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Conclusion : on passe à l'action

Malgré leur supposée toute puissance, les banques, les multinationales et les acteurs de la finance dépendent d'abord de notre épargne, de notre travail et de notre capacité et volonté à consommer.

Ce sont nos dépôts – et même ceux de nos livrets A et livrets de développement durable et solidaire ! – que les banques utilisent pour spéculer et investir dans des projets toxiques. Dans certaines banques, notre argent côtoie celui de multinationales prédatrices, de dictateurs ou d'évadés fiscaux.

En consommant les produits de multinationales comme Apple, Engie ou Total, nous cautionnons leur évasion fiscale ou leurs investissements dans les énergies fossiles.

Avec l'accélération de la crise climatique et la menace d'une nouvelle crise financière, nous n'avons plus le luxe d'attendre ou de fermer les yeux. Aujourd'hui, nous devons agir individuellement et collectivement pour que notre argent ne se retrouve plus dans une banque, une multinationale, une institution financière ou une collectivité dont les pratiques sont contraires à nos valeurs et qui mettent en péril la planète.

Pas avec notre argent ! Petit guide pour prendre le contrôle sur la finance

Même après la crise qui a ébranlé le monde de la finance, symbolisée par la chute de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, les banques perpétuent leurs activités néfastes, ouvrant la possibilité d'une nouvelle crise.

Les lobbies de la finance et des multinationales gardent la main sur les gouvernants pour défendre leurs profits et limiter toutes les mesures de régulation. La crise, économique et financière, est aussi écologique et énergétique. Et la finance n'y est pas pour rien !

Évasion fiscale des multinationales de l'énergie facilitée par les banques, spéculation sur les matières premières agricoles ou le pétrole, financement de projets climaticides, traduisent l'extrême porosité entre le secteur de l'extraction des ressources naturelles et celui des milieux d'affaires et de la finance. Les impacts de ces délinquants du climat et délinquants fiscaux sont dramatiques.

Mais nous pouvons agir ! La mobilisation citoyenne a déjà permis d'obtenir des victoires. Aujourd'hui, pour aller vers une société sans évasion fiscale, sans spéculation et sans énergie fossile ni fissile, nous devons prendre le contrôle sur l'utilisation de notre argent.

Un traité contraignant régulant l'activité des multinationales

Ce projet de traité visant à réguler l'activité des multinationales en matière de respect des droits humains et environnementaux constitue un véritable espoir.

Les accords de commerce internationaux détricotent les normes sociales et environnementales, considérées comme des entraves à la libre circulation des biens et des capitaux. Ainsi, les catastrophes se multiplient, comme celle du Rana Plaza au Bangladesh : en avril 2013 plus de 1100 ouvrier·ère·s du textile ont péri dans l'effondrement d'un immeuble. L'onde de choc qui a suivi a permis la mise en place d'un groupe de travail intergouvernemental à l'initiative de l'ONU, mandaté pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant.

Nucléaire, le colosse aux pieds d'argile

La situation financière du secteur nucléaire en France est aujourd'hui particulièrement fragile : sauvetage d'Areva qui a coûté 4,5 milliards d'euros à l'État français, surcoût des travaux de construction de l'EPR, chiffre d'affaires d'EDF (dont l'État est actionnaire à 84%) en baisse et sous-estimation du coût de la maintenance des réacteurs et du démantèlement des sites les plus anciens…

Cette situation financière est d'autant plus grave que les centrales sont vieillissantes (dans dix ans, 46 des 58 réacteurs français auront atteint leur âge limite de fonctionnement, soit 40 ans), que la sous-traitance massive entraîne une perte des compétences techniques et que des failles techniques dans la construction des nouvelles centrales EPR sont avérées. Ces constats fragilisent cette industrie et mettent en doute la sûreté de l'exploitation.

Ce secteur “intouchable”, appuyé par une véritable technostructure au sein de l'appareil d'État et des réseaux de lobbying très actifs, toujours vanté comme filière d'excellence par les gouvernements successifs, est désormais une trop lourde charge, tant financière que sécuritaire, pour l'État, donc pour les citoyen·ne·s.

Lutter contre le lobbying financier et énergétique

Pourquoi est-il si difficile de réformer les secteurs de la finance et de l'énergie ? La réponse tient en un mot : les lobbies, c'est-à-dire le pouvoir d'influence des élites industrielles et technocratiques sur les décisions politiques.

L'efficacité du lobbying et des stratégies d'influence repose sur quelques principes de base, communs à ces deux secteurs clé de notre économie. Le premier est un discours idéologique relayé par la plupart des médias : la finance libéralisée est efficiente, le nucléaire est garant de la souveraineté énergétique, les mécanismes de régulation sont défavorables au bon fonctionnement de l'économie.

Désinvestir des projets extractivistes

L'extractivisme forcené des ressources énergétiques et minérales de notre planète – creuser toujours plus et toujours plus loin, pour produire toujours plus et, surtout, alimenter les profits des grands groupes – a des impacts environnementaux, sanitaires et sociaux catastrophiques.

Et bien sûr climatiques : pour atteindre l'objectif que s'est donné la communauté internationale de limiter le réchauffement global de la planète à 1,5°C il est indispensable de laisser jusqu'à 80 % des réserves de charbon, de gaz et de pétrole dans le sous-sol, et donc de geler tous les projets d'exploitation de nouveaux gisements.

Stopper l'évasion fiscale des banques et des multinationales

Les ultra-riches et les multinationales recourent à de multiples techniques pour échapper à l'impôt, ce qui représente un important manque à gagner pour l'État et donc pour des services publics de qualité.

Les banques sont parmi les principaux organisateurs de l'évasion fiscale. Cela profite à leurs riches clients – particuliers et entreprises – qui leur confient la mission de dissimuler une partie de leurs revenus - mais aussi à elles-mêmes.

Outre les “géants du numérique” (Google, Apple, Amazon…), les multinationales de l'énergie sont parmi les championnes

de l'évasion fiscale. Elles gagnent alors sur tous les tableaux : d'importants bénéfices tirés d'activités polluantes, une faible imposition grâce à l'utilisation de filiales offshore, un soutien infaillible des pouvoirs publics au nom de la défense de l'activité industrielle.

Total, Engie, Glencore, sont quelques-unes des multinationales du monde des énergies fossiles concernées par les révélations des Paradise Papers. Ces “délinquants du climat” sont devenus, par leur habilité à soustraire leurs profits aux régimes fiscaux et réglementaires, des délinquants fiscaux.

Une coalition sans précédent sonne l'alarme sur l'ALÉNA et l'environnement - SIGNEZ LA DÉCLARATION

Profitant de la ronde de négociations de l'ALÉNA qui se déroulent à Montréal cette semaine, un regroupement historique de groupes syndicaux, environnementaux et de la société civile dépose une importante déclaration sommant les négociateurs canadiens de ne pas abandonner la souveraineté nationale sur les questions environnementales aux dépens des intérêts de corporations étrangères.

Pour prendre connaissance de la déclaration qu'ATTAC-Québec a signée et l'appuyer, cliquez ici.

Lire la suite de ce communiqué sur le site du RQIC

Pour prendre connaissance de la couverture médiatique du Rassemblement « Les peuples et la planète avant le profit », consulter :

https://www.facebook.com/RQICcoalition/

Action #PasAvecNotreArgent du 8 septembre à Nîmes

Ce samedi 8 septembre, à Nîmes, une quarantaine de citoyen·ne·s ont mené une action symbolique à l'appel de l'association altermondialiste Attac, pour célébrer à leur manière les 10 ans de la chute de Lehman Brothers qui avait constitué le point d'orgue de la crise financière de 2008. Dix ans après, ils sont venus dénoncer, non sans humour, le fait que rien n'a été fait pour enrayer le pouvoir nocif des banques et plus gobalement du secteur financier.

Du 8 au 15 septembre, des centaines d'actions ont lieu partout dans le monde pour revendiquer le contrôle de la finance et affirmer que plus un seul euro de plus ne doit servir à financer le réchauffement climatique, la destruction de la planète ou alimenter la spéculation et l'évasion fiscale.

Assemblée générale du 18 novembre 2017 - Débat sur le néolibéralisme 2.0 et les mobilisations

Tout au long de la dernière année, ATTAC-Québec s'est mobilisée contre l'Accord économique et commercial global (AÉCG) entre l'Union européenne et le Canada et le Partenariat transpacifique (PTP) (avec le Réseau québécois sur l'intégration continentale - RQIC). Nos membres se sont aussi mobilisés contre les paradis fiscaux et pour la justice fiscale (lors d'une Semaine d'action en avril dernier avec Échec aux paradis fiscaux et aussi au sein de la Coalition Main rouge). Nous avons également publié un petit livre de vulgarisation La dette du Québec : vérités et mensonges (M Éditeur). Découvrez notre rapport d'activités 2016-2017 ainsi que le procès-verbal de la dernière assemblée et le document présentant nos orientations et plan d'action pour 2017-2018.