)

Ne manquez pas cette soirée engagée avec Ivy ! Réservez votre place pour cette soirée sans tarder sur Evenbrite

Diffusez dans vos réseaux svp, Événement Facebook à partager, affiche à télécharger ICI

Crédit photo : Alexandre Donato
Graphisme : grisgrisdesign.com

Affiche Ivy

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ATTAC-Québec a renouvelé son offre de formations !

dim, 24/03/2019 - 20:00
ATTAC-Québec a renouvelé son offre de formations !

Voici les activités que nous offrons à tous les organismes, syndicats, associations étudiantes et collectifs citoyens intéressés qui nous invitent à travers le Québec. Elles peuvent se décliner sous la forme d'ateliers ou de conférences. Les organismes sont simplement invités à participer à certains frais (cachet, déplacement, hébergement s'il y a lieu), selon leur capacité. N'hésitez pas à nous solliciter selon vos besoins et invitez-nous !

Pour plus de renseignements, écrivez-nous à quebec@attac.org

Téléchargez et imprimez notre nouveau dépliant

Nouveau ! Transition écologique et économie

Selon plusieurs gens d'affaires et politicien.ne.s, la transition écologique aurait des effets négatifs sur l'économie. En vérité, ce sont les principes de base de l'économie néolibérale qui empêchent cette transition de s'accomplir comme elle se devrait. Cette formation montre quels sont les obstacles à la transition écologique et propose des voies pour l'amorcer.

Nouveau ! Les habits neufs du libre-échange

Le Canada a négocié ces dernières années trois importants accords commerciaux, avec les États-Unis et le Mexique (ex-ALÉNA devenu ACEUM), avec l'Europe (AÉCG ou CETA) et avec 10 pays de la zone du Pacifique (PTPGP). Leurs acronymes les rendent peu attrayants, mais ces accords auront une influence majeure sur notre économie dans les prochaines années. Cette formation vise à les démystifier et à en comprendre les effets.

Mondialisation et altermondialisme

Qui mène vraiment le monde : les États ou les grandes entreprises ? La mondialisation semble surtout se faire dans l'intérêt de ces dernières et contre ceux des individus. Le mouvement altermondialiste s'élève contre ce monde uniformisé et au service des plus riches qui accumulent toujours plus de richesses. Cette formation explique comment s'organise la lutte pour transformer le monde, dans l'intérêt de toutes et de tous, à une échelle internationale.

Notions de fiscalité, pour ne pas vous en laisser conter !

Alliant théorie et illustration à partir de la déclaration de revenus que les contribuables québécois remplissent chaque année, cette activité explore ces questions : Pourquoi des taxes et des impôts ? Quels sont les notions et les choix politiques derrière nos politiques fiscales ? Notre système fiscal est-il équitable ? Des pistes de solutions sont proposées pour montrer qu'il pourrait l'être bien davantage.

Les paradis fiscaux

Grâce aux paradis fiscaux, les individus très riches et les grandes entreprises échappent des fortunes à l'impôt, ce qui affaiblit considérablement nos services publics et nos programmes sociaux. Cette formation montre comment se font l'évasion et l'évitement fiscaux, comment nos gouvernements ont collaboré à cette escroquerie généralisée. Elle propose des pistes de solutions à ce problème et examine dans quelle mesure ces solutions sont mises en marche par nos gouvernements.

Autres formations sur mesure

ATTAC-Québec peut aussi répondre à d'autres besoins de formation, selon vos intérêts. Nous pouvons aborder des sujets comme le néolibéralisme 101, les 10 milliards de solutions fiscales, l'économie verte, la dette du Québec, l'austérité budgétaire, le libre-échange et l'environnement, etc., n'hésitez pas à nous solliciter.

Équipe de formation :

Wedad Antonius, Dominique Bernier, Baptiste Godrie, Chantal Santerre, Claude Vaillancourt

Quelques-uns des organismes qui nous ont invités :

AFEAS-Racine, AmiEs de la Terre de Québec, Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, Association des retraitées et retraités de l'enseignement (AREQ/CSQ), Au coup de pouce Centre-Sud, Centre d'éducation pour adultes La Croisée à Repentigny, Comité de solidarité de Trois-Rivières, Conseils centraux de la CSN (Montérégie, Centre du Québec, Montréal), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), SFPQ Montérégie, Québec solidaire Châteauguay, Solidarité populaire Estrie, Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Marie-Victorin. Découvrez en plusieurs autres ici.

Commentaires de participantEs :

« Très instructif. Pour encourager la mobilisation. Important d'être solidaire et informé pour changer les choses. S'enrichir de la connaissance des mécanismes de la mondialisation. Participant de Au coup de pouce Centre-Sud

« Les participantes ont nommé la conférence sur les paradis fiscaux comme le point le plus positif du Réseau. Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

« Excellent atelier (sur la fiscalité). Je croyais assez bien maîtriser la matière et je me suis inscrite à l'atelier par curiosité. Finalement, comme d'habitude, j'ai appris de nouvelles choses, par exemple la question des paliers d'imposition et du taux d'imposition marginal. » Louise Constantin

« J'ai aimé la formule. L'atelier était intéressant et clair. J'ai aussi aimé l'apport des commentaires et la discussion avec les participants. » Éric Sirois

« L'atelier sur l'austérité était formidable. Les explications
étaient claires et nous avons trouvé réponses à plusieurs questions. »
Robert et Anne McBryde

« J'ai aimé votre façon de présenter avec vigueur et une bonne dose de pédagogie. Le principale des accords et non pas leurs noms et contenus divers , ce qui aurait mélangé nos cerveaux un peu, était un des bons éléments. » Ingrid Krause

Votre intervention sur Le piège de l'austérité a capté l'attention de l'auditoire et a largement contribué au succès de cette conférence. Votre présentation a été vivement appréciée par nos membres. Bertrand Guibord, Secrétaire général, Syndicat des professeur-e-s du Collège Marie-Victorin

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Prochaine rencontre du comité d'ATTAC sur la transition économique et écologique

mar, 05/03/2019 - 18:30

La prochaine rencontre de notre groupe de travail sur la transition économique et écologique aura lieu le mardi 19 mars à 19 h au local de conférences d'Alternatives sis au 3720 avenue du Parc (2e étage) à Montréal (durée prévue de 2 heures). D'importantes mobilisations pour la Semaine de la Terre en avril seront à l'ordre du jour, notamment. Bienvenue à toutes les personnes intéressées à se mobiliser avec nous !

Ronald Cameron
Wedad Antonius
Membres du CA d'ATTAC-Québec

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Le budget 2019-2020 du Québec doit être celui de l'urgence climatique

dim, 03/03/2019 - 22:39

ATTAC-Québec fait partie des 42 organismes cosignataires de cette lettre ouverte adressée au premier ministre François Legault, publiée dans Le Soleil le 1er mars 2019. Lire l'article, voir tous les signataires.

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