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Attac s'engage pour la justice sociale et environnementale et mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales. Mouvement d'éducation populaire, l'association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations… Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 10 000 membres et plus de 100 comités locaux.
Mis à jour : il y a 1 heure 37 min

COP24 : A l'urgence climatique, les Etats répondent par un désengagement coupable

ven, 14/12/2018 - 19:10

La COP24 à Katowice (Pologne) ne déroge malheureusement pas à la règle : après 25 ans, les négociations climatiques internationales ne sont pas à la hauteur des enjeux. Plus qu'informées sur l'urgence et la gravité de la situation, les classes dirigeantes de la planète sont toujours opposées à engager la transformation d'un système économique et financier injuste et insoutenable, préférant se désengager et laisser les clés aux marchés et acteurs économiques. Attac France appelle au contraire à un sursaut politique pour enterrer les politiques économiques qui ne sont ni climato-compatibles ni justes socialement.

Il serait trop facile d'accuser l'incurie de la présidence polonaise, la nocivité des manœuvres des États-Unis ou l'intransigeance climaticide des pays pétroliers pour expliquer pourquoi les négociations climatiques internationales nous conduisent vers un réchauffement climatique supérieur à 3°C. Il faudrait a minima y ajouter la passivité irresponsable de la très grande majorité des États qui, alors que les scientifiques empilent des rapports tout aussi alarmants les uns que les autres, se complaisent dans une inertie coupable.

Dans une classe de cancres, il n'en est pas un pour sauver l'autre. Récemment nommé par effraction « Champion de la Terre », Emmanuel Macron est désormais silencieux et refuse de changer de cap alors que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 3% en 2017 en France. Il a de plus validé que la France est tout simplement absente de cette fin de COP : son ministre de la transition écologique, François de Rugy, a en effet préféré rencontrer à Paris le principal lobby de l'automobile plutôt que ferrailler à Katowice pour donner plus d'ambition aux maigres résultats d'une COP24 une fois de plus décevante.

Quant à l'Union européenne, elle ne cesse d'approfondir le schisme de réalité existant entre son prétendu engagement en faveur du climat et sa détermination sans faille en faveur de la globalisation économique et financière qui pourtant aggrave la crise écologique et retarde la transition. Le Parlement européen a coup sur coup voté en faveur du JEFTA, ce nouvel accord de libéralisation du commerce entre l'UE et le Japon qui n'est pas climato-compatible, et approuvé le financement de nouvelles infrastructures liées aux énergies fossiles pour la période 2021-2026.

« Il ne s'agit pas de faire de notre mieux, il s'agit de faire ce qui est requis »

Cette sentence de Winston Churchill n'a jamais été si appropriée qu'aujourd'hui. A force de célébrer l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris et de s'apitoyer sur l'élection de Donald Trump – et désormais Bolsonaro – les décideurs politiques ont substitué de l'incertitude et du désarroi à un enthousiasme exagéré : de sérieuses menaces pèsent désormais sur l'avenir et le contenu des politiques climatiques internationales et sur la possibilité de contenir le réchauffement en deçà de 1,5 ou 2 °C. Alors que les émissions de gaz à effet de serre et les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont à la hausse, les États et les pouvoirs publics ne cessent de se désengager et de transférer la charge de l'action aux marchés et acteurs privés.

Confierait-on la lutte contre la délinquance routière aux chauffards ? La lutte contre le tabagisme aux cigarettiers ? Non. C'est pourtant ce qui est fait en matière de climat où les multinationales du charbon, du gaz et du pétrole, les banques et assurances qui les financent, les constructeurs automobiles, cimentiers et industriels de la chimie interviennent directement pour tuer dans l'œuf toute politique climatique ambitieuse : depuis la signature de l'accord de Paris, 90 % des 200 plus grandes entreprises de la planète ont mené des actions de lobbying en ce sens, en toute impunité. Au principe « pollueur écouté, pollueur exaucé », n'est-il pas temps de substituer le principe du « pollueur régulé – pollueur désarmé » [1] ?

Attac France en appelle donc à un urgent et nécessaire sursaut politique. Il est temps d'arrêter de faire comme si les politiques économiques néolibérales et productivistes, injustes et insoutenables, pouvaient résoudre la crise climatique qu'elles nourrissent inlassablement. Contrairement à ce qui est aujourd'hui énoncé, ce n'est pas l'objectif des 1,5°C ou 2°C qu'il faut enterrer mais bien les politiques économiques qui nous en éloignent de manière irréversible.

Photo : Collin Rees

[1] https://france.attac.org/6475

Catégories: Attac Planet

Journée de mobilisations du 15 décembre

ven, 14/12/2018 - 10:08

Le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l'ensemble de la politique sociale et fiscale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur de revendications concrètes et d'une exigence démocratique fondamentale : ce n'est pas à une petite minorité de privilégiés de décider de l'avenir de toutes et tous.

Malgré la forte mobilisation de ces femmes et hommes déterminé-es et devant faire face à une répression inouïe, Emmanuel Macron maintient le cap sur l'essentiel : une fiscalité injuste qui épargne le capital et les hautes fortunes (suppression de l'ISF, allègement de l'exit tax), la réforme de l'assurance chômage, celle des retraites ainsi que les attaques prévues ou en cours contre la fonction publique, le logement social et les services publics, qui ne pourront qu'amplifier les inégalités sociales et creuser les disparités entre les femmes et les hommes. De plus, Emmanuel Macron essaye de déplacer le débat public des questions sociales vers les questions identitaires puisqu'il a mis l'immigration dans les thèmes prévus pour la concertation. Dans cette situation, la convergence avec le mouvement des gilets jaunes est plus que jamais nécessaire.

Nos organisations soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Elles appellent à manifester samedi 15 décembre, pour la justice sociale et fiscale, pour une démocratie réelle, pour l'égalité des droits,pour une véritable transition écologique et la solidarité internationale à partir de 10 h devant la gare St Lazare pour rejoindre à partir de 14 h la Place de la République à Paris.

Signataires : Attac - Solidaires - Fondation Copernic - DAL - CNDF - GDS - Ensemble - Génération-s - LFI - PG - CAC -Mouvement ECOLO - DIEM25 - NPA

Photo : Brice Le Gall

Catégories: Attac Planet

COP24 : Ecartons les pollueurs des négociations et politiques climatiques

jeu, 13/12/2018 - 14:52

Depuis la signature de l'accord de Paris en décembre 2015, 90% des 200 plus grandes multinationales de la planète ont mené des actions de lobbying contre les politiques climatiques. Y compris en France où les lobbys industriels et énergétiques ont obtenu une Loi Hulot sur les hydrocarbures moins ambitieuse qu'annoncée, et une programmation pluriannuelle de l'énergie qui repousse à plus tard ce qu'il faudrait faire aujourd'hui. Face à cela, nous avons une proposition : que les lobbys industriels et des énergies fossiles soient exclus de tous les espaces de négociation et de décision sur les enjeux climatiques.

Tribune initialement publiée dans le numéro n°1530 de Politis, accessible ici (https://www.politis.fr/articles/2018/12/du-pollueur-ecoute-au-pollueur-regule-39702/)

Confierait-on la lutte contre le tabagisme aux cigarettiers ? Celle contre la délinquance routière aux chauffards ? Non. C'est pourtant en partie ce qui est fait en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Les multinationales du charbon, du gaz et du pétrole, les banques et les assurances qui les financent, les constructeurs automobiles, les cimentiers et les industriels de la chimie bénéficient pleinement d'un principe trop mal connu : « pollueur écouté, pollueur exaucé ».

Certains de ces principaux pollueurs de la planète sont ainsi régulièrement sponsors des COP, ces conférences internationales sur le climat, dont la 24e édition s'est ouverte à Katowice, en Pologne, le 2 décembre. Jastrzebska Coal Company (JSW), premier producteur de coke (charbon) de l'Union européenne, est ainsi le plus important partenaire officiel de la COP 24, aux côtés par exemple de PGE et de Tauron, producteurs d'électricité à base de charbon et de gaz.

Même si c'est la troisième fois en dix ans (après Poznan en 2008 et Varsovie en 2012), il serait trop facile d'incriminer la seule Pologne : Engie, Renault-Nissan, Suez, BNP-Paribas, Air France, EDF, parmi les multinationales françaises les plus polluantes, ne faisaient-elles pas partie des 56 sponsors privés choisis pour financer la COP 21 en 2015 à Paris (1) ?

Ce sponsoring n'est néanmoins que la face émergée de l'emprise qu'exercent les plus grands pollueurs de la planète sur les politiques climatiques. Alors que près de 70 % des émissions de gaz à effet de serre relâchées depuis 1988 sont de la responsabilité d'une centaine d'entreprises sur la planète (2), ces pollueurs disposent en effet d'un statut d'observateurs dans les COP qui leur permet d'être au plus près des négociations officielles.

À la COP 24, Chevron, Shell et le lobby européen du gaz (Total, Engie, etc.) disposent ainsi, via l'Association internationale des marchés carbone (IETA en anglais), d'un immense espace d'activités leur permettant de présenter leurs technologies industrielles – inefficaces et dangereuses par ailleurs – et les marchés carbone – défaillants – comme des instruments suffisants pour faire face au défi climatique. Résultat ? En plus de vingt-cinq ans de négociations, aucun État, aucune institution internationale n'a jamais proposé de limiter la production de charbon, de gaz ou de pétrole, et il n'a jamais été possible de définir des mécanismes visant à réduire l'exploitation des énergies fossiles. Par leur présence et leur lobbying, les industries les plus polluantes repoussent aux calendes grecques toute régulation contraignante pouvant restreindre de quelque manière que ce soit leurs activités.

Ce travail de sape ne se limite pas au moment des COP. Depuis la signature de l'accord de Paris en décembre 2015, 90 % des plus grandes entreprises de la planète ont mené des actions de lobbying pour s'opposer à la mise en œuvre de politiques climatiques plus ambitieuses (3). Les multinationales européennes Total, Bayer, BASF, Arcelor et Glencore font partie des plus mal notées, en compagnie de l'Association des constructeurs européens d'automobiles, du Medef ou encore de BusinessEurope, qui ne cesse de faire pression pour vider de sa substance toute ambition climatique européenne (4). Ce lobbying derrière portes closes s'accompagne en général de grands efforts de communication pour tenter de verdir leur image. Écoblanchiment et lobbying vont en effet de pair. Désarmer la critique du public d'un côté et obtenir la mansuétude des pouvoirs publics de l'autre sont les deux faces d'une même stratégie visant à éloigner toute velléité de régulations contraignantes sur leurs activités polluantes.

L'industrie du tabac et ses lobbys sont désormais interdits des enceintes où se discutent les politiques internationales de lutte contre le tabagisme. Pourquoi n'en serait-il pas de même en matière de climat ? C'est ce que demandent de nombreuses organisations de la société civile : l'Union européenne, et la France en particulier, serait honorée de soutenir cette proposition et, mieux encore, de la mettre en pratique. Il y va de l'intérêt général et de la capacité à prendre des décisions qui, par définition, doivent bousculer les intérêts des principaux responsables de l'aggravation de la crise écologique. Pour qu'au principe du « pollueur écouté, pollueur exaucé » se substitue le principe du « pollueur écarté, pollueur régulé (5) ».

Maxime Combes, auteur de « Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition »

Notes :

(1) « Sponsors de la COP 21 : qui a donné quoi ? »

(2) « The Carbon Majors Database : CDP Carbon Majors Report 2017 »

(3) InfluenceMap.org

(4) « Le Medef européen prépare le sabotage des objectifs climatiques européens »

(5) « Open letter : EU must back efforts to tackle vested interests at UN climate talks »

Catégories: Attac Planet

Communiqué de presse : Passage bâclé du traité Japon - Union européenne au Parlement européen : une très mauvaise nouvelle pour les citoyens et la planète

mer, 12/12/2018 - 16:17

Après avoir négocié l'accord commercial avec le Japon, le JEFTA, dans l'opacité la plus totale, allant même jusqu'à ne publier le texte en français que très récemment, la Commission européenne et les États membres, sous emprise des lobbys d'affaire, ont poussé à un vote de ratification du Parlement européen ce jour, avant les élections européennes. Cela est d'autant plus déplorable que cet accord est porteur de grands dangers.

Une bombe à retardement : la coopération réglementaire
Le JEFTA comporte notamment un mécanisme de coopération réglementaire, piloté par un « Conseil de coopération réglementaire ». Pour Jean Michel Coulomb d'Attac, « Comme celui du CETA, l'organe de coopération réglementaire du JEFTA, maître de son agenda, sera dirigé par des hauts fonctionnaires, sans aucune barrière digne de ce nom vis à vis des conflits d'intérêts avec les milieux d'affaires. Alors que le lobbying des entreprises transnationales est dûment reconnu et institué dans ce mécanisme, les élus, européens comme des États membres, en sont par contre exclus. Ces entreprises auront ainsi, en amont du processus réglementaire, la faculté de proposer leurs propres textes tout en filtrant les propositions qui ne leur conviendront pas ». Le JEFTA est ainsi un accord évolutif, sans aucun contrôle démocratique. Une bombe à retardement en forme de chèque en blanc aux transnationales !

Un danger pour le climat
Contrairement au CETA, le texte du JEFTA fait référence à l'Accord de Paris (chapitre 16). « Mais la lecture attentive du texte de l'accord démontre que, au delà des déclarations de principe non contraignantes, l'application de l'Accord de Paris est en fait explicitement mis sous la coupe des termes du JEFTA » fait remarquer Hélène Cabioc'h d'Aitec. En effet, toute mesure adoptée ou maintenue en « déclinant les accords multilatéraux sur l'environnement » ne peut l'être que « sous réserve que ces mesures ne soient pas appliquées d'une manière qui constituerait un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable contre l'autre partie [Japon, UE ou État membre] ou une restriction déguisée au commerce » (article 16.4.5). Par ailleurs « l'augmentation des transports de marchandises entre Japon et pays de l'Union européenne ne pourra que participer de façon notable au réchauffement climatique » alerte Laurent Ciarabelli du collectif Stop TAFTA.

Un danger pour les droits sociaux
De façon similaire (toujours dans le chapitre 16), les engagements des État dans le cadre de l'Organisation internationale du travail (OIT) sont bien réaffirmés mais ils ne doivent pas contrevenir au droit relatif au commerce et à l'investissement. De surcroît, le Japon n'a pas ratifié deux des huit conventions fondamentales de l'OIT. « Le niveau de considération des droits du travail par le Japon augure de sa future propension à estimer, dans le cadre de la mise en œuvre du JEFTA, que les droits du travail dans l'UE sont des « obstacles au commerce et à l'investissement » fait remarquer Sylvain Goldstein de la CGT.

Un danger sanitaire
Le renforcement de la propriété intellectuelle en faveur des grandes entreprises (avec une mention spéciale, cf. article 14.35, pour les produits pharmaceutiques et les produits chimiques agricoles) va nuire gravement à la transparence dans le secteur industriel. Il sera ainsi beaucoup plus difficile d'obtenir des révélations telles que celles qui ont mené au « Dieselgate » (scandale de triche généralisée aux contrôles pollution dans le secteur de l'automobile révélé en 2015). « L'absence de toute référence au principe de précaution va favoriser la remise en cause par le Japon de la directive OGM, notamment via le Conseil de Coopération Réglementaire, le Japon étant le pays qui en autorise le plus dans la production et l'alimentation » rajoute Thierry Jacquot de la Confédération Paysanne.

La poursuite de l'actuelle politique commerciale de l'Union européenne, à laquelle le gouvernement français souscrit et participe pleinement, est une insulte à l'intelligence et aux droits des peuples et la Nature. Alors que d'autres accords de libre échange sont en préparation, nous appelons au renforcement de la lutte contre ces accords et à leur substitution par des accords de juste échange où les droits sociaux, sanitaires et environnementaux y sont des valeurs contraignantes.

Communiqué de presse signé par :
Attac France, AITEC, CGT, Confédération Paysanne, Snesup-FSU, Solidaires, ActionAid France-Peuples Solidaires, Les Amis de la Terre France, la Fondation Copernic, le Collectif Roosevelt Île-de-France
Membres du collectif Stop-TAFTA-CETA

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Macron ne cède rien (ou presque). Nous on lâche rien !

mer, 12/12/2018 - 11:57

Après trois semaines de silence, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé… pour confirmer qu'il gardera le même cap : affaiblissement des protections sociales, refus d'une augmentation des salaires et des minimas sociaux, cadeaux aux plus riches (maintien de la suppression de l'ISF, réduction de la taxation des revenus financiers avec la flat tax), réforme des retraites et de l'assurance chômage, attaques contre les services publics…

L'annonce d'une hausse du SMIC de 100 euros est une véritable arnaque puisque le SMIC n'est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du SMIC. Le salaire va augmenter via la hausse de la prime d'activité, qui était déjà dans les tuyaux. Un tour de passe-passe qui va faire payer les contribuables, plutôt que de financer les hausses de salaires par les entreprises. Comme la défiscalisation des heures supplémentaires (vieille recette de Sarkozy) qui profitera à une minorité et qui sera autant de ressources en moins pour le budget de l'État.

Et bien sûr, aucune mesure pour assurer une transition écologique qui garantisse l'égalité et la justice sociale : la politique de Macron consiste toujours à basculer la fiscalité des entreprises sur les ménages et à préserver les intérêts acquis des multinationales, alors que les investissements-climat des entreprises françaises stagnent depuis plusieurs années et pourraient même baisser en 2018, tandis que les émissions de gaz à effet de serre du pays repartent à la hausse.

A qui veut-il faire croire qu'il répond à la colère des gilets jaunes et à tous ceux et toutes celles qui depuis son élection résistent contre ses réformes libérales ?

Par contre, en cherchant à rassurer les plus riches, il se pose en gardien de l'ordre, sans un mot pour les victimes des violences policières qui se multiplient face aux mouvements sociaux.

Pour la justice sociale et écologique, tous ensemble on continue !

Alors que le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées, Attac appelle à participer aux mobilisations des jours à venir pour exiger la justice sociale, fiscale et écologique, en redistribuant les richesses :
• augmenter les salaires, en commençant par les plus bas
• augmenter les minima sociaux et les petites retraites
• faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique dans le financement de la transition
• rénover les logements pour supprimer toutes les passoires thermiques
• soutenir le développement d'une agriculture locale et biologique
• renforcer les services publics et les commerces de proximité
• favoriser la création massive d'emplois liés à la transition
• développer les réseaux de transports en commun sur tout le territoire
• encourager le transport ferroviaire et les mobilités non polluantes
• en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles

Financer ce changement de cap, c'est possible !

• en mettant en place des taxes dissuasives sur les premiers responsables du changement climatique : les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui les financent
• en stoppant le financement des fausses solutions (nucléaire ou géo-ingénierie)
• en taxant fortement les transports aériens et maritimes (kerozène et fioul lourd)
• en stoppant le développement de nouvelles zones commerciales et de grands projets inutiles et imposés
• en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières
• en rétablissant l'ISF et en récupérant l'argent détourné par les évadés fiscaux et les cadeaux aux grandes entreprises (flat tax, CICE...).

Photo : Brice Le Gall

Catégories: Attac Planet

Amplifions les mobilisations pour la justice sociale et climatique

mer, 12/12/2018 - 10:12

Jugeant que « le pouvoir reste sourd » plusieurs personnalités de gauche dont Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, Pascal Cherki et Michel et Monique Pinçon-Charlot appellent à manifester le vendredi 14 et le samedi 15 décembre, à l'initiative d'Attac et de la fondation Copernic.

Apparu pour refuser une augmentation inique des prix des carburants, le mouvement des gilets jaunes a mis dans le débat public l'ensemble de la politique sociale du gouvernement et des politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis de décennies. Il a affirmé avec force le lien entre la question sociale et écologique : la nécessaire transition écologique ne peut se faire sur le dos de la majorité de la population. Ce mouvement est maintenant porteur d'une exigence démocratique fondamentale : ce n'est pas à une petite minorité de privilégiés de décider de l'avenir de toutes et tous.

Cette exigence sociale et démocratique, cette conception de la transition écologique, le président de la République a décidé de les ignorer. S'il reconnaît le bien fondé de la colère populaire et a été obligé de faire quelques concessions, il n'en tire aucune conséquence réelle. Certes, Emmanuel Macron a annoncé que le SMIC va être augmenté de 100 euros. Il s'agit en fait d'une augmentation en trompe-l'œil puisqu'une partie de celle-ci était déjà prévue et que l'autre prendra la forme de la prime d'activité n'ouvrant aucun droit supplémentaire, notamment pour la retraite. De plus, cela ne coûtera rien aux employeurs. Cette augmentation sera donc payée par tous les contribuables, c'est-à-dire essentiellement par les salariés et les retraités. L'annulation de l'augmentation de la CSG pour une grande partie des retraités n'empêchera pas leur pouvoir d'achat de baisser car la désindexation des pensions n'est pas remise en cause. Aucune revalorisation des minimas sociaux n'est prévue. Pire, il encourage les heures supplémentaires : une vieille recette néolibérale qui se fera au détriment de toutes celles et ceux sans emploi. La réforme fiscale est renvoyée à une échéance lointaine et le président de la République refuse toujours de revenir sur la suppression de l'ISF. Enfin, rien n'est annoncé tant sur le financement de la transition écologique que pour résoudre la profonde crise démocratique. Ces mesures apparaissent donc dérisoires face à la crise politique que le pays connaît et la répression semble être la seule voie que le pouvoir veuille emprunter.

Plus encore, Emmanuel Macron maintient le cap en préservant l'essentiel : la réforme de l'assurance chômage, celle des retraites ainsi que les attaques prévues contre la fonction publique et les services publics, qui ne pourront qu'amplifier les inégalités sociales. Dans cette situation, la convergence avec le mouvement des gilets jaunes est plus que jamais nécessaire. C'était le sens de notre appel à soutenir les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes et à manifester pacifiquement samedi dernier. Alors que le pouvoir reste sourd, cet appel est plus que jamais d'actualité. C'est pourquoi nous appelons à manifester le vendredi 14 et le samedi 15 décembre, pour la justice sociale et fiscale, pour une démocratie réelle, pour une véritable transition écologique et la solidarité internationale.

Signataires :

  • Jacqueline Balsan – présidente du MNCP
  • Esther Benbassa - sénatrice écologiste de Paris
  • Olivier Besancenot – NPA
  • Eric Beynel – co-délégué général Solidaires
  • Pascal Cherki - Génération.s
  • Jean-Marie Harribey - économiste atterré
  • Pierre Khalfa - fondation Copernic
  • Jean-Luc Mélenchon - France insoumise
  • Claire Nouvian - Place Publique
  • Michel et Monique Pinçon-Charlot – sociologues
  • Fabien Roussel - PCF
  • Sabine Rosset – BLOOM
  • Aurélie Trouvé - Attac France
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Conférence de presse commune : justice sociale et climatique !

mar, 11/12/2018 - 16:11

Samedi 8 décembre était orgnisée une conférence de presse commune devant la gare Saint-Lazare, à la suite de l'appel lancé dans le journal Libération, « Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer ».

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Retrouvez le live Facebook d'Attac France ci-dessous.
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L'enfumage de Macron pour préserver les riches.

lun, 10/12/2018 - 23:32

Alors que l'ensemble du pays est parcouru d'une puissante aspiration à plus de justice sociale et fiscale, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé, après trois semaines de silence, mais refuse de changer de cap.

Derrière quelques mesures « sociales » qui cachent un affaiblissement de la protection sociale et le refus d'une augmentation générale des salaires, Emmanuel Macron a surtout confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF, Flat tax, Exit tax, etc), son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) et la poursuite de la baisse des dépenses publiques au détriment de la présence et de la qualité des services publics.

Le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées. Attac France appelle ses adhérent·e·s, et ses comités locaux à rester mobilisé·e·s et être présent·e·s dans les mobilisations des jours à venir, notamment le vendredi 14 à l'appel d'organisations syndicales et samedi 15 décembre à l'occasion de l'acte 5 du mouvement des « gilets jaunes », pour exiger plus de justice sociale, fiscale et écologique.

Plus d'informations sur le communiqué d'Attac France : « Annonces de Macron : un enfumage pour préserver l'injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches »

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Annonces de Macron : un enfumage pour préserver l'injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches

lun, 10/12/2018 - 23:09

Alors que l'ensemble du pays est parcouru d'une puissante aspiration à plus d'égalité sociale et fiscale, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé, après trois semaines de silence, mais refuse de changer de cap.

Derrière quelques mesures « sociales » qui cachent un affaiblissement de la protection sociale et le refus d'une augmentation générale des salaires, Emmanuel Macron a surtout confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF, Flat tax, etc), son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) et la poursuite de la baisse des dépenses publiques au détriment de la présence et de la qualité des services publics.

L'exécutif pense-t-il vraiment pouvoir se sortir d'une crise sociale et politique majeure en accélérant la mise en œuvre d'une politique largement rejetée dans le pays ?

Emmanuel Macron est toujours le Président des ultra-riches : il a fait le choix de préserver les intérêts des 1% les plus riches en ne revenant pas sur la suppression de l'ISF, l'allégement de l'Exit tax ou l'instauration de la Flat tax. Contrairement à ce qu'il prétend, l'exécutif n'a pas écouté les exigences populaires exprimées depuis des semaines en faveur de mesures fiscales plus redistributives : il maintient le cap d'une politique profondément inégalitaire et inefficace qui grève le budget de l'État.

L'annonce d'une hausse du SMIC de 100 euros est une véritable arnaque puisque le SMIC n'est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du SMIC. Le salaire perçu va augmenter via la hausse de la prime d'activité, qui était déjà dans les tuyaux. Magnifique tour de passe-passe que tente le Président. Plutôt que de faire financer les hausses de salaires par les entreprises, il fait payer les contribuables. La défiscalisation des heures supplémentaires profitera d'ailleurs aux salarié·e·s les mieux payé·e·s et qui ont la possibilité d'en faire. C'est par ailleurs des ressources en moins pour le budget de l'État. La désocialisation conduira mécaniquement à une fragilisation de notre système de protection sociale »

Les populations les plus en difficulté sont par ailleurs oubliées : aucune augmentation des minimas sociaux n'a été annoncée, tandis que les retraites ne sont toujours pas indexées sur le coût de la vie, une revendication exprimée depuis plusieurs semaines. Étudiant·e·s et lycéen·ne·s, mobilisé·e·s dans la rue et largement réprimé·e·s, sont complètement ignoré·e·s par l'exécutif.

Emmanuel Macron s'entête à poursuivre une politique qui consiste à basculer la fiscalité des entreprises sur les ménages et à préserver les intérêts acquis des multinationales (CICE, CIR, etc) et de leurs actionnaires ; alors que les investissements-climat des entreprises françaises stagnent depuis plusieurs années et pourraient même baisser en 2018, l'exécutif rate l'occasion de réorienter, par voie réglementaire et fiscale, les investissements privés vers la transition écologique et ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays qui sont reparties à la hausse

En refusant de réduire structurellement les inégalités fiscales et sociales dans le pays, Emmanuel Macron confirme avoir endossé son costume de « Président des riches » au détriment des intérêts des plus pauvres et plus précaires, mais également au détriment d'une politique de transition écologique chaque jour plus nécessaire. La baisse confirmée de la dépense publique ne pourra qu'aggraver la situation des services publics et de la protection sociale. La poursuite de son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l'assurance chômage) illustre le mépris et l'incompréhension du gouvernement envers les mobilisations en cours. De plus, Emmanuel Macron n'hésite pas à faire un appel du pied à l'extrême-droite sur la question de l'immigration pour tenter de détourner la colère sociale actuelle.

Le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées. Attac France appelle ses adhérent·e·s, et ses comités locaux à rester mobilisé·e·s et être présent·e·s dans les mobilisations des jours à venir, notamment le vendredi 14 à l'appel d'organisations syndicales et samedi 15 décembre à l'occasion de l'acte 5 du mouvement des « gilets jaunes », pour exiger plus de justice sociale, fiscale et écologique.

Crédits photo : Brice Le Gall

Catégories: Attac Planet

Le 8 décembre nous étions dans la rue aux marches pour le climat et avec les gilets jaunes

lun, 10/12/2018 - 18:24

Samedi 8 décembre, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour exprimer leur rejet de la politique menée par Emmanuel Macron et leur exigence de plus de justice sociale, fiscale et climatique.
En pleine COP24, les marches pour le climat, malgré les pressions et intimidations du Ministre de l'intérieur, de certains préfets et de plusieurs maires pour les annuler, se sont déroulées sans encombre et ont, à de nombreuses reprises, réussi à faire la jonction entre justice sociale et climatique. Souvent derrière le mot d'ordre « Fin du monde et fin de mois, même combat ».

Les comités locaux d'Attac se sont efforcés de faire le lien entre les mobilisations des « gilets jaunes » et les marches pour le climat.
Ce 8 décembre, date fixée il y a plusieurs semaines, plusieurs comités locaux d'Attac ont organisé des actions dans le cadre de la campagne #PasAvecNotreArgent afin d'interpeller sur la responsabilité des banques et du gouvernement dans l'aggravation des dérèglements climatiques. « L'argent pour la transition écologique et sociale existe », a-t-il été rappelé à cette occasion.

Vous retrouverez dans cet article un rapide tour d'horizon des mobilisations de ce samedi avec les retours (photos, articles de presse, compte-rendus) des comités locaux d'Attac.

Sommaire Aix-en-Provence

A la #MarchePourLeClimat à Aix en Provence, 1300 manifestant.e.s et une belle convergence avec les #GiletsJaunes pour affirmer le lien entre #JusticeSociale et #JusticeClimatique pic.twitter.com/zeY8BamITS

— Raphael Pradeau (@raphpradeau) 8 décembre 2018

En direct de la marche pour le climat à Aix-en-Provence https://t.co/bVqajBPLpL

— Attac France (@attac_fr) 8 décembre 2018

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Très belle manifestation #Climat #8Decembre à Arles. Près de 600 personnes au pied des arènes. pic.twitter.com/7iBjv6M9ON

— Attac - Pays d'Arles (@Attac_Arles) 8 décembre 2018

Beauvais et Compiègne JPEG - 175 ko JPEG - 155.8 ko

« Des marches pour le climat à Beauvais et Compiègne malgré l'interdit », le Courrier picard.

« Nous nous sommes retrouvés à une centaine à la gare. Nous avions pris acte que la manifestation était interdite, raconte Thierry Patinet, président départemental d'Attac. D'un commun accord, nous nous sommes demandé pourquoi, nous n'irions pas manifester. Lire la suite

Dax

#IlEstEncoreTemps #8Decembre #MarchePourLeClimat @attac_fr A Dax dans les Landes, pas 2000, nous, loin de là, mais plus que d'habitude, on espère qu'on sera encore plus à la 3è pour faire chauffer le climat devant les banques en leur chantant qu'"on veut survivre" ! pic.twitter.com/z4RgrLRUre

— Attac Landes CôteSud (@AttacLandesCS) 8 décembre 2018

En Haute Savoie

« A travers le département, ils ont marché pour le climat », le dauphiné

La Roche-sur-Yon

« La Roche-sur-Yon. 300 personnes réunies pour le climat », Ouest France

Lannion Le Mans

« La marche pour le climat côte à côte avec les Gilets jaunes »

Lille Lyon

« Près de 10 000 personnes aujourd'hui à Lyon à la marche pour le climat et la justice sociale. Avec du vert du jaune du rouge....des citoyens des associations des syndicats et des partis politiques tratant et expliquant leurs positions , pas de drapeaux partisans.
Beaucoup de bruit tout au long de la marche : clochettes,casseroles, groupes musicaux dont cuivres. Et prises de parole dont celle d'Attac que nous avons portée au micro. Les nombreuses interventions appelaient à la convergence des luttes. »

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« Pas de transition écologique sans justice sociale. Ce samedi 8 décembre, une trentaine de militant·e·s d'Attac ont organisé une action de désobéissance civile à Mâcon. Ils sont allés nettoyer symboliquement les agences de la Société générale, de BNP Paribas et du Crédit agricole du financement des énergies fossiles. La trentaine de militant·e·s a rejoint le rendez-vous de la marche climat sur l'esplanade Lamartine et c'est à près de 80 que les manifestants sont allés nettoyer les agences bancaires.

Ils ont défilé dans les rues de Mâcon au son de : Financer les énergies fossiles #Pas avec notre argent ! Pas de justice climatique sans justice sociale ! Pas de justice sociale sans transition écologique ! »

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« Manche. 1 130 marcheurs pour le climat », Ouest France

Marseille Metz

A #Metz aujourd'hui.#MarchePourLeClimat#ClimateAlarm #PasAvecNotreArgent@attac_fr pic.twitter.com/5fw4O4yTxo

— Attac Moselle (@AttacMoselle) 8 décembre 2018

#MarchePourLeClimat #metz #attac @AttacMoselle pic.twitter.com/d5I9PSfgIC

— Lycoris (@RougeLycoris) 8 décembre 2018

Attac colle des slogans sur la vitrine de la société générale place de la république #metz #MarchePourLeClimat pic.twitter.com/gfWhulqhtm

— Rémy (@remloup) 8 décembre 2018

MontélimarNantes

Aujourd'hui à #Nantes un collectif composé d'associations, syndicats et partis politiques ont convergé avec la #MarchePourLeClimat puis les #GiletsJaunes !
Justice #sociale et #climatique ,même combat ! ????✊ pic.twitter.com/Sq7CfI7kJ8

— Attac 44 (@44Attac) 8 décembre 2018

Nîmesà Paris

La journée a débuté par une conférence de presse commune devant la gare Saint-Lazare, à la suite de l'appel lancé dans le journal Libération, « Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer »

Le journal de 8h de France culture, du dimanche 9 décembre, France culture

Le live de l'Humanité pendant la « marche climat »

Catégories: Attac Planet

Fin du monde et fins de mois, pour nous, c'est le même combat

sam, 08/12/2018 - 19:21

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi partout en France pour exprimer leur colère commune contre l'injustice fiscale, l'injustice sociale et l'injustice écologique. Cette colère s'exprime aussi contre la surdité d'un gouvernement incapable de répondre, en même temps, à la fin du monde et aux fins de mois, sans les opposer. Les gilets jaunes ont montré la voie : la confrontation et la ténacité de la mobilisation citoyenne a conduit l'exécutif à abandonner des mesures injustes et inefficaces. Pour obtenir un changement de cap, il nous faut enfoncer le clou, tout.es ensemble !

Pour Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France, « nous nous félicitons de voir qu'il y ait autant de villes, de villages et de moments où les gilets jaunes, les gilets verts et les sans gilet se sont retrouvés, ensemble pour exprimer leur détermination contre un exécutif jusqu'ici incapable de répondre à la colère sociale et aux impératifs écologiques. La jonction observée aujourd'hui est un fait politique majeur et doit conduire Emmanuel Macron à changer de cap ».

« Malgré les intimidations et appels à ne pas manifester, totalement injustifiés, le mouvement citoyen pour la justice climatique n'est pas rayé de la carte, constate Maxime Combes, porte-parole d'Attac sur les questions climatiques. Il a au contraire démontré sa volonté de rester mobilisé dans la rue contre des politiques libérales et productivistes qui nous conduisent dans le mur. L'écologie de marché d'Emmanuel Macron, injuste et inefficace, est désavouée. Ne pas changer de cap serait une folie : les politiques menées contre "la fin du monde" doivent améliorer les "fins de mois" du plus grand nombre ».

A l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac rappelle que « la transition écologique ne peut pas se faire sur le dos des ménages les plus modestes : pas de transition sans justice sociale a-t-il été rappelé lors des nombreuses actions de désobéissance civile organisée ce samedi 8 décembre dans plusieurs villes de France, pour exiger que les banques privées et la Caisses des dépôts et consignations désinvestissent enfin des énergies fossiles et financent la transition écologique. L'argent pour la justice sociale et écologique existe ».

Attac France poursuivra son action pour obtenir le rétablissement de l'ISF, l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et une véritable politique contre l'évasion fiscale pour répondre à l'injustice fiscale. La revalorisation du SMIC, des retraites et des minimas sociaux, ainsi que l'égalité salariale hommes femmes doivent être décidés immédiatement pour répondre à la justice sociale. Enfin, taxer les pollueurs industriels jusqu'ici largement exonérés, faire refluer les investissements dans les énergies fossiles et développer les services publics, transports et activités économiques de proximité sont les voies à suivre pour répondre à l'injustice écologique.

Photo : www.bricelegall.com

Catégories: Attac Planet

De l'argent pour la transition écologique, il y en a !

sam, 08/12/2018 - 11:27

Ce samedi 8 décembre, à 11h, 50 militant·e·s d'Attac ont occupé l'agence BNP Paribas d'Aix-en-Provence (13) et mené une action devant le Crédit agricole (fermé exceptionnellement).

En ce jour de mobilisation des gilets jaunes et de marches pour le climat, Attac a souhaité affirmer que la nécessaire transition écologique ne peut se faire sans justice sociale et justice fiscale. Le gouvernement dit chercher des milliards d'euros pour financer la transition écologique ? Par cette action de désobéissance civile, Attac montre que cet argent existe !

Les banques financent massivement les énergies fossiles, responsables des émissions de gaz à effet de serre. De récents rapports d'Oxfam et des Amis de la Terre [1] montrent que, depuis la COP 21, BNP-Paribas et Crédit agricole ont réduit leurs financements des énergies renouvelables et ont augmenté les financements des énergies fossiles ; ce sont les deux banques françaises les plus impliquées dans le financement du charbon, gaz et pétrole. Attac demande au gouvernement de contraindre les banques à adopter des financements responsables : plus un euro de plus ne doit aller aux énergies fossiles !

Les militant·e·s dénoncent en particulier l'utilisation qui est faite par les banques de l'épargne du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), dans le cadre de la campagne nationale #PasAvecNotreArgent, à l'initiative d'Attac France et de 350.org, qui a déjà recueilli plus de 15 000 soutiens sur une pétition en ligne [2].
24 millions de français détiennent un LDDS, cette épargne est collectée à hauteur de 60% par la Caisse des Dépôts et Consignations et 40% par les banques privées. Pour les banques privées, 80% de cet argent est fléché vers le financement des PME, qu'elles aient des activités soutenables ou pas, 10% vers les travaux d'économies d'énergie dans les bâtiments anciens et 10% dont nous ne connaissons pas l'utilisation. Malgré nos demandes [3], BNP-Paribas et Crédit agricole sont incapables de nous garantir que l'épargne collectée sur les LDDS ne sert pas à financer des projets destructeurs du climat [4]. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a lui-même reconnu le 27 novembre, à l'occasion du Climate Finance Day, qu'il y avait « un peu tromperie sur la marchandise » sur le LDDS [5]. Attac demande au gouvernement de modifier la réglementation pour que 100 % de l'argent collecté sur les LDDS finance la transition écologique.

Attac rappelle enfin que les banques sont un rouage essentiel de l'industrie de l'évasion fiscale, qui représente chaque année en France un manque à gagner pour les caisses de l'État d'au moins 60 milliards d'euros. BNP-Paribas et Crédit agricole sont particulièrement impliquées dans ce scandale, puisqu'elles ont respectivement créé 782 et 1005 sociétés offshore dans les paradis fiscaux [6].

Raphael Pradeau, porte-parole d'Attac France, a expliqué au cours de cette action qu'« à l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, Attac veut mettre en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques. La transition écologique ne peut pas se faire sur le dos des pauvres : pas de transition sans justice sociale ! »

[1] https://www.oxfamfrance.org/rapports/banques-francaises-les-fossiles-raflent-la-mise/ et http://www.amisdelaterre.org/Rapport-trois-ans-apres-la-COP21-les-banques-francaises-financent-toujours-plus.html

[2] https://france.zerofossile.org/ldds/

[3] https://france.attac.org/IMG/pdf/tablo.pdf

[4] https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/350-org-et-attac-ecrivent-aux-banques-au-sujet-du-ldds

[5] https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/assez-d-incantations-nous-passerons-a-l-action-lors-de-la-cop24

[6] https://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp-opening-vaults-eu-banks-tax-havens-270317-fr.pdf

Catégories: Attac Planet

Offre d'emploi : Communication et développement de la communauté des adhérent·e·s et donateur·trice·s (CDD janvier-juin 2019).

ven, 07/12/2018 - 15:36

Communication et développement de la communauté des adhérent·e·s et donateur·trice·s (CDD janvier-juin 2019).

Catégories: Attac Planet

Offre de stage “Appui aux campagnes” : février-août 2019

ven, 07/12/2018 - 15:31

L'association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne (Attac) a été créée en 1998
et compte aujourd'hui en France près de 10 000 adhérent·e·s et une centaine de comités locaux. Elle fait
partie d'un réseau international présent dans une trentaine de pays. Association altermondialiste
d'éducation populaire, Attac s'engage pour un désarmement de la finance et pour des alternatives
solidaires et écologiques.

Contexte du poste :
L'association Attac recherche un·e stagiaire qui rejoindra son équipe salariée en appui à la coordination des
mobilisations et actions mises en oeuvre dans le cadre des campagnes de l'association. Attac porte des
campagnes sur les enjeux de la finance, de l'écologie, des accords de libre-échange, des questions
sociales et internationales. Ces campagnes sont menées sur le terrain par les comités locaux et militant·e·s
d'Attac qui diffusent des outils et mettent en oeuvre les actions.
En 2019, Attac sera investie sur plusieurs campagnes dont : campagne “Des droits pour les peuples, pas
pour les multinationales” (évasion fiscale, traité contraignant, accords de libre-échange) ; campagne à
l'occasion des élections européennes ; mobilisation contre le projet de réforme des retraites ; mobilisation
dans la perspective du Sommet du G7 à Biarritz fin août.

Activités principales du·de la stagiaire :
En lien avec les membres de l'équipe et les animateur·trice·s des espaces thématiques, le/la stagiaire aura
notamment pour mission :

  • de participer à l'organisation des actions et mobilisations définies dans le cadre des campagnes de l'association et d'appuyer l'organisation d'événements au niveau national ;
  • de contribuer à l'élaboration et à la diffusion des outils de campagne (kit militant, tracts, brochures, mails d'information, etc.) ;
  • de contribuer à la communication web sur les campagnes (alimentation site et réseaux sociaux) ;
  • d'appuyer l'organisation d'activités par les comités locaux et militant·e·s dans le cadre des campagnes : événements, actions, diffusion d'outils, formations, mobilisation et recherche d'intervenants, valorisation et partage d'expériences, réponse aux sollicitations.

Profil :
Ce stage est proposé à des étudiant·e·s de niveau Master 1 ou 2 dans les domaines
suivants : communication/évènementiel, gestion de projet, sciences politiques, relations internationales.
Qualités et compétences attendues :

  • intérêt pour les grandes questions portées par l'association,
  • motivation pour le travail en milieu associatif
  • formation et/ou expérience dans l'organisation d'évènements et/ou la communication
  • très bonnes qualités rédactionnelles
  • bonne culture des réseaux sociaux, si possible connaissance de l'outil web Spip
  • autonomie, capacité d'initiative, sens de l'organisation et goût du travail en équipe

Conditions :
Convention de stage obligatoire. Durée du stage : février à fin août 2019 (6 à 7 mois)
Indemnité : 600 euros/mois + remboursement de 50% de la carte de transport + tickets restaurant
Lieu : siège d'Attac (Paris 11e).
CV et lettre de motivation à envoyer jusqu'au 16 décembre 2018 à recrutement@attac.org

Catégories: Attac Planet

Justice sociale, justice climatique : c'est un changement de cap qu'il faut imposer

ven, 07/12/2018 - 12:05

A l'initiative d'Attac et de la Fondation Copernic, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur·es, universitaires ou artistes appellent à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.
Tribune publiée dans le journal Libération.

Le mouvement des gilets jaunes met dans le débat public l'ensemble de la politique sociale du gouvernement. Plus largement ce sont les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies qui sont en cause. Fins de mois de plus en plus difficiles, précarisation toujours accrue du travail, injustice fiscale, logements chers, conditions de vie qui se détériorent, telle est la situation subie par la majorité de la population. Ce qui touche en particulier les femmes, très nombreuses à se mobiliser dans ce mouvement. Dans le même temps, l'évasion fiscale n'a jamais été aussi importante et les plus riches se sont vus offrir de multiples allègements d'impôts : suppression de l'ISF, flat tax de 30 % pour les revenus du capital qui ne sont plus soumis à l'impôt progressif, baisse de l'impôt sur les sociétés… Dans ces conditions, l'augmentation des taxes sur les carburants est apparue comme « la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ».

En dépit d'une tentative de mainmise de l'extrême droite sur le mouvement, celui-ci se caractérise par son auto-organisation horizontale et pose l'exigence d'une démocratie réelle contre une présidence autoritaire et méprisante. A l'heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, ce mouvement met également en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques : les plus grands pollueurs sont exonérés de tout effort, les principales causes du réchauffement climatique ne sont pas traitées, la casse des services publics et des commerces de proximité et l'étalement urbain se poursuivent, les alternatives en matière de transport en commun ne sont pas développées. Le modèle du logement social en France est en mis en péril par sa marchandisation au profit des grands groupes privés. Dans ces conditions, ce n'est certainement pas aux classes moyennes et populaires de payer la transition écologique.

La politique du gouvernement ne répond ni à la colère sociale ni aux impératifs écologiques. Le gouvernement laisse les multinationales et les lobbys productivistes n'en faire qu'à leur tête en privilégiant toujours plus leur intérêt propre et celui de leurs actionnaires au détriment du plus grand nombre et de l'avenir de la planète. Pendant des jours, le gouvernement a campé sur une posture intransigeante, refusant le moindre geste et clamant qu'il maintenait le cap et ce, malgré le fait qu'une énorme majorité de la population soutenait ce mouvement. Cette attitude a entraîné une exaspération croissante qui a conduit à des actes de violence dont le gouvernement pouvait espérer tirer parti. Cela n'a pas été le cas et le soutien de la population est resté massif.

Le gouvernement vient d'annoncer, entre autres, le gel, puis l'annulation de l'augmentation des taxes sur les carburants. C'est un premier recul mais c'est trop peu, trop tard, car c'est de toute la politique sociale et de ses conséquences économiques et écologiques qu'il faut discuter. Alors même que la jeunesse a décidé de se mettre en mouvement pour contester les choix éducatifs du pouvoir, c'est un changement de cap qu'il faut imposer. Pour commencer, il faut répondre aux revendications syndicales en augmentant le SMIC et en revenant sur le plafonnement de l'augmentation des retraites à 0,3%, rétablir l'ISF et taxer les multinationales, dont Total, les GAFA et les banques qui financent les énergies fossiles pour investir massivement dans l'isolation thermique des bâtiments et les énergies renouvelables.

C'est pourquoi, les soussigné.es, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur.es, universitaires, artistes, etc., soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Ils appellent la population à se mobiliser pour imposer une politique qui permette de mieux vivre, et à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.

Signataires :
  • Christophe Aguiton – membre d'Attac
  • Verveine Angeli – Solidaires
  • Cathy Apourceau-Poly – sénatrice PCF, Pas-de-Calais
  • Eliane Assassi – sénatrice, présidente du groupe CRCE
  • Antoine Atthalin – militant altermondialiste
  • Didier Aubé – Solidaires
  • Clémentine Autain – députée France Insoumise
  • Geneviève Azam – économiste, ancienne porte-parole d'Attac
  • Emmanuel Aze – porte-parole Confédération paysanne 47
  • Albena Azmanova – University of Kent, Brussels
  • Marinette Bache – conseillère de Paris, présidente de Résistance Sociale
  • Daniel Bachet – sociologue
  • Marie-Hélène Bacquet - politiste
  • Sebastien Bailleul – délégué général du CRID
  • Jacqueline Balsan – présidente du MNCP
  • Louis-Marie Barnier – sociologue du travail, conseil scientifique d'Attac
  • Francine Bavay – écologie sociale
  • Emmanuelle Becker – conseillère de Paris PCF
  • Esther Benbassa – sénatrice de Paris EELV
  • Nicolas Benies – économiste
  • Ugo Bernalicis – député France Insoumise
  • Sophie Béroud – politiste
  • Eric Berr – économiste atterré
  • Jacques Berthelot – économiste
  • Olivier Besancenot – porte-parole du NPA
  • Eric Beynel – co-délégué général Solidaires
  • Jacques Bidet – philosophe
  • Martine Billard – ancienne députée écologiste, oratrice nationale France Insoumise
  • Philippe Blanchet – universitaire, Rennes
  • Catherine Bloch-London – sociologue
  • Éric Bocquet – sénateur du Nord, PCF
  • Frédéric Bodin – Solidaires
  • Julien Boeldieu – syndicaliste CGT
  • Jérôme Bonnard – Solidaires
  • Claire Bornais – syndicaliste FSU
  • Hadrien Bortot – membre du Conseil National du PCF
  • Nicole Borvo Cohen-Séat – sénatrice honoraire
  • Paul Bouffartigue – directeur de recherche, CNRS
  • Edith Boulanger porte-parole du Mouvement de la Paix
  • Ali Boulayoune – sociologue
  • Philippe Boursier – professeur de SES, membre de la Fondation Copernic
  • Omar Brixi – médecin et enseignant en santé publique
  • Ian Brossat – adjoint de Paris, PCF
  • Céline Brulin – sénatrice de seine maritime, PCF
  • Alain Bruneel – député du Nord, PCF
  • Mireille Bruyère – économiste atterrée
  • Marie-George Buffet – députée de Seine-Saint-Denis, PCF
  • Laurent Cadreils – syndicaliste FSU
  • Claude Calame – historien, conseil scientifique d'Attac
  • Sílvia Capanema – conseillère départementale vice-présidente de Seine-Saint-Denis, historienne
  • Jean-Claude Chailley – secrétaire général de Résistance Sociale
  • Patrick Chamoiseau – écrivain
  • Vincent Charbonnier – syndicaliste SNESUP-FSU
  • Léo Charles – économiste
  • André Chassaigne – député Puy de Dôme, président du groupe GDR
  • Pascal Cherki – conseiller de Paris, Génération.s
  • Stéphanie Chevrier – éditrice
  • Patrick Cingolani – sociologue
  • Laurence de Cock – historienne, Fondation Copernic
  • Laurence Cohen – sénatrice Val de Marne, PCF
  • Patrice Cohen-Séat – président honoraire d'Espaces-Marx
  • Pierre-Yves Collombat – sénateur du Var
  • Maxime Combes – membre d'Attac
  • Eric Coquerel – député France insoumise et co-coordinateur du PG
  • Alexis Corbière – député France Insoumise
  • Sergio Coronado – militant écologiste
  • Jacques Cossart – économiste
  • Eric Coquerel – député France Insoumise et co-coordinateur du PG
  • Alain Couderc – militant AC !
  • Annick Coupé – secrétaire générale d'Attac
  • Pierre Cours-Salies – sociologue
  • Thomas Coutrot – économiste, ancien porte-parole d'Attac
  • Robert Crémieux – revue partage
  • Alexis Cukier – philosophe, université de Poitiers
  • Cécile Cukierman – sénatrice de la Loire, PCF
  • Alain Damasio – écrivain
  • Christian De Montlibert – sociologue
  • Christian Delarue – fonctionnaire d'État, syndicaliste CGT
  • Christine Delphy – sociologue
  • Pierre Dhareville – député des Bouche du Rhône, PCF
  • Cyril Dion – auteur, réalisateur
  • Emmanuel Dockes – professeur de droit
  • Jean-Michel Drevon – institut de recherche de la FSU
  • Clémence Dubois - porte-parole de 350.org France
  • Vincent Dubois – professeur de science politique, université de Strasbourg
  • François Dubreuil – EELV, Unis pour le climat
  • Olivier Dubuquoy – géographe, militant écologiste
  • Jean-Paul Dufregne – député de l'Allier, PCF
  • Cédric Durand – économiste
  • Simon Duteil – Solidaires
  • Stéphane Enjalran – Solidaires
  • Jean Baptiste Eyraud – porte parole du DAL
  • Colin Falconer – militant d'Ensemble
  • Patrick Farbiaz – écologie sociale
  • Didier Fassin – professeur de sciences sociales, Institut d'étude avancée, Princeton
  • Elsa Faucillon – députée des Hauts-de-Seine, PCF
  • Sélyne Ferrero – militante féministe
  • Caroline Fiat – députée France Insoumise
  • Gérard Filoche – membre de la Gauche Démocratique & Sociale
  • David Flacher – économiste, porte-parole du Mouvement Utopia
  • Fabrice Flipo – membre conseil scientifique d'Attac
  • Fanny Gaillanne – conseillère de Paris
  • Nicolas Galepides – secrétaire général Sud PTT
  • Yves-Jean Gallas – Mouvement de la Paix
  • Jean-Louis Galmiche – Solidaires
  • Isabelle Garo – enseignante
  • Pascal Gassiot – activiste
  • Alain Gaulon – universitaire, président de la fédération CNL du Val-de-Marne
  • Fabien Gay – sénateur de la Seine-Saint-Denis, PCF
  • Vincent Gay – syndicaliste Snesup-FSu
  • Bertrand Geay – sociologue
  • Didier Gelot – économiste, Fondation Copernic
  • Frédérick Genevée – historien
  • Susan George – présidente d'honneur d'Attac
  • Karl Ghazi – syndicaliste CGT
  • Vanessa Ghiati – conseillère régionale IDF, PCF - Front de Gauche
  • Jérome Gleizes – enseignant université Paris 13, EELV
  • Cécile Gondard-Lalanne – co-déléguée général Solidaires
  • Guillaume Gontard – sénateur de l'Isère, EELV
  • Pierre-Henri Gouyon – professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle
  • Michelle Greaume – sénatrice du Nord, PCF
  • Murielle Guilbert – Solidaires
  • Victoire Guillonneau - chargée d'organisation à 350.org France
  • Janette Habel – politologue, coprésidente de la Fondation Copernic
  • Nicolas Haeringer – chargé de campagne 350.org
  • Jean-Marie Harribey – co-président du conseil scientifique d'Attac et économiste atterré
  • Marie Haye – syndicaliste FSU
  • Ingrid Hayes – historienne
  • Odile Henry – sociologue
  • Anne Hessel – Nouvelle Donne
  • Hervé Heurtebize – syndicaliste FSU
  • Pamela Hocini – animatrice Espace des Luttes LFI
  • Robert Injey – membre du conseil national du PCF
  • Lucien Jallamion – République et Socialisme
  • Kévin Jean – président de Sciences Citoyennes
  • Fanny Jedlicki – sociologue
  • Esther Jeffers – économiste, co-présidente du conseil scientifique d'Attac
  • Florence Johsua – politiste, Université Paris Nanterre, membre de la Fondation Copernic
  • Anne Jollet – historienne, maîtresse de conférences à l'université de Poitiers
  • Isaac Joshua – économiste membre du conseil scientifique d'Attac et de la Fondation Copernic
  • Samy Joshua – universitaire
  • Marianne Journiac – République et Socialisme
  • Sébastien Jumel – député de Seine Maritime, PCF
  • Philippe Juraver – orateur national LFI, co-coordinateur Espace des Luttes LFI
  • Emma Justum – DIEM25
  • Fadi Kassem – pour le PRCF
  • Pierre Khalfa – économiste, Fondation Copernic
  • Michel Kokoreff – sociologue
  • Isabelle Krzywkowski – universitaire
  • L'1consolable – chanteur
  • Bastien Lachaud – député France Insoumise
  • Marie Lacoste – secrétaire du MNCP
  • Bernard Lacroix – politiste
  • Romain Ladent – militant associatif
  • Jean Lafont – mouvement écolo
  • Rose-Marie Lagrave – sociologue
  • Elie Lambert – Solidaires
  • Sandra Laugier – professeure de philosophie, Paris 1, Institut Universitaire de France
  • Pierre Laurent – sénateur de Paris, PCF
  • Michel Larive – député France Insoumise
  • Mathilde Larrère – historienne, membre de la Fondation Copernic
  • Pierre Laurent – sénateur PCF
  • Hervé Le Crosnier – éditeur
  • Patrick Le Hyaric – directeur de l'Humanité, député européen, PCF- GUE
  • Yann Le Lann – président d'Espaces Marx
  • Serge Le Quéau – membre du conseil scientifique d'Attac, membre de l'Union syndicale des Côtes d'Armor
  • Catherine Leclercq – sociologue
  • Jean-Paul Lecoq – député de Seine Maritime, PCF
  • Clément Lefevre – syndicaliste FSU
  • Remi Lefebvre – politiste
  • Sarah Legrain – secrétaire nationale du PG et membre de la Fondation Copernic
  • Arnaud Lelache – co-président Nouvelle Donne
  • Paul Lemonnier – FSU
  • Elliot Lepers – directeur de l'ONG le mouvement
  • Marie-Noëlle Lienemann – sénatrice de Paris
  • Daniel Linhart – sociologue
  • Pierre Lucot – membre du bureau national du mouvement Utopia
  • Frédéric Lordon – économiste
  • Elise Lowy – sociologue, mouvement écolo
  • Nicole Lozano – co-présidente Nouvelle Donne
  • Laurence Lyonnais – Ensemble Insoumis, candidate sur la liste Europe Insoumise
  • Pascal Maillard – syndicaliste FSU
  • Jean Malifaud – syndicaliste SNESUP-FSU
  • Jean-Claude Mamet – Ensemble !
  • Marc Mangenot – économiste, responsable associatif
  • Sophia Mappa – professeure honoraire, psychanalyste et consultante internationale
  • Jean-Christophe Marcel – sociologue
  • Myriam Martin – Ensemble, élue régionale France Insoumise
  • Gaëlle Martinez – Solidaires
  • Philippe Martinez – secrétaire général de la CGT
  • Christiane Marty – féministe, chercheuse
  • Gustave Massiah – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Sonia Masson – comédienne
  • Jean-Luc Mélenchon – député France Insoumise
  • Marilza de Melo Foucher – économiste et journaliste
  • Georges Menahem – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Roland Mérieux – Ensemble !
  • Julian Mischi – sociologue
  • Claire Monod – coordinatrice nationale Génération.s
  • Bénédicte Monville – conseillère régionale Île-de-France
  • Corinne Morel-Darleux – militante écosocialiste, conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes
  • Frank Mouly – membre de la direction du PCF
  • Émilie Moutsis – artiste plasticienne
  • Erik Neveu – politiste
  • Evelyne Ngo – Solidaires
  • Roland Nivet – porte-parole du Mouvement de la Paix
  • Gérard Noiriel – historien
  • Alain Obadia – président de la fondation Gabriel Péri
  • Danièle Obono – députée France Insoumise
  • Pierre Ouzoulias – sénateur des Hauts-de-Seine, PCF
  • Ugo Palheta – sociologue et maître de conférences à l'université de Lille
  • Guillaume Pastureau – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Mathilde Panot – députée France Insoumise
  • Sébastien Peigney – Solidaires
  • Willy Pelletier – sociologue, membre de la Fondation Copernic
  • Stephane Peu – député de la Seine-Saint-Denis, PCF
  • Guillaume Pigeard de Gurbert – professeur de philosophie
  • Michel Pinçon – sociologue
  • Monique Pinçon-Charlot – sociologue
  • Carl Pivet – militant AC !
  • Dominique Plihon – porte-parole d'Attac
  • Emmanuel Poilane – président du CRID
  • Matthieu Ponchel – collectif Climat Social
  • Jean-François Ponsot – économiste atterré, professeur à l'université de Grenoble
  • Véronique Ponvert – syndicaliste FSU
  • Véronique Poulain – Solidaires
  • Christine Poupin – porte-parole du NPA
  • Philippe Poutou – porte-parole du NPA
  • Raphaël Pradeau – porte-parole d'Attac
  • Loïc Prud'homme – député France Insoumise
  • Christine Prunaud – sénatrice Côtes-D'Armor, PCF
  • Romain Pudal – sociologue
  • Serge Quadruppani – écrivain
  • Adrien Quatennens – député France Insoumise
  • Guillaume Quintin – animateur Espace des Luttes LFI
  • Josep Rafanell i Orra – psychologue et psychothérapeute
  • Christophe Ramaux – économiste
  • Jean-Hugues Ratenon – député France Insoumise
  • Philippe Reig – République et Socialisme
  • Emmanuel Renault – enseignant de philosophie, Université Paris Nanterre
  • Muriel Ressiguier – députée France Insoumise
  • Michelle Riot-Sarcey – historienne
  • Jean Rochard – producteur de musique
  • Daniel Rome – enseignant, militant altermondialiste
  • Roberto Romero – Responsable National du secteur international de Génération.s
  • Cécile Ropiteaux – syndicaliste FSU
  • Sabine Rosset – directrice de BLOOM
  • Fabien Roussel – secrétaire national du PCF, député du Nord
  • Sabine Rubin – député France Insoumise
  • François Ruffin – député France Insoumise
  • Jean-Michel Ruiz – conseiller régional IDF, PCF - Front de Gauche
  • Gilles Sabatier – membre d'Attac
  • Jean-Claude Salomon – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Catherine Samary – économiste altermondialiste
  • Diogo Sardinha – philosophe, ancien président du Collège international de philosophie
  • Pascal Savoldelli – sénateur du Val-de-Marne, PCF
  • Luc Schaffauser – syndicaliste CGT, République et Socialisme
  • Jean-Christophe Sellin – secrétaire national du PG et conseiller régional Occitanie
  • Nicolas Sembel – sociologue
  • Guillaume Sibertin-Blanc – professeur des universités, Paris 8
  • Denis Sieffert – Politis
  • Corine Siergé – APEIS
  • Cécile Sihouette – Ensemble !
  • Johanna Silva – membre du collectif La Fête à Macron
  • Patrick Simon – démographe
  • Danielle Simonnet – co-coordinatrice du PG et conseillère de Paris
  • Yves Sintomer – membre du conseil scientifique d'Attac
  • Francis Sitel – Ensemble !
  • Philippe Sultan – membre de la Fondation Copernic
  • Bénédicte Taurine – députée France Insoumise
  • Jacques Testart – directeur honoraire de recherches à l'Inserm
  • Michel Thomas – professeur honoraire de médecine interne
  • Eric Thouzeau – conseiller régional de la Gauche démocratique et sociale (GDS)
  • Michel Thomas – professeur honoraire de médecine interne
  • Jean Tosti – professeur de lettres
  • Eric Toussaint – historien, politologue, porte-parole international du CADTM
  • Aurélie Trouvé – porte-parole d'Attac
  • Victor Vauquois – Partager c'est sympa
  • Christophe Ventura – rédacteur en chef de Mémoire des luttes et chercheur en relations internationales
  • Marie-Pierre Vieu – députée européenne PCF, Gauche Unie Européenne
  • Philippe Villechalane – APEIS
  • Emmanuel Vire – secrétaire général du SNJ-CGT
  • Christophe Voillot – syndicaliste Snesup-FSU
  • Louis Weber – syndicaliste, éditeur
  • Hubert Wulfranc – député de la Seine Maritime
  • Youlie Yamamoto – membre du collectif La Fête à Macron
  • Sophie Zafari – syndicaliste, FSU
  • Laurent Zappi – syndicaliste, FSU
  • Malika Zediri – APEIS

Crédit photo : Brice Le Gall

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Manger bio c'est bien, en finir avec les fermes usines c'est encore mieux !

mer, 05/12/2018 - 19:37

Pour la justice sociale et le climat : mobilisations #ClimateAlarm le 8 décembre. Des manifestations ont eu lieu dans toute la France les 8 septembre et 13 octobre derniers, à l'appel de citoyen·ne·s, réseaux, mouvements, ou associations. Une nouvelle journée de manifestation aura lieu le samedi 8 décembre. Plus de 130 événements sont déjà répertoriés en France et à l'étranger. Cette mobilisation se prépare dans un contexte national particulier : la mobilisation des « gilets jaunes » contre l'augmentation des taxes sur le carburant et plus globalement contre la politique du gouvernement Macron, les injustices fiscales et leurs conséquences sur le pouvoir d'achat. Les gilets jaunes expriment, avant tout, les difficultés de vivre quand se cumulent les coûts croissants du transport pour toutes celles et ceux contraints de prendre leur voiture pour travailler ou accéder aux services publics, la hausse du prix du gaz, la baisse des aides au logement, l'augmentation de la CSG ou la baisse des pensions des retraité·e·s. Ils pointent également l'hypocrisie gouvernementale : en 2019, sur les 37 milliards de recettes des taxes sur les carburants seuls un peu plus de 7 milliards d'euros seront affectés à la transition écologique. Cette mobilisation se prépare aussi dans un contexte international particulier puisqu'au même moment aura lieu la COP24 (24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), organisée cette fois-ci en Pologne. Cette COP sera l'occasion de faire un triste bilan des engagements climatiques nationaux pris lors de la COP 21 à Paris : pas assez ambitieuses, trop lentes à se mettre en oeuvre, pas financées, les politiques climatiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. La société civile doit sonner l'alarme climatique pour dénoncer le dramatique retard pris par les États pour contenir le réchauffement climatique. Elle doit faire pression sur les gouvernements pour qu'une transition juste pour les peuples et la planète soit enfin mise en œuvre. Pour Attac, le 8 décembre marque aussi une nouvelle étape de la campagne #PasAvecNotreArgent : nous souhaitons mener des dizaines d'actions de désobéissance civile partout en France pendant la #COP24 pour exiger que l'argent du livret de développement durable et solidaire (LDDS) ne puisse plus contribuer à la destruction de la planète et à l'aggravation du réchauffement climatique.

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On veut faire cette jonction entre mouvements sociaux et mouvements écologistes

mer, 05/12/2018 - 19:34

Le moratoire sur la taxe sur les carburants c'est trop peu, trop tard !

Aujourd'hui ce qu'exprime le mouvement des gilets jaunes ça va bien au delà. C'est une remise à plat de la politique sociale, fiscale et écologique du gouvernement. C'est cesser les politiques néolibérales qu'Emmanuel Macron a monté à un niveau exceptionnel. C'est cesser ces politiques là !

Donc son moratoire sur la taxe sur les carburants c'est « peanuts » à côté de ce que réclame les gilets jaunes.
Je pense en particulier à l'augmentation du SMIC à 1300€, je pense au fait qu'on n'ait pas de retraite en dessous de 1200€.
Tout ça c'est des revendications des gilets jaunes.
Je pense à tout ce qu'ils expriment autour des services publics,
c'est autant de revendications que les syndicats, qu'Attac, et d'autres portent depuis longtemps.

Nous on est très heureux que cette colère sociale l'exprime aujourd'hui
et ce qu'on va essayer de faire samedi c'est de faire vraiment le lien entre transition écologique et sociale.
Ne pas laisser le gouvernement nous diviser entre d'un côté les « écolos » et de l'autre les mouvements sociaux.

Il y a vraiment un lien entre les deux, évidemment eux ce qui leur fait peur : c'est la jonction !
Nous cette jonction on veut la faire, on veut faire cette jonction entre mouvements sociaux et mouvements écologistes.
Parce que c'est une même colère qui aujourd'hui est exprimée face à ces politiques néolibérales d'Emmanuel Macron et des gouvernements successifs depuis maintenant plusieurs dizaines d'années.

#GiletsJaunes #ClimateAlarm #JusticeFiscale

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L'exécutif refuse de changer de cap : il ne prend pas la mesure de l'urgence sociale et écologique

mar, 04/12/2018 - 14:40

Depuis plusieurs semaines, un profond sentiment d'injustice s'exprime dans tout le pays à travers le mouvement des « gilets jaunes ». Là où un changement de cap était attendu, l'exécutif ne propose que des suspensions temporaires de mesures impopulaires qui ne résoudront ni la situation des plus fragiles ni n'agiront efficacement face à l'urgence climatique. Là où des décisions fortes et courageuses étaient nécessaires pour réduire les inégalités, améliorer la situation des plus pauvres et plus précaires tout en donnant plus d'ambition à une politique écologique qui en manque cruellement, l'exécutif se limite à reporter toutes les décisions importantes après les élections européennes, comme s'il était possible d'enjamber la situation présente et ignorer la réalité du quotidien de nos concitoyens.

Le refus de donner un coup de pouce au SMIC ou d'augmenter les minima sociaux est une gifle assénée à toutes celles et tous ceux qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois. La majorité En Marche a fait de même envers les retraités ce lundi en votant sans sourciller le projet de loi de financement de la sécurité sociale et donc en écartant toute possibilité d'indexer à nouveau les pensions de retraite sur l'inflation. L'exécutif n'a clairement pas pris la mesure de la colère sociale qui s'exprime dans le pays.

Que Bruno Le Maire et Edouard Philippe essaient de réduire la mobilisation des gilets jaunes à une aspiration poujadiste à « moins d'impôts » indique le peu de considération qu'ils peuvent avoir envers ces centaines de milliers de personnes qui se mobilisent contre la politique fiscale inégalitaire, injuste et inefficace du gouvernement. N'ont-ils pas entendu les appels à supprimer les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF), aux détenteurs de capitaux (Flat tax) ou aux multinationales (CICE) afin d'améliorer la situation des plus précaires et de financer les services publics toujours plus éloignés des lieux de vie ? Croient-ils que saborder le projet de taxe européenne sur les transactions financières et qu'entériner une taxation des GAFA bien moins ambitieuse que prévue est de nature à "calmer" le sentiment d'injustice fiscale qui parcourt le pays ?

Une telle surdité et une telle intransigeance confinent à la provocation. On ne dirige pas un pays comme on dirige une start-up, où l'on pourrait suspendre une mobilisation sociale d'ampleur avec quelques mesures temporaires et une concertation dont les contours n'ont pas été précisés. Obligé de concéder quelques mesurettes sous la pression des mobilisations en cours, le gouvernement tente d'éteindre un incendie avec des arrosoirs percés : il est peu probable qu'il y parvienne ainsi.

Emmanuel Macron et son gouvernement ne répondent ni à la colère sociale ni à l'urgence climatique. Alors que la COP24 s'est ouverte en Pologne, le gouvernement vient en effet de réduire son ambition en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, prévoyant d'augmenter les émissions de CO2 de 6% de plus que les objectifs annoncés sur les cinq prochaines années. Où est donc l'ambition climatique, pourtant assénée régulièrement ces dernières semaines pour justifier une fiscalité carbone inefficace et injuste ? Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de basculer les hausses de la taxe carbone sur les sites industriels les plus polluants du pays et qui en sont aujourd'hui largement exonérés [1] ?

Pour Attac, ces politiques injustes socialement et écologiquement doivent être combattues avec la même détermination. Face à l'intransigeance d'Emmanuel Macron et de son gouvernement qui refusent de changer de politique, Attac appelle ses sympathisant·e·s, ses adhérent·e·s et ses comités locaux à renforcer les mobilisations actuelles, à faire connaître ses analyses et ses propositions et à être dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique et quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.

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[1] Basculer la fiscalité carbone sur les entreprises les plus polluantes et jusqu'ici largement exonérées

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TRIBUNE. « Sonnons l'alarme climatique » : plus de 60 associations appellent à se mobiliser pour une transition écologique « plus ambitieuse et plus juste »

mar, 04/12/2018 - 12:59

Dans une tribune publiée lundi en exclusivité sur franceinfo, plusieurs dizaines d'associations et d'ONG disent souhaiter « contribuer à l'amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste ».

« Faire sonner l'alarme climatique » : tel est le but de cette tribune, dont la publication coïncide avec l'ouverture de la COP24, en Pologne. Pour les signataires, une soixantaine d'associations, dont Attac, la Fondation pour la Nature et l'Homme présidée par Audrey Pulvar et Oxfam France, représentée par Cécile Duflot, « il est encore temps d'agir » pour « engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l'urgence climatique ». Ils s'expriment alors que doit avoir lieu une marche mondiale pour le climat, samedi 8 décembre, après le succès des marches du 8 septembre et du 13 octobre derniers.

Le 8 décembre, sonnons l'alarme climatique. Associations et syndicats s'engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

En décembre 2015, alors que les chefs d'États célébraient la signature de l'Accord de Paris, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l'insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. Trois ans après, le compte n'y est toujours pas et nous n'avons pas le luxe d'attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

« L'inefficacité de la politique des petits pas d'Emmanuel Macron est évidente »

Si la prise de conscience individuelle et les petits changements du quotidien constituent un premier pas, ceux-ci ne doivent pas faire oublier l'urgence d'un changement de cap des politiques publiques. Le dernier rapport du GIEC est clair : si les pays veulent respecter leurs engagements en matière de climat, ils doivent laisser les combustibles fossiles dans le sol et réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.

En décembre 2017, lors du One Planet Summit, organisé par Emmanuel Macron, nous nous étions rassemblés pour rappeler que « Pas un euro de plus » ne devait aller aux énergies fossiles. Un an après, le message n'a pas été écouté. L'inefficacité de la politique des petits pas d'Emmanuel Macron est évidente, surtout quand elle ignore la dure réalité quotidienne des plus pauvres, s'accompagne de mesures fiscales favorables aux plus riches et refuse de faire payer les plus gros responsables des dérèglements climatiques. La hausse du prix des carburants est l'une des mesures nécessaires pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Mais celle-ci ne pourra être prise au sérieux si elle ne répond pas aux enjeux de justices sociale et fiscale grâce notamment à une redistribution des recettes de la taxe dans la transition et des mesures d'accompagnement pour celles et ceux qui n'ont d'autres choix que de prendre leur voiture pour se déplacer. C'est ce que montre en grande partie la colère exprimée par les « gilets jaunes ».

« Il est encore temps d'agir »

Le silence gêné d'Emmanuel Macron face aux catastrophes climatiques en cascade de l'été 2018, la démission de Nicolas Hulot ou encore le rapport du GIEC ont provoqué une vague de mobilisation citoyenne pour le climat sans précédent. Plus de 130 000 personnes ont marché pour le climat les 8 septembre et 13 octobre derniers dans toute la France. Qu'elles soient locales ou nationales, petites ou grandes, chaque jour de nouvelles mobilisations, initiatives et actions se dessinent ici et là. Leur succès dépend de leur spontanéité et de leur créativité mais aussi de leur capacité à rassembler des milliers de personnes, des dizaines d'organisations, mouvements et réseaux pour rappeler l'urgence et dire haut et fort qu'il est encore temps d'agir. Les marches du 8 décembre prochain s'inscrivent à nouveau dans cette démarche.

Nos organisations soutiennent cette dynamique qui participe à la construction d'un nouveau rapport de forces avec les décideurs publics. Nous souhaitons contribuer à l'amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l'urgence climatique.

Il est encore temps d'agir pour :

  • réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui ne laisse personne de côté partout dans le monde
  • accélérer la transition dans les territoires, dans la production d'énergies renouvelables locales, dans les transports, dans l'habitat
  • favoriser la création de millions d'emplois pour le climat et accompagner socialement les nécessaires mutations industrielles
  • faire payer les véritables responsables et refuser les fausses solutions comme le nucléaire ou la géoingénierie

Plus de 120 marches le 8 décembre prochain

Le 8 décembre, en pleine COP 24, plus de 120 marches sont déjà prévues en France et l'étranger pour faire sonner l'alarme climatique. Cette mobilisation sera riche de la diversité des citoyen.ne.s, organisations, réseaux et mouvements qui s'y impliqueront. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre constat à rejoindre les marches.

Liste des signataires :

Alain Duez, L'âge de faire - Alexandra Lutz, CliMates - Alfredo Pena-Vega, GlobalYouthClimatePact - Anne-Laure Paty, Zero Waste France - Audrey Pulvar, Fondation pour la Nature et l'Homme - Aurélie Trouvé, Attac France - Bastien Sibille, Mobicoop - Benoît Faucheux, CCFD-Terre Solidaire - Bernadette Groison, FSU - Birthe Pedersen, ActionAid France - Peuples Solidaires - Camille Charbonnière, Ende Gelaende Paris - Cécile Duflot, Oxfam France - Claire Hédon, ATD Quart Monde - Clémence Dubois, 350.org - Clotilde Bato, SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires - Damien Deville, AYYA - Diallo Koundenecoun, Droits Ici et Là-bas - Dominique Soeur, TODESOL - Elliot Lepers, Le mouvement - Emmanuel Poilane, CRID - Emmanuel Soulias, Enercoop - Eric Beynel, Union syndicale Solidaires - Florent Compain, Les Amis de la Terre France - Héloïse Chiron, Résistance à l'agression publicitaire - Ibrahim Mbamoko, Carre Geo & Environnement France - Jean-François Julliard, Greenpeace France - Jean-François Quantin, MRAP - Jean-Louis Marolleau, Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Jean-Pierre Crémoux, Les Amis du Monde Diplomatique - Jérémie Chomette, France Libertés - Julie Potier, Bio Consom'Acteurs - Julie Stoll, Commerce Equitable France - Kévin Jean, Sciences citoyennes - Laure Pascarel, Utopia - Loïs Mallet, REFEDD - Marie Toussaint, Notre affaire à tous - Mohammed Bazza, IDD - Monique Dental, Réseau Féministe « Ruptures » - Nathalie Péré-Marzano, Emmaüs International - Olivier Dubuquoy, ZEA - Pierre Khalfa, Fondation Copernic - Romain Flament, Unis-Terre - Ruvie Gambia, Etudiants et Developpement - Sabine Rosset, Bloom - Sissoko Anzoumane, Coalition Internationale des Sans Papiers et Migrants - Stéphen Kerckhove, Agir pour l'Environnement - Txetx Etcheverry, Bizi - Agora des habitants de la terre - Alternatiba -ANV-COP 21 - Archipel citoyen des Jours heureux - Assemblée des Citoyens du monde - ASSO Solidaires - Citizen for climates - Demain en mains - Dialogues en humanité - Energie Partagée - FAIR[e] - Fondation ELYX - Institut des futurs souhaitables - Nature Rights - Réseau Action Climat - Réseau Sortir du Nucléaire - RÏSE Réseau international pour l'innovation sociale et écologique

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